‹ Bill relatif aux forces navales de l'empire [microforme]Chapitre 6 sur 6 · La suprématie en m sortes, générale ou locale · texte numérisé non relu

La suprématie en m sortes, générale ou locale

Ici, il y a lieu de tenir compte de la rapide expansion du et de l’immer<e valeur des

canadiennes constamment à flot canadiens.

le tonnage des navires Canadiens était de 718,000 tonneaux, et continue d'augmenter.

Pour la protection de tout ce commece, sur quelque point qu’il lointaines, ainsi que pour le mainà la fois avec PEurope et Asie, 1e TS compté sur la marihe impérinle, se correspondante.

En outre, à l’heure actuelle, et dans un avenir prochain, la Grande-Bretagne est toujours en mesure, au moyen de dispositions spéciales et par ‘a mobilisation d’une partie des

réserves, de dépêcher, sans trop courir de risques chez ell une redoutable flotte de navires de guerre et de croiseurs, pou se joindre à la marine royale australienne et aux escadre anglaises de Chine et du Pacifique pour la défense de la Colom bie-Anglaise, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande.

Et ces populations sont aussi protégées, leurs intérêt sont sauvegardés par la Puissance et l'autorité de la Graude Bretagne, tant que sa force navale demeure intacte,

8. Cette puissance tant sh olue que relative deviendra moindre à mesure non seulemc nt que s’accroîtra la flotte allemande, mais que d’autres et nombreux pays, simultanément, construiront de grands navires de guerre modernes.

Pendant que, cette année, la Grande-Bretagne possèüs 18 navires du type den “ Dreadnoughts ” contre 19 de ce même type possédés par les autres puissances européennes, et qu’elle en possèdera, «n 1913, 24 contre ?1, la proportion en 1914 sera de 81 à 38, et, en 1915, C2 35 à 61.

L'existence de. nombreuses marines comprenant toutes des vaisseaux de premier ordre, demande que l’on en tienne compte Pour son effet sur la possibilité de combinais ns adverses qui se formeraient soudainement. Une supériorité plus grande à l’intérieur redonnerait, entre autres choses, une plus grande liberté de mouvement aux escadres britanniques sur toutes les mers et augmenterait directement la sécurité des colonies autonomes,

Tout ce qui augmente notre supériorité relative en fait de navires du dernier modèle diminue l'effort à soutenir et augmente notre sécurité en même temps que nos chances de n'être pus molestés. (Applaudissements.)

9. Quelque décision que prenne Je Canada dens la pré. sente o"currence, la Grande-Bretagne ne manquera, dans au-

hez elle, irs, pour escadres | Colom-

intérêts Graude-

viendra te alle- \ément,

èGe 18

même qu’elle \ 1914

es des ompte 28 qui nde à rande es les auto-

fait ir et s de

préau-

‘que la science Puisse bâtir ou que l’argent puisse

cune circonstance, à son devoir envers ses Possessions d’outremer, (Vif: applaudissements, quelques-uns de la gauche.) .

Elie a jusqu’à présent réussi à tenir tête, seule et sans Par une sage politique et d’énergiques efforts, elle est encore capable de veiller aux intérêts vitaux de l'empire et de les défendre. (Applaudis-

L’Amirauté est sûre que le Gouvernement de Sa Majerté n'hésitsra point à demander à Ja Chambre des comaunes jez fonds que les circonstances de chaque année peuvent requérir.

effective, nous n'avons aucune hésitation à répondre, après une étude prolongée de toutes les circonstances, qu’il est à désirer que cette aide prévoie la Construction d’un certain

2 procurer.”

Puisse le jour être proche où les différends entre nations ge régleront

Par un recours à un tribunal établi du consentement de chacune d'elles, et constitué de façon que ses décrets commandent infailliblement Je respect et l’obéissance. Toutefois, si la guerre est encore l’arbitre suprême entre les peuples, n’ou-

blions jamais, nous à qui à été confié le soin de ce vast:

tage, que nous sommes les gardiens de sa sécurité. (Vifs a dissements.)

