CUNNINGHAM. — CUVIER
CUNNINGHAM (Al.), histor. écossais 1654-1737. — Histoire de la Grande-Bretagne, de 1688 à Georges Ier, 2 vol. in-4°.
CUNO(J.-C.), poète, botaniste; Berlin 1708- 1780. — La Messiade, poème en 12 chants; Enumerutio plant arum , in-8°.
CUOCO (Vinc.) , économiste, histor. ; Campomarano roy. de NaplesJ1770-1823.— Platonc inJtalia ; Suggio, sulla riuolutione di Napoli.
CUPAN1 (F.), botaniste sicilien ; 1657 - 1711. — Syllabus plantarum Siciliœ ; Panphytum siculum, ouvrage qui lui fut volé par Ronani.
CUPER (Gisbert), savant critique hollandais, Hemmeudem 1644-1716.
CUQUET (P.), peintre; Barcelone 1594-1666.
CURADI , nom de plusieurs artistes florentins estimés. Dominique, dit Ghirlandajo , peintre, orfèvre, élève de Balduinetli ; 1449-1493. Il fut chargé par Sixte IV des peintures de la chapelle pontificale, à Rome , et inventa un nouveau genre de mosaïque ; il fut le maître de Michel- Ange. — Thaddée , dit il Battirolo , sculpteur, élève de B. Naldini. — Crucifix. = Son fils François , peintre; 1570-1661.
CURAUDAU (F.-Re.), chimiste; Séez 1765-1813.
CUREUS (Joach.), médec, histor.; Freistadt (Silésie) 1532-1573. — Annales Silesiœ, in-f°.
CURION (Caius Scribonius) , tribun du peuple , partisan de Pompée, puis de César, chassa Caton de Sicile, porta la guerre en Afrique, et périt dans un combat contre Sabusa , lieutenant de Juba 47 av. J.-C.
CURIUS DENTATUS (Marius), Romain illustre, trois fois consul; vainquit les Samnites, les Sabins, les Lucaniens, et battit Pyrrhus 275 av. J.-C.
CURRAN (F.-Ph.)-, avocat irlandais; Cork 1750- 1817. Il s'est rendu célèbre par son patriotisme.
CURRIE (Ja.), médec. écossais, littérat.; 1756- 1805. ' — Résultats des effets médicaux produits par l'eau froide, in -8°.
CURTI (Jér.) , dit il Dentone , peintre, élève de Spada et Baglioni ; Pologne 1576-1632 — II a peint des fresques à Ravenne, à Parme, à Modène , à Rome (palais Ludovisi), et est regardé par Lanzi comme le restaurateur de la perspective en Italie.
CURTI (F.), peintre , graveur; n. Bologne 1603, m. v. 1693. — Mariage de sainte Catherine, d'après D. Calvaert ; Principes du dessin, d'après le Guer» cbin.
CURTIS (Gu.), botaniste anglais ; Althon 1746- 1799. — Flora londinensis, 2 vol. in-f° ; Botanical Magazine 54 vol. in-8°.
CURTIUS ( Metius ), jeune Romain célèbre par son dévouement. Pour détourner de sa patrie des malheurs prédits par l'oracle, il se précipita tout armé dans un gouffre qui s'était ouvert à Rome, au milieu du Forum, 360 av. J.-C.
CURTIUS (M.-Conrad), histor., allemand ; Mecklembourg 1724-1802. — De senatu romano ; Histoire et statistique de la Heste.
CURTZ (Alb.), jésuite, astronome ; Munich 1600- 1671. ■ — Sylloge Ferdinandea, sive Collectanea hist . celestis è Commentariis Tychonis-Brahe , 2 vol. in-f°. Ce recueil est fort précieux.
CUSA (N. Crebs, dit de) , géomètre, astronome, cardinal, négociateur, théologien; Cusa (diocèse de Trêves) 1401-1464. Il défendit l'infaillibilité de l'Eglise au concile de Bàle (1431), et fut envoyé par Nicolas V auprès des princes allemands qu'il exhorta à s'unir contre les Turcs. Il fit revivre le premier l'hypothèse de Pythagore sur le mouvement de la terre autour du soleil. — Ses ouvrages forment 3 vol. in-f°, 1565.
