‹ Biographie portative universelleChapitre 169 sur 702 · EUGÈNE. — EUSÈBE · texte numérisé non relu

EUGÈNE. — EUSÈBE

la sanglante bataille de M al plaque! (1709), fut chargé par l'empereur de négociations difficiles où il déploya une grande habileté, et, ayant pénétré en France ( 17 12), fut battu à Denain par Villars, ce qui amena la paix de Rasladt: il délit les Turcs à Petcrwaradin ( 1710) et à Belgrade ( 1717). La guerre s'étant rallumée entre la France et l'Autriche (1733), il fut chargé du commandement de l'armée ; mais il ne put empêcher la prise de Philip.sbourg. Il m. sans avoir élé marié 173b'. Il signait Euqenio uon Savoie.^

EUGÈNE BULGARIS, savant prélat grec, appelé en Russie par Catherine II; Corfou 17 1(3, Pétersbourg 180b. — On a de lui des ouvrages de mathématiques et de philosophie écrits eu grec ancien et en grec moderne.

EULAL1E (Ste), vierge et martyre ; n. Mérida (Espagne ) v. 298, périt lors de la persécution de l)ioclétien, 30*.

EULAJL1US , archidiacre de Rome, antipape, élu (418) concuremment avec Boniface Ier. Il se retira à Nepi, dont il fut nommé évèque et où il m.

EULER (Léo.) le plus fécond et l'un des plus illustres géomètres modernes, élève de Bernouilli ; Bàle 1707, Pétersbourg 1783. Il professa les mathématiques à St-Pélersbouig et fut membre des académies de cette ville, de Berlin, etc. Ce savant a fait faire de grands pas à la science, principalement au calcul différentiel et intégral; il a appliqué l'analyse à la mécanique, à la construction des vaisseaux, etc. . — Introduction à L'analyse de l'infini; Science navale; Institutions de Calcul différentiel , — de calcul inté~ gralj Lettres à une princesse d'Allemagne. — Euler eut plusieurs enfants qui , sans l'égaler, soutinrent la gloire de son nom. L'aîné, J. -Albert , physicien, mathématicien; Pétersbourg 1734-1800. Il enseigna la physique à St-Pétersbourg et remporta plusieurs prix à l'Acad. des sciences avec Bossut et Clairaut. — Le second. Chaules, médecin, mathématicien ; Pétersbourg 1749-1806. Il exerça la médecine à St-Pétersbourg. — Le troisième, Christophe, n. Berlin 1743, appliqua les mathématiques au génie militaire.

EUUOGE (St) de Cordoue, m. martyr 859. — Memoriale sanctorum; Exhortation et apologie aux martyrs.

EUMATHE ou EU ST AT HE , écrivain grec qu'on croit avoir vécu dans les derniers siècles de l'empire d'Orient, est auteur des Aoentures de Hysminias et [lys miné : édit. Gaulmin, Paris, 1018.

EOlLvE, l'un des lieutenants d'Alexandre ; n. d'une famille obscure à Cardie ( Chersonèse de Thrace) ; reçut en partage à la m. du conquérant la Paphlagonie et la Cappadoce , qu'il défendit vaillamment contre ses rivaux; vaincu à Omnium 320 av. J.-C, puis à Nova (315), il fut livré a Auligone, qui le fit périr.

EUMÈNE Ier, roi de Pergame 203 av. J.-C. Il fit la guerre à Antiochus Soter, et m. 241.

EUNÈTVE Iï, neveu du précédent, fils d'At taie Ier, auquel il succéda 19-* av. J.-C; fit alliance avec les Romains et soutint plusieurs guerres contre Antigone et Prusias ; m. 157. =. Il laissa un enfant, Eumene III, qui monta sur le trône (157) et m. au bout d'un au.

EUMENE , rhéteur, professeur d'éloquence à Autun , modérateur des écoles des Gaules ; 201-311. — Il reste de lui 4 panégyriques d'une assez bonne latinité, dans les Panegyrici veteres, Paris 1043.

EUNAPE , philosophe et médecin , n. Sardes au 4° siècie de J.-C. Il fut disciple de Chrysophante, contemporain de Julien et d'Arcadius, et ardent adversaire des chrétiens. — Vies des philosophes, éditées par Boissonade, Amsterdam, 1822 , in-8°. Eunape avait écrit aussi une Ilist. des césars , dont il ne reste que des fragments,

EUNOME , hérésiarque d i 4e sièle, évêque de Cvzique (300). Il niait que J.-C. se fût fait homme,

et rejetait les miracles et le culte des reliques. Ses

disciples étaient nommés eunomiens.