Les Canadiens comprennent-ils suffisamment la diff qui existe entre les dangers qui menacent notre empi, mer ef ceux de toute autre nation? Les armées de VE continentale comptent leurs hommes par millions et no milliers. Elles sont excellemment équipées et organisées

La population tout entière à été militairement dr et chacun de ces pays est absolument à l’abri d’une in: de la Grande-Bretagne, qui ne pourrait y expédier au que cent à cent cinquante mille hommes. Une pareille & serait surpassée en nombre dans la proportion de vingt par n’importe laquelle des grandes puissances europée L’empire britannique n’a jamais été une grande puissance taire, et, dans le passé comme dans le présent, elle a ba sécurité presque entièrement sur la valeur de sa marine. grand échec sur les hautes mers rendrait les Iles-Britann ou n’importe iaquelle des colonies autonomes sujettes à invasion par quelque giande puissance militaire. La perte la G: -Bretagne d’une bataille décisive annihilerait en « que : le Royaume-Uni; elie ébranlerait l'empire britann jusque ans ses fondements et elle modifierait profondén la desti ‘« des parties qui la composent. Les avantages gagnerait la Grande-Bretagne en détruisant les forces nay de quelque autre puissance seraient nuls, sauf en ce qu résultat assurerait la sécurité de l’empire,

D’un autre côté, il n’est à peu près aucune limite aux tentions que pourraient nourrir les autres puissances si flotte anglaise était une fois détruits ou mise hors de serv Il y a de graves raisons de s’inquiéter pour le jour où la su] matie morale de l’empire semblera sur le point d’être dé avec succès. (Applaudissements.)

Le fait saillant qui arrête notre attention dans un exan de la, situation actuelle des forces navales britanniques celvi-ci. Il y a douze ans, la marine e;, le drapeau de PAng

ce vaste héri- (Vifs applau-

la différence > empire sur y de l’Europe y et non par zanisées.

1ent dressée, une invasion lier au plus reille armée vingt à un européennes.

ssance milile a basé sa narine. Un 3ritanniques

ettes à une !

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niques est e PAngle- |

terre prédominaient sur toutes les mers

côtes de tous les continents, Aujourd’huf, ils ne prédominent nulle part ailleurs que dans la mer du Nord. La suprême obli- Sation d’assurer sa sécurité dans ses Propres eaux, la Grande- Bretagne la remplit en retirant de toutes les parties du monde ou en réduisant ses escadres, et par la Concentration dans le

voisinage des Iles-Britanniques de presque toutes ses forces navales effectives.

En 1904, il Y avait dans Ja Méditerrannée cinquante-cinq navires de guerre anglais. Ilyena aujourd’hui dix-neuf. Il Y en avait quatorza dans les eaux de l'Amérique du Nord et dans celles des Antilles; il n’en reste plus que trois. côte sud-est de l'Afrique du Sud, il y en avait trois; il en reste Un aujourd’hui, ]J] ÿ en avait seize au Cap-de-Bonne-Espé- Trance ; aujourd’hui, il ÿ en a huit. Dans Je Pacifique, il yen avait huit; il n’en reste que deux.

ans les eaux chinoises: il y en En Australie, douze ; aujourd’hui dix ; aujourd’hui, neuf. Au total soixante navires dans les eaux de Contre soixante.seize aujourd’hui,

Sur la

que ceci ait été fait au moyen d’une Car c’est le contraire qui a eu lieu.

Grande-Bretagne Pour sa marine en 1902 était inférieure à 152 Millions; pour le présent exercice,

a obligé la Grande-Bretagne, non seulement à augmenter sa flotte, mais à la concentrer dans le voisinage des Iles-Britanniques :

les eaux nationales, il Y a eu une i force. Bref, le besoin de faire face été si

sidérablement accrue, en dépit de tous les efforts possib] Famirauté s’est vue contrainte, par la force des circonstance à retirer ou à diminuer, dans le monde entier, des flottes q au moment du danger, sauvegardaient la sécurité et lintégr des colonies et qui, en temps de paix, étaient le symbole viva et visible du lien qui unit tous les sujets de la couronr (Applaudissements.)

