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Elle a trois ans d'existence. Le directeur est M. Amédée Jacques, agrégé de philosophie, à qui le ministère vient de retirer la chaire qu'il occupait au lycée Descartes, pour lui faire expier sa liberté de penser.

La Semaine. Directeur, M. Paul Coq, économiste, qu'il ne faut pas confondre avec l'auteur plus connu de Monsieur Dupont, et d'autres œuvres cgriliardes et peu écrites. La Semaine compte au nombre de ses collaborateurs habituels : M. Sarrans jeune, ancien constituant. C'est lui qui fait le Courrier des Salons. M. Alfred Busquet, jeune écrivain d'un grand talent et de beaucoup de style, plus particulièrement chargé des cancans judiciaires. Il signait l'Intimé. M. Fauchery; M. Jules de Saint-Félix, etc., etc.

La Mode (deux fois par mois). Rédacteur en chef, M. le marquis de Papon, un nom nouveau dans la littérature ; MM. de Rovigo, de Grammont, de Coëllogon, de Besseliève, etc., etc.

L'Ami de la Religion , dirigé par M. de Riancey, frère du représentant du peuple, et écrivain d*un grand talent.

Puis il y a aussi la Revue de Législation , le Journal des Économistes, le Journal des Savants, le Correspondant. Puis enfin le Conseiller du Peuple, rédigé par M. de Lamartine. Le Nouveau Monde, rédigé par M. Louis Blanc.

Il y a encore la Chronique de Paris, dirigée par

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M. de Yilmessant ; le Tintamarre; le NoufiAU Joi ioai. , fouilla hebdomadaire purement littéraire; le Courrier de Paris; le CORSKUUI iu.s WàMKLIM | l.i Kiwi. I v i B01 nu i Dl LA In m M ,

rédigai par M. Eugène Veuillot; Le Journal roui ami, dirigé par Philippon, Bans compter les revues des modes, les journaux de médecine, de pharmacie, de droguerie, et même d'épiœrie.

On oomprend que ti cous voulions aller jusqu'au tuf du journalisme, nous arriverions, eu panant par trois ou quatre cents feuilles dont on soupçonne à peine l'existence, jusqu'au journal si connu de MM. les tailleurs.

Autant vaudrait entreprendre les douze travaux d'Hercule.

Quant aux journaux de théâtre, ils sont ré— digés par des feuilletonistes appartenant aux grands journaux et dont nous avons esquissé la biographie.

Restent les offices de correspondances adressées aux journaux des départements.

CORRESPONDANT i:s M I \ls l ÉHIE I.LES.

La plus célèbre est celle de M. Bavas, un très digne homme, qui fournit en outre aux journaux de Paris les correspondances étrangères.

La correspondance du Bulletin Je Paris. — Rédacteurs : Latour-Dumonlin el Léon Vidal. M Léon Vidal était, avant I&48, chel du bureau du départ au ministère de l'intérieur.

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