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8° Jean-Baptiste, baptisé en 1 742$ marié à St-Antoine de Chambly le 8 février 1768, à Madeleine Bousquet.
son Zi vis
Jacques Courtemanche fut baptisé le 12 décembre 1695 à la Pointe aux Trembles de Montréal, et se maria à l’âge de vingtneuf ans, le 21 janvier 1725, à St-Joseph de la Rivière des Prairies, avec dispense de trois bans, obtenue de Mr de Gondalie, Grand Vicaire de Monseigneur l'Evêque de Québec, à Marie Anne Migeon, âgée de 21 ans, fille de Daniel Migeon, Sieur de La Gauchetière par sa grandmère, qui portait le nom de Catherine Gauchet, cousine de Mr Gabriel Souart, ler curé de Montréal. Il était lieutenant, aide major et chevalier de St-Louis ; c'est lui qui a donné son nom à la rue Lagauchetière de Montréal. Il vint s'établir cinq mois après son mariage à St-Antoine sur la Rivière Chambly, sur une terre du bord de l'eau, en bas du village actuel. Cette terre, de 4 arpents sur 40, lui fut concédée, le 15 juin 1725, par le 1er Seigneur, Antoine Pécaudy, Sieur de Contrecœur, arrivé au pays en 1665, officier dans le régiment de Carignan. Cette seigneurie lui avait été concédée par Louis XIV, roi de France, le 29 octobre 1672. Talon, intendant du roi, avait signé l'acte de concession de la seigneurie.
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Cette terre avait été concédée à Jacques Courtemanche à la charge de payer, à perpétuité et annuellement à la St-Michel, un quart de minot de blé froment par chaque arpent de front, et un sou de rente par chaque arpent en superficie. Cette terre fut divisée plus tard entre Louis François Courtemanche et son beau-frère Olivier Durocher, grand père de la fondatrice des Sœurs de Jésus Marie en 1841. Les propriétaires actuels de cette terre sont du côté d'en haut, 2 arpents, à Ferdinand Lachance, et du côté d'en bas, 2 arpents, à Henri Archambault.
Cette terre fut le bien paternel des Courtemanche pendant 140 ans, depuis 1725 jusqu'à 1665, époque de la mort de François Courtemanche, surnommé le croche, parcequ'il était infirme. Le contrat de concession de cette terre est le troisième, fait à St-Antoine.
La 4e acte de concession fut fait par le même seigneur à la même date, 15 juin 1725, de 15 arpents de front sur 40, à Pierre, Jean, Antoine, Jean-Baptiste et Barthélémi, tous Îles cinq, frères de Jacques, leur aîné, aux mêmes conditions que la précédente concession. Ce terrain touchait celui de
Jacques, sur la rivière en montant, et se rendait à peu près à la route en bas du village.
Le jer juin 1739, Jacques Courtemanche prit une autre terre en concession, dans le rang des quarante, au bout de la sienne, encore de 4 arpents sur 30, et le 10 avril 1746, ses frères prirent aussi en concession au bout de leurs terres, dans le rang des quarante, 8 arpents sur 30. L'ancien presbytère en pierre, de St-Antoine a coûté de répartition six francs par arpent en culture, sur le rang de la côte, et trois francs de l’arpent pour les autres rangs.
Antoine Courtemanche, 44 arp. à 6 frs.— 27 frs. Jean 44 arp. de terre faite à 6 frs—27 frs. Jacques, sur la côte 44 arp. à 6 frs—25 livres 10. Jacques, sur 2e rang, 15 arp. à 3 frs.—45 frs.
Ce Jacques Courtemanche mourut à l'âge de 87 ans, et fut inhumé sous le chœur de l'église de St-Antoine le 21 septembre 1781, il était le 1er chantre de la paroisse. Etaient présents à l'inhumation Louis François, Louis, Jean Marie et Jean Baptiste, ses enfants.
Ls. Frs. Courtemanche et 1. Marguerite Durocher ; 2. Charlotte Bouvier.
Du 1er mariage de Louis François Courtemanche avec Marie Marguerite Durocher, sont nés :
1” Geneviève, baptisée le 18 avril 1766 à St-Antoine de Chambly.
2° Réné François, baptisé le 27 septembre 1767 à St-Antoine de Chambly, et inhumé jeune.
3 François Olivier, baptisé à St-Antoine de Chambly, le 12 août 1768. Son parrain a été Olivier Durocher, chirurgien à Varennes ; il fut inhumé à St-Antoine le 23 août 1768.
4 Benjamin, inhumé à St-Antoine, le 21 juin 1770, âgé de 5 mois.
5° Jacques Amable, inhumé à St-Antoine le 7 décembre 1770, âgé d'un mois.