Il n’est ni nécessaire ni désirable ici de débattre ou di cuter la probabilité ou l’imminence d’une guerre. Le réel mot d'agir ou de nous abstenir est cette absolue sécurité présente « absente. Nous ne pouvons nous contenter de rien moins, car risque est trop grand. Il ne faudrait jamais oublier qu’il n’e pas besoin d’une guerre, d’un coup de fusil tiré ou d’un cou frappé pour que disparaisse notre suprématie navale et ave elle la seule garantie qu’aie l'empire de continuer à existe Je désire particulièrement appuyer sur cette considération; ca l'histoire de tous: les temps et surtout l’histoire des temps mo dernes nous avertit, par des faits graves et nombreux, qu le dénouement des grandes aventures peut être déterminé e l'est souvent non pas Par une guerre se terminant par la vic toire ou par la défaite, mais par le simple fait d’une supério rité navale ou militaire bien établie et sur laquelle on ne peu: se méprendre. (Applaudissements. )

Le fait de routes commerciales, indispensables à la continuité de l’empire, insuffisamment défendues et insuffisamment protégées, par suite de la nécessaire concentration de ses forces navales dans les eaux domestiques, est extrêmement grave et toujours alarmant. Cette année même, on a retiré de la méditerrannée des navires Stationnés à Malte pour les amener à Gibraltar, d’où il sera plus facile de les faire venir au besoin dans les eaux anglaises.

Pour la même raison, la flotte de Atlantique stationnée à Gibraltar a été ramenée dans le voisinage des Iles-Britanniques. Dans de pareilles conditions, le drapeau anglais ne prédomine plus dans la Méditerrannée, et il sera impossible, no-

possibles, onstances, ottes qui, l'intégrité ole vivant couronne.

e ou diséel motif ésente ou ns, car le u’il n’est un Coup et. avec exister.

ion; car nps moux, que miné et * la vicsupérione peut

la conuffisam- | de ses nement \ retiré our les e venir

ionnée itannile préle, no-

nobstant tous les efforts de l'empire, de regagner, avant 1915 Où 1916, la forte position qui lui est nécessaire sur cette importante route. L’Autriche-Hongrie, avec seulement 140 milles de littoral et sans colonie aucune, crée dans la Méditerrannée une formidable flotte de dreadnoughts qui atteindra son plein

développement d'ici à trois ans. Elle sera appuyée par de forts navires du type qui a précédé les dreadnoughts, par des croiseurs, des torpilleurs et autres bâtiments auxiliaires. La flotte de l'Italie dans les mêmes eaux sera encore plus puissante et plus formidable.

Le retrait de navires anglais de tant de mers pour les

“oncentrer dans les eaux domestiques a été nécessaire, mais il est malheureux.

Jadis notre marine de guerre dominait sur toutes les mers, et le pavillon blanc était le symbole de notre empire des mers. L'heure n’est-elle Pas venue de restaurer lancien ordre de choses? Sur nos propres côtes, tant de lAtlantique que du Pacifique, stationnaient, il y a douze ans à peine, de puissantes escadres. Aujourd’hui Je pavillon est disparu du littoral des

4 deux mers. Grâce à l’aide projetée, m’éssure-t-on, on pourra

prendre les mesures voulues Pour Que, sans aller au devant du

J escadre visite périodiquement notre littoral de lAtlantique

4 et affirme de nouveau notre suprématie maritime Je long de 4 ces côtes.

Je n’oublie point, toutefois, que c’est la suprématie mari-

time de l'empire en général qui est la principale sauvegarde 4 des dominions d'outre-mer, Le cuirassé de la Nouvelle-Zélande

| niques dans la mer du Nord, parce que c’est en protégeant le

4% Cœur même de Pempi: : qu’on sauvegarde le mieux les intérêts 4 de la Nouvelle-Zélande.

(Vifs applaudissements. )

En présentant nos Propositions, il est bon de rappele nous ne nous engageons nullement à Pétablissement d’un

périodiques. Je sou

D’après les renseignements que j'ai donnés à cette Ch bre, la situation, à mon avis, est assez grave pour provoquer initiative immédiate. Nous avons demandé au gouverner de Sa Majesté sous quelle forme il serait préférable d’accor une aide provisoire et immédiate, en ce moment. La rép donnée sans hésitation et sans .mbages, je vais la répéter :

“Nous n’hésitons nullement à répondre après mûre ét: de tous les faits, - il est désirable que Pareille aide stipule Construction d’ur certain nombre des plus puissants vaisses

de guerre que la science puisse construire ou l'argent procure (Vifs applaudissements.)

