‹ Biographie de Sir Charles Tupper [microforme]Chapitre 23 sur 26 · ON · texte numérisé non relu

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partis qui aient gouverné, quelle qu'’aic été l'intensité des crises commerciales qui sont venues fondre sur nous, toujours le Canada a marché de l’avant,a étendu ses raminifications commerciales dans les autres pays, à continué son ascention, parfois hérisée de difficultés insurmontables, vers les hauteurs de ses destinées.

Avec nos idées larges et généreuses, nous avons banni du milieu de nous ces craintes d’envahissement de la part des nations étrangères, et nous ayons ouvert un asile à tous les infortunés et à tous les malheureux du vieux monde.

Le mélange des races est un grand avantage pour un jeune pays.

L'émigrant, en général, qui laisse sa patrie pour améliorer son sort et assurer une existence plus heureuse à sa famille, est ce qu'il y a de mieux en son pays, puisqu'il sait sortir de sa sphère pour monter plus haut, pour conquérir une.

plus grande somme de biens. Ainsi,

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d'ordinaire, les étrangers qui nous arrivent, nous font-ils honneur et nousapportent-1ls des connaissances nouvelles, des idées pratiques, des ressources précieuses pour une jeune nation, comme la nôtre.

Quand l'Angleterre elle-même appesantit, depuis sept siècles, sa main de fer sur cet infortuné peuple Irlandais, au’elle détruit sans pitié, Far le fer, la faim et le feu, nous lui accordons la plus large comme ia plus généreuse hospitalité ; bien plus, nous le nourissons à notre foyer, nous le traitons comme un frère. Des sommets de ses montagnes l’écossais nous arrive ; nous allons au-devant de Iui ; car nous reconnaissons, à sa tenacité persévérante, à son énergie indomptable, à ses connaissances pratiques l’un de nos maîtres en agriculture, l’art le plus utile dont le ciel ait fait présent à l’homme.

‘ L’anglaiss’embarque sur ses nombreux vaisseaux qui font, de cet insulaite, le plus actif commercant

Tu

du monde. jil jette l’ancre dars n'importe quel port de la Puissance ; son drapeau marckand est salué comme celui d’un véritable ami. Il vient nous enseigner l'échange ; il vient encourager nos industries ; il vient jeter ici ses nombreux capitaux. Partout il se fera romprendre ; les canadiens,au besoin, parle-.

raient toutes les langues, pour faciliter leurs relations avec toutes les nations.

Nous n'avons pas non plus négligé les sphères plus relevées de la science. Nos écoles, nos académies, nos lycées, noscouvents,nos collèges sont à la hauteur de ceux de n’importe quel pays. Et à la dernière grande exposition de Philadelphie, notre système d'éducation ne recevait-il pas la palme sur ses compétiteur ? Les disciples du Vénérable de la Salle, seuls, enseignent gratuitement à pas moins de 8000élèves ; et leur manière est partout préconisée comme la plus avantageuse, la meilleure et la moins coûteuse.

Le Canada possède des artistes, des

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connaissances humaines. Nos littérateurs, ses poëtes, ses oruteurs, 8es tribuns, ses légistes, ses politiques, ses journalistes, ses historiens ne ls cèdent à ceux d'aucun autre pays.

La terre produisant plus que les besoins nécessaires à la consommation de ses habitants, il devint urgent de convertir ses produits agricoles en objets mauufacturés.—-De 1là la création de nos manufactures. La matière première abonde : les mines de charbon de la Nouvelle-Ecosse et du

. Cap Breton sont inépuisables, l’oret

le fer se trouvent aussi en maints endroits, ainsi que les phosphates.

Le Nouveau-Bruns-vick, Québec, Ontaric et la Colombie fournissent le gros bois de charpente ; nous sommes partant en mesure de nous suflire à nous-mêmes pour nombre, d'objets, que nous importions auperavant de l'Etranger.

En moins de cinq ans, vingt manufactures de coton 8e sont

élevées, dans nos grands centres de population l—et y font vivre un nombre considérable d'ouvriers.

D'immenses travaux publics s’exécutent de toutes parts; lanavigation s'améliore, la colonisation, grâce, à l'énergie du Rév. Père Labelle, curé de St. Jérôme surtout, s’avance dans les forêts les plus profondes du Nord. Le Lac St. Jean, dans la Province de Québec, ainsi que la vallée de l’Ottawa, se peuplent de nombreux habitants ; Partout l’on remarque une grande activité et une généreuse émulation.

