Nicolas FUsgin, de Lux
embourg, de Tordre des frères prêcheurs, ayant achevé la construction de la porte
a construit le nouveau monastère près de rouge ') il en fut nommé gouverneur. Il a
l'église de St. Michel dans sa Tille natale, été surnommé la Colonne de l'Eglise ca-
62. Vincent Franck, de Vianden, ca- tholique et a introduit dans celle de Copucin, fondateur de monastères de son logne l'usage du chant noté, ordre à Francfort et à Ascbaflenbourg, hors 67. (1636.) Adolphe , comte de Salm, des aumônes qu'il avait quétées, mourut est né à Luxembourg. Il fut doyen de à Neuerbourg non loin de son endroit na- Strasbourg, gouverneur de Tabern en Altaï et y a été inhumé. sace, un soutien de l'Eglise catholique
61. (1632.) Jean Mercurianus ou de contre la profession de foi dite de Stras-
Marcourt, neveu du Révérend Père Evrard bourg et protecteur du collège comme du
par le frère de ce dernier, fut Jésuite séminaire de Molshcim. Ayant été un jour
comme celui-ci et Docteur en Théologie, fait prisonnier par les Suédois il dit —
D'abord confesseur de Charles, archiduc en faisant allusion à son nom Salm saumon
d'Autriche qu'il accompagna pendant son en français — qu'il préférerait se voir
voyage en Espagne , il devint plus tard couper en tranches comme le saumon que
confesseur, professeur et prédicateur de l'on sert à table plutôt que d'abandonner
Son Altesse Sérénissime l'archiduc Léopold- son Dieu et son Empereur.
Guillaume, aujourd'hui gouverneur des 68. (1636.) Henri Warnach, d'EIsch-
Provinces Belgiques, jusqu'à son décès qui rodt , curé de Hachy et doyen d'Arlon,
fut principalement causé par une ambassade fonda deux bourses au séminaire de Lux-
dont Ferdinand 11 l'avait chargé vers La- embourg. Parl't ffet des guerres ces bourses
dislas, roi de Pologne. Il est mort à ont été réduites à une seule.
Vienne. 69. (1636.) Henri Gauderius , de Ster-
64. (1633.) Persée, de Cronen- penich, village près d'Arlon, licencié
bourg dans le Duché de Luxembourg, fut en Théologie , devint curé à Kcerich où
Docteur en Théologie, Doyen de Miselhach il reconstruisit pour ainsi dire à ses propres
en Autriche, chanoine des cathédrales frais l'église paroissiale. Il passa ensuite
d'Olmutz et de Vratisclaw. à la cure de Sterpenich, son endroit nataty
65. (1633.) Guillaume de Metzenhausen, et institua le séminaire du collège de Luxseigneur de Linster, a été doyen delà embourg son héritier pour une somme cathédrale de Trêves. qui serait montée à dix mille écus d'or
66. (1634.) François-Ernest , comte de si la paix avait permis de les récupérer. Créhange et de Pittanye, est né à Luxem- Cependant on a encore obtenu un capital bourg même, dans l'hôtel de sa famille suffisant pour l'entretien de deux boursiers, dont l'emplacement est de nos jours incor- Il a fondé en outre à Sterpenich une école poré au collège des Jésuites. 11 fut cha- et un autel devant lequel il a été inhumé, noine des cathédrales de Mayence et de 70. (1636.) Pierre Penninge r , de Dic- Strasbourg , a été employé à un grand kirch , curé à Brandeubourg, a fondé près nombre d'ambassades ainsi que de diètes du séminaire de Luxembourg et en l'bonimpériales, et pendant quelque temps vice- neur de la Sainte-Trinité trois bourses qui évéque et vice-prince de Strasbourg, di- par les calamités de la guerre ont été régnités qui lui avaient fait contracter des duites à une seule.
dettes considérables. L'ordre des Jésuites 71. (1636.) Jacques d'Emblèce, ainsi
') Nom ne pouvons pa* garantir l'exactitude de la traduction que non» proposons ponr celte phrase
qui semble ne pouvoir recevoir «on icni réel que d'une particularité locale. Voici dn reste le teste latin: • 8o«ietas confecit aditnm Robiacum cujaa il le gnberaator. • Le mot Rubiacum est-il un nom propre qui se traduira par Roubaix, ville et famille connues, on bien doit-on déduire sa signification du subs tau ti f IV tiliia , garaaeet — Noua avons aussi rendu le mot Snciitas dn texte par: Ordre des Jésuites: ce sens peut également n'être pas strictement le véritable, celui qne l'antenr a voulu lui donner.
nommé du village homonyme dans le comté de Salin , fut curé à Berg sur la Moselle. Il a institué le séminaire son héritier, sur les conseils des frères Eustache et Jean de Wiltbeim , auxquels il avait d'ailleurs légué tout son avoir.