Après être allés aux renseignements auprès de l’amirar sur le coût de pareil bâtiment de 8uerre, on nous a infor

que le coût serait approximativement de 2,350,000 livres Compris l’armement et le magasin.

dissements. )

Ces bâtiments de &uerre seront à Ja disposition de Sa Majesté Je roi Pour la commune défense de l'empire. (Cest à la marine militaire royale qu’incombe le soin

de leur entretien

rappeler que at d’un sys- Je souscris re en 1909, ne saurait

(Quelques

ette Chamvoquer une ivernement d’accorder La réponse péter:

rûre étude stipule la vaisseaux procurer.”

Pamirauté informés livres y

rre, qui, 1 monde, mandons nt, d’ac- Bretagne fin d’acger nos de Phé- Applau-

de Sa C’est à atretien

et de leur direction, et jour à venir, le peuple dienne de la marine de

les frais de leur entretien et non pas (Applaudissements.)

En pareilles circonstan

avis de tel rappel dans Canada ne saurai

Je ne veux nullement ici faire de polémique, mais qu’on

me permette un mot au sujet de l’organisation navale de la Grande-Bretagne. Evidemment, il serait impossible de faire une étude approfondie de pareille Organisation en quelques semaines, ou même en quelques mois; mais depuis quelques années, ++ surtout l’été dernier, j’ai pu m'éclairer sur ges mé-

sa nature, la valeur de cette organisation et je puis légitimement conclure de cet examen que c’est l'organisation la plus complète

et la plus puissante qui soit au monde.

(Applaudissements.)

Il est certaines prop en passant; entre autres, sation navale au Canada.

quart de siècle ou même Marine militaire d’

ositions que je me contente d’indiquer on voudrait créer une grande organi- À mon humble avis, il faudrait un un demi-siècle pour créer ici une une certaine valeur. Et même elle ne remimparfaitement cette tion que possède déjà Pempire, fruit du travai

cette tâche périlleuse, cette coûteuse Ï spécialement au

Canada, alors qu’à de justes conditions, parfaitement compat bles avec notre honneur et notre dignité nationales, il nor est possible de participer, à notre gré, à la défense Aavale, cœla en coopérant avec l’organisation navale de l'empire, | ainsi pleinement bénéficier des effectifs et des ressources de disposition du Canada ?

Où ces bâtiments de guerre se construiront-ils? Ils | construiront sous la surveillance de l’amirauté du Royaumi Uni, et cela pour la bonne raison qu’il n’existe pas au Cana de facilités pour de pareilles constructions.

Les chantiers maritimes dont on a besoin pour la constru tion d’un dreadnought sont gigantesques, et il serait imposs ble actuellement :. suffire à l'entretien de semblables arsenau au Canada. Dans tous les cas, la coque seule pourrait êtxr construite dans notre pays, car la machinerie, le blindage € les canons devraient être nécessairement manufacturés ou fa briqués en Angleterre. La déper:se supplémentaire qu’impli querait la construction au Canada ssrait d'environ $812,000,00 pour les trois navires et il serait impossible d’estimer le retar qui en découlerait. Personne n’est plus désireux que moi d’ai der au développement des chantiers de construction maritim au Canada, mais nous ne pouvons pas, pour aucune considéra tion économique ou commerciale, commencer par la construc tion des dreadnoughts; nous ne pourrions du reste pas le fair au moment où ces navires sont de construction urgente et doi vent être lancés au plus tard dans deux ou trois ans pour donne à lempire l’appui dont peut dépendre son existence future D’après moi, le développement de l’industrie des construction maritimes doit, pour réussir au Canada, commencer par de entreprises modestes et pratiques.

J’ai discuté ce sujet avec PAmirauté, et elle compren parfaitement qu’il n’est pas avantageux à l’empire de concen trer dans le Royaume-Uni tous les chantiers maritimes. Je suis sûr, par conséquent, que l’Amirauté est prête à donner tou:

compati- , il nous avale, et npire, et ces de la

| Ils ge toyaume- | Canada

construcimpossiarsenaux rait être ndage et s ou faju’impli- 000,000 le retard noi d’ainaritime nsidéraonstrucle faire > et doir donner

future.

ructions par des

mprend concenles. Je ner tout

prochainement des ordres pour la construc!:on au Canada de

petits croiseurs, de bateaux-citernes et autres navires auxiliaires /

de différentes sortes. L’outillage nécessaire est peu de chose comparativement à ce qu’exige la construction d’un dreadnought, et une pareille entreprise aurait, à un point de vue pratique, une base plus sûre et plus durable. Afin d’encourager une industrie si importante et si utile, nous avons exprimé notre intention de nous charger, pour un temps du moins, d’une partie des frais ainsi accrus. (Applaudissements.)