6” Marie Marguerite baptisée à St-Antoine
de Chambly, le 30 novembre 1771, et inhumée le 23 août 1772, âgée de six mois.
7° François Marie, inhumé à St-Antoine, le 25 juin 1773 à l’âge de trois mois.
8° Jean Baptiste Marie, qui fut baptisé sous condition à St-Antoine le 27 février 1774, marié 1. à Marguerite Bourré, 2. à Marguerite Payan dit St-Onge.
9° André Marie, inhumé à St-Antoine le 7 avril 1775 à l'Âge de quinze jours.
Son épouse, (à Louis François Courtemanche) Marguerite Durocher, étant morte à l'âge de 34 ans, fut inhumée dans l’église de St- Antoine, le 24 mars 1775.
Du 2e mariage de Louis François Courtemanche, le 24 février 1780 à St-Ours, avec Charlotte Bouvier, fille de François Bouvier et de Charlotte Duval, sont nés :
1° Antoine, marié à Marthe Dufault à St- Ours, le 3 octobre 1814, mort subitement à l'âge de 70 ans. Revenant des Etats-Unis en voiture, il fut frappé tout-à- coup d'une maladie de cœur, entra dans une maison en disant: Mon nom est Antoine Courtemanche, de St- Antoine, Rivière Chambly, je vais mourir, et il tomba mort à l'instant même.
2 François Marie, baptisé à St-Antoine de Chambly, le 30 juin 1781 et inhumé le 12 août 1781, âgé d’un mois.
3 Marie Thérèse, baptisée à St-Antoine le 3 septembre 1783.
4° Marie Charlotte, mariée à Charles Lachance dit Pepin.
5° François Marie, surnommé plus tard le Croche parcequ'il était infirme, d'un coup de hache qu'il s'était donné sur le genou droit à l’âge de douze ans, baptisé le 9 décembre 1789 à St Antoine, se maria avec Marie Louise Pepin dit Lachance, qu'on appela plus tard Félicité, et eut pour enfants :
1° François Misaël, baptisé à St-Antoine, le 16 août 1810.
2° Marguerite, baptisée à St-Antoine le 18 Juillet 1820, et inhumée le 25 juillet de la même année. |
3° Florence, baptisée à St-Antoine le 31 août 1821, mariée à Louis Gladu. Elle fut la mère du père Louis de Gonzague Gladu, Oblat de Marie Immaculée.
4 François Azarie, baptisé à St-Antoine 16 septembre 1822.
ge Théophile, marié à Emérente Blanchette le 21 juillet 1863.
6° Godfroy, baptisé à St-Antoine le 7 mai
Le 3 novembre 1865, eut lieu dans l'église de St-Antoine la sépulture de François Courtemanche le croche, âgé de 74 ans.
Le 6e enfant de Louis François Courtemanche et de Charlotte Bouvier fut Suzanne, qui resta célibataire et mourut presque subitement à l’âge de 70 ans, le 7 juin 1862.
Louis François Courtemanche fut baptisé au Grand St-Ours, qui se trouvait sur le fleuve St-Laurent, à une lieue et demie en bas de Contrecœur. C'était un Mr Miniac qui y était alors curé ; car à St-Antoine il n'y avait pas de curé résidant, ni chapelle, elle n’y fut bâtie que l'année suivante en 1741. On fut obligé de passer à travers le bois, à cheval, pour aller y faire baptiser l'enfant, à qui l’on donna le nom de Louis François. A l’âge de 18 ans, il assista, avec cinq de ses frères, à la bataille de Carillon, où l’un d’eux fut tué, son nom était Joseph. A cette bataille, 3000 Canadiens luttèrent victorieusement pendant plus de six heures contre 15000 Anglais. Ils
étaient par conséquent 5 contre 1, et’ malgré cela, les Canadiens remportèrent la victoire.
Les Anglais perdirent dans cette journée quatre à cinq mille hommes de leur propre aveu. Les Anglais étaient commandés par Abercromby, et les Canadiens par Montcalm.
Carillon est situé sur les bords du lac Champlain. Le drapeau de Carillon est encore conservé à Québec.
L'année suivante le 12 Septembre 1759, il assista à la 1ere bataille des Plaines d’Abraham, où les Français au nombre de 4000 étaient encore commandés par Montcalm, et les Anglais au nombre de 8000, étaient commandes par Wolfe. Malgré qu'ils furent deux contre un, Montcalm attaque le premier.