Jetez un regard sur ce qu'était la ville de Winnipeg, il y a quinze

ans, et comparez la avec la nou-

velle cité. Ses sauvages habitants ont pris la route du désert ; la.

fatalité semble les attirer vers le soleil couchant. Leurs carquois sont brisés, leurs flèches émoussées, :

leurs wigwams sont eu poussière. | Les rives de la Rivière Rouge ne à résonnent plus de leurs chants de mort ; leurs dances guerrières n'effraient plus les visages péles.

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La civilisation a chassé la race rouge, comme l'ouragan poursuit le nuage.

Le Bison a suivi les traces effacées de ses anciens maîtres. La dernière tente sauvage, qui s'est dressée dans les solitudes du Manitoba, a vu les derniers vestiges des pas du buffle, fuyant vers l’ouest ! L'on dirait que sa destinée est liée à celle du farouche chasseur qui l’a si longtemps et si impitoyablement poursuivi. De magnifiques demeures ont remplacé la hutte antique ; la charrue déchire le sein d’une terre que l’antilope seule avait auparavant parcourue.

La vepeur a tout modifié, tout transformé, tout amélioré. La prairie perd ses fleurs naturelles mais se couvre de moissons luxuriantes. Un nouvel Eden semble transporter en. Amérique ! Une trompette retentissante s’est fait entendre ! et à sa voix, le peuple canadien a marché vers ses: destinées qui sont la grandeur, la magnificence, l’ordre, la prospérité

et la paix. C’est que Dieu a besoin de ce peuple, puisque les vieilles nations de l’Europe lui manauent.

Aussi lui faut-il, à tout prix, répondre à cet appel du ciel. Et avec un jeune barde canadien, M. J. B. Caouette, en terminant qu'il nous soit permis de dire à ceux quitiennent,entre leurs maïs, les clefs d’or de nos destinées :

Go D TT re

“ O0 défenseurs de nos droits politiques, *£ Fiers rejetons d’un peuple valeureux, ‘ Vous qui dictez des lois patrictiques,

‘: Soyez bénis ici-bas comme aux cieux !

‘€ Votre travail reste sans récompense :

‘ Le monde, hélus ! est composé d’ingrats..…. ‘ Mais la patrie un bon jour récompense

‘ Les nobles cœurs qui lui prêtent leurs bras.

Si :14 à wi Le

‘4 Faites la guerre au sombre fanatisme—

‘ Ce ver hideux qui ronge tant de cœurs ;

‘ Luttez aussi contre le répotisme

‘6 Qui donne au lâche un titre et des honneurs ! «4 De ses devoirs instruisez la jeunesse

‘4. sp Dieu destine aux luttes à venir,

“* Afin qu'elle aît pour flambeau la sagesse,

# Et pour seul rêve, un honnête avenir.

«€ De vos aïeux pratiquez la devise :

‘6 4 Vivre en héros et mourir en chrétien.

#* Unissez-vous, et que votre âme vise FE ‘ A rendre heureux le peuple Canadien. ”?

+ Décembre 1883.

a besoin | vieilles | inaquent. î | K, Tépon- TABLE DES MATIÈRES, anadien, rminant : VO RER OPA > dire à rs mal 18, p ées . fs AG Biographie de Sir Charles Tupper ef, . — Introduction...

IX; ho | x, , I.—Origine de la famille Tupper. | x ! —Le Général Brock......…,..… 9 {| | > : I[.—La Nouvelle-Ecossé. — Eric- ll grats... Lief.—Les Acadiens. — Hali- | nse fax 00009000 00m topo Dodson oss $ [4 fl urs bras. M . * | IT.—Naissance du Dr Tupper.— Hyttt Son ameur du travail. — Il la étudie la médecine.-Réflexions | jonneurs | sur cette étude.—Burke et Rir il MOOD aie rasene cnbsnatiesteré ee © 19 | ; I r, IV.—L'honorable Joseph Howe et { gesse, É log RéfOPMES sc n 27 il ir. fl V.—Le Dr Tupper dans l'Assem- Il | blée Législative —Elu contre If ion" "160, | M. Howe - Premier discours | Li. PDA ; AD MP is 0

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