CUSP1NIEN (J.), médecin , historien; Schweinfurt (Franconie) 1473-1529. — Austria, in-f° ; De Turcarum moribus ; De Cœsaribus atque imperatoribus à Julio Cœsare ad Maximilianum primum comment arius, in-f°.
CUSSON (P.) , médecin, botaniste; Montpellier 1727-1783.
CUSÏTNE (Adam-Ph. comte de), général français, n. Metz 1740. Élu (1789) député de la noblesse de cette ville aux États-Géuéraux, il s'y rangea dans le parti démocratique; fut envoyé (1790) à l'armée du Rhin, se distingua par une belle défense de Landau, fait d'armes qui lui valut le commandement en chef de l'armée. Il envahit ensuite le territoire ennemi, et s'empara de Mayence; puis, substituant ses propres plans à ceux du gouvernement, il éprou a des revers qui ne tardèrent pas à amener la perte de cette ville et la prise des lignes de Wissenbourg par les Autrichiens. Traduit au tribunal révolutionnaire, il fut condamné à mort et exécuté le 23 août 1793.
CUSTIS (C.-F.), historien; Bruges 1704-1752.
CUSTOS (Domin. Battens, dit), graveur ; Anvers 1560-1612. — Atrium heroicum , suite de 72 portraits ; Fuggerorum et Fuggerarum imagines, in-t'° ; Tyrolensium principum icônes, 28 pl. ; Effigies piorum et doctorum virorum, 14 pl.
CUTRERT (A.), 1er évêque de Northumberland, fondateur du monastère de Lindisfarn., m. 686.
CUVELIER DE TRIE (JVGu.-A.) , auteur dramatique, littérateur ; Boulogne-sur-Mer 1776-1824.
CUVIER (G.-Léopold-Chr.-Fréd.-Dagobert, baron), l'un des plus grands naturalistes des temps modernes; Montbéliard 1769, Paris 1832. — Un séjour de six ans qu'il rit sur les côtes de Normandie, où il se livra à l'étude de l'histoire naturelle, détermina sa vocation. Appelé à Paris par M. Geoffroy Suint-Hilaire (1795), il ne tarda pas à acquérir uue immense réputation, et tous les honneurs vinrent le trouver. Il succéda (1799) à Daubenton au collège de France, devint membre de l'Institut, secrétaire perpétuel de l'Académ. des sciences, conseiller d'état sous la Restauration (18l4), membre de l'Académ. française et pair de France. Malheureusement une déplorable passion, l'ambition, priva de bonne heure la science de ce qu'elle était en droit d'attendre du génie de Cuvier, et il consacra presque exclusivement à la politique les 22 dernières années de sa vie. Comme administrateur il déploya une haute capacité, mais ses honteuses condescendances envers les Bourbons méritent d'être flétries. « Sans le juger nous-méme comme politique, a dit un éminent écrivain, nous le laisserons juger par ceux qu'il a servis, et sur un seul trait... M. Cuvier fut nommé censeur par les Bourbons , il refusa ; mais sa condamnation n'était-elle pas prononcée? Il venait d'être jugé par ceux-là même qui, le tenant depuis si long-temps à leur service, avaient estimé qu'un tel ministère devait lui convenir. Que dira la postérité , en apercevant dans le recueil de no* actes publics , sur un si grand nom, une si granda honte? » — Tous les travaux de Cuvier se rapportent à la classification , l'anatomie comparée et la paléontologie, et, grand observateur, mais faible généralisateur, Cuvier y a été admirable par la netteté de ses aperçus, par l'habileté avec laquelle il a su s'y concentrer, et par l'éclat des progrès qu'il y a fait faire à la science. Il est parvenu à reconstruire et à classer méthodiquement, au moyen de quelques débris, des espèces d'animaux et de végétaux qui ont disparu aujourd'hui. Enfin, il a donné à la géologie de nouvelles bases, en déterminant l'ancienneté des couches terrestres par la nature des débris qu'elles renferment. — Leçons d'anatomie comparée, 5 vol. in-8°, 1800-1805 '; le Règne animal distribué d' après son organisation , 4 vol. in-8°, 1816 ; Recherches sur les ossements fossiles, précédées d'un Discours sur les révolutions du globe, 5 vol. in-8° , 1821-1824; Histoire naturelle des poissons, 2 vol. in-8°, 1828; Rapports sur les progrès des sciences naturelles depuis 1789 jusqu'en 1808; Recueil des éloges historiques lus a l'Institut. — Frédéric, frère cadet du précédent, naiq-
CUYLENBERG. — DACE.
raliste, membre de l'Institut; Montbéliard 1773- J838.
