‹ Bibliothèque sulpicienne; ou, Histoire littéraire de la Compagnie de Saint-Sulpice (volume 4)Chapitre 68 sur 298 · M. FRAYSSINOUS · texte numérisé non relu

M. FRAYSSINOUS

ÉVÊQUE d'HERMOPOLIS 1766-1841

Denis-Luc Frayssinous naquit au village de Curières, arrondissement d'Espalion, diocèse de Rodez, le 9 mai 1765. Il fit ses études littéraires au collège de Rodez, où il eut pour professeur de rhétorique Tabbé Girard. Après sa philosophie, en 1783, il se rendit à Paris, fut reçu dans la Communauté de Laon, admis dans la Compagnie deSaint-Sulpice en 1788, et ordonné prêtre en 1789. Pendant la Révolution, il exerça quelque temps les fonctions de vicaire dans une paroisse du Rouergue. M. Émery le rappela à Paris en 1800, et M. Frayssinous vint y professer la théologie dogmatique. En 1805, il signa avec MM. Émery, Duclaux, Garnier et Boyer, la lettre que « les prêtres de Saint-Sulpice » écrivirent au pape Pie VU pour solliciter la béatification de la mère Agnès de Langeac ( Vie de la R. M. Agnès de Jésus, par M. de Lantages, édition Lucot, t. II, p. 693). A cette même époque, M. Frayssinous

faisait dans Téglise des Carmes, à Paris, des catéchismes raisonnes qui étaient fort suivis, et auxquels il substitua des conférences qui eurent un grand succès. Commencé en 1803, suspendu en 1809, repris en 1814, ce cours d'Instructions cessa en 1822.

Voyant le bien qu*il faisait dans ce ministère nouveau et voulant s y consacrer tout entier, M. Frayssinous, par une lettre datée du 11 septembre 1806, prit congé de M. Émery ainsi que de la Compagnie, leur demeurant néanmoins toujours très attaché, ainsi qu'il le prouva plusieurs fois pendant sa vie. Il devint ensuite inspecteur général de l'Instruction publique, premier AumAnier du roi. Vicaire général du diocèse de Paris, supérieur de plusieurs Communautés religieuses, Grand'maitre de l'Université, Ministre des Cultes, et membre de l'Académie française. Il refusa plusieurs évéchés et le cardinalat, et ne consentit qu'avec peine à se laisser sacrer évéque d'Hermopolis in partibua infidelium. Après la révolution de 1830, il se rendit à Rome, où il passa deux ans. Revenu en France en 1832, il fut appelé par Charles X aux fonctions de précepteur du duc de Bordeaux. Quand l'éducation du jeune prince fut terminée, M. Frayssinous rentra à Paris le 12 octobre 1838, partit pour le Rouergue en 1839, et mourut à Saint-Geniez (Aveyron) le 12 décembre 1841, dans de grands sentiments de piété. — Cfr. L'Ami de la Religion; voir les Tables générales de 1824 et de 1834 au mot Frayssinous, et surtout la Notice contenue dans le tome CXII : par ces neuf articles, parus du 29 janvier au 29 mars 1842, leur auteur, le baron Henrion, préludait à la Vie de M. Frayssinotes, évêque d'Hermopolis, qu'il publia deux ans après; Paris, Adrien Le Clere, 1844, 2 in-8\ — Biographie universelle de Michaud, article par l'abbé Dassance. — Nouvelle Biographie générale, art. Frayssinous. — Son Éloge par M. Gaussens, dans Eloges, oraisons funèbres et Discours académiques, par M. l'abbé Gaussens; Bordeaux, 1878, 1. 1, p. 201-224. — Bibliographie catholique, décembre 1866, t. XXXVI, p. 425-430, article de l'abbé U. Maynard. — Hurter, S. J., Nomenclator literarius recentioris theologiœ

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