LA SAUSSB
p. 804-896. Vie de M. Émery, Paris, 1861, l. I, p. 283, note. Nous avons, d'ailleurs, une preuve positive que notre confrère refusa expressément de prêter serment à la Constitution civile du Clergé : voir Tarticle Taaain, tome I de cet ouvrage, p. 464 (1).
± . — Cours de Méditations ecclésiastiques, précédé de la Préparation à la messe et de TAction de grâces, et de Maximes pour chaque jour du mois; dédié à Monseigneur de Rafelis de Saint-Sauveur, évéque, seigneur et vicomte de Tulle; par un Directeur de son séminaire; A Tulle, chez Pierre Chirac, libraire, imprimeur du Roi et du Clergé, 1781, 2 in-12. Tome I : 4 feuillets non chiffrés pour la dédicace (signée, La Sausse) et pour l'approbation de Tévéque, datée du 22 octobre 1781 : pp. 12-xxxvi414, plus 3 feuillets pour le privilège (daté du 28 février 1781) et la Table. Tome II : pp. 12-xliv-489, plus 3 feuillets pour l'approbation du docteur Db La Hooub (datée du 1*^ février 1781) et la Table. — Paris, Ch. P. Berton, 1782, 2 in-12.
Cours de Méditations chrétiennes, précédé d'une Méthode pour entendre dévotement la sainte messe, et de Maximes
(1) Semblable erreur, plus grave encore et néanmoins plus excusable, le lit dans ime brochure intitulée : François-Amàroise Rodrigue, évéque constitutionnel de la Vendée (Vannes, imprimerie Lafolye, 1895, in-8», pp. 21). n y est dit que Rodri^e « entra dans la société de Sahit-Sulpioe et professa pendant quinze ans les humanités et la théologie dans les maisons de la Communauté, et notamment au séminaire d'Angers » (p. 3). L'auteur s'est cru sans doute autorisé à conclure le premier fait du second, qui est eflectivement vrai, au moins en ce qui concerne le séminaire d'Angers. Il a ignoré que, avant la Révolution comme de nos Jours, la Compagnie employait quelquefois à enseigner dans ses maisons des prêtres qui ne lui étaient pas aggrégés et qui étaient de simples auxiliaires. Or, tel était François- Ambroise Rodrigue, demi le nom, au rapport des nôtres les mieux placés pour le savoir, « n'est pas dans le registre de la Compagnie » (témoignage de M. Gamon cité par M. Letoumeau, Histoire du séminaire d'Angers, p. 164), et qoî» dès avant 1769, avait quitté le séminaire d'Angers, et même était à son troisième poste de curé lorsqu'il Ait élu évéque de la Vendée, le 2 mai 1791. Tel ftit aussi l'abbé Baston qui, à la même époque (1764- 1766) et peut-être à côté de Rodrigue, enseigna la philosophie au séminaire d'Angers sans appartenir à la Compagnie, et même sans être, du
as BIBLIOTHÈQUE SULPICIENNE
pour chaque jour du mois; dédié à Monseigneur de Rafeiis de Saint-Sauveur, évoque, seigneur et vicomte de Tulle; par un Directeur de son séminaire; Lyon, chez les frères Périsse, 1781, 2 vol. in-12, pp. xxxvi-414, xliv459, sans la dédicace, les approbations et la Table. A Tulle, de Timprimeriede P. Chirac. — Paris, Ch. P. Berton, 1782, 2 in-12.
Cours de Méditations religieuses, précédé d'une Méthode pour entendre dévotement la sainte messe, et de Maximes pour chaque jour du mois; dédié à Monseigneur de Rafeiis de Saint-Sauveur, évêque, seigneur et vicomte de Tulle; par un Directeur de son séminaire; A Tulle, chez Pierre Chirac,
1781, 2 in-12, pp. xxxvi-414, xliv-459, sans la dédicace, les ap. probations, le privilège et les tables. — Paris, Ch. P, Berton,
1782, 2 vol. in-12.
Une annonce des deux derniers ouvrages placée en tête du second volume du premier nous avertit que les Méditations chrétiennes et les Méditations religieuses « ont été tirées de ce cours de Méditations ecclésiastiques », Ces trois ouvrages, en effet, n*en sont qu'un, typographiquement et littérai-
moins à son début, revêtu du sacerdoce (Mémoires de Vabbé Boston, 1. 1, p. 156-161).
C'est là, pour le dire en passant, la raison pour laquelle J'ai exclu de ce catalo^e, outre plusieurs autres, un prêtre dont la conduite pendant la Révolution fut bien différente de celle d'Ambroise Rodrigrue. Je veux parler de M. Charles-Etienne Magnin, né à Charolles le 28 novembre 1759, professeur de sciences au petit séminaire d'Autun dirigé par Saint-Sulpice, et que pour cette raison des auteurs récents qualifient de « sulpicien ». C'est lui qui réussit à pénétrer dans la prison do Marie-Antoinette et à communier l'infortunée reine avant sa mort. Lon^^temps révoqué en doute, et récemment encore par l'abbé Delarc, qui dit que l'abbé Magnin « n'a rien écrit sur ce sujet » {L'Église de Paris 'pendant la Révolution française; Paris, 1897, t. III, p. 61), ce fait est devenu incontestable depuis la Déclaration faite par M. Magnin, Curé de Saint-Gerynain-l'Auxerrois, concernant la communion de la reine Marie- Antoinette à la Conciergerie, Publiée d'abord dans le journal Le Monde (numéro du 23 Juillet 1864), cette Déclaration a été réimprimée dans l'ouvrage de G. Lenotre : La Captivité et la Mort de Marie- Antoinette,,, d'après les relations de témoins oculaires et des documents inédits Paris, Perrin, 1807, in-S", p. 320-340.