Avec le développement des chantiers maritimes, je ne serais pas surpris de voir s'établir au Canada des usines d’un ordre élevé, où l’art de l'ingénieur s’exercera à la production d'articles que nous importons aujourd’hui et qui ne se fabriquent pas encore chez nous. (Cest pourquoi, bien que la somme que nous projetons de consacrer à l’aide nécessitée par les besoins impérieux du moment doive être dépensée en Angleterre, nous croyons cependant que cet acte de notre part aura pour effet, dans les conditions que j’ai énoncées, de développer d’une façon très me: quante plus d’une industrie au Canada, et même qu’à un point de vue purement économique et matériel, cet acte se recommande de bien des manières. (Applaudissements.)

Ces bâtiments de guerre seront une aide apportée par le peuple canadien à Sa Majesté le roi, comme gage de sa bien ferme détermination de coopérer au maintien de lintégrité de l'empire et à repousser fout danger qui pourrait menacer sa sécurité. Il était souverainement convenable que cette circonstance favorable se présentât au moment où la couronne est représentée au Canada par Son Altesse Royale le Gouverneur général qui a rendu de si précieux et éminents services à l'Etat et prend un si profond et si vif intérêt à tout ce qui touche au bien-être et à la sécurité de chaque partie des dominions de Sa Majesté. Le Canada envoie ces vaisseaux se ranger en ligne de bataille pour l’empire, à côté de ceux de la mère patrie, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande. Ces bâtiments de Suerre seront les trois plus puissants navires de guerre du monde et ils porteront des noms empruntés à l’histoire du

Canada. Ainsi, tout Canadien qui verra ces navires ou lira la description saura que c’est un don auquel il a partic et que, par leur présence dans la ligne de bataille de Pemp

il a directement pris part au maintien de la sécurité de l’e pire.

Nulle nation moderne possédant. un important co merce maritime ne saurait négliger son intérêt sur les me A Dieu ne plaise que, dans ce pays-ci, nous cherchions à fa: riser ou à encourager les tendances militaristes ou l’esp: d’agression. Jamais l'empire britannique n’entreprendra guerre ou ne se livrera à l'agression, et certes toutes les i fluences du Canada se rangeraient de concert contre pareil entreprise; mais, on le sait, depuis cinquante ans la guerre souvent éclaté à l’improviste, comme un coup de foudre p un .ciel serein, et la puissance, l’influence, la destinée de pl d’une nation en ont ressenti le profond contre-coup. Ui guerre maritime surtout peut éclater soudain, car ces tou puissants engins de guerre sont toujours prêts pour la bataill La sécurité, l'existence même de l'empire dépendent de : puissance maritime. Si jamais il nous faut abdiquer l’empi: des mers, il est possible que cela arrive sans guerre, mais e présence d’une force écrasante; alors les artères de l’empir cesseront de battre, le sang cessera de couler dans ses veines ce sera la dissolution à bref délai.

Mais pourquoi négliger un devoir qui s’impose à nous? KE advenant qu’un irréparable désastre s’ensuive, quelle serait notr destinée future ? Evidemment, ou bien nous deviendrions un nation indépendante, ou bien rue importante section de 1 république voisine. Quelles seraient alors nos responsabilité et quel fardeau retomberait sur nos épaules, pour nous assure sur la haute mer une protection bien inférieure en puissance et en valeur à celle dont nous jouissons aujourd’hui ? Voici par exemple, une nation qui, par le territoire, les ressources, le population et la richesse peut facilement soutenir la com: paraïson avec le Canada. Le budget naval de Argentine, pour les quatre années de 1909 à 1912 inclusivement, a atteint le

res ou en

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ant comles mers.

