SO'SQ
Dn trait 620 au trait 400, sous la pression 87»^i ,8,
Dans le ballon noirci. Dans le ballon argenté:
Sur ce thermomètre le trait 850 correspond è peu près à 168 de^ grés, et le trait 400 à 41 degrés.
l\f est inutile de dire que nous avons suivi la marche des thermor
168 fiffLLMUl SCIBRTlFlilUB.
nièlres detfalt en tnit dans toute Tëtenduede rëchelle, et que Taceord saeoiiiteDt daM teuiea les parties. Les obsen'alÎMis préeëdentes nons paraissent impartantes pour la tbëorîe de la chaleur rtyonnante. En ad« nattant que la chaleur qui a traversé une (euîUe d'argent n'a ëpronvë Mieon changement dans sa nature et dans ses propriétés, U nous parail jusqu'à présent impossible de rendre compte du phénomène obaervéL En admettant 4ré changement dans la nature de la chaleur lorsqu'elle traverse des corps athermanes, on est conduit à des eonséquenoes que le temps ne nous a pas encore permis de vérliier.
Réchmiffement.
Pour ne pas dépasser certaines bornes dans cette communication , nous nous contenterons de dire quelques mots sur le réchaufleiAent. Nons l'avons observé dans un ballon noirci, maintenu à une température constante par de la vapeur d'eau bouillante. Nos résultats ne sont pas entièrement calculés, mais nous croyons pouvoir dire , d'une manière générale, qu'on peut représenter le réchauffement par l'exprès* aion qui fait connaître le refroidissement , pourvu qu'elle aelt conve^ nablement interprétée.
5t. *r Alimbntation des vaches avec des betteraves et des pommes ni terre, par Mr. Boussingault. (^Comptes Rendue de l^Aeadémie des Sciences, séance du 1 9 août 1 844)
Dans ces derniers temps , Mr. Playfalr a publié quelques observations qui sont de nature i foire supposer que la matière butyreuse du lait peut avoir pour origine tout aussi bien le sucre et l'amidon que [es substances analogues aux corps gras qui font généralement partie des fourrages. Au premier aperçu, ces substances semblent concluantes. Malheureusement Mr. Playfalr, pressé sans doute d'arriver à une conclusion, a exécuté ses recherches avec une telle activité, qu'en quatre jours^ il a essayé successivement quatre régimes distincts sur la lactation ; et, dans son empressement , l'auteur s'est contenté d'analyser le lait, en négligeant la détermination des principes sol ubles dans l'éiher qui existaient dans les aliments consommés. C'est ainsi que Mr. Playfalr admet dans le foin 1 */. pour 100 de matières grasses , lorsqu'il est avéré aujourd'hui que ce fourrage en contient générale- ^lent plus àfi 3 pour 100. Aussi, en assignant aux aliments employés.
B9&LBrai scuirTin^ira* 169
Il proporlioo de tubslmces grattes ^i s'y reoeenlre le plus hebilueU kment» on trooTe qiie, sur îes qustre ezpérieneesy il y en a deux qui joslîfieDl ropîniett qui attribue l'origine de la graisse des animaux aux oorps de nature grasse qui préexistent dans les vëgétanx alimentaires ; les deux autres expériences ont donsé« tout au eontraire» des résultats qui ne s'accordent plus avec celte manière de voir.
Dans ces deux expériences qui , ensemble, ont duré quarante^huit heures , et pendant lesquelles la vadie a reçu pour nourriture , dans un cas» du foin, des pommes de terre et des fèves, et dans l'autre, du foin et des pommes de terre seulement, le beurre contenu dans le lait recueilli en un jour excédait de près de 300 grammes la matière grasse que l'on pouvait supposer dans les fourrages. Si ces deux observations sont exactes, et je n*élève pas l'ombre d'un doute sur leur exactitude, il semble effectivement qu'on doive en conclure que la plus grande partie du beurre a été Ibrmée avec l'amidon des tubercules , qui entraient pour plus de 12 kilogrammes dans la ration diurne.
