M. COTELLE DE LA BLANDINIÉRK
3 vol. in-12, pp. 597 pour le tome 111. Affiches, Annonces et Avis divers, du mercredi 26 juin 1770, p. 101, 102; mercredi 25 décembre 1776. « Je ne répéterai pas, dit l'auteur de cet article, les éloges que j'ai donnés à cette excellente collection : elle est enfin terminée » (l'auteur, du moins, l'avait dit et le pensait), « et composée de 19 volumes, bien dignes de la réputation dont elle jouit. On prévient cependant qu'on va donner incessamment la Dissertation qu'on a promise sur le rapport des actions à Dieu, et la nécessité de la charité, pour ce rapport. On y joindra une Question importante sur le pouvoir de dispenser des empêchemens dirimants de mariage; et quelques Additions aux précédents traités, nécessaires pour les rendre les plus complets qu'il sera possible ». — Nouvelle édition, Paris, chez P. Fr. Gueftier, libraire-imprimeur, au bas de la rue de La Harpe, à la Liberté, 1782, 3 vol. in-12, pp. xxiv-586, vni-496, xn-55I. Le tome 111 parut en 1783. — Édition de 1829, t. V, pp. vn-594, et t. VI, pp. vn-520.
8. — Conférences ecclésiastiques sur la Hiérarchie, pour servir de suite et d'appui aux Conférences d'Angers; par M. l'abbé de La Blandinière, ancien Guré de Soulaines en Anjou, continuateur des Conférences du Diocèse; A Paris, chez P. Fr. Gueffier... 1785, 3 vol. in-12, pp. 024, vin-616, vm-616. — Édition de 1829, t. XV, pp. vn-688, et t. XVI, pp. vu, 1-343. — « Les Conférences d'Angers jouissent depuis longtemps d'un très grand succès parmi les ecclésiastiques, et il faut avouer qu'elles le méritent. M. l'abbé de La Blandinière a donné des preuves de sa capacité pour continuer ce savant ouvrage. Clarté de style, sagesse des discussions, principes vrais, matières bien présentées, voilà ce qu'on remarque dans ses écrits ». Journal général de France, du samedi 14 janvier 1786, p. 21.
9. — Conférences ecclésiastiques sur les Synodes, pour servir de suite et d'appui aux Conférences d'Angers, en formant le quatrième volume de celles sur la Hiérarchie; par M. l'Abbé de La Blandinière, ancien Curé de Soulaines en Anjou, Continuateur des Conférences du diocèse, et Vicaire- Général de Monseigneur l'évêque de Blois ; Paris, chez
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P. Fr. Gueffier... sans date (vers la fin de 1787), in- 1:2 , pp. xxxvi-446. — Édition de 1829, I. XVI, p. 345 à 1)03.— Dans Y Avertissement (p. xix-xxx), l'auteur répond à Maultrot, qui avait attaqué les trois volumes sur la Hiérarchie, par trois volumes in -12, intitulés : Défense du second ordre , contre les « Conférences ecclésiastiques d'Angers »; Paris, 1787. Les Nouvelles ecclésiastiques en avaient donné un abrégé sommaire dans la feuille, du G novembre 1787, p. 177-180.
.M. de La Blandinière, « théologien non moins judicieux qu'érudit, revit toutes les Conférences déjà publiées, les enrichit de citations intéressantes, et y ajouta plusieurs développements utiles » (Préface de l'édition publiée en 1829, p. ii).
ÎO. — Première lettre à M. Camus sur la Constitution civile du Clergé. Elle est connue seulement par une lettre que M. de La Blandinière écrivit de Paris, le 18 août 1791, à l'abbé Rangeard, qui avait prêté le serment constitutionnel : elle a été publiée par M. Queruau Lamerie, p. 23-25 de sa Notice sur M. de La Blandinière.
