II. BIOGRAPHIE
DE BOUVILLE, fils de M. le comte de Bouville, ancien député sous la restauration. Il appartient, par sa famille et par ses affections, au parti légitimiste.
Cependant M. de Bouville est complètement dévoué à la politique élyséenne. Est-ce parce qu'il a désespéré de l'avenir de son parti, qu'il a cru à la possibilité d'une nouvelle oligarchie militaire ? Hélas ! César est mort, bien mort ! et ce n'est pas Augustule qui le remplacera.
Avant de prendre la rédaction en chef du Pays, M. de Bouville faisait le coup de feu dans les colonnes de la Patrie. C'est dans le journal de M. Delamarre qu'il a débuté. M. de Bouville n'écrit pas plus mal que certains journalistes blanchis sous le harnais.
SCHILLER, ancien rédacteur de la Patrie où il a également débuté. Peu de détails sur sa vie littéraire qui n'est encore qu'à son aurore.
MEYER, encore un ancien rédacteur de laPatrie. La Patrie est, à ce qu'il paraît, une école de rédaction. On dit que M. Meyer a eu quelques opinions avancées avant de se convertir à la politique
îi PAYS. SOS
.lysrt'nnc. Les détails biographiques manquent.
Nous tacherons d'être plus complets à la trentième édition.
IIEXKY BERTIIOll), de Cambrai, a débuté
en 1829. Le plus célèbre de ses romans s'appelait jadis le Cheveu du Diable. Depuis, le fécond ôcrivain a produit toutes sorte8 de nouvelles, de romans, de contes et de chroniques flamandes. La Flandre appartient à II. Berthoud ; il exploite, depuis une vingtaine d'années, cette mine un peu épuisée. M. Henry Berthoud a longtemps collaboré à la Presse. Il a t'ait, il y a quelques années, un voyage en Afrique d'où il a rapporté quelques récits intéressants et des animaux très curieux. A l'heure qu'il est, M. Berthoud s'occupe de sciences et surtout de sciences naturelles. Il a chez lui une petite ménagerie, des serpents, des lézards, des crapauds et même, assuie-t-on, un tigre... empaillé. Il y a quelques jours, M. Berthoud a abordé la scène des Variétés où il a fait représenter une sorte d'opéra-comique dont la musique, disait-on, était de S. M. le roi de Hollande. Vérification faite, il s'est trouvé que c'était le directeur du théâtre qui avait répandu ce bruit pour faire chambrée, les rois en ce moment s'occupant de toute autre chose que de mettre des ariettes en musique. M. Berthoud est un écrivain très honorable ; il à de quarante-cinq à quarante-six ans.
206 l'événement.