‹ Bibliothèque sulpicienne ou Histoire littéraire de la compagnie de Saint-SulpiceChapitre 78 sur 134 · M. DE HAUDRY · texte numérisé non relu

M. DE HAUDRY

publiée par M. l'abbé Migne, Éditeur de la Bibliothèque universelle du Clergé, 1861-1862, 9 vol. in-8°.

Vie des principaux ancêtres de Saint François de Sales, avec un Abrégé de l'histoire du diocèse de Genève depuis le xie siècle jusqu'à la naissance de Saint François de Sales, en 1567. Œuvres... t. 1, col. 1-108.

20. — Histoire de la canonisation de Saint François de Sales. Œuvres... t. I, col. 893-1112.

lit . — Notice bibliographique, historique et critique des principaux auteurs qui ont écrit sur la vie de Saint François de Sales, jusqu'en 1840. Œuvres... t. I, col. 1162-1214.

22. — Réflexions de Saint François de Sales sur la conférence de Luther avec Satan, et sur divers autres traits caractéristiques de Luther et de Calvin, recueillies et annotées par l'abbé de Baudry. Œuvres... t. VI, col. 111-162.

23. — Dissertations sur le Traité de l'Amour de Dieu. Œuvres... t. VI, col. 229-244.

24. — Remarques sur diverses éditions des Lettres de Saint François de Sales. Œuvres... t. VI, col. 889-898.

25. — Choix de divers enseignements et traits de vertu de Saint François de Sales, recueillis par l'abbé de Baudry. C'est le Tableau de l'esprit et du cœur de Saint François de Sales, cité plus haut. Œuvres complètes de Saint François de Sales et de Sainte Jeanne-Françoise de Chantai ; édition seule complète... publiée par M. l'abbé Migne... tome neuvième et complémentaire des Œuvres des deux saints; Paris, 1864, in-8°, col. 335-488.

26. — Dissertation sur les questions faites à Saint François de Sales, à Rome, dans son examen du 22 mars 1599. Œuvres... t. IX, col. 489-491.

27. — Dissertation sur la controverse entre Bossuet et Fénelon relativement à la doctrine de Saint François de Sales, suivie d'une Défense de Sainte Chantai accusée de quiétisme, par l'abbé de Baudry. Œuvres... t. IX, col. 493-782.

28. — Vie d'Antoine Favre , premier Président du Sénat de Chambéry et Gouverneur de la Savoie, par l'abbé de Baudry. Œuvres, t. IX.. col. 1075-1110. Celte Vie est princi-

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paiement tirée de l'ouvrage intitulé : Vies des plus célèbres jurisconsultes, par Pierre Taisand, Trésorier de France: Paris. 17:21, in-4°.

29. — M. de Baudry a aussi publié quelques articles dans les Annales catholiques de Genève.

A. — Il a laissé en manuscrits plusieurs autres travaux, nolammenl sur Saint François de Sales et sur Sainte Jeanne- Françoise de Chantai : niais tout cela est à l'étal de matériaux. Cependant, plusieurs biographes des deux saints y uni puisé d'utiles et amples renseignements. M. Pérennès en particulier, dans sa Vie de Saint François de Sales, renvoie souvent « aux manuscrits de L'abbé de Baudry », aux nombreux « cahiers » de la Vie manuscrite de Saint François de Sales par l'abbé de P>audry.

It — Il existe à la bibliothèque municipale de Châteauroux (Indre) une lettre autographe de l'abbé de Baudry, datée de « Plainpalais, près Genève, le 17 mai 1837 », et adressée i l'abbé Bourdillon, qu'il avait vu à Chênes, pour lui demander quelques documents qui serviraient à l'abbé Magnin, • prêtre d'un très grand mérite », travaillant alors à une histoire du diocèse de Genève {Catalogue des Manuscrits des Bibliothèques de France; Départements; t. IX, p. 177, n. 12). Jean- Louis Bourdillon était né à Genève, d'une famille originaire du Berry, qui avail émigré en Sui-se lois des guerres de religion, au xvr siècle. En souvenir de ses ancêtres, il légua a -la Ville «le Châteauroux ses livres, se s manuscrits et une bonne partie de mi fortune.

François Couturier naquit a Dijon le 28 juin I7'.»s. de Jean- Baptiste Couturier, directeur de l'hôpital militaire de celte ville. Sou père, qui était capitaine et chevalier de Sainti oui étant fixé ;i Paris en 1801, François lit sa première

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communion, à l'âge de 12 ans, dans l'église de Saint-Sulpice, où il eut pour catéchiste l'abbé Teysseyrrc. A 13 ans, il entra au petit séminaire de Saint-Nicolas, et le 18 octobre 1817, au séminaire de Saint-Sulpice, à Issy. Après avoir reçu la prêtrise en 1822, il entra à la Solitude, y passa 18 mois, et fut ensuite nommé professeur de dogme au séminaire dlssy.