72. Jean — l'exemplaire de la Bibliothèque de Trêves écrit Jean-Guillaume — de Wiltheim, de Luxembourg, Jésuite.
Après son retour d'une mission en Chine où il avait demandé à être envoyé après avoir d'abord enseigné la philosophie à Fribourg en Brisgaw , il devint le premier professeur de Théologie morale au collège de la compagnie de Jésus dans sa ville natale. Il a écrit sous le titre de: Diane d'Ardenne , l'histoire du Pays de Luxembourg, principalement pendant la période romaine.
73 Beriart , de Thionville , fut
abbé de Gran dans l'Autriche inférieure, sur les confins de la Bohème.
74. (1636.) Paul d'Aldringen, de Luxembourg, Docteur en Théologie, évêque de Tripolis , suffragant de Strasbourg. Devenu comte par le décès du comte d'Aldriogen son frère dont il fut l'héritier, il dota en mourant toutes les églises de Luxembourg d'ornements précieux.
75. (1636.) Henri Philippi, né à ou près de Jamoigne dans le Duché de Luxembourg , Jésuite, Docteur en Théologie, fut confesseur de l'empereur Ferdinand III comme son professeur dès l'enfance et jusqu'à son élection en qualité de Roi des Romains. Il est mort à Ratisbonne, en 1636, peu après ce dernier événement.
76. (1645.) Henri Latnormanni ou de Lamorménil , Jésuite, frère de Guillaume, fonda la bourse Lamormanni au séminaire de Luxembourg hors des deniers fournis à sa prière par Jean Putz d'Adlerslhurm, conseiller de l'Empereur. Il est mort à Vienne en Autriche.
77. (16*6.) Guillaume Germé, dit de Lamorménil, ainsi nommé de son village natal au comté de Montaigu dans l'Ardenne luxembourgeoise, Jésuite, Docteur en Théologie , confesseur de l'empereur Fer-
dinand II jusqu'au décès de ce prince dont il a écrit la vie; ensuite provincial en Autriche. Il a été le plus grand homme que la compagnie de Jésus ait possédé et fonda à Vienne une maison professe de soa ordre , construisit dans la même ville un collège et une église , ainsi que le noviciat de Ste. Anne ; érigea F uni ver si té de Tyrnaw en Hongrie, obtint celle dite Caroline à Prague pour sa compagnie et y annexa également une maison professe ; il constitua les collèges de Kremse, d'Iglaw, de Znaim ainsi que d'autres institutions du même genre. 11 fut eufin un des principaux promoteurs du séminaire de Luxembourg et mourut à Vienne en Autriche. Sa vie devrait être écrite et répandue dans le monde entier.
78. (1644.) Dominique Venl$chy de Luxembourg, entra dans l'ordre de St.
François de la stricte observance. A cause de l'exquise pureté de sa vie religieuse et de ses vertus exemplaires il fut continué pendant quarante ans commissaire et visiteur des monastères de Clarisses dans la province gallo-belgique. Il agrandit de beaucoup les bâtiments du couvent de cet ordre à Lille et mourut à Mons dans le Hainaut.
79. (1645.) Bernard Binsfeld, de Luxembourg , licencié en Théologie , chanoine de St. Cunibert à Cologne et père spirituel du Grand-Nazareth dans la même ville, y est mort en odeur de sainteté.
80. (1647.) J. Bwrchard de Schaumbourg, de Luxembourg, de l'ordre des Joanniles et chevalier de Malte, fut commandeur à Basle et grand-prieur de la Hongrie.