Wolfe est tué et ensuite Montcalm. Les Anglais furent victorieux dans cette bataille, ils perdirent 700 hommes. et les Français à peu près 1000. Ceci ne les découragea pas, ils augmentèrent le nombre de leurs soldats, élurent Lévis pour remplacer Montcalm Les Anglais remplacèrent Wolfe par le général Murray. Et étant à peu près en nombre égal, 6000 de chaque côté, ils livrèrent la 24e Bataille des Plaines d'Abraham, où les Fran-
çais furent vainqueurs. Environ 2500 hommes furent tués des deux côtés. Cette bataille se livra le 20 Avril 1760. Et dès le lendemain fut commencé le siège de Québec, auquel assista Louis François Courtemanche, alors âgé de 20 ans, Et il eut un de ses frères de tué au feu de Québec, son nom était Jean Marie. Mais les Canadiens ne recevant pas les secours qu'ils attendaient de France, et-vers le 15 de mai se trouvant enveloppés par la flotte anglaise, et manquant de vivres, ils furent obligés, pour ne pas mourir de faim, de tuer leurs chevaux et d'en manger la chair. Ce que fit Louis François Courtemanche comme les autres. Ensuite Lévis fut obligé de disperser ses troupes dans les campagnes, pour leur subsistance.
Il ne lui restait plus que 3000 hommes pour faire face à 1 7000 de l'artillerie anglaise. Et de plus il n'avait pour ces 3000 hommes des vivres que pour 15 jours, il dut donc poser les armes, et la capitulation fut signée le 8 Septembre 1760. Et lorsque le père Louis François Courtemanche, parvenu à l’âge de 80 ans, racontait cela à ses enfants, le sang bouillonnait encore dans ses veines et il
tremblait de colère au souvenir de la trahison de notre Mère-Patrie ; car il appelait cela une trahison, la cession du Canada à l'Angleterre . par la France, qui aurait pu nous défendre contre l'envahissement de l'Anglais.
A l'âge de 25 ans, Louis François Courtemanche se maria à St-Antoine de Chambly le 25 novembre 1765 à Marie Marguerite Durocher.Il y a parmiles papiers de famille son contrat de mariage fait le 23 novembre 1765 par un notaire de St-Charles, Rivière Chambly, Richard McCarty, Notary public, comme il signe, ce qui prouve qu'il était anglais. Aussi ce contrat est très mal écrit, le français n’y est pas du tout observé, il n’y a pas de ponctuation, il est d'une seule phrase, quoique le contrat renferme quatre pages et soit écrit sur du gros papier raide, jaune et pas rayé. Il nomme les parents qui ont assisté au contrat de mariage. D'une part, le sieur Jacques Courtemanche, habitant de la paroisse de St-Antoine, sur larivière Chambly, père de l'époux, et son épouse Marie-Anne Migeon, les sieurs Jacques, Louis, Jean-Marie et Jean-Baptiste, frères du marié, Marie-Angélique, sa sœur, et sieur Jean Courtemanche, son oncle paternel :
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et de la part de Marie Marguerite Durocher, le sieur Olivier Durocher, son oncle, les sieurs René Amable, et Benjamin Durocher, ses frères, Olivier et Louis, cousins, et Dame Geneviève Marchessault, belle-sœur, comme ayant épousé le sieur Benjamin Durocher, et M. Gervaise, prêtre et curé de St-Antoine, et demoiselle Cécile Gervaise, sa nièce, laquelle fut la grand'mère de sir George Etienne Cartier, ayant épousé Jacques II, et sieur Charles Ferdinand Cursinge, ami, et Dame Marie- Anne Brissette, son épouse, aussi amie, et Jean Gravel, aussi ami, et le sieur Louis Archambault, cousin, tous présents et consentant ont fait les accords et conventions de mariage qui suivent, etc. etc. Cet acte a été fait et passé à St-Antoine en la maison et demeure de la dite Delle Marie Marguerite Durocher, l'an de grâce 1765, après-midi, dans la cinquième année du règne de notre souverain, Georges III, roi de la Grande- Bretagne, le 23 novembre 1765. Le dit futur époux a dit et déclaré ne savoir signer et la future épouse a signé avec les parents et amis susmentionnés, après lecture faite suivant l'ordonnance, etc.
