‹ Biographie luxembourgeoise: histoire des hommes distingues ..., Volume 2Chapitre 37 sur 61 · Robert, comte de Virne · texte numérisé non relu

Robert, comte de Virne

bourg, vassal du Luxembourg, fut gouverneur de ce pays.

137. (1470.) Antoine, dit Le Breton, von Britannien, gentilhomme originaire du pays de Luxembourg, est loué par Coinmines, livre I, chapitre 4, pour s'être efforcé de servir Charles-le-téméraire un jour où ce prince courait vers une perte certaine.

138. (1490.) Bernard, marquis de Baden, seigneur de Rodemacher et d'Useldange, fils de Christophe, gouverneur et seigneur engagiste du Duché de Luxembourg, succéda au gouvernement de son père. Sous son administration les Français, disent les auteurs 4 n'osèreut pas même tenter d'attaquer le Luxembourg.

139. (1569.) Philibert, marquis de Baden, fils de Bernard et de Françoise de Luxembourg, comtesse de Roussy, amena cinq mille chevaux allemands au secours du roi de France contre les Huguenots. Il périt à la bataille de Moncon* tour.

— ita —

140. Bernard de Schawwenbourg, seigneur de Berward, etc., né à Luxembourg, colonel d'an régiment allemand enHongrie, prévôt de Thionville.

141. Christophe de Schauwenbourg , vice-gouverneur du Duché de Luxembourg et justicier des nobles, était frère du précédent.

142. (1556.) Charles-Quint, empereur, bien que né à Gand fut au baptême dénommé Duc de Luxembourg. Il porta ce titre pendant quelque temps.

143. (1604.) Pierre-Ernest de Mansfelt, prince et comte* bien que né étranger a été en quelque sorte naturalisé luxembourgeois parce qu'il a été gouverneur de ce Duché pendant cinquante-neuf ans.

Il fut le témoin et le coopérateur de presque toutes les victoires d'Alexandre Farnèse, prince de Parme. Mais ce qui lui acquit le plus de gloire ce fut la victoire de Moncontour dont le succès lui fut attribué, même par le roi de France. Il est mort à Luxembourg en 1604 et a été inhumé dans une chapelle qu'il avait fait construire, sous un mausolée digne d'un roi. Il avait fait bâtir dans le faubourg de cette ville des jardins dont l'élégance ne le cédait pas h une résidence souveraine.

144. (1594.) Charles, prince et comte de Mans felt, né h Luxembourg, fils de Pierre-Ernest, fut d'abord général d'artillerie au service du roi d'Espagne dans les provinces belgiques ; puis créé généralen-chef de Tannée impériale par Rodolphe II, et envoyé en Hongrie contre l'armée musulmane sur laquelle il remporta à Sfrigonie une bataille des plus sanglantes comme des plus célèbres et qui eut pour résultat la prise de cette ville. Il est mort trois jours après et son corps, rapporté à Luxembourg, fut inhumé dans le caveau de sa famille.

145. (1520— L'exemplaire de Trêves écrit 1580 — ) Jean, Baron de Brandenr bourg, seigneur de Meysembourg, Lagrange, Fontois ; Mestre-de-camp de l'armée impériale en Hongrie, a été inhumé dans l'église du monastère du Saint-Esprit à Luxembourg.

146. (1587.) Octavien, Comte de Mansfelt, fils puiné de Pierre-Ernest, est né à Luxembourg. II périt en combattant avec courage à l'attaque de Crevecœur près de Nimègue. Il repose à côté de son père.

147. (1596.) Marc Bissen, né dans la basse-ville de Luxembourg nommée Paffenthal , était fils d'un très humble bourgeois. Ayant pris service à l'armée il fut d'abord garçon d'écurie en Hongrie et parvint successivement jusqu'aux fonctions de gouverneur de la petite Ratisbonne nommée La Cour, pour le duc de Bavière.

