V. Hugo cite 10 vers sur la Péri
« Ces jolis vers, si riches et si harmonieux, se louent d'eux-mêmes. Nousavons beaucoup cité et nous avons mal fait de ne pas citer davantage car nous regrettons maintenant tout ce que nous avons laissé dans le volume. Ce recueil participera sans doute au succès si mérité d'André Chénier, nous osons le prédire. Les rapports, que l'organisation poétique de M. de Vigny présente avec celle du jeune Chénier, frapperont {out le monde, de même que l’originalité primitive et personnelle qui les caractérise tous deux. Ces deux talents sont frères, comme ces sœurs dont parle Ovide ; ils se ressemblent sans être pareils. André Chénier s’est borné à étudier l'antique. M. de Vigny a, comme cet article a pu le faire voir, emprunté avec le plus rare bonheur les couleurs grecques, hébraïques et modernes. Les gens qui aiment à gâter leur jouissance et cherchent de la peine dans leur plaisir trouveront beaucoup de taches parmi tant de beautés, des incorrections nées d’un système, des négligences nées de la paresse. Nous, qui respectons profondément l'émotion poétique, nous nous garderons d'entrer dans ce débat ; que les critiques se tourmentent à tourmenter l’auteur, nous jouirons en égoistes de tant de talent. Tous ces hommes graves qui sont si clairvoyants en grammaire, en versification, en prosodie et si aveugles en poésie, nous rappellent ces médecins qui
connaissent la moindre fibre de la machine humaine, mais qui nient l’âme et ignorent la vertu. » Victor-M. Huco.
4 (jeudi saint)
Avril
V. Hugo va deux fois à Saint-Sulpice pour voir Adèle : cf. Lettres à la fiancée, pp. 219 et 221.
Article sur l’ode de M. Victor-M. Hugo, intitulée Buonaparte, signé Z. On cite 10 vers.
Eloges: cf. l’£toile, n° 503, 5 avril 1822.
J. de Rességuier publie le Pélerin, dont la finale rappelle la finale d'O. Taïti : cf. Annales de la Littérature et des Arts, t. vu, lHvrais. LXXIX, pp. 11-12, 6 avril 1822.