‹ Biographie portative universelleChapitre 164 sur 702 · ESPERNON · texte numérisé non relu

ESPERNON

ESCHINARDI (le P. F.), jésuite, mathématicien ; Rome 10-23-1700. — Discorsi fisico-matematici, in-4°.

ESCIIINE, le Socratique , ainsi surnommé pour le distinguer de l'orateur du même nom , fut disciple de Socrate v. 400 av. J.rC, et, ainsi que Cébès et Xénophon , consigna dans ses écrits la doctrine de son maître, sans la modifier, comme Platon, dans des points importants. — On a sous son nom trois dialogues, intitulés : De la vertu , Djs richesses et De la mort , édités par Fischer, 178G, in-8", et une lettre.

ESCHIÏVE, le Rhéteur, n. Athènes 393 av. J.-C, m. Samos 318. Acteur tragique dans sa jeunesse, puis greffier, il devint ensuite le plus grand orateur de la Grèce après Démosthènes ; ami de Philippe , par lequel il s'était, dit-on, laissé corrompre, il favorisa de tout son pouvoir ses projets ambitieux, et fut constamment l'antagoniste de Démosthènes, qui luttait pour défendre l'indépendance de sa patrie. Ayant succombé clans un procès qu'il avait intenté à celui-ci, et se trouvant hors d'état de payer l'amende, il fui forcé de s'exiler à Samos, où il ouvrit une école d'éloquence, et y termina ses jours. — On n'a de lui que trois discours : Sur Timarque , Sur la fausse ambassade , Sur la couronne; la meilleure édition est celle de Bremi , Zurich , 2 vol. in-8° : l'abbé Jager et. M. Stievenart les ont traduits en français. On allribue encore à Eschine 12 lettres qui sont apocryphes.

ESCHYLE, le plus ancien des trois grands poètes tragiques de la Grèce, n. Eleusis 52i av. J.-C., m. en Sicile 450- Frère de Cynégyre, l'un des héros de Marathon, il combattit avec une égale valeur à cette bataille, à Salamine et à Platée. Avant lui, la tragédie était plutôt une suite de chœurs lyriques qu'un véritable drame; il en fut vraiment le créateur : ses pièces sont pleines d'idées grandes et hardies; sa diction est passionnée, sublime, la plupart du temps lyrique , mais quelquefois aussi trèsobscure. Il inspire la terreur plutôt que la pitié; ses plans sont d'une extrême simplicité. — Des 70 ou 80 tragédies qu'il avait composées, il ne nous en reste que sept : Prométhée enchaîné; Les Sept contre Thèbes ; les Perses ; Agamemnon ; les Coéphores ; les Euménides ; les Suppliantes. Les éditions d'Eschyle les plus estimées sont celles de Stanley, Londres, 1663, in-f» ; de SchQtz, IS09-1821, 5 vol. in-8° ; de Wellauer, Leipzig, 1823-1831, 3 vol. in-8°. L'édition du Prométhée par Blomheld est célèbre. La meilleure traduction française de ce poète est celle de Laporte-Du-Theil.

ESCOBAR (Marine d') , fondatrice de l'ordre de Sainte-Brigitte; Valladolid 1554-1633.

ESCOBAR-Y-MENDOZA (Ant.) , casuiste espagnol, poète latin, prédicateur; Valladolid 1589- 1669. La morale relâchée de ce jésuite l'a fait livrer au ridicule par Pascal ; ses ouvrages forment environ 40 vol.in-f°. Son nom est devenu dans notre langue •ynonyme de fourbe.

ESCOIQUITZ ( J.), ministre d'Etat espagnol ; Navarre 1762-1820. Ennemi mortel du prince de la Paix, il fut un des instigateurs de la révolution qui chassa du trône Charles IV pour y mettre son fils, Ferdinand ; accompagna ce prince en France , rentra avec lui en Espagne , et m. disgracié. — Traduction des Nuits "d'Young en vers espagnols ; Exposé des motifs du voyage de Baijonne.

ESCOUSSE (Vict.) , poète dramatique, ami et collaborateur de Lebras, avec lequel il se tua ; 1813-1831. — Farruch-le-Maure ; Pierre III; Raymond.

ESDRAS, célèbre docteur juif, vivait au 5e siècle av. J.-C, pendant la captivité de Babylone. Il obtint du roi Artaxerce la permission d'aller hâter la reconstruction du temple de Jérusalem , en fit la dédicace, purifia la religion, et, suivant la tradition, fixa le canon des livres saints. — Des quatre livres qui portent son nom , deux seuls sont regardés comme canoniques par l'Église.

