‹ Bibliothèque universelle de GenéveChapitre 86 sur 93 · ACTION DD CHARBON · texte numérisé non relu

ACTION DD CHARBON

la liqueur où la. décomposition s'est opérée et qui a. été soumis» à la distillation^, de Tacide .acétique libre dans le premier cas, et dans le second de l'acide, azotique libre.

Si Ton met en contact, 1^ de Teau, de Tacétale de plomb et du charbon lavé et pur, et qu'on laisse en contact en agitant de temps en temps, on remarque qu'il y a décomposition : Toxide de plomb se combine au charbon et on retrouve Tacidc acétique libre dans la liqueur; 2° du nitrate de plomb, de Teau et du charbon pur, qu'on laisse en contact en agitant de temps en temps, on. remarque qu'il y. a décomposition : Toxide de plomb se combine au charbon, et l'on trouve l'acide azotique libre dans la liqueur.

Des essais d'application ont été faits, et on. a reconnq que Teau de fleur d'oranger du coimnerce., qui contient des sels de plomb, par suite de sa conservation dans des estagnons étamés avec del'étain mêlé de plomb, peut être privée de ces sels par l'emploi du charbon; pour cela oala met en contact avec du. charbon animal lavé, on agite à plusieurs reprises, on laisse déposer et on filtre.

Mr. Naveteur> qui sur notre demande a fait des essais, a cer connu qu'on pouvait, avec quelques grammes (3 ou 4), enlever les sels de plomb contenus dan$ un estagnon contenant 25 litres de ce liquide (l'opération fut faite chez Mr. Muraour) ; l'eau ainsi privée de ses sels de plomb n'avait pas sensiblement perdu de son odeur.

Nous avons répété cette opération dans notre laboratoire sur de l'eau de fleur d'oranger prise cbezJMr. Durand et qui contenait des sels de plomb ; le ploinb fut enlevé par le charbon.

Nous avons aussi fait des essais, 1^ avec le charbon sulfurique préparé par le traitement de la chair, par l'acide à 66 degrés ; 2^ avec le charbon préparé par la carbonisation du foie de veau à vase clos. Nous avons reconnu, lors de ces essais, l"" que le charbon sulfurique, mis en contact à froid avec de

SCB LYS SOLUTIONS fllETALbl^DES. 389

Teau conienant de racélale de plomb^ a une aciîon presque nulle, et que le sel plotnbique reste en dissolution dans le li quide ; 2"* que ce charbon employé à l'aide de la chaleur enlève une portion du plomb ; 3*^ que le charbon de foie, soit à froid, soit à Taide de rébullition, décompose en partie les sels de plorob^ mais que la séparation n'est pas complète.

De ce qui précède il semble résulter pour nous : 1*^ que le charbon végétal, 2^ que le charbon animal non lavé^ 3^ que le •charbon animal lavé et séparé des carbonates et des phosphates, charbons qui, comme on le sait, forment des combinaisons avec les matières colorantes, combinaisons qui sont insolubles et qui se précipitent, sont aussi susceptibles de s'unir à des oxides métalliques, de les séparer des solutions dans lesquelles ces oxides se trouvent combinés aux acides, et de former des combinaisons insolubles en mettant facide en liberté.

Cette propriété du charbon de s'emparer des oxides métalliques a dû, dans divers cas de chimie judiciaire, être la cause d'erreurs ; en effet, dans un grand nombre de cas, les auteurs imposent Tobligaiion de décolorer, par le charbon, les liqueurs dans lesquelles on doit rechercher des sels métalliques qui sont susceptibles d*étre enlevés par le charbon ; cette indication de l'emploi de ce corps existe non-seulement dans des ouvrages anciens, mais dans des ouvrages récemment publiés et que nous avons sous la main ; là on trouve la prescription formelle de décolorer par ce corps des liquides dans lesquels on doit rfei^rminer la présence d'un sel de plomb et d'autres sels métal" tiques.

BUIXETIN SCIENTIFIQUE^

16. — Sur u^^ btat moléculaire particulier du zinc produit pam. sort

EXPOSITION A UNE HAUTE TEMPÉRATURE PENDANT UN TEMPS PROLOlf GÏ ,

par Mr. le D* Tillbt; ki k l'Assoc. britann. des Sciences siégeeni à York.

LVcbaDlllion de zinc présenli^ avait ëlë ezposë^ pendant longtemps à une température fort supdrîeure à ceîle du point de fusion. Le métal offrait une structure cristalline très-remarquable ; et lorsqu'on l'ctit distillé, on trouva qu'il reprenait ses propriétés ordinaires. Les sels et oxîdes obtenus du zinc ainsi modifie dans sa structure ne dîSërent d'ailleurs en aucune façon de ceux du zinc ordinaire. C'est an nooTel exemple des altérations que le changement de température apporte dans rppparcnce et la ttruclure de différents corps, comme le soilfre, le pbosphore, Tlodure de mercure, etc. ; 11 est probable que d'autres métaux, placés dans des circonstances semblables, offriront des phénomènes du même genre. Nous avons déjà eu l'occasion de citer une stiuelure spéciale de l'argent, produite par son séjour prolongé dans la terre, et qui est due probablement i des changements de température; on peut penser que la même cause aide à la transformation du fer en fonte

observée dans les essieux des locomotives des chemins de fer.

17. — Sua la LiQUÉFAcrroN et la solidification des gaz, par Mr. Faraday. (Extrait d*une lettre à Mr. le prof, de la Rive»)

Apres avoir rappelé les résultais qu'il a obtenus et qui sont consU gnés dans sa lettre à Mr. Dumas , que nous avons Insérée dans notre précédent numéro, Mr. Faraday ajoute, en date du 20 février, quil a vainement essayé d'obtenir l'oxigcnc à l'état solide ou liquide , et que ce gaz a résisté à une pression de soixante atmosphères, accompagnée d'un abaissement de température de 14(>> F. au-dessous de 0', environ 100*> C. au-dessous de la glace fondante. Mr. Faraday parait, pour le moment, renoncer à ce genre de recherches qu'il reprendra, il faut l'espérer, plus tard, avec de nouveaux moyens que lui suggérera son esprit si fertile en inventions ingénieuiies, et si remarquable par son acll\e et, je dirai, courageuse persévérance.

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