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GRANDS-DUCS DE RUSSIE

DÉMÉTRIUS Ier on DÉMÉTRIUS - ALEXAN- DROVVITCH, grand-duc de Russie, successeur de sou frère Basile ( 1277 ), fut dépouillé de ses Étals par son second frère, André (1294) ; il m. la même année. Daniel lui succéda.

DÉMÉTRIUS II , grand-duc de Russie, s'empara de ce pays après la mort d'Iwan II (1359) par la protection du khan des Tarrares , qui le déposséda ensuite [1362). Démétrius III lui succéda.

DÉMÉTRIUS III, grand-duc de Russie, soutint plusieurs guerres contre les Lithuaniens et les Tartares; m. 1389. Son fils aîné, Basile, lui succéda.

DÉMÉTRIUS. Ce nom fut porté par plusieurs aventuriers qui se firent passer pour fils d'Iwan "Wassiliewitch, qui avait été mis à mort en bas âge par Boris Godounof. Celui-ci étant monté sur le trône de Russie (1598) , un imposteur, nommé Grégoire Otrepieff, prétendit être le fils d'Iwan, leva en Pologne un corps de troupes avec lequel il détrôna Boris (1605) , fut reconnu par la veuve d'Iwan ; mais son attachement aux usages polonais «ouleva contre lui le peuple, et il fut massacré 1606. Un second imposteur entra , après la mort du premier, à Moscou avec l'aide des Polonais, et fut massacré (1610) par les Tartares qu'il avait pris à son service. De nouveaux imposteurs se succédèrent ; le dernier périt sur l'échafaud 1653.

DÉMÉTRIUS CYNODIUS , écrivain grec du 14* siècle; n. Constantinople. — On a de lui des homélies, des discours «t de petits traités de morale.

DÉMÊTRIUS. — DENYS.

DÉMÊTRIUS PEPA1VO , théologien grec orthodoxe du 17e siècle. 11 s'efforça en vain de ramener ses compatriotes à l'Église romaine. — Opéra , 2 vol. in-4°, 1781.

DEMIDOFF , famille russe dont le chef est Dem i o e , armurier à Toula, qui découvrit (1725) les mines de Koliwan, et fut chargé par Pierre-le-Grand de la fonie des canons nécessaires à la guerre contre la Suède. =z Procope, petit-lîls du précédent ; n. Moscou 1730. Il exploita les mines de fer, de cuivre et d'or des monts Ourals , et ternit sa répulaiion en opérant des ventes frauduleuses par l'entremise du conseiller privé Gelagin. — Nicolas, neveu du précédent , riche et savant philanthrope ; Tchekowitz 1773-1828. Il dota la Russie de plusieurs établissements d'utilité publique, et porta à un haut degré de perfection l'exploitation des mines.

DÉMOCRITE , philosophe grec ; n. Abdère v. 490, ou selon d'autres v. 470 av. J.-C. Disciple de Leucippe, il voyagea, dit-on, en Orient pour acquérir de nouvelles connaissances. L'antiquité nous a transmis sur son compte un assez grand nombre de légendes dont l'authenticité est douteuse. Le contraste célèbre de Déœocrite et d'iléraelite, dont l'un rit toujours et l'autre toujours pleure, n'est qu'un jeu d'imagination fondé sur les caractères opposés non des deux hommes, mais des deux philosophies. Esprit puissant et original , observateur zélé de la nature, Démocrite renouvela , en l'agrandissant , la théorie atomistique qu'il avait reçue de Leucippe. Les atomes corporels et le vide sont donc, suivant lui, les principes uniques de tout ce qui est, sans autre cause efficiente que le mouvement dont les atomes sont doués. Du reste il place le fondement de la connaissance dans la raison #et non point dans les sens, ce qui le distingue d'Epicure. En morale, il fait consister le souverain bien dans le bien-être par la quiétude de l'âme.

DÉMOMAX de Cypre, philosophe cynique, tenait école à Athènes dans le cours du 2e siècle av. J.-C.

DÉMOIVAX, philosophe grec, originaire de Crète, était contemporain d'Adrien et de Marc-Aurèle.

DÉMOSTHÈMES, le plus grand orateur de la Grèce ; n. Athènes 381 av. J.-C. Pendant 15 ans, il défendit par son génie l'indépendance d'Athènes contre le roi de Macédoine, Philippe. La ruine de sa patrie n'affaiblit pas son patriotisme, et, à la mort d'Alexandre, il lit de nouveaux efforts ; mais, forcé de fuir devant les satellites d'Antipater, il se réfugia dans l'île de Calaurie, où il s'empoisonna 322 av. J.-C. — On a de Démosthènes 01 discours, 05 exordes, et G lettres écrites au peuple d'Athènes pendant son exil. On remarque principalement les Philippiques, les Olynthiennes , le Discours sur ï' ambassade d' Es chine et le Discours sur la couronne. Ses OEuvres ont été publiées par Wolf, Bàle, 1549; par Reiske ( Oratores grœci), Leipzig, 1770- 1775 ; par Dekker (Oratores attici), Oxford , 1822 ; une édition a été donnée à Londres, 1827, 10 vol. in-8°.

DEMOURS (P.), médecin oculiste, membre de l'Acad. des sciences; Marseille 1702-1795. = Son fils Antoine, oculiste, membre de 1 Académie des sciences; Paris 1702-1836.