EUP1IEM1E (Ste) , vierge de Chalcédoine, martyre sous Dioclétien 31)7.

EUPHORION, poète grec de Chalsis ; v. 2r2 av. J.-C, bibliothécaire d 'Antiochus - le - Grand. — Il reste de lui quelques vers dans {'Anthologie : ils ont élé publiés à part, Danzig 1823, iu-8°.

EUPHRAiVOR, peintie et sculpteur grec de Corinthe, contemporain et rival de Parrhasius et de Phidias ; viv. v. 3ôJ av. J.-C

EUPHRONE (St), évêque de Tours (550), m. 573.

EUPHROSIZVE , impératrice d'Orient , femme d'Alexis II, qu'elle fit couronner à la place d'Isa;, c l'Ange (1195) ; fut déposée pour ses mœurs corrompues, remonta sur le trône et alla (1204) rejoindre son époux à Constantinople. Elle m. 1215.

EUPOLIS , poète comique d'Athènes, contemporain d'Alcibiade, 440 av. J.-C. Il appartenait à l'ancienne comédie. — Quelques fragments de se» pièces se trouvent dans Slobée , Pollux et le scoliaste d'Aristophane.

EUP03IPE , peintre grec de Sicyone, contemporain de Zeuxis; 4e siècle av. J.-C. Il fonda l'école qui porta le nom de sa patrie, et eut pour discipla Pamphile, maître d'Apelle.

EURIC ou ÉVAR1C, roi des Visigoths , successeur (iGO) de sou frère Théodoric II, qu'il fit assassiner; conquit ( 472-473) la plus grande partie du midi de la France , obtint de l'empereur Nepos (475) la cession de l'Auvergne, soumit presque toute l'Espagne (477), s'empara d'Arles, de Marseille et de toute la Provence (480), donna le premier des lois écrites aux Visigoths, et m. Arles 48i. Son fils Alaric II lui succéda.

EURIPIDE, l'un des trois grands tragiques de la Grèce; u. Salamiue 480 av. J.-C, m. 407. Il fut disciple d'Anaxagore , et commença assez tard à travailler pour le théâtre. Ne pouvant plus rien ajouter à la perfection que Sophocle avait donnée au théâtre grec, il imagina de transporter sur la scène le langage de la philosophie et le jeu des pas ions. Des 121), ou, selon d'autres, des 175 pièces qu'il avait composées, il ne nous reste que 17 tragédies, lié cube , Oreste , les Phéniciennes , Médée, Hijjpolyle , Alceste, Andromaque, les Suppliantes, Iphigénie en Aulide , Iphigénie en Tauride , les Troyenncs, les Bacchantes , les Héraclides, Hélène, Ion , Hercule furieux et Électre , et un drame satirique, le Cyclope. Le meilleur texte critique à'Ew ripide est celui qu'a publié M. Fix dans la Bibliothèque grecque de Firmin Didot. Les éditions les plus répandues de ce poète sont celles de Mallhiœ, 1831-37, 10 vol. in-8°, et de Ikrmann, 2 vol. in-8°, 1831-1X3$.

EUSEBE (St), Grec de naissance, pape, succéda (310) a Marcel, et m. la même année. • — Il eut pour successeur Miltiade ou Melchiade.

EUSÈBE, surnommé de Pamphile, c'est-à-dire I'Ami de saint Pamphile, évêque de Cécarée (Palestine), écrivain grec , savant historien et théologien, n. Palestine 270, m. 338. — Histoire ecclésiastique, Leipzig, 3 v. in-8°, 1827-28; Préparation et démonstration évangéliques, ibhl.,Z vol. in-8°, 1842- I8i3 ; Vie de l'empereur Constantin , Leipzig 1830; Apologie d'Ongène; Chronologie , dont l'original grecest perdu, mais dont on a une version latine et une ancienne traduction arménienne ; Milan 1818, in-4°.

EUSEBE , de Nieomédie , prélat grec, contemporain de Constantin et de Constance, fut un des fauteurs de l'arianisme et des adversaires de saint Athanase , qu'il fit condamner par deux conciles. Nommé évêque de^Constantiuople (339), il m. 342.

