‹ Biographie, discours, conférences, etc. de L'Hon. Honoré MercierChapitre 28 sur 145 · TOUS UNANIMES LE 16 NOVEMBRE · texte numérisé non relu

TOUS UNANIMES LE 16 NOVEMBRE

J'ai dit tout à l'heure que le 16 novembre nous étions tous, unanimes. Je ne ferai pas à ces messieurs de l'autre côté de la Chambre Tin jure de croire qu'ils n'étaient pas sincèrement avec nous. Je ne ferai pas à l'honorable député de Bagot l'injure de lui dire que, quand il est venu à Saint Hyacinthe, dans mon comté, pour revendiquer notre honneur national, il n'était pas* sincère.

M. Casavant — Oui, monsieur, j'étais sincère.

L'hon. M. Mercier — Je ne ferai pas non plus à mon ami l'honorable député de l'Assomption l'injure de croire qu'il n'était pas sincère lorsqu'il a écrit au conseil de son comté pour approuver les résolutions qui y avaient été adoptées. Un homme qui était sincère, lui, par exemple, c'est le député de Rouville. A une assemblée de son comté, il a déclaré carrément que le gouvernement avait bien fait de pendre Riel. Ça ne me surprend pas de-

le voir aujourd'hui avec le gouvernement, mais ce qui m'étonne, • c'est de le voir s'accorder si bien avec ceux qui ont dénoncé l'exécution !

Quand à l'honorable député de Richelieu, il m'a applaudi à -Sorel quand j'eus l'honneur d'y adresser la parole, au sein d'une vaste assemblée de citoyens respectables et patriotes. Ce jour-là, ses électeurs, venus de toutes les parties de son comté, ont adopté avec une patriotique unanimité les résolutions du Champ de Mars.

M. Leduc — Vous avez oublié que j'étais disparu dans ce temps-là.

L'hon. M. Mercier — Du moment que l'honorable député me -dit qu'il est parti juste avant l'adoption des résolutions, je suis obligé de le croire ; mais je l'ai vu à mes côtés tout le temps. H avait l'air de m'approuver, puisqu'il m'applaudissait et je vous assure que je ne parlais pas contre les résolutions du Champ de Mars.

Maintenant s'il y a un homme qui devait être sincère, c'est l'honorable député de Berthier, lorsqu'en présence du député d'Hochelaga, il est venu approuver les résolutions du Champ de Mars.

M. Robillard — Si l'honorable député de St-Hyacinthe me permet de donner quelques explications, je dirai que je n'ai pas approuvé les résolutions du Champ de Mars, j'ai fait mes réserves et le député d'Hochelaga ne dira pas le contraire.

L'honorable M. Mercier — Voyons ! pourquoi nier un bon mouvement ? Ne reniez donc pas un bon sentiment, gardez -le précieusement, au contraire.

M. Robilliard — Si l'honorable député de St-Hyacinthe veut me le permettre, je demanderai au député d'Hochelaga de dire quelles ont été . . .

L'hon. M. Beaubien — L'assemblée a demandé à l'unanimité à M. Cuthbert et à M. Robillard s'ils étaient prêts -à désapprouver les résolutions du Champ de Mars. J'ai demandé à ces messieurs s'ils les approuvaient et ils ont dit que oui

L'honorable M. Mercier — D'ailleurs, M. le Présidentje vais régler cela en deux mots. Je n'étais pas à l'assemblée, mais j'ai le pro-

l'hon. m. mercier 297

<ïès- verbal de rassemblée et il fait dire de très jolies choses à l!honorable député ; et je n'ai pas vu de lettre par laquelle il ait protesté. Non, il n'a pas protesté.

M. Robillard — Voulez-vous citez ?

L'hon. M. Mercier — Il faudrait pour cela lire deux ou trois colonnes ; mais ce procès verbal a été publié dans tous les journaux, il constate que vous avez parlé en faveur des résolutions et vous n'avez pas démenti la chose. Donc, c'est vrai ! !

Page 1