DEMOUSTIER (C.-Alb.), littérat. et poète; Villers-Cotterets 1760-1801. — Lettres à Êmilie sur la mythologie.— Son oncle, P. -Antoine, architecte; Lassigny (Noyonnais) 1735-1803. Il construisit le pont Louis XV, et eut la direction de la construction du pont des Arts, de ceux de l'île Saint-Louis et du Jardin-d*îs-Plantes.

DEMPSTER (Th.) , antiquaire et historien écossais ; 1579, Bologne 1625. — Etruria regalis, 2 vol. in-f° ; Ilistoria ecclesiastica gentis Scotorum, in-4°.

DEMHAM (J.), poète; Ddblin 1615- 1668. — Le Sophi, tragédie; la Colline de Coopen; la Mort de Cowley.

DEMHAM (Dixon) , célèbre voyageur ; Londres 1786 , m. Accra 1828. Il visi'a le lac Tchad , le

Bournou et le pays des Fellatahs (1822-1825), et fut

nommé directeur de l'établissement de Sierru-Leone, sur la côte occidentale d'Afrique, où la fièvre l'emporta. — Narrative of travels, in-4°.

DEIVIIVA (C.-J.-M.), littérat. italien; Revel ( Piémont) 1731, Paris 1813. — Riooluxioni d\U talia, 3 vol. in-4°.

DEMIS ( St ) , pape, succéda (259) à Sixte II, et m. 209. Il eut pour successeur Félix Ier.

DEMIS, roi de Portugal, fils d'Alphonse III ; Lisbonne 1201-1325. 11 restreignit l'autorité des seigneurs, détendit au clergé d'acquérir aucun immeuble, et montra une grande indépendance envers la cour de Rome; il défendit contre le pape l'ordre des Templiers , qui fut conservé en Portugal sous le nom d'Ordre du Christ.

DEMIS (N.), gouverneur du Canada ; n. Tours 1615. — Description de l'Amérique du Nord, 2 vol. in-12.

DEMIS (le P.), capucin, bibliographe; Gènes 1636-1695. — Bibliotheca scriptorum ordinis minorum S. Francisci capuccinorum, in-f°.

DEMIS (M.), bibliographe, poète; Scharding (Bavière) 1729-1800.

DEMISART (J.-B.), jurisconsulte; Guise 1712-

DEMISOT (N.) , peintre, graveur , poète latin et français ; Mans 1515-1554.

DEMMAM (Th.), chirurgien et accoucheur anglais ; Bakevvell 1733-1815. Ami de Jenner, qui avait été son élève, il reconnut un des premiers les avantaget de la vaccine et contribua à la propagation de cette découverte. — Introduction à la pratique des accouchements.

DEMMER (Balt.), peintre; Hambourg 1685-1747.

— On voit plusieurs tableaux de ce peintre dans la galerie de Dresde.

DEMM1S(J.), critique, auteur dramatique; Londres 1657-1733. Il attaqua les écrivains de son temps, et fut ridiculisé par Pope dans la Dunciade.

— Le Triomphe de la liberté, tragédie; l'Intrigue sans intrigue, comédie.

DEMOM ( le baron Domin. Vivant ) , directeurgénéral des musées, graveur, membre de l'Acad. de peinture; Chalon-sur-Saône !447-i825. Il accompagna Bonaparte en Egypte, et eut à son retour la direction des musées; place qu'il conserva jusqu'en 1815. Il enrichit la France d'un grand nombre d'objets d'arts enlevés aux pays conquis. Ce fut sous sa direction que fut élevée la colonne Vendôme. — Voyage en Sicile; Voyage dans la Haute et dans la Basse-Egypte, 2 vol. in-f° ; Monuments des arts du dessin, publiés par Amaury Duval, 1829.

DEMTRECOLLES (F.-X.), jésuite, supérieur de la mission française en Chine ; Lyon 1664, Pékin 1741. — On a de lui plusieurs lettres intéressantes dans les Lettres édifiantes, et quelques mémoires dans la Description de la Chine de Duhalde.

DEMYS l'Ancien, tyran de Syracuse, était d'une naissance obscure. Il s'empara du pouvoir 405 av. J'-C. , après s'être signalé dans les guerres des SyraCusains contre les Carthaginois. Une révolte de s^s sujets , qu'il parvint à comprimer , le rendit soupçonneux et cruel. Ce prince, qui m. 368 av. J.-C., cultivait les lettres, et une de ses tragédies fut couronnée à Athènes.

DEMYS le Jeune, fils du précédent, lui succéda 338 av. J.-C, et appela à sa cour Platon, qu'il renvoya bientôt après pour pouvoir se livrer sans contrainte à la débauche. Mais ayant banni de Syracuse son beau-frère, Dion, celui-ci reparut peu après à la téte d'une armée, et chassa, 356 av. J.-C, Denys, qui rentra dans ses États dix ans après, pour en être de nouveau expulsé par Timoléon ; il fut obligé de se retirer à Corinthe , où il m. Une tradition, qui ne mérite atftune croyance, prétend que Denys se fit maître d'école. La fausseté de cette anecdote a été démontrée par M. Boissonade. (Voyez Notices et extraits des manuscrits, tome x, p. 157.)

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