81. (1648.) Charte* de Manifelt, de Luxembourg , était fils naturel de Pierre- Ernest, Prince et Comte de Mansfelt, gouverneur de Luxembourg. Il fut Docteur en Théologie, Doyen, d'abord à Yvois ensuite à Sto Gudule de Bruxelles, ainsi que chapelain des Sérénissimes Archiducs ainsi que du Roi, aumônier et vicaire-général de l'armée d'Espagne dans les Pays-Bas et finalement le premier
eoœme le principal fondateur des Dames de la Congrégation de la Vierge Marie à Luxembourg , auxquelles il céda l'hospice dit de Mansfelt qui était sa propriété. Il ae rendit célèbre par ses ouvrages et fut un modèle de la rie cléricale sur la digoité de laquelle il a beaucoup écrit. Il est mort à Bruxelles , au moment même où il Tenait d'être nommé prévôt de St. Donat à Bruges en Flandre.
82. (1646.) Pierre-Ernest Corff, de Wiltingen, ministre ou supérieur des religieux Trioitaires pour la Rédemption des Captifs à Viaoden , dont par sa piété il a procuré la réforme tant sous le rapport de la discipline que sous celui du culte extérieur. Il a ajouté à leur église et à grands frais un beau chœur dans lequel il plaça un autel gracieux au-devant duquel il a été inhumé.
83. (1648.) Gilles Scouville, de Marche, Jésuite, a procuré à son ordre une résidence dans sa ville natale.
84. (1651.) Gaspard Blanchart, de Luxembourg , se 6t recevoir affilié laïc dans Tordre des Jésuites, sur une prédiction qui lui en avait été faite de Majorque par le bienheureux frère Rodrigue*, portier de notre collège en ladite ville. 11 institua et fonda presque à lui seul la fameuse procession qui se fait annuellement dans l'église de notre prieuré d'Useldange , le jour de la Visitation de la bienheureuse Vierge Marie.
85. (1652.) Mathias Beckerich, vicaire perpétuel d'Useldange et curé de Sacul, fut le principal promoteur de la dévotion dont il a été parlé à l'article précédent, conséquemnent le collaborateur de Gaspard Blanchart.
86. (1648.) Balthasor Gwliermi, autrement dit Boningen, natif de Thionville, était prévôt mitré de Rettel lorsqu'il se fit Jésuite dans l'Autriche supérieure. Il était Docteur en droit civil et canon. Confesseur de la veuve de Bethlem Gabor il fut envoyé de Vieone pour accompagner cette dame a son retour en Transylvanie.
87. (1654.) Marc, comte a"Aldringett, de Luxembourg, frère de Paul, étuR Doc-
teur en Théologie et chanoine secondaire de Salzbourg lorsqu'il fut sacré évéque de Ségovie en Styrie et prince du Saint-Empire Romain. Il fut également frère de Jean, comte d'Aldringen, général-en-chef de l'armée impériale et son héritier. Il était l'aîné d'une famille bourgeoise de Luxembourg et mourut agrégé à la Compagnie de Jésus.
88. Hubert Ventsch, de Luxembourg, neveu de Dominique qui précède, par le frère de celui-ci , entra comme lui dans l'ordre de St. François et fut le fondateur du monastère de Sierck.
89. (1654.) Jacques Broc quart , de Thionville, Jésuite, fut curateur de la chapelle miraculeuse de la Bienheureuse Vierge Marie, Consolatrice des affligés — près de Luxembourg.
90. (1654.) Damien de Metternich, seigneur de Bourscheid dans le Luxembourg, fut doyen de la cathédrale de Trêves.
91. (1654.) Georges d'Eyschen, d'Arlon, fut anobli par Ferdinand II et nommé par François prince de Lorraine et évéque de Vcrd un, chanoine de la cathédrale de Cologne. 11 était licencié en Théologie et fonda trois bourses au collège dit Montanum à Cologne, ainsi que la chapelle du St. Rosaire à Arlon son endroit natal. Il introduisit sous le patronage des Jésuites les Pères Oratoriens à Cologne et il est actuellement encore occupé à construire un monastère pour les Pères Franciscains à Zons. 11 a eu enfin l'intention d'établir à Arlon trois écoles primaires.
92. (1654.) Agrèce de Reckingen, né au village du même nom dans la seigneurie d'Useldange , abbé du monastère impérial de St. Maximin près de Trêves, n'obtint sa confirmation qu'après 27 ans d'opposition contre son élection de la part de l'archevêque Philippe-Christophe. Il a été béni à Cologne par le nonce apostolique lui-même, et donna aux Jésuites mille florins de Brabant pour acquérir une maison dans la ville de Thionville dont il est curé-né.