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était un peu trop foncée pour la clientèle du journal, il mit une sourdine à son opposition. Nommé député, il apprit, sous le commandement de M. Odilon Barrot, la stratégie parlementaire. Il abordait rarement la tribune, s'attachait de préférence aux questions d'enseignement, et servait souvent d'intermédiaire entre la gauche et le centre gauche. M. Chambolle a été très vif dans la campagne des banquets. Élu à la Constituante par 24,239 voix dans le département de la Mayenne, il fut réélu dans la Seine aux élections complémentaires; il vote avec le parti de la réunion du conseil d'Elat formée des débris de l'ancienne réunion de Poitiers. M. Chambolle est réputé pour un très honnête homme, et il jouit d'une considération générale parmi ses collègues de l'Assemblée.
JULES MARTINET, gérant et rédacteur, est entré au Siècle avec M. Chambolle et en est sorti avec lui. Dans les premiers jours de la fondation de l'Ordre, M. Martinet était chargé de l'administration du journal; il a abandonné celle position pour se livrer au culte du premier Paris et de l'entrefilet. Il a publié de piquantes révélations sur le différend qui partageait, ces jours derniers, Louis Bonaparte et M. le général Changarnier.
GOURAUD, disciple de l'école philosophique
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dont M. Cousin est le maître M. lîouraud soit ment du Siècle où il B'occupaitde politique étrangère. Il fuit le même travail à l'Ordre» < un journaliste de talent qui connaît bien la question extérieure.
ALEXWDKi: I.VVA, avocat, fUl de l'ami des lois et frère d'un homme d'esprit. M. Laya débuta dans la tanière adininistralive. Protégé par Hli. de Hontalivet et Edmond Blanc, il fut nommé trôfl jeune chef de bureau au ministère de l'intérieur. Il donna su di mission sous le ministère du i:i avril pour des motifs étrangers à la politique, et alla voyager en Angleterre. De retour en Fiant e, il travailla à la Revue de législation et fonda un recueil municipal qui ne vécut pas. A la fondation de l'Ordre* il fut appelé au poste de rédacteur en chel de la partie littéraire. Alors eut heu subitement un étrange phénomène ! Du jour au lendemain la vue de M. Laya devint si mauvaise qu'il ne reconnaissait plus, à trois pas, ses anciens amis. Deux ou trois mois après il résigna ses fonctions et son ophthaltnie cessa. Je crois qu'en ce moment M. Laya n'a plus aucune influence à YOrdre, ni ailleurs.; de myope qu'il élait il est devenu presbyte.
IIUUMHA Ti: UOLLE, signataire de la protestation des journalistes en 1830, bibliothécaire à
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riiùtel de ville, feuilletoniste élégant ri spirituel. Il a fait pendant longtemps la critique dramatique au National, qu'il abandonna pour le Constitutionnel. Remplacé à ce dernier journal par M. Lireux, il a transporté ta Y Ordre son style châtié et sa fine critique. M. Rolle a fait longtemps et avec distinction au journal l'Illustration le Courrier de Paris hebdomadaire, qui est encore rédigé en ce moment par un écrivain de talent et de goût, M. Philippe flusoni.
EUGÈNE GUINOT, de Marseille. M. Guinot est peut-être celui de nos écrivains qui sait le mieux tourner la nouvelle. C'est le Scribe du feuilleton. Tous ses échafaudages sont appuyés sur une tète d'épingle. Il a été l'un des collaborateurs de la Revue de Paris, et a publié pendant quelques années, dans le Courrier français, des feuilletons qui pourraient défrayer une douzaine de vaudevillistes. M. Eugène Guinot est vaudevilliste lui-même, et il a obtenu de jolis succès au théâtre sous le pseudonyme de Paul Vermond. C'est lui qui signa pendant douze ans, au Siècle, cette revue de Paris qui réussit presque autant que celle du très spirituel et très paresseux vicomte de Launay, l'inventeur du genre et que personne encore n'a égalé.
On a reproché à M. Guinot de parcourir un peu trop le cercle des mêmes combinaisons dans ses