L, J. PAPINEAU
L'ouvrage de M. Garneau y fut apprécié de manière à faire honneur et à l’écrivain et au jeune pays qui pouvait fournir déjà de si intéressantes annales.
La revue américaine du Dr Brownson, publiée à Boston, reçut l’ouvrage avec la même faveur.
Les historiens français et américains ont rendu pleine justice à l’exactitude de l’auteur et à la largeur de ses vues, en le citant souvent dans leurs récits, tels que MM. Fe:land, * Bancroft, T Parkman, Ï Sargent, K O’Callaghan, ** Rameau, ff Dussieux, ft et surtout, dans £a grande Histoire de France,
* Cours d'histoire du Canada, + History of the United States.
+ History of the conspiracy of Pontiac.
& The History of an «ænrdition against Fort Duquesne in 1755 under Major General Edward Braddock.
** History of New Netherland.
tt La France aux colonies.
fi Le Canada sous la domination française.
+ eo
Henri Martin, qui fait cette réflexion touchante en prenant congé de notre auteur:
‘ Nous ne quittons pas sans émotion cette Histoire du Canada, qui nous est arrivée d’un autre hémisphère comme un témoignage vivant des sentiments et des traditions conservés parmi les Français du nouveau monde, après un siècle de domination étrangère.
Puisse le génie de notre race persister parmi nos frères du Canada dans leurs destinées futures, quels que doivent être leurs rapports avec la grande fédération anglo-américaine, et conserver une place en Amérique à l'élément français.” *
* En 1862, M. Henri Martin adressait à l’auteur de l'Histoire du Canada une lettre où l’on trouve quelques remarques du plus haut intérêt, sur l’influence que sont appelés à exercer l'élément fran- «ais, et, en général, les races latines en Amérique. Nous sommes heureux de pouvoir citer cette autorité imposante à l’appui des observations que nous faisions dans un article récent publié dans le Foyer canadien, sur le Mouvement littéraire au Canada, et où
Une troisième édition de l’Histoire de M.
Garneau a été publiée en 1859. Un Anglais, M. Bell, en a donné, en 1860, une traduction assez médiocre et souvent incorrecte.
M. Garneau a encore publié, dans le Journul de Québec, en 1855, un Voyage en Angleterre et en France, qu’il avait d’abord eu l'intention de réunir en un volume. Mais il jugea ensuite cette œuvre trop imparfaite pour lui donner cette forme définitive. Les fragments
nous parlions de la vocation de la race française en Amérique, et de la nécessité d’opposer une digue à “ l'élément anglo-saxon, dont l'expansion excessive, “ l'influence anormale doivent être balancées, de “ même qu’en Europe, pour le progrès de la civili- “ sation.”
Monsieur,
sieste ……... J'avais été heureux, il y a quelques années, de trouver dans votre livre non seulement des informations très importantes, mais la tradition vivante, le sentiment toujours présent de cette France d’outre-mer, qui est toujours restée française de cœur, quoique séparée de la mère patrie par les destinées politiques. Je n'ai fait que m'’acquitter
les plus intéressants en ont été publiés dans le Foyer canadien, dont M. Garneau était un des collaborateurs.