Je ne crois pas cependant qu'une observation de quarante -buit heures soit suffisante pour tirer, je ne dis pas une semblable conelnsioB , mais une conclusion quelconque , quand il s'agit d'une question d'alimentation. En restreignant dans des limites trop étroites la durée des observations, on peut arriver aux conséquences les plus fausses. Par exemple, Mr. Playfair a fait consommer à une vacbe 6,3 kil. de foin, et 13,6 kil. de pommes de terre, ration dans laquelle il entrait au plus 250 grammes de matières grasses , et on a obtenu 11,5 kil. de lait, renfermant, d-après l'analyse, 540 grammes débourre; il y a eu, par conséquent, dans le lait 290 grammes de gras de plus qu'il ne s'en trouvait dans le fourrage. Biais l'intervalle de vingtquatre heures est tellement court, que je suis persuadé quesi l'on n*eût rien du tout donné à manger à la vache , que je suppose grasse et bien en chair, elle aurait encore rendu, malgré l'abstinence, 8 à 10 kilogrammes de lait, contenant certainement 300 à 400 grammes de beurre. En conclurait-on que le beurre dérive de rien? Non, sans doute, et on admettrait, comme on l'admet dans les expériences sur l'inanition , que dans cette circonstance un animal forme les produits qu'il rend par la respiration et* par les sécrétions, aux dépens de sa propre substance, en perdant de son poids.
A une époque où je n'attachais pas une bien grande importance à
170 BOLWTiif scnninftOK.
la présence des principes gras dans ies fourrages, j*eiis l'occasion de reconnaître l'efiet défavorable que produit sur les vaches laitières une ratbn dans laquelle il entre une trop forte proportion de pommes de terre. Une vache, rationnée avec 38 kilogrammes de tubercules , et qui mangeait en outre de la paille hachée, continna h donner le lait qu'elle rendait sous le régime du foin ; le lait diminua graduellement , comme il arrive toujours à mesure que l'époque du part s'éloigne. Sons rinfluenee de cette nourriture , qui ne comportait pas asseï de matières grasses, la vache souffrit notablement , mais il fallut qu'il s'écouUt un certain temps pour s'apercevoir de l'amaigrissement qu'elle éprouvait; si l'observation, qui s^est prolongée pendant onze jours , n'eût duré que vingt-quatre heures, le résultat fâcheux qu'on a con* staté aurait sans doute passé inaperçu.
S'il était démontré que, dans l'alimentation des vaches, le sucre et l'amidon concourent directement à la production du beurre , et que , par conséquent , les racines et les tubercules peuvent être substitués sans inconvénient au foin, aux grains, aux tourteaux huileux, la pratique retirerait très-fréquemment, de cette substitution , des profits considérables. La question de l'influence 4'un semblable régime sur la lactation ne saurait donc être trop examinée , et c'est en raison de son importance et en vue de son utilité , que je me suis décidé k nourrir deux vaches uniquement avec des betteraves et des pommes de terre.
Les deux pièces mises en expérience se trouvaient dans des conditions assez semblables. Galatée, igée de sept ans (n® 5 de l'étable), avait fait son veau quatre-vingt-seize jours avant le commencement des observations. Waldeburge (n® 8) avait vêlé depuis quarante jours ; on venait de lui retirer son veau. Ces deux vaches étaient au régime de l'étable, qui se composait, par tête et par vingt-quatre heures, de
Foin 12 kilogrammes.
Pommes de terre . . . 8,5
Betteraves 12
Tourteau de colza. . . 7 Paille hachée à discrétion.
Avec ce régime, la moyenne du lait rendu par chacune de ces vaches a été de 8 è 9 litres.
Comme il importait que les vaches ne prissent aucune autre nour-
BDUBT» sGinnviftux. 171
rilure que celle sur laquelle 11 s'agissait d'expérimeoter » on les priya de lilière, et, afin qu'elles ne souffrissent point de cette priTalion» on établit dans leurs stalles une estrade en planches, sur laquelle elles re« posaient conunodément.
On peut juger par Tensemble des pesées exécutées dans ces recbercbes» de l'état d'amaigrissement auquel sont arrii^ées les deux vaches laitières pr suile de Taliroentation aux racines et aux tubercules , et malgré le ré^me réparateur du regain qu'elles ont reçu dans l'bter- \alle des deux expériences extrêmes.