18 à favou lesprit endra de »s les in- > pareille guerre a udre par > de plus p. Une ces toutbataille.

it de sa Pempire mais en l'empire ; veines:

us? Et ait notre ons une n de la sabilités assurer uissance

Voici, irces, la a com- 1e, pour teint le

à il, a été consacrée aux constructions navales. À crainte affirmer que, depuis quatre ans, le budget naval de © l’Argentine a oscillé entre soixante-cinq et soixante-dix mil- : lions.

chiffre de 835,000,000. En outre, le parlement de l'Argentine, Pour ces quatre années, a voté plus de $40,000,000 affectés à certaines dépenses spéciales de l’armée et de la marine militaire.

1 La statistique à notre disposition ne permet pas de préciser

le chiffre de la dépense affectée aux usages de la marine milicire sur cette dernière somme ; mais la plus forte partie, paraît.

On peut sans

Le budget militaire et naval des États-Unis comprend

+ une dépense globale de $250,000,000 à $300,000,000, soit 82.75

par tête d’habitant. Une dépense simi!aire pour le Canada ge

À résumerait à un budget de 820,000,000 ou 825,000,000, soit pour

la même période quatre-vingt ou cent millions.

Il-est évident que l’aide que nous nous proposons de fournir en ce moment est modérée et raisonnable. Pendant quarante-cinq ans, sous le régime de la Confédération, nous avons joui de la protection de la flotte britannique, sans qu’il nous en ait coûté un seul dollar, et jen suis fermement convaincu, en faisant librement l'offre de cette aide par l’entremise de son Parlement, le peuple canadien obéit au sentiment du respect

À de soi-même. (Vifs applaudissements.

Dans la mesure où la statistique officielle peut nous éclairer, la dépense effectuée par l’Angleterre au XIXe siècle, pour la défense militaire et navale des provinces dont ge compose

; aujourd’hui le Canada, atteint le chiffre de $400,000,000.

+ que nous demandons aujourd’hui äu Parlement de voter. De

1870 à 1890, le coût Proportionnel des escadres de PAtlanti-

4 que-Nond chargées de la protection de nos côtes a oscillé entre L $125,000,000 et $150,000,000. De 1853 à 1903, la dépense

comité.

effectuée par la Grande-Bretagne pour la défense militaire Canada a presque atteint le chiffre de cent millions de doll

La protection du drapeau et le prestige de empire on: eu quelque importance pour nous durant toute cette péri de temps? Les exemples se présentent en foule à mon est Au milieu des désordres qui avaient éclaté dans un pays Le tain, un citoyen canadien fut arrêté sans cause valable reçut cinquante coups de fouet. On en appela à la Gran Bretagne et qu’en résulta-t-il? On fit publiquement des ex ses à ce Canadien et il reçut cinquante livres pour cha coup de fouet. En temps d’émeute et en plein règne de terr dans une ville étrangère, une communauté religieuse ca dienne demeurait dans la plus grande sécurité: “ Ne craign vous donc pas, lui demande-t-on ? Mais non, répond-on sans

moindre hésitation, lUnion-Jack flotte sur nos têtes. (Appl dissements.)

J’ai fait allusion à la difficulté qui se présente de trou: une base acceptable qui permettrait aux grandes colonies recevoir et de revendiquer, en retour de leur coopération à défense de la mère patrie, une voix proportionnelle dans gestion et la direction de la politique étrangère. Quand no avons siégé dans le comité de la défense impériale avec ]

ministres anglais, nous avons étudié ces deux sujets de tr près.

Ce comité est constitué d’une façon très curieuse, ma d’après moi il rend de grands services. Il est composé « premier ministre d'Angleterre et des personnes qu’il veut co: voquer pour en faire partie. En réalité tous les membres d cabinet assistent de temps en temps aux délibérations et hab tuellement les ministres les plus importants sont présents. I plus les expe.' navals et militaires et les fonctionnaires tecl niques des dép. ements intéressés sont à la disposition d

Une très grande partie des travaux du comité est accom plie par des sous-comités souvent composés en partie de per sonnes qui ne sont pas membres du comité géréral lui-même

ailitaire au de dollars,

pire ont-ils te période non esprit.

pays loinvalable et a Grandedes excuur chaque de terreur use cana- | craignezon sans la

(Applau-

le trouver lonies de tion à la : dans la and nous

avec les s de très

se, mais nposé du eut connbres du et habints. De res techtion du

; accomde peri-même,

Mais qui sont désignées en raison de leur connaissance des sujets à étudier e! ‘qui doivent faire l’objet d’un rapport. La somme de travail qui à été accomplie de cette manière, depuis cinq ou six ans en patticulier, est surprenante, né doute pas qu’elle ait contribué largement, à ger, à la sécurité de tout l'empire. Au point de vue tech mque où constitutionnel, le comité n'est pas Chambre des communes et dès lors

per de politique.