En 1772, Louis François Courtemanche était marguillier en charge de la paroisse de St-Antoine et quand il quitta le banc d'œuvre on voulut le mettre connétable, comme c'était la coutume dans la paroisse. Louis François Courtemanche refusa en disant, que puisqu'on lui avait fait l'honneur de le mettre marguillier, on ne devait pas lui faire le déshonneur de le mettre gardien à la porte de l'église, et cette coutume-là fut abolie dans la paroisse. C'est de son temps qu'a été bâtie en pierre, par corvées et petites cotisations, l’église actuelle de St-Antoine en 1779. Il avait alors 39 ans. Lorsqu'on a placé ce qu'on appelle l'aiguille du clocher de l’église de St-Antoine, le conducteur des travaux s'étant aperçu que les ouvriers l'avaient mal placée se mit à jurer et à sacrer contre eux en disant qu'il fallait au moins dix hommes pour réparer cela. Alors le père Louis François Conrtemanche lui dit : Fäche-toi pas, mon ami,on va arranger ça. 1] monta seul dans le clocher, et remit la pièce de bois à sa place, Mais quand il fut descendu, il se trouva faible et perdit connaissance Et lorsqu'il fut revenu à lui-même, sentant du mal à l'épaule droite, il ouvrit sa chemise et
on remarqua qu'il avait des coutures sur l'épaule, et la peau était coupée et ensanglantée, tellement il avait serré fort la pièce de bois sur son épaule. Aussi il paraît qu'il avait du nerf, le père Louis François Courtemanche. Son fils Jean-Baptiste, racontait qu'un jour, le père Louis François Courtemanche était allé au bois sortir des solles avec un nommé Lagimonière, qui passait pour être l'homme le plus fort de la paroisse de St-Antoine. Comme il y avait cette année-là bien épais de neige, et qu’il était impossible d'aller dans le bois avec des chevaux, ils prirent le parti de sortir leurs solles sur leurs épaules. Quand les arbres furent abattus et ébranchés, le père Courtemanche dit à son compagnon :
Tüens, toi l'es pas ben fort, prends le petit bout, el moi je vas prendre l'autre. Ils sortirent ainsi leurs solles du bois sur leurs épaules. Mais Lagimonière, par orgueil s'était tellement forcé qu'il en mourut au bout de huit Jours d'un effort qu'il avait attrapé. Une autre fois qu'il était allé sortir, du bois, des membres de traînes avec son fils Jean-Baptiste, il lui dit: Z%ens, toi l'es jeune, prends le Petit bout, et son fils, racontant cela, ajoutait :
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Je caracolais derrière mon père, quoique je n'eusse à peine que lequart de la charge. Pourtant c'était un homme que Jean-Baptiste Courtemanche. Une autre fois, racontait encore son fils Jean-Baptiste, qu'il était allé au bois avec lui, chercher chacun une charge de bois en hiver, il leur arriva de verser, ce que le vieux appelait encanter. ÆArréfe, dit-il, on va essayer à ne pas décharger, et il prit la voiture par le bout des bâtons et la remit sur le chemin,
Sur les vieux jours de Louis-François, et ils étaient vieux, ses jours, car il mourut subitement à l'âge avancé de 86 ans, le 5 octobre 1826. Etant devenu un peu troublé, il lui arriva qu'un dimanche, ayant dépassé son banc, qui se trouvait près de la chaire, et qui a appartenu au-delà de 100 ans à la famille Courtemanche, il ne pouvait plus le retrouver. Alors, le père du capitaine Laflèche, du 4ème rang de St-Jude, lequel demeurait lui aussi à St-Antoine, alla le prendre par la main et le mena dans son banc. Après la messe, le pére Louis François Courtemanche voulut voir l’homme qui lui avait fait cette politesse. On le lui amena. Te vous remercie, lui dit-il.
du servie que vous m'avez rendu avant la messe, et je vous souhaite de vous rendre à mn âge, au risque que pareille chose vous arrive et de trouver quelqu'un assez charitable pour vous rendre le même servire.
Devenu encore plus âgé et en enfance, il fut réduit à garder la maison. Il demeurait en chaussons et en chemise dans sa grande salle et son cabinet. Il ne sortait jamais dehors et pour empêcher cela, on avait fait pratiquer dans le mur de sa maison de pierre qu'il avait fait bâtir lui-même, une porte avec des lieux d'aisance en dehors. Un soir d’automne, pendant que François Courtemanche, son fils, qui l'avait à rente, était à veiller dans la cuisine extérieure avec ses hommes engagés, le vieux se trompa de porte probablement et sortit contre son habitude. La fin de la veillée étant arrivée, on ne s’en occupa pas, le croyant couché comme de coutume. Mais vers dix heures, son fils François qu’on appelait le croche. parce qu'il était infirme et boiteux, dit avoir entendu du bruit en dehors de la maison, il crut que c'étaient les animaux du voisin, vu que le vieux, son père, n'avait Jamais coutume de sortir, et le lendemain
matin, M. Louis Lachance, beau-frère de François Courtemanche, comme étant le frère de sa femme, où il était engagé, s'étant levé de grand matin, pour aller chercher aux champs une paire de bê&æufs, pour labourer avec des ruelles, comme «n faisait alors, aperçut, à une certaine distance de la maison, un homme qui se traînait sur les genoux, le long de la clôture et qui se dirigeait du côté de la maison. Il le reconnut et courut annoncer la nouvelle à la maison. On ne le crut pas, on alla voir dans son cabinet, mais le vieux n'y était pas. On prend une couverte et on va plusieurs hommes pour le chercher. Il était sans parole, usé par l'âge et transi par le froid. On le place sur une couverte et on l’apporte à la maison. Le vieux leur fait signe avec la main de le mettre à terre près du poèle. Et il mourut quelques instants après, le 5 octobre 1826, sans avoir eu le temps de recevoir les derniers sacrements de l’église. Il était âgé, lui aussi, comme son père Jacques, de 86 ans. Le Révd. M. Archambault, ex-curé de St- Hugues, raconte avoir servi comme petit enfant de chœur à son service sur le corps, et Florentine Courtemanche, épouse de Louis
Gladu, père de Louis de Gonzague, Oblat, sa petite-fille, comme étant la fille de François Courtemanche, surnommé /e croche, a signé l'acte de sépulture. C'était une des premières familles de St-Antoine. Le père Archambault, ex-curé de St-Hugues, raconte que quand le vieillard mettait son habit militaire et ses souliers français à boucles d'argent, 7e vous assure, ajoutait-il, g#’1/ était respecté.