Poidt des dtax Twtheê,
Pendant l'alimentation normale , huit jours avant la première expérience 1205 kiK
Après avoir été nourries pendant quelques jours (^lestées)
avec des betteraves 1161
iprèsdix-sept jours de régime aux betteraves 1074
Après avoir été ^5<^5 avec du regain de foin 1114
Après quinze jours de nourriture au regain de foin. ... 1 156
Après avoir été leslées avec des pommes de terre .... 107S
Après qnatorxe jours d'alimentation aux pommes de terre • 1040
Différence extrême. ... 165 kii.
On trouve» en définitive, que les deux vaches mises en expérience ont perdu, par tête, 82,5 kil., par ^uite du régime aux betteraves et aux pommes de terre. Cette énorme perte explique suffisamment Tétat de maigreur dans lequel sont tombés ces animaux, auxquels il a fallu un temps assez long pour se rétablir. Le n® 5 n'a plus voulu recevoir le taureau ; cette vache a repris de l'embonpoint, mais son lait a diminué constamment , jusqu'à disparaître presque entièrement. Waldeburge, le n^8, a continué à donner du lait tout en prenant de la graisse ; elle a été saillie et porte.
Ainsi, k compter de la fin de l'expérience faite avec les pommes de terre, les vaches mises d'abord au foin pendant quinze jours^ et au trèfle durant un mois, ont pesé :
N^ 5 . . • 575 kilogr., ayant rendu 4 litres de lait par jour. N» 8 ... 578 5
Après deux mois de régime au trèfle :
No 5 . . . 610 Lait par jour, 2
No 8 . . . 590 6
les deux vaches avaient repris leur poids initial.
172 BtJLLvns scimrriFiQOB.
II résnhe évidemment des faits qui viennent d*étre exposés, qae \tê betteraves ou les pommes de terre données seules sont insufBstntei pour nourrir convenablement les vacbes laitières « alors même que ces fourrages sont administrés avec abondance, on peut même dire à dis* crétion, puisque très-souvent les vacbes ont laissé une partie de la ration qui leur était offerte.
Une ration alimentaire peut être insuffisante par diverses causes : 1° si la nourriture ne contient pas une quantité de principes azotés ct«^ pable de réparer les pertes des principes également azotés qui sont éliminés de l'organisme ; 2^ si les matières digestibles ne renferment pas le carbone nécessaire pour remplacer celui qui est brûlé dans la respi-» ration ou rendu avec les sécrétions ; S^ aï les aliments ne sont pas assez cbargés de sels, particulièrement de pbospbates, pour restituer è l'économie ceux de ces principes salins qui en sont continuellement expulsés ; 4'' enfin , et d'après des vues qui ont été émises dernièrement » la ration sera insuffisante, si elle n'est pas assez riche en matières grasses pour suppléer à celles qui sont enirainées par le lait ou par les autres sécrétions.
Ces principes admis, il convient d'examiner si les régimes alimentaires auxquels les vacbes ont été soumises dans le cours de ces recbercbes, remplissaient les diverses conditions qui, par leur ensemble, constituent un aliment complet.
On voit, par le tableau suivant, que les éléments que Ton considère généralement comme essentiels à la nutrition étaient abondamment représentés dans les régimes qui ont été étudiés. On sait qu'une vacbe brûle, en 24 heures, par la respiration , 2 à 8 kilogr. de carbone, en même temps qu'elle en émet 300 à 400 gr. par les urines. L'excès de carbone, qu'on remarque constamment dans les aliments, suffit évidemment pour subvenir aux pertes qui ont lieu par les voies que je viens d'iudiquer. On reconnaît également que, dans les trois régimes, les substances azotées, les phosphates ont toujours été en grand excès par rapport aux mêmes principes qui existaient dans le lait dosé : cette quantité excédante a nécessairement passé dans les déjections. Ainsi , dans la nourriture reçue par les vaches, il y avait assez de sucre et d'amidon, assez de principes azotés, assez de substances salines pour suffire à la production de la chaleur animale, pourrnparer toutes les pertes occasionnées par les sécrétions; et cependant, sur les trois rations es-
BOUUIft SfilBVTlFlftOE* 173
siyéet. Il en eft daiix, celle des racines el celle deft tubercules, qui ont ëlë réellement însuffisanles« Ce sont prcçîsément les deuji râlions qui oooteneient une quantité de principes gras de beaucoup Inférieure à celle qui disait partie du lait et des déjections*