M. PIOT
« Bertrand-Sylvain Piot naquit à Lyon en 1808, mais son enfance fut formée à la piété au milieu des dangers de la capitale. A l'âge de 15 ans. il fut enflammé d'un désir Insatiabie de prêcher l'évangile aux nations infidèles. N'ayant pas alors le moyen de satisfaire son zèle, il se prépara du moins
à faire le sacrifice de sa famille et de son pays, ^près l nuannées d'études au séminaire d'Issy, il partit pour les États- Unis avec Augustin Vérot, prêtre de Saint-Sulpice. plus tard évêque de Saint-Augustin, dans la Floride. M. Vérot eut beaucoup de peine à persuader à M. Piot de visiter avec lui les villes de New -York et de Philadelphie, qui se trouvaient sur la route de Baltimore, où tous les deux se rendaient. Arrivé en 1833 dans la métropole catholique des États- Unis, M. Piot fut reçu au séminaire et ordonné prêtre cette même année. L'année suivante, il fut admis dans la Société de Saint-Sulpice, comme on le voit par le procès-verbal de l'Assemblée des directeurs, tenue le 0 avril 1834, dans lequel nous lisons ces mots : « M. le Supérieur ayant convoqué l'Assemblée extraordinairement, après la prière Vent Sancte, MM. Ed. Knight, .1. lloskins et S. Piot ont été présentés comme nouveaux membres de la Compagnie, et ont pris place selon leur rang ».
M. Piot, cependant, ne demeura pas longtemps dans la Compagnie. Le dernier procès-verbal signé par lui coin me sulpicien est celui du 2'i mai 1835. En cette même année, M. Piot prit du ministère dans le diocèse de Baltimore. Il exerça son zèle successivement à Rockville, Cumberland, et Lllieolt's Mills (Ellicotl City). Partout il montra un zèle extraordinaire, qui faisait quelquefois penser à M. Bourdoise, el acquit une grande réputation de sainteté.
" Lu is.'il, m. Piol se l'élira au peiii séminaire de Saint- Charles, 'linii il était un des bienfaiteurs; <■( durant 31 ans, donna a i<>us ceux qui l'entouraient l'exemple d'une piété austère. Ce fut alors qu'il publia les ouvrages suivants
i . — Considérations on the sacred Ministry, with a Rule of Life, for Pastors <>f soûls : Translaled from the Prench, l»y the Rev. B. S. Piot; Baltimore, Kelly, Hedian and Piet, 1859, in-24, pp. 132. — Considérations sur te Ministère, accompagnées d'une Règle de \ i<' pour les Pasteurs des \iih> traduit du français par !<• Révérend B. s. Piot,
haiis s;i Préface, M. Piol «lit que ces « onsidéralions sont traduites du premier volu l«- la M
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publiée par M. Pochard, de Besançon. La traduction est parfois libre, ou même une simple adaptation.
» 2. — Méditations on the Duties of Clergyman, Compiled from Holy Scripture, the Gouncil of Trent, the Rilual, the Doclors of the Church, Sf Alphonsus de Liguori, and other Authors, By a Mission ary of the Diocèse of Baltimore; Baltimore, Published by Kelly, Hedian and Piet, 1862, in-12, pp. iv-171. — C'est-à-dire : Méditations sur les devoirs des Ecclésiastiques, tirées de l'Écriture-Sainte, du Concile de Trente, du Rituel, des Docteurs de l'Église, de Saint Alphonse de Liguori et d'autres auteurs; par un Missionnaire du diocèse de Baltimore; Baltimore, Publié par Kelly; Hedian and Piet.
» 3. — The Life of the Rev. .1. B. Vianney, the celebrated Parish Priest of Ars (France), Who died in the Odor of Sanctity, August 4th, 1859. By the Abbé Alfred Monin, Abridged from the French, By Rev. B. S. Piot; Baltimore, Kelly et Piet, in-18, pp. 216. — C'est-à-dire : La Vie du Révérend J.-B. Vianney, le célèbre Curé d'Ars (France), mort en odeur de sainteté, le 4 août 18o9, par l'abbé Alfred Monin; Abrégé du français par le Révérend B.-S. Piot.
» 4. — Considérations on the World, by Rev. B. S. Piot; Baltimore, Kelly, Hedian and Piet, 1860, in-18, pp. 143. — C'est-à-dire : Considérations sur le Monde, par le Révérend B.-S. Piot.
» 5. — En dehors de ces ouvrages, M. Piot publia beaucoup d'articles dans les Revues et les Journaux, surtout lorsqu'il eut été nommé Directeur de la Sainte -Enfance et de la Propagation de la Foi pour les Élals-Unis, par M=r Spalding, Archevêque de Baltimore, en 1866. Rien n'allait au cœur de M. Piot comme tout ce qui regardait ces deux Associations. Il semblait avoir retrouvé là sa vocation d'évangéliser les peuples infidèles, qui avait fait le souci de sa jeunesse. 11 fallait voir avec quel zèle il pressait prêtres et fidèles de s'intéresser activement ;i ses deux œuvres favorites. Jusqu'à ses derniers moments, il s'occupa de traduire les Annales, ou de les éditer pour l'Amérique, et sa correspondance à ce
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sujet était incessante. II mourut, comme il avait vécu, dam les sentiments de la piété la plus sincère el de l'abnégation la plus entière, le 22 mai 1882, avant sepl heures du matin » (M. G.-E. Viger).