J. Bte Courtemanche et 1° Marguerite Bourré, 2° Marguerite Payan dit St-Onge.
De ce premier mariage naquirent :
* Marie Françoise, baptisée le 4 Décembre 1798 à St-Antoine de Chambly ; elle se maria à Joseph Bousquet.
2° Pascal, né le 12 mai 1801, lequel s'est noyé le 21 Juin 1820, en se baignant, à St- Antoine, à à l’âge de 19 ans.
3” Marie Sophie Emélie, qui se maria à François Prunier.
4° Mérence Henriette, Net le 14 Juin 1804, mariée avec Carolus Lepage.
5° François Xavier, baptisé à St-Antoine, le 21 mai 1806, marié à une irlandaise aux Etats-Unis.
6° Olivier, baptisé le 27 février 1808, lequel resta garçon, et alla en mission chez les sauvages de l'Ouest, avec son cousin, le Revd. Père Flavien Durocher, Oblat.
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7 Marie Henri Sylvain, baptisé le 23 septembre 1809, lequel resta célibataire lui aussi.
8° Narcisse Isidore, baptisé à St-Antoine le 24 mai 1814; lequel on ignore s'il s'est marié. Line
Lors de l'invasion américaine en 18:12, Jean- Baptiste Courtemanche, agé de 38 ans, fut obligé d'aller en hiver, comme bien d’autres, garder les lignes sur la frontière du Canada, pour empêcher les Américains d'envahir le pays. Alors sa femme et ses enfants, encore jeunes, furent obligés de battre le grain au fleau pour nourrir les animaux en hiver, car il n'y avait pas de moulins à battre à cette époque
Du 2e mariage de Jean-Baptiste Courtemanche avec Marguerite Payan dit St-Onge, sont nés : |
1° Abpolline, née le 13 juillet 1817, laquelle s'est mariée en premières noces avec Michel Collerette, dont elle n'eut qu'un fils, du nom de Michel, né le 4 janvier 1833.
Elle se maria en secondes noces avec Basile Lepire, dont elle eut plusieurs enfants, entr’autres John, agent de billets à Worcester,
Etats-Unis, né le 10 septembre 1840 à St- Jude.
2 Louis, baptisé à St-Antoine le 6 mai 1820,
3 Marie Emérende.
4 Séraphine, mariée à Antoine Lemay dit Poudrier.
5 Francois Azarie, baptisé À St-Antoine le 2 décembre 1822. Dans l'acte de baptême, sa mère est nommée Marguerite Gareau dit St-Onge Il se maria à Emérence Girouard, à St-Antoine, le 23 novembre 1546, et signa l'acte de mariage lui-même. Il alla s'établir à Ste-Hélène de Bagot. Ils eurent ensemble plusieurs enfants, dont voici les noms, Alphonse, marié à Philomène Froment, Misaël, marié à Cordélia Lalime, Dosithée, marié à Rosalie Chabot, et I:xilda, mariée à Zéphire Leclerc.
6° Narcisse, baptisé à St-Antoine le 18 novembre 1823, et marié à St-Jude à Angélique Gosselin.
