D É II I É E A M ■ ALEXANDRE II I M A
Vin : J'arrive à pied de province.
Je t'admire, ô Diogène!
Ouand, dans ton tonneau, Exempt de soucis, de gène,
Tu vois tout en beau.
L'austère philosophie
Est ton seul soutien; Heureux qui, dans celle vie.
N'a besoin de rien.
Sans envie et sans richesse.
Pauvre chansonnier, Les charmes de ma maîtresse
Parent mon grenier; (Test par elle que j'oublie
Toute ma douleur.
Heureux qui, dans cette vie,
Rencontre un bon cœur.
J'adore de mon enfance
Les jours précieux, Où d'une sainte croyance
Mon cœur fut heureux.
Sans fiel, sans bigoterie,
N'importe en quel lieu,
Bis.
ET POÉSIES NOUVELLES
Heureux qui, dans cette vie, N'a pas nié Dieu.
Vous qui dispensez des villes,
Vizirs censurés, Vos nuits sont-elles tranquilles?
Vos songes dorés?
.\e croyez pas que j'envie
Un destin pareil, Heureux qui dans celle vie
S'endort au soleil.
Le plaisir marche sans cesse
Près de la douleur, La rose charme et nous blesse,
En touchant sa fleur.
L'hypocrite perfidie
Naît à chaque pas, Heureux qui dans celle vie i
Ne réfléchit pas.
LES SEPT PECHES CAPITAUX \ir. : La tarira ilondaine, gai !
Soyons en gaîté, Mon joyeux confrère, La perversité Rèçiie sur la terre.
CHANSONS
Bon!
La fa ri ra dondaine.
Gai!
La farira dondé.
Après les hivers, Croît l'épaisse mousse.
Sur ses tapis verts La paresse est douce.
Bon ! etc.
Près du cotillon La Luxure abonde, Lise et Frétillon,
Sont encore au monde.
Bon ! etc.
Envieux, du beau.
Le gueux, quoi qu'il fasse, Voudrait d'un manteau Couvrir sa besace.
bon! etc.
Comptanl son trésor, L'avarice veille, El le son de l'or Séduit chaque oreille.
Bon ' etc.
LT POESIES NOUVELLES. 7 1
.Nature en tout lieu Mit la friandise, Comus est le dieu De la gourmandise.
Bon ! etc.
Pour l'aire un recueil, Accordant sa lyre, Tout bouffi d'orgueil, Chacun veut écrire.
Bon ! etc.
Quoi qu'on dise, amis, La colère infâme, Le diable a permis De battre sa femme.
Bon!
La farira dondainc,
Gai!
La farira don dé.