CUYLENBERG (C. van) , peintre , m. 1827 La Haye. — Portrait du contre-amiral Oui ( Mus. d'Amsterdam).
CUYP ( Alb. ) , peintre, n. Dort 1606. — Pâturage, Le départ , Le retour , Jeune fille donnant à manger à une chèvre, Chasseur, Marine (Mus. royal); Paysages (National Gallery , Londres); Paysage , Choc de cavalerie (Mus. d'Amterdam).
CUYP (Ja. Guerritz), peintre hollandais; 1578- 1649. — Joseph expliquant les songes (SI us. royal, collect. Standish) ; La famille du peintre C. Troosl
CYAXARE, fils et successeur de Phraarte, roi de Médie et de Perse; 034 av. J.-C. Il combattit les Scythes, conquit la Lydie et m. 594.
CYBO (Aaron), vice-roi de Naples, patrice et préfet de Rome; 1377-1457. Il fut d'abord gouverneur de Gènes avec Frégoso ; nommé vice-roi de Naples par René d'Anjou, il défendit vaillamment cette ville contre Alphonse d'Aragon (1442), qui le vainquit, et fut ensuite appelé à Rome (1444) par Calixte III, qui lui donna toute sa confiance. Il laissa un fils qui fut pape sous le nom d'Innocent VIII. — Son arrière-petit-fils Innocent, cardinal, .favori de Léon X et de Clément VII, tira celui-ci du château de Saint-Ange, où le connétable de Bourbon l'avait fait enfermer ; m. 1550. — Après l'assassinat d'Al. de Médicis à Florence, il refusa la souveraineté qu'on lui offrait.
CYBO-MALASPIAA (Albéric Ier), de la famille des précédents; Gènes 1527-1623. Il fut chambellan de Philippe II, prince de l'empire et de Massa, duc d'Aiello. — Son fils Albéric II lui succéda (1602), et vit sa principauté de Massa changée en duché de l'empire (1660).
CYPRIEIV (St.), l'un des principaux pères de l'Église latine, n. Carlhage au commencement du 13e siècle; converti au christianisme, il fut élu évëque de Cartilage (24S) , persécuté sous Dèce , forcé de quitter son siège épiscopai, où il revint bientôt, et eut une querelle avec le pape Etienne au sujet du baptême donné aux hérétiques. Peu de temps après il subit un nouvel exil , et fut martyrisé 258.
— La meilleure édition de ses œuvres est celle de Baluze et Maran, 1726, in-f°.
CYRIAQUE (St.), patriarche de Constantinople (595), m. 606. Il prit le nom d'évéque œcuménique ou universel. Phocas défendit par un édit de donner ce titre à d'autres évéques qu'à celui de Rome.
CYR1AQUE-PIZZICOLI , archéologue; Ancône 1391-1450. — Ithierarium; Inscript ioncs CCLXIX (Cyriaque recueillit ces inscriptions dans un voyage en Dalmatie et en Sicile, et il fit connaître pour la première fois les monuments cyclopéens j ; Fragments, in-f>.
CYRILLE (St.) , père de l'Église grecque; Jérusalem 315-386. Il fut patriarche de Jérusalem (350), et déposé deux fois par les intrigues d'Acacius et des ariens il remonta sur son siège (378). — OEuvres, 1720, in-f°. Ses Catéchèses sont regardées comme le plus ancien et l'un des meilleurs exposés de la foi chrétienne.
CYRILLE (St.), patriarche d'Alexandrie (412) , chassa de cette ville les novaiiens et les juifs, y excita des troubles, et fit condamner Nestorius (i50).
— Ses OEuvres, 7 vol. in-f° , se composent d'écrits contre Nestorius, Manès, Photin, Apollinaire et Julien-l'Apostat.
CYRILLE (St), dit l'Apôtre des Slaves; n.
