V. Avis pour régler les motitres, s. I. et a., in
YI. Essai iur Vhorlogerie , dans lequel on traite de cet art relativement à Tusage civil, à Tastronomie et à la navigation, en établissant des principes confirmés par Texpérience. Dédié aux artistes et aux amateurs. Paris , chez Jombert, Musier et Panl^oulie , 4763 , in-4* , 2 vol. d'environ 450 p. chacun et 38 planches en taille-douce. — Il y a plusieurs traductions allemandes : Meissen , chez Erbstein, 4 790, in-8% 240 p. avec ilg. — Leipzig, 4795, in-4% X et 246 p. avec ilg. C'est le 6* volume du grand ouvrage de Geissier sur rborlogerie , en 10 volumes in-4*. Dans les autres volumes, il est bien souvent question des découvertes de Berthoud. C'est ainsi , par exemple , (fue le troisième traite de »e$ expériences relatives au balancier , etc. — Leipzig , Baumgârtner , 4828, pr. in- 4 2*.
VU. Lettre sur J-J. Rowseau, écrite en 1765 et insérée par forme d'extrait dans les œuvres complètes de Rousseau, XXX, p. 229.
VIU. Traité des horloges marines > contenant la théorie , la construction, la
main-d'œuvre de ces machines et la manière de les éprouver , pour parvenir par leur moyen à la rectification des cartes marines et à la détermination des longitudes en mer , dédié à S. M. et publié par ses ordres. Paris, chez Musier, 1773, in-4% 588 p. et 27 pi. — Trad. allemande. Leipzig , <796, in-V.
IX. Eclaircissements sitr Vimenlion , la théorie , la construction et les épreuves des nouvelles machines proposées en France pour la délerminalion des longitudes en mer, par la mesure du temps, servant de suite à TEssai sur Thorlogcric et au Traité des horloges marines. Paris, chez Musier, 1 773, in-4».
X. Les longitudes par la mesure du temps , ou méthode pour déterminer les longitudes en mer , avec le secours des horloges marines. Paris , 4775 , in-4% avec une planche.
XI. La mesure du temps appliquée à la navigation , ou principes des horloges à longitudes. Paris, 4782, in-4<>.
XII. De la mesure du temps, ou supplément au Traité des horloges marines et à TEssai sur l'horlogerie , avec figures en taille-douce. Paris , Merigot le jeune, 1787, in-4*, 292 p. — Lalande en donna une analyse critique dans le Journal des savants f 4788, VI, 4390 ; etGessler le traduisit en allemand , Leipzig, 4798, in-4«».
XIII. Traité des montres à longitudes, contenant la description, laconstruction et tous les détails de main-d*œuvre de ces machines , leurs dimensions , la manière dâ les éprouver, etc. ; suivi : 4* d'un Mémoire instructif sur le travail des horloges et des montres à longitudes ; X« de la description de deux horloges astronomiques ; 5<> de l'Essai sur une méthode simple de conserver le rapport des poids et mesures , et d'établir une mesure universelle et perpétuelle. Paris, chez l'auteur, 4792, in-4<> avec 7 planches.
XIV. Rapport sur les questions relatives au nouveau système horaire , fait par le Jury nommé par le décret de la Convention nationale du h fructidor de l'an II, et assemblé au Louvre dans le bureau des consultations des arts et métiers, pour juger les pièces de concours. Paris, 4796, in-4«.
XV. Suite du Traité des montres à longitudes, contenant la construction des montres à longitudes portatives. Paris, 1797, in-4^ avec 2 planches.
XVI. Histoire de la mesure du temps par les horloges. Paris, imprimerie de la République, 4802, in-i«, 2 volumes , avec 23 planches en taille-douce. — On en trouve une analyse raisonnée dans le M agasin encyclopédique , VIII* année, t. III, p. 269.
XVII. Supplément au Traité des montres à longitudes, suivi de la notice deS recherches faites depuis 1752 jusqu'en 4807. Paris, 4807, in-4« avec planches. — Ferdinand Berthoud était octogénaire lorsqu'il fit paraître ce dernier ouvrage.
ftouroei. Gazette littéraire de Berlin, 1773, p. 473 ; 4774, p. 8. — Journal des savants, t. LI, p. t08. — 4763, p. 278—288. — 4781, septembre p. 482.— 4788, VI, 4390. — Pfeue Leipziger Litteratur-Zeitung , 1807, 1829. — Inlelligenzblatt, n» 29, p. 454. — Bibliothèque universelle, sciences et arts, t. XXIX, p. 706. — Magasin encyclopédique, 3* année , IV, p. 451 ; 4* année, VI, p. 4 43; 8* année, III, p. 269. — Beck, Mlgemeine% Repetorium fur 48«8 , IV, p. 66. — Jllgemeins deutsche Bibliothek, Band Clll , 1, p. 447—449. — Neue allgemeine
detaseheBmiothek^XÏV.^f p. 472. — Gdltinger yénzeigen , 1788, III, p. 4588.
— Biographie nouvelle des conlemporainn , II , p. 436. — Eloge de Ferdinand Berlhoud, dans le traité des horloges marines. Paris, 4773, in-4*. — Bemoiiilli, Beschreibung des Fàrstenthum$ H^elsch-Neuenburg , p. 20, 21, 450. — Journal helcéliquef années 1770, 4773, 4774. — Ersch und Gruber , Bncyclnpddie , IX, p. 238. — Messager boileux de Neuckâtel , année 4809. — Voyage fait autour du monde, pour éprouver les horloges de Ferdinand Berlhoud, Paris , 4773 , i vol. in-4». — Biographie de Michaud, t. IV, p. 358 el 359. — Qurrard, la France littéraire, t. II. —l*'lforlo(/er/6, journal hebdoinadairc. Besançon, 1861, n* 4^, 45, 46; 4862, n* 4. — Uaag, la France p rot eitanle , I. I , article Rerthoud. — Ostervald , Description des Montagnes de la principauté de Neuchâtrl , p. 16. — J-H-M. Poppe, Ausfuhrliche Geschichte der Uhrenmacherkunst, Leipzig, 4801.
