PARIS
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Rue Louîsale-Grrad, 9.
AMÏOT, LIBRAIRE-ÉDITEUB,
Rue de la Paix, 6.
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gUwtoement.
En commençant le second trimestre de notre troisième année, nous devons adresser, aux personnes qui nous ont honorés de leurs encouragemens et de leurs sympathies, les remercîmens de la plus sincère reconnaissance. Nous avons fait tout ce qui a été en nous pour justiûer les nombreux témoignages d'estime et de bienveillance éclairée, dont notre Revue a provoqué la manifestation ; grâce à nos efforts de tous les instans, nous avons vu ( et cela sans avoir eu jamais recours à la voie banale de l'annonce et de la réclame ) notre publication prospérer au-delà même de notre espoir ; et, si quelques adhésions nous ont fait défaut, nous avons trouvé , dans le nombre considérable de nos nouveaux abonnés, de puissantes raisons pour croire que, loin d'avoir failli à notre mission, nous l'avons remplie avec toute la loyauté qu'on pouvait attendre d'hommes indépendans et consciencieux.
Les chiffres sont des argumens irrésistibles, et nous pouvons citer, en faveur de la publicité de notre recueil, la notice de M. Guizot , tirée à part et vendue à plus de 20,000 exemplaires ; celle sur le maréchal Grouchy , dont 8,000 exemplaires ont été écoulés ; nn grand nombre d'autres tirées également à deux , trois , quatre et cinq mille exemplaires, et enfin, le tirage régulier de la
Vi REVUE GÉNÉRALE BIOGRAPHIQUE.
Revue à plus de 2.000 exemplaires depuis dixhuit mois.
Si nous voulions une aulre preuve encore du succès de notre recueil, nous ne la chercherions pas bien loin: nous la trouverions dans les nombreuses publications rivales qui se sont élevées dans ces derniers temps, publication* dont quelques-unes, notamment /a Renommée (i), ont adoplé notre forme, notre mode d'émission et, en quelque sorte, jusqu'à notre titre. Mais, nous nous bàlonsde le dire, loin <!c craindre pour nous la concurrence de ces publications du même genre que la nôtre, nous nous en félicitons , car elles fournissent un moyen immédiat de comparaison.
(I) Voici en quels termes nous parlions déjà , l'année dernière, à la même époque, de la Renommée: — « Nous tenons, disions-nous, à cause même de la direction » particulière que nous avons donnée à notre publication, » à ce quelle soit tenue bien distincte de celles qui parais- » sent concurremment avec elle. — Parmi celles-ci, il en » est une dont nous croyons utile de dire quelques mots, » quoique nous n'abordions point ce sujet sans répugnance. » Il s'agit de la Renommée, revue biographique qui s'est j> établie, il y a quelques mois, à l'instar de la nôtre, et qui » s'est attachée à copier servilement la forme matérielle » du Biographe universel. — Nous prions instamment le » public de ne pis se laisser induire en erreur par ces ap- » parences, car il n'existe pas plus de rapport entre notre d Revue et la Renommée, qu'entre M. E. Pascallet, notre » fondateur et rédacteur en chef, et la personne que l'on » nous a dit être le directeur de la Renommée. — Cette per- » sonne n'est aulre qu'un de nos employés, que nous avons » renvové. »
AVERTISSEMENT. VÎj
Que nos lecteurs prennent les quatre ou cinq recueils biographiques qui paraissent aujourd'hui, qu'ils les jugent avec conscience eî qu'ils prononcent ensuite. Nous attendons avec confiance le résultat d'un pareil examen . sûrs qu'il ne peut amener qu'un jugement en noire faveur.
C'est qu'aussi, en abordant les travaux auxquels nous nous livrons depuis irois années, nous ne nous sommes pas fait illusion sur la nature et les obligations de la tache que nous nous imposions; nous avions fait provision,.! vaut de l'entreprendre, décourage, d'impartialité, et, nous pouvons le dire, d'études approfondies sur la matière. Ce n'est pas à nous d'apprécier le* résultats auxquels nous sommes parvenus; le public éclairé est un juge souverain dans ce cas, et nous nous en rapportons complètement à sa décision.
Nous tenons toutefois à rappeler encore ici le but que nous nous sommes proposé et la voie dans laquelle, suivant nous, doit marcher la biographie contemporaine. — « Elle sert simplement, avons- » nous dit déjà (1), à préparer de bons matériaux » pour l'histoire. Ce n'est qu'en demeurant im- » partiale et équitable pour tous, et en se déga- » géant de toute mauvaise préoccupation de » partis, qu'elle se rend apte à remplir de sem- » blables conditions. C'est en vue de ce résultat » que, chaque jour, nous nous condamnons à un )> travail difficile, mais plein d'enseignemens,
(1) Voir notre numéro de février 1842.— Avertissement.
Viij REVUE GÉNÉRALE BIOGRAPHIQUE.
» celui d'enregistrer tous les actes des hommes » qui, par leur position éminente, leur action y> dans les affaires du pays, principalement dans » les deux Chambres, sont appelés à fournir ces » matériaux.» — Tel était, tel est encore, tel sera toujours notre programme. Le public, comme nous le disions tout-à-l'heure, jugera si nous l'avons rempli fidèlement. Pour nous, nous avons fait notre possible pour atteindre ce but. Nous n'avons pas cru pouvoir y arriver en imposant une unité de doctrine aux esprits éclairés qui ont bien voulu nous prêter leur concours; nous avons voulu que chacun denosrédacteursjugeâtavecsa conscience et son opinion les hommes dont il avait à raconter la vie. De là les jugemens, parfois opposés, que la Revue a enregistrés dans ses colonnes ; nous ne pensons pas, d'ailleurs, que ces dissidences puissent nous attirer des reproches, car c'est de la controverse, du choc des opinions que jaillit toujours la lumière pour les lecteurs attentifs. Et puis, nous ne faisons pas l'histoire du dixneuvième siècle ; nous préparons des documens pour la postérité, qui seule peut l'écrire avec calme et avec vérité, parce qu'elle sera éloignée des évènemens. — Au surplus , sur cette question nous n'avons rien à ajouter aux paroles écrites par notre rédacteur en chef en tête du numéro de février 1842. Voici donc en quels termes s'exprimait M. E. Pascallet : « Toute ques- » tion, disait-il, ayant plusieurs faces différentes, » il nous semble qu'il est bon , nous croyons