Thessalonique au 8e siècle, m. Rome 882. Il convertit lesKhazars, parmi lesquels l'avait envoyé St Ignace le patriarche ; prêcha la foi en Bulgarie , en Moravie et en Bohême; établit une académie à Bude, et inventa l'alphabet slavon, appelé cyrillique. — On lui attribue le Spéculum sapienthe, et quelques ouvrages sur la langue slavonne.
CYRILLE-LUCAR. patriarche de Constantinople; Candie 1572-1638. Il voyagea en Allemagne et se lia avec les prolestants, dont il chercha à introduire les doctrines dans l'Église grecque ; ce qui après plusieurs persécutions le fit étrangler.
CYRUS, roi de Perse, fils de Cambyse et de Mandane; n. v. 599 av. J.-C. Il rendit l'indépendance à la Perse, dont il fut nommé roi (560) ; défit Crésus à la bataille de Thymbrée (548) ; s'empara de l'Asie-Mineure et de Babylone , et à la mort d( Cyaxare se trouva maître de toute l'Asie. On ignort quelle fut la fin de ce conquérant, sur lequel let historiens grecs ont raconté de nombreuses fables. I? eut pour successeur son fils Cambyse.
CYRUS dit le Jeune, gouverneur des provinces de l'Asie-Mineure, fils de Darius Nothus, se révolta contre son frère Artaxerce-Mnémon, à l'avénement de celui-ci au trône, et fut vaincu et tué par lui 401 av. J.-C. Xénophon, après la défaite de Cyrus, sauva les Grecs que ce prince avait pris à sa solde, et nous a laissé, dans son Anabasis, la relation de leur retraite, connue sous le nom de retraite des Dix- Mille.
CYRUS (Flavius), de Panopolis , préfet de Constantinople et du prétoire d'Orient, sous Théodose II, disgracié par l'empereur, se fit religieux et devint évêque de Cothyée (Phrygie) ; m. v. 470. — Epigrammes [Analecta de Brunck, t. n^.
CZACKI (Thaddée), homme d'État; Volhynie 1765-1813. Nommé conseiller privé sous l'empereur Alexandre, il releva le commerce de la Pologue, fit fleurir les lettres dans ce pays, créa le gymnase de Krzémoniec, et organisa de nombreuses écoles en Podolie et en Volhynie. Essai sur les lois de la Lithuanie, 2 vol. in-4°.
CZARNIECKI (Et.), général polonais; 1599- 1664. Il fit ses premières armes contre les Cosaques et les Russes (1643), et défendit pendant deux mois (1655) la ville de Cracovie contre Gustave- Adolphe.
CZARTORYSKÏ , famille noble de Lithuanie » issue des Jagellons. Au 18e siècle, Constance Czartoryska épousa Poniatowski, dont elle eut un fils» Nicolas-Auguste, qui fut roi de Pologne (1764-1795). — Son neveu Adam-Casimir, palatin de Russie; 1734-1823. Il prit part aux diverses tentatives qui furent faites pour rendre à la Pologne son ancienne indépendance.
CZERNI (G. Petrovitz, dit G.), aventurier, hospodar de Servie; n. Nanci. On ne sait à quelle époque il se rendit dans l'empire ottoman, où il devint chef de brigands , défit les Turcs en plu* sieurs rencontres, s'empara de Belgrade (1800), et se fit proclamer généralissime des Servions. Re< connu par la Porte comme prince de Servie ( 1806), il fut pri é d'une partie de ses possessions (1807), reprit les armes à l'instigation de la Russie (1809), combattit jusqu'en 1813, et à celte époque se re« tira en Russie, où il fut créé prince et général. Étant rentré en Turquie (1817), il fut arrêté et décapité.
CZERWIACOWSK.I (Jo.-Rapha6l) , anatomiste polonais ; m. 1816.
DABELOW (Chr.-Christ, baron de), juriscons. allemand; Neu-Bûckow (Mecklembourg-Schwerin) 1768-1830. — Meletematum juris feudalis collectio frima; Commentaire sur le Code Napoléon.
DABENTOIVE (Jeanne), prophétesse des hérétiques turlupins , brûlée à Paris sous Charles V,
DACE ou DACIA (P. de), astronome danol».