Dieu l'appelait ailleurs. Pendant les vacances de 1827, M. Couturier visita La Trappe du Port-du-Salut : tout ce qu'il y vit l'édifia beaucoup, mais sans lui faire naitre le désir d'embrasser ce genre de vie. Plus tard, ces souvenirs lui revenant à l'esprit, il sentit une voix secrète qui l'appelait à La Trappe. Après y avoir mûrement réfléchi et pris conseil, il se rendit à La Trappe du Port-du-Salut. On lui donna l'habit religieux le 7 septembre 1828, et il garda son nom, François d'Assise. Il fil profession le 8 septembre 1829, et bientôt après il remplit successivement les fonctions de sous-prieur, de maître des novices et de confesseur des hôtes. Enfin, après huit mois seulement de profession, lorsqu'il était dans la 32e année de son âge, il fut élu abbé de son monastère. Les événements politiques ayant retardé l'arrivée des lettres du R. P. Général, Dom François d'Assise ne put être installé que le 17 février 1831, et béni seulement le G mai de la même année, dans la chapelle du grand séminaire du Mans. Après avoir gouverné son monastère pendant vingt -quatre ans, il s'endormit dans le Seigneur, le 19 juin 18oi, vers onze heures du matin, emportant les regrets de toute la Communauté.

Voici l'épitaphe gravée sur sa tombe : — Hic jacet R. D. Franciscus Ass. Abbas hujus monasterii B. M. de Trappa Povtus-Salutis secundus ; olim Congreg. S> Sulpicii sodalis egregius; Rancei amator et œmulus; Reformations j>>-npugnator strenuus; Monachorum stiorum exemplar r/ lmmilis servus ; Paupemun Pater. Anno œtatis suce LYI. Professionis reliyiosœ XXV, Abhatialis gubernii XXIV, ah Incarnatione MDCCCLIY, Die cero mensit; Junii XIX, Obdovmivit in Domino. R. I. P. — Additur, infrà, Epi-

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taphium ab ipso, dum adhuc viveret, prœparatum : « Domino, Miserere sup^r peccatore qui pertransiit malefaciendo ».

Celte dernière épitaphe est tirée du testament spirituel de Dom Couturier, acte qui respire partout la plus profonde humilité. Nous en détachons ce passage : « 11 me reste à remercier mes frères de leur patience et de leur charité à m'avoir si longtemps supporté; je ne doute pas quelles ne leur méritent une magnifique récompense. Je dois ajouter, pour réparer le scandale que j'ai pu causer en gardant un poste dont j'étais si indigne et si incapable, que j'en ai gémi continuellement devant Noire-Seigneur; que j'ai fait tout ce que j'ai pu pour le quitter, et que la seule crainte de lui déplaire en me démettant, ainsi qu'on me l'a dit, m'a forcé d'y rester; que je lui ai demandé la patience pour ceux qui étaient condamnés à vivre sous ma conduite, et que je ne me sentais jamais plus de ferveur qu'en faisant cette prière».

Les Notes que nous avons reçues de La Trappe du Port-du- Salut nous apprennent que Dom Couturier brûla tous ses papiers avant de mourir. Tout ce qu'on a de lui, ce sont douze cahiers de relations sur la vie et la mort de l'abbé de Rancé; travail inachevé, communiqué à l'abbé Dubois, qui les a « souvent cités » dans son Histoire de l'abbé de Ranr,et de sa réforme (Paris, 1880, 2 in-8"). Nous «levons toutefois ajouter que D. Couturier s'est borné à revoir et compléter «1rs unies laissées pai' \). De La Tour, ancien abbé de La Trappe, mort en 1708 (V. Dubois, Préface, p. xxv-xxvn.

V. L'Ami de la Religion, 2'i juin 1854, t. <.|.\l\ . \>. 709. — M Gàmon, Vie >ir m. Mollevauîtj Paris. 1875, ln-12, p. 202, 203. Le moi «le M. Mollevault à M. Couturier, • ou La Trappe ou l'Enfer», parait bien authentique; mais les jurtes reçues do l'Abbaye «le POrt-du-Salut ne concordenl pas avec ce que •lit M. i. ainoii sur la circonstance où il fui prononcé.