7 Célina, baptisée à St-Jude en 1827, mariée à Charles Thibault, et morte en 1893 aux Etats-Unis. ,
Jean-Baptiste Courtemanche fut baptisé sous condition le 27 février 1774 à St-Antoine, Rivière Chambly, par Mr Gervaise,
alors curé du lieu. Le parrain a été son oncle Jean Baptiste Courtemanche, et la marraine, sa tante, Dame Marie Anne Monville, femme du sieur Amable Durocher, négociant au dit lieu. Il était fils unique survivant du premier lit, car sa mère mourut environ un an après sa naissance. Comme Jean-
Baptiste Courtemanche, qu'on appelait Bap-
tiste François, parce qu'il était fils de Louis François, était fils unique, seul survivant du premier lit, et riche, son père l' envoya à l'école à St-Ours, où il apprit à lire et à écrire, car il n'y avait pas d'école alors à St-Antoine.
té babe Courtemanche se maria en premières noces à Marguerite Bourré à Contrecœur le 31 juillet 1797, dont il eut plusieurs enfants déjà nommés.
L'épouse première de Jean-Baptiste Courtemanche étant morte, il épousa en secondes noces Marguerite Payan dit St-Onge, baptisée à St-Ours, le 23 mai 1787, fille de Alexis Payan dit St- Ogre et de Marie Cécile Ledoux, du Grand St-Ours, laquelle lui donna aussi plusieurs enfants déjà mentionnés.
À cette époque, vers 1820, il fallair encore se défier des sauvages dans le pays. Il au-
rait fallu tenir la charrue d'une main et l'épée de l’autre. Un jour que Jean-Baptiste Courtemanche revenait seul de son champ. il fut assailli par deux sauvages, qui avaient pris de la boisson, et qui dans ce temps-là ne respiraient que carnage. 11 se défendit seul contre eux deux, jusqu’au moment où l’un d’eux se sentant pressé trop fort, tira une bouteille de
D sa poche et lui en asséna un coup sur la tête.
Alors le père Courtemanche tomba sans connaissance ; et c'est là que ses fils, qui étaient allés à sa recherche, le trouvèrent baignant dans son sang.
GÈME GÉNÉRATION — 1843.
Narcisse Courtemanche et Angélique Gosselin. De ce mariage naquirent :
I Léandre, marié à Hermine Dufault.
2° Adéline, qui fut baptisée à St-Jude un mardi, le 10 juin 1845, par M. Ginguet, alors curé, et à l’âge de 19 ans, elle se maria à Jean Baptiste Allaire , voiturier de St.Barnabé, de qui elle eut huit enfants : Arthur, baptisé à St-Barnabé par le curé, M. Alfred Desnoyers, le 22 juillet 1866, il devint prêtre. Amanda, baptisée le 30 janvier 1868, mariée aux Etats- Unis, à Auguste Provost, boulanger, Côme Damien, baptisé à St-Jude le 27 septembre 1869, encore garcon chez son père, à Worcester, Etats-Unis, exercant le métier de charpentier. Marie-Herminie, baptisée à St-Jude le 16 mai 1871, décédée à Worcester, Etats- Unis, le 25 mars 1887. Marie Azama, baptisée aux Etats-Unis, le 31 mars 1874, mariée
en 1893, aux Etats-Unis à Joseph Rousseau, mécanicien. Alphonse Orphidas, baptisé le 30 octobre 1876 aux Etats-Unis, demeurant actuellement chez son père, à Worcester.
Marie-Aurélie Léa, baptisée à St-Jude, le 21
novembre 1878, actuellement pensionnaire au couvent de St-Ours, par la générosité de son frère Arthur, prêtre et vicaire à St-Denis, Rivière Chambly. Et un autre enfant, mort avant sa naissance, alors que la mère mourut à Westboro, Mass., Etats-Unis, à l’âge de 37 ans, au mois d'octobre 1882. Son corps fut inhumé dans le cimetière de St-Jude.
3 Joseph Israel, qui fut baptisé un lundi, par M. Provençal, alors curé du lieu. Il devint prêtre.
4” Aurélie, qui fut baptisée un dimanche, le 24 décembre 1848, par M. Provençal ; à l'âge de 27 ans, elle se maria à William Wilson, Ect., marchand de St-Jude, de qui elle eut six enfants, dont quatre sont morts. Les survivants sont Alice et William Wilfrid, tous deux baptisés à St Jude.
5° Marie, qui fut baptisée à St-Jude, par un Jésuite, le 1er septembre 1850. Elle demeura fille et alla demeurer au presbytère,
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GP ot 2 à Ge AC bo né 2 2 M à NN NUE D Éd à cb Dh pète de Et a érigée Ga à be he nd a de in a # E e n ne *:
chez son frère, Joseph Israel Courtemanche, curé de West Shefford.
6" Olivier qui ne vécut que deux jours.