148. Don François de Verdugo , i bien qu'originaire d'Espagne, devint luxembourgeois par son mariage avec une fille naturelle de Mansfelt, laquelle résidait à Luxembourg. Il fut gouverneur de la Frise et mourut pendant qu'il aidait le prince de Parme à reconquérir les provinces belgiques. Il a été inhumé à côté de son épouse, à Luxembourg dans l'abbaye du St. Esprit. Son fils naturel fut enterré près de lui.

149. Don Guillaume Verdugo — dit aussi et très souvent Don Guilermo — , de Luxembourg, fut nommé par le roi d'Espagne général en chef de son armée et gouverneur du Palatinat, en récompense des services qu'il avait rendus à la bataille de Prague où il avait commandé l'avant-garde et où le prince palatin avait été complètement défait. Il se- rendit, recommandable par le superbe mausolée qu'il éleva à son père dans l'église du monastère du Saint-Esprit à Luxembourg.

150. Otton-Henri, comte de Schœnberg, seigneur de Bertrange , Messancy, Bollé, etc., naquit à Luxembourg, devint généralen-chef d'artillerie pour la ligue Catholique et commanda un corps de mille cuirassiers sous Tilly , ii toutes les victoires duquel il prit part et qui n'aurait pas combattu sans lui. Mortellement blessé à la bataille de Leipsic il obtint avant de mourir l'absolution générale de tous ses péchés , par l'effet d'une grâce spéciale de la Bienheureuse Vierge Marie dont l'image se trouvait peinte sur les étendards de toutes les compagnies de son régiment.

151. Jean, comte d'Aldringen, fils d'un bourgeois de Luxembourg habitant dans la basse-ville nommée Grund, fut d'abord commis à la secrétairerie luxembourgeoise et parvint par ses excellentes qualités militaires jusqu'au grade de général-en-chef de l'armée impériale après la prise de Friedland à laquelle il avait pris la part la plus active. Il périt près de Landshut et fut inhumé à Passau. Il a légué mille écus d'empire à l'abbaye de Munster à Luxembourg.

152. (1636.) S aient in, comte de Salm, né à Luxembourg, fut capitaine à l'armée de Philippe IV, roi d'Espagne. Ses habiles manœuvres procurèrent la victoire de Nœrdlingen, pour Ferdinand cardinal-infant. Cette bataille fut livrée la veille de sa mort.

153. (1636.) Nicolas Nidrum, fils d'un justicier de Salm, fut d'abord commis au greffe de Luxembourg, puis capitaine et enfin gouverneur de Ratisbonne pour Ferdinand II.

154. (1637.) Nicolas Bonhem, de Mailing près de Thionvillc. A la bataille de Prague il remplaça comme lieutenant-capitaine le comte d'Anhall qui était capitaine en litre et commandant de la garde du corps de Ferdinand II dont il ne quitta pas les côtés. Il est mort à Vienne.

155. (1646.) Jean, premier comte de Wiltz, fils d'un autre Jean , seigneur du dit Wiltz et gouverneur de Thionville, fut d'abord capitaine au régiment de son oncle Bayer de Boppart en Hongrie. Il succéda ensuite h son père en qualité de gouverneur de la ville de Thionville qu'il sut conserver contre les efforts de la France aussi longtemps qu'il y commanda. Il fut ensuite nommé gouverneur du Duché de Limbourg et mourut à Viset. Son cœur a été rapporté à Thionville et inhumé chez les capucins qu'il y avait fondés , tandis que son corps repose aux Âugustins à Bruxelles.

156. (1635.) Alexandre de Sibrich, seigneur de Distroff et de Roussy, capitaine luxembourgeois d'une compagnie

haute-allemande, pour le roi d'Espagne et gouverneur de la ville de Itheinsberg qu'il défendit courageusement jusqu'à l'extrémité.