L'abbé Dubois ouvrage cité, i. i. p. \w, wm raconte les obstacles apportés en divers temps ;i la publication des Mé moires du P. De La Tour sur l'abbé de Rancé, h fail l'odysw s «lr son manuscrit p<ui<; successivement a la Val-Sainte, en

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Suisse, lors de l'émigration en 1791, puis à Darfeld, en Weslphalie, puis, après la Restauration, au Gard, dans le diocèse d'Amiens, puis à La Trappe de Seplfons en 1845, puis enfin ii La Trappe du Port-du-Salut. Mais il ne dit pas, parce que sans doute il l'a ignoré, que ce manuscrit, communiqué d'abord à Dom Gervaise, ancien abbé de La Trappe, lui servit à composer une Vie, encore inédite, de l'abbé de Rancé. Or, cependant, cette Vie existe : j'en ai sous les yeux une copie manuscrite, appartenant à M. Parmentier, propriétaire du château de Marcouville, près Brézolles (Eure" et-Loir) : c'est un bel in-i° de xlvi-1194 pages sans la table des matières, divisé en deux volumes, et intitulé : « La Vie de D. Rd Père Dom Armand-Jean Le Bouthillier de Rancé, abbé régulier et réformateur du monastère de La Trappe, Ordre de Citeaux, écrite sur des Mémoires plus exacts et plus amples que ceux sur lesquels ont travaillé les premiers auteurs de la même histoire ».

La préface de cet ouvrage est d'un anonyme inconnu qui se proposait d'éditer cette Vie « telle qu'elle a été composée par Dom Gervaise et sans y rien changer ». L'occasion et le motif lui en étaient fournis par l'article Trappe de Y Encyclopédie, où les auteurs de ce recueil tâchaient « de dénigrer et d'avilir l'abbé de Rancé dans sa conduite, ses mérites et sa réforme ». Après avoir longuement réfuté les diverses propositions de cet article, après avoir exposé les ressources particulières que D. De La Tour eut à sa disposition pour composer sa « relation », et qui lui donnent une grande « supériorité sur les précédentes », l'auteur anonyme continue ainsi : — « Le P. De La Tour emporta son recueil lorsqu'il sortit de La Trappe, en 1099, et ses infirmités ne lui ayanl pas permis de venir à bout de son entreprise avant son décès, il chargea Dom Gervaise, son ami, de l'achever et lui remit tous ses mémoires. Gelui-ci, qui avoil d'ailleurs en main plus de deux cents loi Ires que M. de Rancé avoil écrites ;i une supérieure de Tours avant <M après sa conversion, mil en œuvre tous ces matériaux el fui en étal de faire imprimer l'ouvrage en 1720, mais il ne put en obtenir la permission.

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Elle lui fui refusée sous prétexte qu'une 'quatrième Vie du vénérable Réformateur seroil à charge au public, et dans le vrai, parce qu'un Seigneur de la Cour, ami de Lu Trappe, crul devoir s'opposer, auprès du Chancelier, au projel de l'auteur » 1 p. tllîi i.

si l'on rapproche «le ce passage celui que l'abbé Dubois cite (p. \x\ i du Jugement critique, mais équitable, des Vies de feu M. l'abbé de Raneé, écrit de Do ni Gervaise imprimé clandestinement à Troyes en 1744, peut-être concluera-t-on que, dans ces lignes, Doni Cervaisc parle de son propre travail sans le nommer. Resterait a savoir pourquoi, après 17i')*i. année où parut l'article Trappe de I Encyclopédie, ce travail, entièrement prèl pour l'impression, n'a pas été publié. Les Encyclopédistes, si hien réfutés dans la nouvelle préface, s'y opposèrent-ils? C'est fort possible, c'est-à-dire fort probable.

In licencié es lettres, ancien sous-directeur de la maison des Hautes-Études Saint-Aubin, a Angers, aujourd'hui religieux de la Grande-Trappe, près Morlagne, prépare actuellement une nouvelle Vie de l'abbé de Rancé. Même après

toutes relies qui ont été publiées au xwn et au xix siècles,

il reste encore ;i dire — et à redire touchant ce que l'on ;i écrit ou imprimé de cel illustre personnage. Ainsi, par exemple, la célèbre lettre au duc de Dlancas . citée inté" gralemenl par Chateaubriand (Vte de V Abbé de Rancé), par Gonod {Lettres de l'Abbé de Rancé) et par l'abbé Dubois, qui tous la reproduisent d'après le manuscrit de Septfons, cette lettre, en réalité, n'esl pas une lettre, mais un amalgame formé de plusieurs lettres, comme cela bg pratiquait souvent au wii el au xvni siècles, c'est ce qu'a récemment découvert M. Levesque, bibliothécaire du séminaire de Saint* Sulpice. \ Sainl-Sulpice, dit-il, nous axons les originaux «le deux lettres écrites par l'abbé de Rancé, ainsi que le fragment d'une troisième; or, c'est avec des extraits tirés de ces trois pièces originales que la fameuse lettre ■ été com posée par \c> historiens de l'abbé de La i rappe Lettre du 19 juillet 1899

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