EUSÈBE, évêque de Verceil , adversaire de l'arianisme, m. 373. — Traduction latine des Commentaires d'Eusèbe sur les Psaumes , 1743, 2 vol. in-4°. t

EUSÈBE, de Samosate, évêque de celte ville au 4e siècle, combattit les doctrines d'Arius sous

5U EUSEBIA.

l'empereur Théodose, et fut. tué à Dolique par une femme arienne 371). — L'Eglise 1 honore comme inarlyr.

EUSEBIA (Aurélia), épouse de l'empereur Consumée, protégea Julien et encouragea les arls ; m. 1630. Ou lui reproche d'avoir fait périr, par jalousie, les enfants d'Hélène, femme de Julien.

EUSTACHE (St), martyr chrétien, tué sous Adrien 130. — Ses Actes , publiés en grec, Paris 1GG0, sont un tissu de fables.

EUSTACHE, comte de Boulogne , frère de Godefroi de Bouillon, fut père de Mathilde, reine d'Angleterre, et m. 1125.

EUSTACHE LE NOIÎVE, célèbre aventurier boulonais du 13e siècle, tué (l2l7) après la bataille navale de Douvres, où il commandait la flotte française.

EUSTACHI (Bart.), anatomiste, médecin; San- Severino (Marche d'Ancône) 1510-1574. On lui doit la découverte du canal de communication de l'oreille interne avec l'arrière-bouche, appelé trompe d' Eu ftachi, et celle de la valvule i\\le valvule d'Eustaclu. — Édition du Lexicon d'Érotien ; Venise 1556 ; De renibus; Tables anatomiques, 1714.

EUSTATIIE (St) . évéque de Bérée , adversaire des ariens , qui le firent exiler (337). — Allacci lui attribue un Traité sur la pythonisse , Lyon 1629.

EUSTATIIE, de Constaulinople , archevêque de Thessalonique , célèbre commentateur d'Homère ; m. 1198. — Scholies sur l'Iliade et l'Odyssée, 1825- 1830, 4 vol. in-4° ; Scholies sur Denys le Périégète.

EUSTOQUIE (Ste) , vierge romaine, supérieure du monastère de Bethléem; m. 419.

EUTECHNIUS , médecin et sophiste grec du 5e siècle. • — Puraphrasis in Oppiani Ixeutica , 1702 , iu-8° ; Theriacœ et Alexipharmacœ Nicandri metaphrasis, 1764, in-8°.

EUTHYCRATES, sculpteur grec, fils et élève de Lysippe, vivait v. 300 av. J.-C.

EUTIîYDÈME , roi de la Bactriane 220 av. J.-C. 11 soutint une guerre contre Antiochus III , qui ne put le détrôner.

EUTHYME (St) , archimandrite; n. Mélitène (Arménie) 377-473. Il prêcha l'évangile aux Arabes et aux Sarrasins, et ramena à la foi orthodoxe l'impératrice Eudoxie.

EUTOCIUS, d'Ascalon , géomètre grec, vivait v. 540. — Commentaire sur Apollonius de Perge (dans l'édition d'Apollonius de Halley) et sur Archimède , Bàle 1541.

EUTROPE , Flavius Eutropius , historien latin du 4e siècle , contemporain de Constantin, de Julien et de Valens. — Breviarium histqrîce Romance, en 10 livres, édition Tzschucke, Leipzig, 1796, in-8°, traduit dans les collections Panckoucke et Dubochet.

EUTROPE , ennuque arménien , ministre et favori de l'empereur Arcadius , renversa Ruffin , et , par les intrigues d'Eudoxie, fut lui-même disgracié et condamné à m. 399.

EUTYCHÈS, célèbre hérésiarque grec du 5e siècle; m. 451. Il enseigna qu'il n'y avait en J.-C. que la nature divine qui avait absorbé la nature humaine, et forma de nombreux disciples nommés eutychéens ou monophysites. D'abord absous dans le concile dit, brigandage d'Éphèse , il fat ensuite condamné dans le concile de Chalcédoine (451).

EUTYCHIEIV, pape, succéda à saint Félix Ier, 275-?83. Manès parut sous son pontificat. Il eut pour successeur saint Caius.

EUTYCHIUS, grammairien latin du 16e siècle, disciple de Priscien. — De discemendis conjugadonibus, 1537, in-4°. Lindemann l'a publié d'une mani re plus correcte dans son Corpus grammalicorum.

EUTYCHIUS, historien arabe, patriarche melchite d'Alexandrie; n. eu Egypte 876, m. 9i0. — Histoire universelle , depuis le commencement du monde jusqu'à l'an 937; publiée en arabe avec une version latine par Selden (I6i2). de nouveau tra-

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