Narcisse Courtemanche fut baptisé le jour de sa naissance, à St-Antoine de Chambly, le 18 novembre 1823, par M. Alinotte, alors curé du lieu. Son père, Jean-Baptiste, âgé de cinquante-deux ans, ayant donné l'héritage aux enfants du premier lit, se donna à rente à St-Antoine, à un nommé Firmin Perrin qui eut ses deux terres, celle du bord de l'eau et celle des quarante. Il vint s'établir vers 1825 à St-Jude qui venait d'être érigé en paroisse en 1822, et se fixa sur la rivière Salvail du côté nord, pour y vivre du revenu de sa rente. Narcisse Courtemanche n'avait que deux ans lorsqu'il s’est rendu avec son père à St-Jude, là où il a toujours demeuré depuis. Parvenu à l’âge de 18 ans, il s’acheta une terre de 3 arpents de large sur 3° de haut, au sud de la rivière Salvail, à environ douze arpents en haut de la chapelle.
Voici l'histoire de cette terre qui appartient maintenant à Léandre Courtemanche.
1 Le 4 mai 1801, elle fut concédée par Charles Roch, de St-Ours, à Antoine Lemay
dit Poudrier, père. Le procès-verbal de bornage la désignait comme ceci: No. 4, à l'est de la rivière Salvail, en haut du pont et de la chapelle. Ce procès-verbal est signé par Benjamin Cherrier, Dép.-Arp.
2° Le 18 février 1829, vente judiciaire par Dme Marie Josette Brissette, veuve d'Antoine Lemay, dit Poudrier, père, à Prosper Cloutier pour la somme de 38 francs. Cet acte de vente est signé par Charles Bazin, N. P.
3° Le 24 mars 1830, cette terre fut vendue par Prosper Cloutier à Olivier Courtemanche qui la paya 300 francs. L'acte est encore signé par Charles Bazin, N. P.
4° Le 10 mars 1831, elle fut vendue par Olivier Courtemanche à Sylvain, son frère pour le prix de 2oofrancs. C'est P. Bertrand, N. P. qui en fit l'acte.
5° Le 10 janvier 1842, Narcisse Courtemanche achète la terre de Sylvain, son frère du premier lit, il': paye 500 francs avec les arrérages, ce qui {a fait monter à 700 francs. Le contrat fut passé par P. Mathieu, N. P.
6° Vers le 18 mars, 1882, Narcisse Courtemanche vendit sa terre à son fils Léandre, pour la somme de $3,000. Le contrat fut
signé par le notaire François Lessard, de St- Jude. Narcisse Courtemanche se maria, à l'âge de 19 ans, à Angélique Gosselin, dont le père Amable Gosselin, et la mère Catherine Dupré demeuraient au 4e rang de St- Jude. Quelque temps après son mariage, il alla s'établir sur sa propriété qui était en bois debout, nettoyant un petit morceau de terre pour y ériger une maison en bois de vingt pieds carrés. Quelques années après, son père, qu'on appelait Baptiste François, parce qu'il était fils de Louis François, se donna à rente à lui, et ils demeurèrent ensemble.
C'est de concert qu'ils travaillèrent à ouvrir la terre que possède maintenant Léandre Courtemanche. Ceci rappelle un petit incident qui fut raconté souvent par le fils Narcisse Courtemanche. Lorsqu'ils travaillaient ensemble à la terre, et qu'ils avaient quelques souches bien pesantes à arracher, quanä le père Jean-Baptiste, alors âgé de 75 ans, se reprenait avec son levier, le fils Narcisse lui disait : Dépéchez-vous, ça m'écrase, et quand le fils se reprenait, son père lui disait: Prends ton temps, je suis bien accoté. Pourtant que Narcisse Courtemanche est un homme hors
du commun, d'une taille démesurée, six pieds et un pouce et demi de grandeur et pesant 250 livres. Lui aussi, Narcisse Courtemanche était bien fort. Un jour que le père Joseph Trichon, boulanger du village de St- Jude, était venu acheter chez lui un quart de fleur, pendant qu'il plaçait sa voiture près du hangar pour charger son quart de fleur, Narcisse Courtemanche seul prend le quart et l'embarque dans la charrette à poches, en passant pardessus les héridelles. Alors, le père Trichon lui dit: Æcoute donc Narcisse, c'est pas un quart vide que je suis venu acheter. — Il n'est pas vide non plus, soulevez-le. 1] embarque dans la voiture et s'apercevant que le quart était bien plein, il lui dit: Mais l'es ben fort ! — Pas absolument, lui répond Narcisse, ça ne tèse que 200 livres.