157. (1647.) Jean Beck, créé baron de Bcck par l'empereur Ferdinand II, était fils d'un bourgeois de Luxembourg et naquit dans la basse-ville nommée Grund, pendant la même semaine que Jean, comte d'AIdringen : 11 fut baptisé dans la même église que ce dernier et eut le même parrain. Comme celui-ci encore il fut d'abord messager à cheval et prit ensuite du service militaire. Montant de grade en grade, il devint capitaine puis et successivement lieutenant-général de l'armée impériale en deçà du Rhin et enfin général-en-chef de celle de l'Espagne en Belgique. En récompense pour la reprise d'Aire il fut nommé gouverneur de sa province natale.

Grièvement blessé à la bataille de Lens et fait prisonnier par les Français parce qu'il n'avait pas voulu fuir à pied, il est mort à Arras des suites de sa blessure. Son corps a été ramené à Luxembourg et déposé dans le caveau que sa veuve, Catherine van der Capelle lui avait fait construire dans l'église des Franciscains sous une chapelle qu'elle y a fait élever. Pendant sa vie il s'en était fait disposer un autre dans — peut-être la chapelle; il y a une lacune dans le manuscrit — de son domaine de Beaufort. L'Empire d'Allemagne entier, de même que l'Espagne pleurèrent sa perte.

158. Guillaume, marquis de Baden, se considérait comme luxembourgeois parce que ses aïeux l'avaient été et parce qu'il avait été élevé a Useldange. 11 conduisit dans le Palatinat cinq cents chevaux sous le marquis de Spinola, et après avoir récupéré le marquisat de Baden il fonda un collège de Jésuites à Baden même et en commença un autre à Creutznach, ville du comté de Sponheim qui lui appartenait pour deux cinquièmes. Il fut aussi juge à la Chambre impériale de Spire.

159. Herman Fortuné, marquis de Baden, frère de Guillaume qui précède,

seigneur de Rodemacher et d'Useldange, leva h ses frais un régiment de cuirassiers pour le service de l'empereur et assista à la sanglante bataille de Brissac en Alsace, sons les ordres des ducs de Feria et de Lorraine pour lequel dernier il avait engagé un second régiment. II commanda enfin pendant quelque temps en chef l'armée de ce dernier.

160. (1653.) Théodore d'Allamont, seigneur de Brandeville, justicier des nobles du Duché de Luxembourg et grand-prévôt d'Ardennc , assista sous les ordres du comte de Boucquoy à la bataille de Prague et à la retraite du pont de Vienne contre Gabor Bethlem. Bloqué enfin sur le Danube il se défendit dans cette position pendant six semaines et jusqu'à l'arrivée de Boucquoy qui le dégagea. En 16S3 Philippe IV, roi d'Espagne , le créa comte de Brandeville.

161. (1631.) • • • • Vangler, né dans un village des environs de Thionville, était fils d'un charron. Il entra d'abord à l'armée en qualité de simple soldat, passa plus tard colonel d'un régiment de fantassins de Ferdinand II sous les ordres de Tilly et fut enfin nommé commandant en chef des gardes. Il s'empara de plusieurs places en Bohême et passa ensuite à Cincendorf. Il a le premier découvert à Ferdinand II le complot de Friedland.

162. (1635.) Charles de Daun, seigneur de Sassenheim, fils de Charles, seigneur comme lui de Sassenheim, fut capitaine et gouverneur d'Aix-la-Chapelle pour le roi catholique.

163. Philippe de Daun, frère du précédent, né à Luxembourg, fut seigneur de Callenborn et de Daun , capitaine au service de la Ligue, gouverneur et commandant des forteresses de Starkeuberg et de Trarbach qu'il sut conserver à son prince malgré que l'armée de Silésie les ttnt étroitement bloquées.

16*. François de Custine, seigneur d'Aufflance dans le Luxembourg , colonel d'un régiment de cavalerie en Bohême, a été un soldat intrépide pour l'empereur.

165. Lotit s de Custine, frère de François qui précède , seigneur de Villers-lerond, capitaine de l'armée royale, fut nommé gouverneur de Vianden en récompense de son grand courage militaire.

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