— Btrennes Pfeuchàteloises, Locle, 4862, p. 27-37, etc.
Après la révocation de TEdit de Nantes, une branche de la noble famille des Bertrand! de Toulouse se réfugia en Suisse, dans le canton de Vaud , où elle s'établit d'abord dans la ville d'Orbe , puis à Neuchàtel où le prince lui donna des lettres de naturalisation, et la ville le droit de bourgeoisie. Deux frères de ce nom onl surtout contribué à illustrer leur patrie d'adoption : Jean et Elie Bertrand; le fils d'Elie se distingua aussi à Neuchàtel , comme nous le verrons bientôt.
Jean Bertrand , l'ainé , naquit à Orbe , en 1708. Après avoir lerminc ses études dans les académies de Lausanne et de Genève, il se rendit en Hollande, afin de les perfectionner par le commerce des savants et la fréquentation des écoles de ce pays. Il n'avait que vingt ans lorsqu'il fit une traduction des Nouveaux sermons de TUlolsan, que Barbeyrac jugea digne de paraître à la suite de la sienne ; elle forme le sixième volume de l'édition d'Amsterdam, 47!28; le septième porte le ^nom de Beausobre. Pendant son séjour dans les Pays-Bas , Jean Bertrand publia plusieurs traductions de livres anglais : le Léonidas de Glover (La Haye, 4739, 10-1*2^) ; L'amilii aprè^ la mort, d'Elisabeth Rowe (Amsterdam, 4740, 2 vol. in-42^) ; la Fable des abeilles, de Mandeville (1740, 4 vol. in-12^); les lus- Iructiotis pour les mariniers, de Halle (1740, in-8") ; le Voyage de Kolb au cap de Bonne-Espérance (1741 , 3 vol. in-l^^). A son retour en Suisse , l'église de Grandson réclama ses services , et peu
de temps après celle d'Orbe le nomma pasteur dans cette ville. Les dernières années de la vie de Bertrand furent principalement consacrées à Tagronomie. La Société économique de Berne le reçut au nombre de ses membres, après avoir couronné trois de ses Mémoires , et le choisit pour son secrétaire ; il fut Fun de ses collaborateurs les plus actifs. Quérard nous donne la liste de ses principaux ouvrages. Ce sont :
I. De Veau comidérée relativement à Véconomie rustique, ou traité de l't'rrigation des prés. Avignon et Lyon, 1764 , in-8« , avec planches. — 2* édition, Paris , 4801 , in-8». — Traduit en allemand à Nuremberg en 1765 , et inséré dans les Mémoires de la Société économique de Berne.
II. Essai sur Vespril de la législation favorable à l'agriculture, à la population, au commerce, aux arts et aux métiers, Berne, 1766, ln-8«». — Ouvrage couronné et traduit en allemand et en italien.
III. Encyclopédie économique, Yverdon, 4770 — 1774, Î6 vol. in-8«. Compilation utile , où Ton trouve une foule d'articles qui méritent encore d'être lus.
IV. Eléments d'^agriculture fondés sur les faits, à Vusage des gens de la campagne. Berne, 4773, in-8<* ; Inséré dans les Mémoires de la Société économique et traduit en allemand.
V. IVoweaiAX principes d*hydraulique , appliqués à tous les objets d*utilité publique, et particulièrement aux rivières, i 787, in-8«.
Barbier lui attribue par erreur une traduction des Sermons de Doddridge , qui appartient à son frère Elie. Selon Quérard, il a traduit la Théologie astronomique de Derham , Zurich , 1760 , in-8®. Ce dernier écrivain classe aussi parmi ses ouvrages une édition considérablement augmentée de la Théorie et pratique du jardinage, par Dezallier d'Argenville. Enfin le Recueil de la Société économique de Berne renferme, outre ceux que nous avons déjà cités, plusieurs traités sortis de sa plume, sur le labour, la culture alternative et d'autres questions agronomiques.
Il mourut à Orbe le 28 décembre 1777 , regretté de tous ceux qui le connaissaient et dont il s'était fait autant d'amis par sa douceur et sa bienveillance.
Elie Bertrand. Si le pays de Neuchàtel a le droit de revendiquer Jean Bertrand comme l'un de ses enfants naturalisés, il peut à plus forte raison réclamer son frère Elie, qui a vécu longtemps chez nous , qui a exploré notre Jura avec Bourguet , Cartier , Gagnebin et les autres savants Neuchâtclois contemporains , el enri-
chi le Journal helvétique d'uD grand nombre d'articles. Comme son frère Jean, il étudia la théologie à Lausanne et à Genève; puis, à l'âge de vingt ans, se rendit à l'université de Leyde. A son retour en Suisse^ il fut nommé pasteur d'un village bernois , en 1739, et cinq ans plus tard dans la ville de Berne, où la Société économique l'admit dans son sein. En 4766 , il quitta de nouveau sa patrie et se rendit en Pologne , où le roi Stanislas le nomma conseiller privé et l'anoblit en 1768. Toutefois au bout de peu d'années il revint à Neuchàtel, près de son fils , où il se livra entièrement aux sciences naturelles qu'il cultivait avec succès. Les sociétés savantes de Stockholm, de Gœttingue, de Berlin, de Florence , de Lyon , etc., se l'associèrent. Il a laissé un très-grand nombre d'ouvrages , que nous signalons aux bibliophiles neuchàtelois :