I. HISTOIRE
Le plus ancien des journaux judiciaires ; ses actionnaires ont réalisé d'immenses bénéfices. La Gazette des Tribunaux a été fondée vers les dernières années de la restauration par Darmaing , Fossé, aujourd'hui procureur de la république à Toulouse, Mermilliod, ancien député, Charles Ledru,Cormenin, Dupin aîné, Breton, Raisson, Wollis et les frères Baudoin. Darmaing fut le rédacteur en chef. A sa mort (183G), M. Paillard de Villeneuve rédacteur et principal actionnaire lui succéda.
IL BIOGRAPHIE
PAILLARD DE VILLENEUVE, rédacteur en chef, avocat distingué, auteur d'ouvrages de droit et de jurisprudence. M. Paillard de Villeneuve est
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avocat a la COU! d'appel cl membre du conseil de
l'ordre.
GUILLEHABD, ancien sténographe du A/«saijcr, du Moniteur Parisien et actuellement sténographe de YOrdre. M. Guillemud e>t chargé depuis peu de temps de l'appréciation des séances législatives. Avant lui c'était M. Ulysse Ladel qui faisait cette besogne. Les articles de M. Ulysse Ladel avaient été très remarqués. Ils étaient en ellet remarquablement écrits. M. Ladel a reculé devant la signature.
HORACE RAISSON a collaboré avec Balzac sous le pseudonyme d'Horace de Saint-Aubin. RI. Raissou a publié toute une bibliothèque sous divers pseudonymes. Il a écrit à la Gazette des articles Variétéi très bien faits sur les parlements, les prisons, etc.; on a remarqué de lui une histoire des prévôts de Paris et une histoire des prisons. M. Raisson est un homme de beaucoup d'espril et d'une verve inépuisable ; il a fait partie sous la restauration de la bande joyeuse des viveurs.
BEKTIX , sténographe du journal des Débats et gérant de la Gazette des Tribunaux. M. Berlin a élé, au début de la fondation du Moniteur, l'uu des tachygraphes de celle feuille j il a vu passer,
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du haut de la tribune tachygraphique ou sténographique, comme on voudra l'appeler, les hommes et les choses pendant soixante années; personne ne connaît mieux que lui la véritable histoire révolutionnaire, et s'il voulait écrire ce qu'il sait, il étonnerait bien des gens qui se croient parfaitement informés p;irce qu'ils ont appris par cœur les ouvrages de MM. Tbiers et Mignet. Je ne citerai qu'un fait : M. Berlin me racontait un jour qu'il avait assisté à la fameuse séance où la tête de Féraud fut présentée au bout d'une pique à Boissy d'Anglas; il est bien convenu, historiquement, que Boissy d'Anglas se découvrit devant cette horrible apparition et salua la tête de son collègue ; mais s'il faut ajouter foi au témoignage de M. Bertin , témoin oculaire, Boissy d'Anglas, à l'aspect de la tête de Féraud , se serait tout simplement couvert pour indiquer que la séance était suspendue; cette version est moins héroïque que l'autre, mais on comprend qu'elle doit être la vraie.
Je cite ce fait, j'en pourrais citer quelques autres qui viendraient à l'appui de l'opinion de cet homme d'esprit, qui disait que l'histoire n'est qu'un roman arrangé.
La Gazette des Tribunaux a encore pour rédacteurs des avocats célèbres et des jurisconsultes. AI. de Cormenin a beaucoup écrit à ce journal. La Gazette compte aussi au nombre de ses collaborateurs les greffiers. M. Fournier, greffier de la première chambre de la cour d'appel, fait les comptes
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rendus des audionces. Nous avons signalé M. Puurnier, parce qu'il joint à sa qualité, un peu grave, de greffier, la qualité épicurienne Je membre du Caveau.