FÉLIX
SAINTS
FÉLIX, évëque de Dunwich ( Suffolk ). Il fonda des églises, des monastères et des écoles ; m. 6'tfi.
FÉLIX de Valois, Français; 1 1 27-121 -2. Il fonda, avec St Jean de Matha, l'ordre de la Rédemption.
PAPES
FÉLIX Ier (St), 260-27 %. Il avait succédé à Sl- Penis; il fut remplacé par Eutychien.
FÉLIX II, antipape, élu par le crédit de l'empereur Constance (355) pendant l'exil de Libère, qui ie chassa 3 ans après.
FÉLIX III, élu (483) successeur de St Simplice. Il assembla un concile à Rome (487) et m. 492. Il eut pour successeur St Gélase Ier.
FÉLIX IV, successeur de Jean Ier, élu (526) par le crédit de Tliéodoric, roi des Goths; m. 530. Il eut pour successeur Boniface If.
FÉLIX V, antipape. Voyez Amédée VIII.
FÉLIX DE TAS S Y (G. -F.), premier chirurgien de Louis XIV; m. 1703.
FÉLIX DE BEAU JOUR (L.), économiste, archéologue, membre de l'Acad. des sciences morales ; Callas (Var) 1765-1836. — Aperçu sur les États- Unis ; Théorie des gouoernements ; Voyages militaires dans l'Orient.
F ELLE P. (Joachim), poète latin, érudit ; Zwickau (Saxe) 1628-1691. = Son fils Joachim -Frédéric, secrétaire du duc de Weimar ; 1673-1726. — Monument a inédit a, 12 vol. in-4°.
FELLER (F.-X. de), jésuite , biographe ; Bruxelles 1735-1802. — Dictionnaire historique, 6 vol. in-8°. Cet ouvrage, copié pour le fond sur celui de Chaudnn. plein d'erreurs, et rédigé avec me révoltante partialité, a été réimprimé un grand nombre de fois.
FELLOX (Th.-Bern.), jésuite, poète laiin ; Avignon 1672-1759.
FEI.TON (J.), Irlandais, lieutenant dans l'armée anglaise envoyée au secours de La Rochelle. Il assassina le duc de Buckingham, et fut mis à m. 1628.
FENAROLI (Fidèle), chanteur, musicien ; Lonciano (Abruzze) 1730-1817. — Régule musicali.
FEIVEL (J.-B.-Pasc.) , ecclésiastique, érudit,, membre de l'Académie des inscriptions; Paris 1695; 1753.
FÉAÉLON (Bertrand de Salignac, marquis ûk\ ambassadeur de France en Angleterre, littérateur; m. 1559. — Le Sicge de Metz en 1552; Voyaqe de JLnri II aux Pays-Bas en 1554 ; Mémo ire touchant V Angleterre et la Suisse.
FÉNELON (F. de Saugxac de Lamothe-), l'un des plus grands écrivains du siècle de Louis XIV, littérateur, moraliste, théologien, écrivain poliiique ; Fénelon (Quercy) 1651-1715. Au retour d'une mission dans le Poitou où il avait opéré plusieurs conversions par son éloquence et sa douceur persuasive, il fut choisi par Louis XIV pour précepteur de son petit-tils le duc «e Bourgogne. Cette éducation terminée, le roi le nomma (1694) archevêque de Cambrai. Bientôt après Fénelon accueillit les idées mystiques de madame Guyon, ce qui amena une
rupture entre lui et Bossuet. Celui-ci le poursuivit avec acharnement et fit condamner a Rome (1699) Y Explication des Maximes des Saints, c nsure à laquelle Fénelon se soumit avec humilité. Les hardiesses politiques du Télémaque, composé pour l'instruction de son élevé et publié sans l'aveu de l'auteur , attirèrent la disgrâce du roi à l'archevêque de Cambrai, qui se retira dans son diocèse, où ses vertus et ses bienfaits lui acquirent l'estime universelle. Il déploya la plus grande charité et un admirable dévouement pendant 1 hiver de 1709. Il m.T715. Nul écrivain n'a égalé Fénelon pour l'onction et la grâce du style ; nul, peutêtre, n'a fait passer avec autant de bonheur dans notre langue la noble simplicité de la littérature antique. — L' Education des filles (1687) ; les Maximes des Saints (l!)97); Aventures de Télémaque (1699) ; Dialogues des morts et Fables (1712) ; Dialogues sur V éloquence (1718); Examen de Inconscience d'un roi (1734); DJmonstration de l'existence de Dieu (1713) ; Sermons ; OEuvres spirituelles. L'édition la plus complète de ses OEuvres est celle de 1820-24, 39 vol. in-8°. = Son neveu Gab.-Jao ques , lieutenant-général , ambassadeur en Hollande (1725), plénipotentiaire au congrès de Soissons (1727), tué à la bataille de Raucoux 1746. = L'abbé J.-B. -Antoine, de la même famille, aumônier delà reine Marie Leczinska; n. 1702, m. sur l'échafaud
FENN (J.), antiquaire anglais; Norwich I73D- 1794. — Lettres originales écrites sous Henri VI, Edouard IV et Richard III, 2 vol. in-4°.
