RÊVERIE
Au; : Laissez les roses aux rosiers.
Mes jours se sont enfuis rapides, Portés sur les ailes du temps, El mon front compte autant de ride-; Que j'ai vu briller de printemps.
Quand mes souvenirs de jeunesse Germent dans mon cerveau glacé, Je parcours avec allégresse Le riche album de mon passé.
J'y vois les jours de mon enfance, Où, folâtrant par les sillons, Plein d'une heureuse insouciance, Je poursuivais les papillons.
Je vois ma mère me sourire, Sur ses genoux je suis placé.
Oh ! combien il est doux de lire La préface de son passé !
Voici le soir où ma Louise.
Ivre des prestiges d'un bal,
A mes feux se montrant soumise,
Flétrit son bouquet viginal.
Le ruban de sa collerette.
Qui sous mes baisers fut froissé,
fit CHANSONS
Marque encor la page discrète Des rêves d'or tle mon passé.
Avec nies amis de collège, Voici mes dîners de garçon :
J'entends encor sauter le liège; .l'entends nos joyeuses chansons.
A la recevoir la folie Me trouvait toujours empressé, Cette page, empreinte de lie, Colore mon riant passé.
Poursuivons; voici le passage, Où chez moi l'hymen vint s'asseoir ; Ce chapitre du mariage, Je l'ai marqué d'un sinet noir.
L'ennui s'empara de mon gîte Qui par l'amour fut délaissé; Mais je suis veuf, retournons vile Cette page de mon passé.
Professant la philosophie.
J'ai su modérer mes désirs ; Vieillard, je tiens à cette \ ie Où j'ai moissonné des plaisirs.
J'aime à revoir la fleur éclore Aux champs où l'hiver a passé.
Mon Dieu, ne tracez pas encore L'épilogue de mon passé.
llelle production a remporté lo premier prix au concours Ao l'Atliéni lyrique, lo Ier octobre !*!:>. Note de l'êdilettr
ET POESIES NOUVEL LES