DACH. — DALBERG.
recteur de l'université de Paris (1326). — Traité du calendrier ; Comput ecclésiastique.
DACI1 (Sira.), poète; Memel (Prusse) 1605-1659. — La Rose; l'Aigle ; le Lion et le Sceptre de l'Electoral de Brandebourg. Les chants d'église qu'il a composés sont encore en usage aujourd'hui.
DACH (J.), peintre, élève de Spanger; n. Cologne 1566-1650. Il fut protégé par Rodolphe II.
DACIANO (Jo.), médec. italien, célèbre par ses travaux sur les maladies épiclémiques ; Tolmezzo (Frioul) 1520-1576.— Trattato délia peste.
D ACIER (And.), érudit, traducteur, philologue, membre de l'Acad. des inscriptions et de l'Acad. française; Castres 1651-1722.11 fut mis par Montausier au nombre des savants chargés de commenter les auteurs anciens pour l'usage du dauphin, et nommé garde des livres du cabinet du roi. — Edit. d'Horace avec traduction et commentaires, 10 vol. in-12 ; Poétique d'Aristote en français ; Hommes illustres de Plutarque, 8 vol. in-4° ; Bibliothèque des anciens philosophes, 9 vol. in-12.= Sa femme, Anne Lefèvre , helléniste; Saumur 1651-1720. L'admiration exclusive qu'elle professait pour Homère l'engagea dans une vive polémique avec Lamotheet Hardouin. — Edition de Callimaque, 1674 ; traductions d'Anacréon, de Térence, de quelques pi ces de Plaute et d'Aristophane, de l'Iliade et de l'Odyssée.
D ACIER (Jo.-Bon), traducteur, érudit, membre de l'Acad. des Inscriptions et de l'Acad. française ; Valognes 1742-1833. — Trad. d'Elien, de la Cyropédie ; continuation de l'Histoire de l'Acad. des inscriptions ; Rapport sur les progrès des sciences historiques jusqu'en 1808. Il avait laissé en outre sur Froissart un travail publié depuis par M. Buehon.
DAEH1YE (J.-Théophile), médec, ami et confrrre de Reichel ; Leipzig 1755-1830.
DAEHiVERT ( J.-C. ), histor., philologue; Stralsund 1719-1785.' — Edit. de la Bibliotlieca runica d'Ericksen, in-4°.
DAELMANS (Gilles), méd. belge du 17e siècle. Il essaya de remettre en vigueur les doctrines de Paracelse. — Nouvelle médecine réformée, 169i.
DAENDELS (Herman-Gu. ), général de brigade dans les armées de la république française, promoteur de la révolution batave et gouverneur général des Indes hollandaises; Haltem (Gueldre) 1762, Guinée 1818.
DAGOBERT I, fils de Clotaire II, couronné roi d'Austrasie (622), succéda à son père (628) comme roi de Neustrie et d'Austrasie, fit (631) une expédition désastreuse contre les Venèdes , soumit la même année la portion du royaume qui avait échu à son frère Caribert, créa (634) son fils Sigebert roi d'Austrasie (635), marcha ensuite contre les Gascons, obtint la soumission des Bretons et m. 638. Ses deux fils, Sigebert II et Clovis II, lui succédèrent. Sous Dayobert les lois des Francs furent publiées avec des corrections et des additions.
DAGOBERT II, roi d'Austrasie , fils de Sigebert II, avait été après la mort de son père chassé par le maire du palais Grimoald : mais revenu en France il succéda (674) à ChildéricII, et m. 678 ou 679. Après sa mort le trône d'Austrasie demeura vacant.
DAGOBERT Iïï, roi de Neustrie et de Bourgogne, succéda (711) à son p re Childebert III; lut, comme lui, tenu dans une dépendance absolue par le maire du palais Théodoald, et m. 715. Chilpéric II, fils de Childéric II, roi d'Austrasie, lui succéda.
DAGOBERT (L.-A.), général, tacticien; St-Lô 1740 ; m. d« ses blessures Puycerda 1794. — Nouvelle méthode d' ordonner l'infanterie.
DAGOMARI (Pa.), connu sous le nom de Paul le Géomètre et de dell' abbaco, célèbre mathématicien du 14e siècle; Prato (Toscane) m. 1363. Il fut, suivant Ximenès, le premier à se servir des équations algébriques.