Son père, Jean-Baptiste Courtemanche, possédait des reins extrêmement forts. Une fois il avait gagé qu'il couperait deux arpents de blé à la faucille, dans sa journée entre deux soleils et il a gagné sa gageure. Même parvenu à l’âge de quatre-vingts ans, il aimait à répéter qu'il avait bûché encore quatre: vingt
cordes de bois dans son année. Arrivé à
l’âge de 88 ans et quelques mois, le 20 Décembre au matin, de l'année 1861, ilappela son fils Narcisse pour l'aider à se lever et lui dit:
c'est drôle, je ne suis pas malade et je suis faible, je suis parvenu à l'âge de mon grand-père F'acques et de mon père Louis-Fransçois, 88 ans, Je crois que je vas mourir. Et il disait vrai. Sur le soir de la même journée, le 20 décembre 1861, une faiblesse le prit: on courut chercher le curé, le Révd. Charles-Edouard Fortin, qui l'administra, et il mourut aussitôt après, sans douleur ni maladie. Aussi il n'avait jamais été malade de sa vie. Il ne connaissait pas ce que c'était que la maladie. Son fils Narcisse en tient ; lui aussi, à venir jusqu'à aujourd'hui, ce Ier septembre 1893, il n'a jamais eu une heure de maladie. Le père Jean Baptiste Courtemanche fut enterré dans le cimetière de St-Jude, et quatorze ans plus tard, son épouse Marguerite Payan dit St- Onge, étant morte, elle aussi à l'âge de 88 ans, sans maladie, elle non plus, si ce n'est un petit rhume, elle fut administrée par le Révd. Edmond Lessard, alors vicaire à St-Jude, et fut enterrée près de son mari, au mois de mars 1875, et vers 1880,
leur petit-fils, le Révd. Joseph-Israel Courtemanche, alors curé de West Shefford, a fait élever sur leur tombeau, à ses frais, un monument en marbre du prix de $ 12.00, le premier en ce genre qui ait été posé dans l’ancien cimetière de St-Jude, en reconnaissance de l'amour qu'ils lui avaient toujours témoigné tous les deux.
Au mois de février 1858, Narcisse Courtemanche fut élu conseiller de la paroisse de St-Jude, charge qu'il a exercée durant six années, et durant la dernière, il fut élu maire de la paroisse. Il fut aussi juge de paix, durant bien des années, commissaire de la petite cour, président des syndics pour la réparation de l'église de St-Jude et la construction du presbytère en briques, à deux étages, commissaire d'écoles, et en l’année 1875 il fut élu marguillier. Enfin, il passa par toutes les charges de la paroisse.
À l'âge de 58 ans, en 1882, ayant vendu une de ses terres, celle de Salvail, à son fils, Léandre Courtemanche, il alla demeurer au village, dans la maison de son gendre, Jean- Baptiste Allaire, qui partait pour les Etats-
Unis, vivant de l'intérêt de son argent, lorsque deux ans après, le 3 novembre 1884, qui était le jour des morts, cette année-là, la mort vint lui enlever son épouse, Angélique Gosselin, qui mourut d'une attaque de maladie de cœur après une heure seulement de maladie, au presbytère de St-Louis de Bonsecours où elle se trouvait en promenade chez son fils, le Révd Joseph-Israel Courtemanche, curé de la paroisse qui lui administra les derniers sacrements. Âlors, Narcisse cessa de tenir maison et alla se mettre en pension chez son fils Léandre, dans son ancienne maison de brique qu'il avait bâtie lui-même en 1857, et sur son ancienne terre de Salvail qu'il avait défrichée lui-même. Et depuis l'automne 1889, il demeure au presbytère de St-Roch de Richelieu, chez son fils, Joseph-Israel Courtemanche qui y est curé, là où :l vient de mourir le 13 juin 1895 à cinq heures du matin, après une maladie d'environ six mois, causée par le diabète, et soufferte avec résignation, ayant reçu tous les derniers sacrements de l'église, par le ministère de son fils, Joseph Israël Courtemanche, curé de la pa-
roisse de St-Roch. Son corps fut inhumé à St-Judes, paroisse où il a toujours demeuré excepté ces six dernières années. Ze...
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Léandre Courtemanche et Hermine Du- ‘fault.
De ce mariage sont nés :
1 Emma, mariée à Ferrier Lemieux, de St- Jude.
2° Herminie.
Alphonsine.
* Rose- Alma.
Marie-Louise.
Léopold.
Joseph
Marie-Anne, décédée à deux ans.
9° Une autre en :ore Marie-Anne.
10° Emile, décédé à deux ans.
11 Eugénie.
Léandre Courtemanche fut baptisé à St- Jude, un dimanche, le 26 novembre 1843, par M. Ginguet, curé, et à l'âge d'environ 26 ans, il devint maître-chantre de l'église de St-Jude,
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charge qu'il occupe encore aujourd'hui, A l’âge de 27 ans, il se maria à Hermine Dufault de qui il eut plusieurs enfants déja nommés. En 1885, il fut élu conseiller de la paroisse de St-Jude.