FENTON (Elisée), littérateur et poète anglais ; n. Shelton, m. 1730. — Marianne, tragédie; Poésies; Vie de Milton.
FER! TON (Éd.), navigateur anglais du 16e siècle; n. dans le comté de Nottingham. Il contribua à la défaite de l'Armada, et m. 1603. ~ Son, frère Geoffroy, conseiller privé, secrétaire d'État d'Élisabeth, puis de Jacques 1er en Irlande; tu. 1608.
FER (N. de), géographe du roi ; Paris 1646-1720. — Cartes; Côtes de France sur l'Océan.
FER DE LA NOUERRE (de), ingénieur et économiste français ; m. 1799. — Seien ce des canaux navigables, 2 vol. in-8°.
FÈRANDINI (J.), compositeur, conseiller et maître de chapelle de l'électeur de Bavière; n. Venise, m. Munich 1793. — Bérénice, Adriana in Siria, Demofoonte, Artaserse, Catone in Utica, Diana placata, opéras.
FERRER (J.-J. ), minéralogiste; Carlscrona ( Suède ) 1743-1790. — Histoire minéralog/que de Bohême ; Recherches sur les montagnes et les mines de H nf/'rte.
FERCHARD. Voy. Fe»qcahd.
FERDINAND
EMPEREURS D'ALLEMAGNE
FERDINAND Ier, frère de Charles-Quint, qui lui céda l'Empire (1556) ; Alcala de Ilénarès 1503-1564. Le pape Paul IV ayant refusé de le reconnaître pour chef de l'Empire, Ferdinand protesta contre cette prétention, et, depuis cette époque, les empereurs ont cessé de demander la confirmation du pape. Son fils Maximilien II lui succéda.
FERDINAND 11, petit fils du précédent et fils de Charles d'Autriche, duc de Styrie , n. 1578, roi de Bolv' nie (1617), de Hongrie (KÙ8), fut élu empereur ( 1619) après la mort de Mathias. Les états de Bohème s'opposèrent à son élection, élurent pour roi Frédéric V, électeur palatin, et, joints aux prolestants, commencèrent la célèbre guerre de Trente- Ans ; mais la victoire de Maximilien de Bavière sur Frédéric, à Prague (1620), priva ce dernier prince de ses Étals. Les défaites successives du roi de Danemark et des princes protestants, les victoires de Gustave-Adolphe à Leipzig (163! \, à Lutzen, où il fut tué (1632), l'assassinat de Wallenstein (I63i), la victoire de Ferdinand, fils de l'empereur, à Nord-
FERDINAND
Iingen (1634), un traité fie paix avec l'électeur do Saxe, la défaite des Impériaux à Wistock par Bannier (1636), furent les principaux événements du règne de Ferdinand. Ce prince m. 1637. Il eut pour successeur Ferdinand III.
FERDINAND III, fils et successeur du précédent ; n. 1608, roi de Hongrie (1625), roi de Bohême (1627), roi des Romains (1636), succéda (1637) «à son père. La prise de Brisaoh par le duc de Weimar (1638), les succès de Ban nier, la défaite de Feuquières à Thionville par Piccolomini (1639), de Turenne à Marienthal (1645} par Merci, Ihs victoires de Condé à Rocroi (1643), à Fribourg (1644) et à Nordlingen (1645), de Tureune à Sommerhausen ( 1648), furent les principaux événements de la guerre de Ferdinand contre la France et les États protestants, guerre que termina (1648) le célèbre traité de Vestphalie. Ferdinand m. 1657, et eut pour successeur sou fils Léopold.