LE LUTH BRISE
vlill i \ \ lu RANGER
Stances dédiées à M. Pkrbotik.
Dans les airs plane un deuil immense.
De chaque cœur s'exhale un long soupir; Béranger, l'orgueil de la France, Pour un monde meilleur, hélas ! vient de partir.
Il est mort, l'immortel poète, Le trépas a brisé son luth mélodieux.
Du chantre adoré de Lisette La belle âme remonte aux cieux !
En lettres d'or, au temple de mémoire.
On gravera ces mots, que liront nos neveux :
:;-2 chansons
« Il fut toujours modeste au faîte de sa gloire. « Il vécut presque pauvre et mourut vertueux. »
Il répondait toujours, cet immortel grand maître, Lorsqu'on lui proposait des titres, des honneurs : « Non mes amis, non, je ne veux rien être. « Dieu m'a dit : Ne sois rien; adressez-vous ailleurs. »
Pars, Déranger, pour l'éternel voyage, Au palais, sous le chaume, on redira tes vers. Pars, ton nom révéré, s'élançant d'âge en âge, Doit vivre autant que l'univers !