DAGONEAU (J.), protestant, écrivain satirique français; m. 1580. Il est présumé auteur de la
Légende de dom Claude de Guise.
i> AGUESSEAU. Voy. Acuesseao (d').
DAHL (J. -Conrad), antiquaire, littérateur, chanoine; Mayence 1762-1833.
DAHLBERG (Eric, comte de) , antiquaire, feldmaréchal suédois, gouverneur-général de la Livonie 1625-1703. — On lui doit le plan de la Suecia antiqua ainsi que la plupart des dessins de cet ouvrage important, publié à Stockholm, 1700, 3 vol. in-f°. On lui doit aussi les dessins des 112 planches et cartes de l'Histoire de Charles-Gustave par Puffendorf.
DAHLER (J.-G.), pasteur, orientaliste, théolog., litlér. ; Strasbourg 1760-1832. — Exercitationes in Appianum; Manuel de l'histoire de l'art et de la littérature.
DAHURON (Re.), jardinier , élève de La Quintiuie ; m. Berlin 1730. — Traité de la taille des arbres, 1696.
DAIGNAN (Gu.), 1er médec. des armées; Lille 1732-1812. — Tableau des variétés de la vie humaine.
DAILLÉ (J.), célèbre controversiste protestant ; Chàtellerault 1594-1670. — Traité de l'emploi des saints Pères.
DAILLY (Marc-F.), 1er commis des finances, député à l'Assemblée constituante, sénateur ; Versailles 1724-1800.
DAIMBEBT, nommé aussi Dagobert, archevêque de Pise et patriarche latin de Jérusalem, disputa vainement le trône à Baudoin 1er après la mort de Godefroy de Bouillon (1100), et m. en Sicile 1107.
DAIBE ( L.-F. ), religieux céleslin , historien, littérateur; Amiens 1713-1792. — Histoire de la ville d'Amiens, in-4°.
DAIX (F.), poète latin et français, n. Marseille 1580.=Un autre Daix a publié Statuts et coutumes de Marseille, 1656, in-4°.
DAKE ou DACKE (N.), chef de la révolte de la province de Smolande contre Gustave Wasa ; tué après quelques succès par les troupes royales
DALAYBAC (N.), célèbre compositeur ; Muret (Cominges) 1753-1809. — On distingue parmi ses 56 opéras: Nina ou la Folle par amour (1786) ; Renaud tt Ast (1787), les Petits Savoyards (1789), Adolphe et Clara (1799) , Maison à vendre (1800) , Picaros et Diego (1803), Gulistan (1805). Nina est regardée généralement comme le chef-d'œuvre de cet auteur.
DALBEBG (J. Kamerer de), Dalburgius, évêque de Worms, érudit; Oppenheim 1445, m. en exil 1503. Il contribua au rétablissement des bonnes études et fonda à Heidelberg (1480) la plus ancienne académie scientifique et littéraire de l'Allemague ; les membres s'y occupaient de grec, d'hébreu, do poésie; mais, dit Jugler, on les voyait quelquefois more Germanorum inveterato, slrenue polare.
DALBERG (C.-Théodore-Ant.-Ma. , baron de), prince-priniat de l'église catholique d'Allemagne, nomme d'État et littérat. ; Hensheim (liesse) 1745- 1817. Il présida les dernières diètes de l'Allemagne et s'opposa d'abord aux envahissements de Napoléon ; mais il se rallia ensuite à la France, fut nommé président de la confédération du Rhin, grand-duc de Constance, et resta fidèle à l'empereur dans ses revers. Il fut dépouillé d'une partie de ses états par les alliés.
DALBERG ( Wolfgang-Hér ibert, baron de), frère du précédent, poùte ; Worms 1750-1806. — Cora, Montesquieu, drames. z= Son frère, J.-F. Hugues, littérat., m. 1812.
DALBERG (Emeric-Ja., duc de),, habile diplomate, pair de France, ministre d'État ; Mayence 1773-1833. — Remarques sur les émigrés. Il était neveu deCharles Dalberg, prince-primat; s'attacha à Napoléon. Lors de la chute de celui-ci il fut l'un des