‹ Bibliothèque sulpicienne; ou, Histoire littéraire de la Compagnie de Saint-Sulpice (volume 4)Chapitre 24 sur 298 · M. MONTAIGNE OO · texte numérisé non relu

M. MONTAIGNE OO

la conversion de personne, pas même de la sienne, quand M. Montaigne promettait de prier à cette fin ». Et le 22 mars 1821, elle écrivait à M""* Giraud : « Nous venons de perdre le Père Montaigne; c'est un protecteur de plus pour nous au Ciel. II est le seul ami qui ait connu le fond de mon âme. Je sentirai longtemps le vide de sa direction » {Histoire de Madame Barat, fondatrice de la Société du Sacré-Cœur de Jésus, par M. Tabbé Baunard; Paris, Poussielgue, 1876, t. I, p. 233, 234, 438). Dès 1811, M. Montaigne avait été attaqué d'une maladie de nerfs qui, faisant insensiblement des progrès, finit par devenir très pénible et très douloureuse, et lui interdit toute application. Il la supporta avec beaucoup de patience, et mourut au séminaire d'Issy le 14 mars 1821, âgé de 62 ans. — Cfr. Notes historiques sur le séminaire Saint- Irénée, p. 332-334. — Le portrait de M. Montaigne, dessiné par Decraeux, a été lithographie par G. Engelman.

1 . — Afnende honorable au Sacré-Cœur de Jésus relative aux circonstances actuelles. Consécration au Sacré-Cœur de Jésus, Ces deux pièces, imprimées séparément sans frontispice et sans nom d'auteur (in-12 de 6 pages), ont été reproduites, également sans nom d'auteur, par M. Lasausse dans son ouvrage intitulé : Les Nouveaux Trappistes; Paris, 1797, in.8% pp. 122-124.

2. — Institutionum phtlosophicarum Cursus, ad usum studiosœ juventutis, prœsertimque Seminariorum accommodatus; Parisiis, 1808, 3 vol. in-12. Cette édition, plusieurs fois réimprimée avec de légères modifications, notamment en 1821, 1824, etc., ne renferme pas le cours de Physique, qui formait les tomes IV et V de l'édition originale publiée en 1782, et de nouveau en 1788. Tout le monde sait que l'auteur de cet ouvrage, connu sous le nom de Philosophie de Lyon, a pour auteur Joseph Valla, prêtre de l'Oratoire, dont le jansénisme, dit-on, était si ardent, que l'archevêque de Lyon lui-même — c'était pourtant M. de Montazet — par les ordres duquel il composa une théologie, fut plus d'une fois obligé de le modérer sur certaines matières. La préface mise en tôle de l'édition des Institutiones philosophicœ parue

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en 1808 nous apprend qu'elle a élé revue avec soin par trois théologiens très instruits, pour en faire disparaître tout ce qui pouvait tenir aux opinions erronées dont Tauteur était imbu, et qui avaient fait mettre à YIndex en 1792 ses Institutiones theologicœ. Les trois théologiens dont il est ici question sont MM. Montaigne, Garnier et Boyer, alors directeurs au séminaire de Saint-Sulpice. Quand on compare attentivement rédition de 1782 avec celle de 1808, on se convainc bien vite que celle-ci n'a pas été revue seulement sous le rapport de Torthodoxie, mais qu'elle a reçu de nombreuses et importantes améliorations dans toutes ses parties. — !• On a çà et là supprimé quelques longueurs qui la surchargeaient inutilement. Ces suppressions équivalent environ à 70 pages dans la Logique, et elles sont compensées par quelques additions importantes, dont les principales regardent l'article de la Révélation et celui de la Certitude historique. — 2" Les modifications faites à la Métaphysique concernent principalement les questions relatives au concours de Dieu dans les actions humaines, et d'autres questions également épineuses sur la nature de Dieu et les attributs divins. V Appendice sur l'âme des bétes est entièrement changé; sans prendre aucun parti sur ce sujet entre Descartes et ses adversaires, les éditeurs s'attachent principalement à montrer qu'on ne peut tirer de cette controverse aucune conséquence fâcheuse contre l'excellence et la destination de l'âme humaine. — 3*" Enfin , les modifications faites à la Morale ne sont pas moins nombreuses ni moins importantes. Elles concernent principalement la Liberté humaine, la Conscience , le Probabilisme, le Rapport des actions à Dieu et les Miracles, Pour peu qu'on examine de près ces divers articles et d'autres que nous pourrions indiquer, on se convaincra que l'édition de 1808 a été revue et corrigée avec le plus grand soin. Aussi fut-elle très bien accueillie dans le temps, et a-t-elle été suivie dans la plupart des séminaires de France pendant près d'un demi-siècle. Les Mélanges de Philosophie, d'Histoire, de Morale et de Littérature (Paiùs, 1808, t. V, p. 31-37), dont M. Picot était alors le principal rédacteur, la

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