‘n spéciale

ct je LA ?

l'heure du dan-

responsable à la il n’est pas supposé s’occu Comme un ai grand nombre de

membres importants du cabinet sont

invités à {aire partie du comité, ses conclusions sont ordinairement Cceptées par le et, partant, sont accueillies à la Chambre des l'appui de la majorité, Si le comité n’a aucune influence sur la politique et ne Pourrait même pas en avoir, parce qu’il n’est pas responsable envers le Parlement, il est de toute nécessité obligé d'étudier constamment la politique et les relations étrangères pour la raison toute naturelle que la défens

e, et spécialement la défense navale, est inséparablement lite à une telle étude,

ulniatère

communs ave

J'ai reçu l'assurance du Bouvernement de Sa Majesté, qu’en attendant la solution définitive de la question des voix et de linfiuence, il consentirait avec plaisir à Ja présence à Londres d'in mimstre canadien pendant toute ou partie de l'année. Ce ministre serait convoqué régulièrement à chacune des réunions du comité de la défense impériale et il serait considéré comme un de ses membres Permanents. Aucune démarche importante de la politique étrangère ne serait entreprise sans consulter ce représentant du Canada. Cela paraît être un pas important fait en avant en ce qui co

ncerne nous-mêmes et le Royaue-Uni. Cela nous donnerait

la possibilité d'être consultés et

Par conséquent, cela NOUS procurerait nne influer que nous n'avons pas possédée juUEqu'à ce jour.

Les conclusions et les déclarations de a Grande-Bretign €R ce qui concerne jes relations étrangères ne pourraient pas Manquer d'acquérir une nouvelle force si l’on savait que la con- Sultation et la Coopération avec les colonies anglaises sont d

lues une réalité, (Applaudissements.)

Aucun esprit réfléchi ne que des questions très complex présentent à ceux qui croient q

+ Z ë Le] È S Lunel S Ë ë ë EY E E] > a & ë e,

IL eût été inutile de s’attendre, et en réalité nous ne sommes pas attendu à obtenir, dans l'espace des amaines qui ont été à notre disposition l’é tion définitive de ce problème compliqué, qui touche de très l'empire et dont l’importance e Tles-Britanniques que pour le Canada.

n’est pas imnossible de le résoudre, et q culté de la tâche, ce n'vst Pas le rôle de la sagesse ni d science politiques de lesuniver, Nous adressons donc hommes d'Etat d’Aùûgleterre linvitation d’étudier avec 1 le problème réel de la vie impériale. (Applaudissements. )

nt suivre seront fert en grands résultots Pour l’empire et il est absolument im}

tant que des questions de politique purement intérieure, qu ‘qu’en soit l’urgence, n’empêchent aucun de nous de séleve: la hauteur de cette grande discussion. Mais aujourd’hui,

quand nous entende

» TOUS Le pouvons pas et nous ne ve lons pas attendre que la tempête qui nous menace ait éclat

en fureur'eur nous et ait causé de violents désastres, * La mè Patrie, non pas seulement pour elle, mais Pour nous aus soutient absolument sans aide le fardeau de 1a vie de l’empi: et'elle fait face aux nécessités écrasantes de la vie nationale.

Dans. le besoin pressant qu’elle éprouve, nous arrivons son aide en lui apportant notre me‘!leur secours comme témoi

&nage de notre détermination de Drotéger et d’assurer la sécu

rité et l'intégrité de l’empire et de notre résolution de défendre æt sur mer et sur terre, notre drapeau, notre honneur et notre héritage. (Vifs applaudissements.)

e comprendre à résoudre se uver une has et que cette réction de Ja

ous ne nous quelques se- T, une soluressant que o future de re pour les onçois qu’il oit la diff.

se ni de Ja donc aux avec nous 1ents.)

nt fertiles nt imporure, quelle s'élever à rd’hui, au entendons 'oyons les s ne vouit éclatée La mère US aussi, l'empire ionale.

rivong à e témoila sécuéfendre, et notre

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