Une autre lettre à l'abbé Rangeard, publiée également par M. nueruau Lamerie (p. 26-28), et datée de Paris le 1er janvier 1792, nous apprend que M. de La Blandinière, à cette époque, travaillait encore à une Dissertation sur l'état présent de l'église gallicane, ouvrage dans lequel il attaquai! l'élection et l'intronisation des évéques constitutionnels. Mais l'excellent biographe que nous avons tanl de fois cité ignore si cette dissertation a jamais vu le jour.
Voici, d'après M. Queruau <i le registre des procès*verbaux de L'Académie d'Angers, « l'indication d'un certain nombre de travaux lus par M. de La Blandinière dans 1rs séances de cette Compagnie, h dont aucun ne nous a été conservé . m môme imprimé, sauf son Discours de réception décrit plus
haut.
A. — Le 23 juillet 1749, il lut une Dissertation sur les
/'tis.
II. — » Le 26 février 1780, une Critique du paradoxe qu'un peu tic singular bien da/t.s lr ci,
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sujet qui venait d'être traité par un de ses collègues, Le Corvaisier.
C. — » Le 17 novembre 1751, M. de La Blandinière ouvrit la séance de l'Académie par un Discours sur la naissance du duc de Bourgogne ». En même temps qu'il célébrait la joie que causait à la France cette heureuse naissance, « il rapprocha le plan et les moyens principaux du Discours qu'il devait donner sur l'inquiétude qu'ont les auteurs de ne pas donner du neuf, ce qui retarde l'émulation dans les Sociétés littéraires.
D. — « Le 13 décembre 1752, il lut une Dissertation critique et historique sur les immunités ecclésiastiques.
E. — » Le 17 janvier 1753, il lut un Discours sur les différences des siècles de François I"\ de Louis XIV et de Louis XV.
F. — » Le 6 mars 1754, autre Discours sur les obstacles que le commerce des gens de la campagne met à l'étude des arts et de la littérature ». Ce discours était sans doute une plaidoirie pro domo suâ. A ce moment, en effet, M. de La Blandinière n'habitait plus Angers. 11 venait d'être nommé curé de Soulaines, et son discours contenait probablement l'expression de ses regrets d'avoir dû quitter ses amis et la société savante et distinguée qu'il fréquentait.
Gr. — « Le 20 novembre 1754, il prononça un Discours ayant pour objet de prouver que les lumières de la raison peuvent conduire aux preuves de la religion.
H. — » Le 7 novembre 1757, dans une séance extraordinaire tenue à l'occasion de l'attentat de Damiens, il lut un Discours en forme de panégyrique de Sa Majesté.
1. — » Le 1er mars 1758, à l'occasion de la réception à l'Académie de M. Constantin de Montriou, vicaire général du diocèse, M. de La Blandinière fit un Discours dans lequel il se proposa de faire voir ce que le public doit aux Académies et en particulier à celle-ci. 11 y glissa un éloge de Fénelon et de l'évêque de Troyes, M«r Poncet de la Rivière, neveu de l'ancien évêque d'Angers de ce nom et membre associé de l'Académie de ladite ville, que le roi avait exilé
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de son évéché. Cette audace de louer un personnage en disgràce scandalisa le maire d'Angers, qui assistait à la séance, et il crut de son devoir de dénoncer à la fois au Ministre et au Gouverneur de la province cette critique hardie du Gouvernement... Celle dénonciation eut son effet, cl M. Co telle de La Blandinière reçut du Ministre l'ordre de ne plus quitter sa paroisse. Mais celle interdiction ne semble pas avoir eu une longue durée... car on constate de nouveau sa présence à la séance de l'Académie du mois de juillet 1789. Toutefois, son nom apparaît beaucoup plus rarement dans les comptes rendus des séances, une fois ou deux au plus par an, et il cesse presque complètement de donner des travaux à l'Académie » (p. 9-13).
•J. — Cependant, le 21 janvier 1773, il lut encore une Dissertation sur la morale d'Homère. « Ce fut sa dernière communication à cette Compagnie. 11 semble même avoir cessé, à partir de ce moment, d'assister aux réunions, car son nom n'est plus mentionné dans les procès-verbaux » (p. 13).