ESDRAS, patriarene d'Arménie, m. 639. Il convoqua le concile national de Karin, où l'Eglise d'Arménie fut réunie à celle des Grecs.

ESK1L, archevêque de Lund en Scanie , primat de Danemark au 12e siècle, fondateur du monastère d'Esrom , adversaire de Valdemar lors du schisme qui suivit la mort d'Adrien IV, m. 1187. — Droit ecclésiastique de Scanie, 1505.

ESMÉXARD ( Jo.-Alth.), poète, littérat., membre de l'Institut; Pelissane (Provence) 1770-1S12. — La Navigation, poème ; Trajan, Fernund Cortex , opéras.

ÉSOPE, esclave et philosophe phrygien du 6» siècle avant J.-C, contemporain de Crésus. On le regarde généralement comme l'inventeur de l'apologue, mais son existence est très-problématique. Quoi qu'il en soit, son nom fut donné aux fables ésopiques, comme celui d'Homère aux épopées homériques.— Le recueil de ces fables, que nous possédons, a été commencé au 14e siècle par Maxime Planude; complété et augmenté de toutes celles qu'on a découvertes depuis, il se compose, dans l'édition de Schneider ( 1812, iu-8° ) , de 173 fables. Coray a aussi donné ( 1810) une bonne édition de ce recueil.

ÉSOPE, célèbre acteur romain du 1er siècle av. J.-C, contemporain et ami de Cicéron.

ESPAGNAC (J.-B.-Jo. Damazit de Sahuguet, baron d'), gouverneur de l'Hôtel des Invalides, tacticien ; Brive-la-Gaillarde 1713-1783. — Histoire du maréchal de Saxe, 3 vol. in-4°. z=. Son fils M.-B., abbé d'EsPAGNAC, agent de Calonne, fournisseur du l'armée des Alpes et entrepreneur des charrois militaires de Dumouriez ; m. sur l'échal'aud 1793.

ESPAGNANDEL (Mat. l'), sculpteur ; Paris 1610- 1689. — Tigrane , un Flegmatique, Diocjène et Sociale, 2 Termes (Versailles).

ESPAGNE ( C d' ) , petit-fils de Ferdinand de La Cerda, gendre de St Louis et l'un des favoris de Jean-le-Bon de France, qui le fit connétable (1350); fut assassiné par ordre de Charles-le-Mauvais 1354.

ESPAGNE (le comte d'), chef de partisans espagnols, fils d'un Français émigré, se distingua dans la campagne ( 1813) contre les Français et dans la guerre civile suscitée par don Carlos (1833). Il fut assassiné 1839. Ce chef possédait de grands talents militaires, qu'il ternit par ses cruautés.

ESPAGNOLET. Voy. Riiîera.

ESPEN (Léger-Bern. van), jurisconsulte; Louvain 1646-1728. — Jus ecclesiasticum uniyersum.

ESPENCE (Cl. d'), Es/.encœus, savant docteur de Sorbonne, poète latin, recteur de l'université de Paris, député au concile de Trente, aux états d'Orléans et au colloque de Poissy ; Chàlons-sur-Mai ne 1511-1571. — Institution d'un prince chrétien.

ESPER ( J.-Fréd.), naturaliste, astronome ; Drossenfeld 1732-1781.= Son frère Eug.-J. -Christophe, naturaliste; Wunsiedel 1742-1801. — Papillons européens.

ESPERCIECX (J.-Jo.), sculpteur; Marseille 1758-

ESPERNON (J.-L. de Nogaret de La Valett*, duc d'), l'un des personnages les plus importants des règnes de Henri III, de Henri IV et de Louis XIII ; n. Languedoc 1554. Il fut d'abord connu sous le nom de Caumont , et commença par s'attacher au roi de Navarre ; bientôt il retourna à la cour de Henri III, devint l'un des mignons de ce prince débauché, dont il acheta la faveur par d'infâmes complaisances, et reçut en don(l5Sl ) la terre d'Espernon, qui fut érigée en duché-pairie. Il obtint successivement huit gouvernements, au nombre desquels se trouvaient ceux de la Touraine, de la Saintonge et de la Normandie; devint colonel-général de 1 infanterie (1584) et amiral de France (1587), mais rien ne pouvait satisfaire son ambition et sa cupidité. A la mort de Henri III il abandonna Henri IV, qui néanmoins le nomma plus tard gouverneur do lu Provence. Ses cruautés et ses exactions son-

Page 1