‹ Biographie portative universelleChapitre 18 sur 702 · AMIR. — ANAYA · texte numérisé non relu

AMIR. — ANAYA

du 16e siècle, Melun 1513-1593. Il vint étudier à Paris, entra dans les ordres, professa 10 ans le grec à l'université de Bourges, fut nommé (1547) abbé de Bellosanne, et devint successivement précepteur des enfants de Henri II , grand-aumônier de Charles IX et de Henri III, puis enfin évéque d'Auxerre. Il a traduit du grec les Amours de Théagène et Ckariclée, les Amours de Daphnis et Chloé, et les OEuures de Plutarque. Ce dernier ouvrage est son principal titre de gloire, et forme le monument le plus précieux de la prose française au 16e siècle. Les éditions les plus recherchées sont : celle de 1567-75, 13 vol. in-8' ; celle de 1801-1806, annotée par Clavier; celles de 1801-1806, 25 vol. in-8°, et de 1825, 12 vol. in-8°.

AMIR-MANSOUR , calife fatimile , n. 1096, succéda (1101) à son père Mousta-Aly, m. assassiné 1130.

AMYRAUT (Moïse), controversiste et théologien protestant, Bourgueil (Touraine) I596-166Î. — De la souveraineté des rois ; Traité des songes ; Vie de François de La Noue.

ANACIIARSIS , philosophe de la race royale de Scythie, mis quelquefois au nombre des sept sages de la Grèce, vint à Athènes 592 av. J.-C, et périt (548) en voulant, à son retour dans sa patrie, y introduire les lois de Solon. — C'est un prétendu descendant de ce philosophe que Barthélémy a pris pour le héros de son Voyage d'Anacharsis.

ANACLET (St), par abréviation Clet , pape, succéda (78) à saint Lin ou à saint Clément, et m. 91.

ANACLET (P.-Lé. ), anti-pape, élu (^1130) par quelques cardinaux, tandis que la majorité nommait Innocent II ; soutenu par son beau- frère Roger, roi de Sicile, il se maintint dans son pontificat jusqu'à sa mort 1138.

ANACRÉON, célèbre lyrique, grec de Téos (Ionie), vivait v. 530 av. J.-C. Appelé à la cour de Polycrate, tyran de Samos , il y passa sa vie à chanter l'amour et le vin dans de gracieuses poésies. Suivant une tradition, il m. à 85 ans étranglé par un grain de raisin. — Les principales éditions de ses œuvres sont celles d'Henri Estienne 1554, in-4°; de Fischer 1776, in-8° ; de Brunck, 1780, et de M. Boissonade, 1823. Parmi les traductions françaises, nous citerons celles de Remy Belleau , de madame Dacier et -de Gail. Les traducteurs modernes en vers sont : MM. de Saint-Victor et Veissier-Descombes.

ANAFESTE ( Pa.-Luc) , premier doge de Venise en 697, m. 717. Il eut pour successeur .Marcello Tagliano.

AN ANUS, rabbin juif du 8e siècle, est célèbre pour avoir été v. 750 le restaurateur de la secte des caraites, qui rejettent toutes les traditions et interprétations des thalmudistes.

ANASTASE 1er, le Silentiaire , empereur d'Orient, n. Dyrrachium y. 430, monta sur le trône (491) par son mariage avec Ariadne veuve de l'empereur Zénon ; persécuta les catholiques en faveur des eutychéens, et m. 518. Sous son règne désastreux, l'empire, déchiré par la guerre civile, fut ravagé par les Perses et les Bulgares.

ANASTASE II, empereur d'Orient, succéda (7 13) • à Philipe Bardane, dont il avait été le secrétaire. Déposé (715) et forcé de se faire prêtre par Théodose III, il essaya en vain de remonter sur le trône occupé alors par Léon III et fut mis à mort 719.

ANASTASE Ier ( St ) , pape , succéda ( 398 ou 399) à Sirice. Il m. 402.

ANASTASE II (St), pape, n. RomtJ, succéda (496) à Gélase Ier et m. 498.

ANASTASE III, pape, succéda (911) à Sergius III

ANASTASE IV (Conrad) , pape, n. Rome, succéda (1153) à Eugène III et ni. 1151.

ANASTASE, anti-pape. Voy. Benoît III.

ANASTASE, patriarche d'Antioche en 561 , se signala par son zèle et ses écrits contre les hérétiques.— Il ne nous reste de lui que cinq discours.

ANASTASE le Sinaïte , moine du Monl-Sinaî ,

écrivain ecclésiastique, théologien, vivait encore en 678.11 nous reste de lui plusieurs traités insérés dans la Bibliothèque des Pères.

ANASTASE, nommé patriarche de Constant inople (730) par Léon-l'Isaurien , déposé, aveuglé, puis rétabli par Constantin-Copronyme, m. 753.

ANASTASE le Bibliothécaire , célèbre écrivain du 98 siècle, abbé, bibliothécaire du Vatican. Il assista (869) au concile général de Constantinople.— Historia ecclesiastica 1649, in-f°, dans la Collection byzantine; Liber pontificalis 1718-35, 4 vol. in-f°. C'est un recueil des vies des papes depuis saint Pierre jusqu'à Nicolas Ier.

ANASTASE (Astric), bénédictin, apôtre de la Hongrie, évéque de Coloza (996), contribua à faire donner par le pape le titre de roi à Etienne, duc de Hongrie , et m. dans les premières années du 118 siècle.

ANATOLIUS ( St ) , évéque de Laodicée (2G9), théolog. , mathématicien, avait d'abord professé la philosophie à Alexandrie. — Traité de la Pàque ; Institutions arithmétiques, dont quelques fragments sont insérés dans la Bibliothèque grecque de Fabricius.

ANAXAGORAS , philosophe de l'école ionienne, n. Clazomène v. 500 av. J.-C. Après avoir voyagé en Egypte , il ouvrit, v. 475, à Athènes , une école célèbre, où il eut pour disciples Périclès, Euripide, et même Socrate , suivant quelques-uns ; accusé d'impiété, il fut condamné à mort. Sa peine fut commuée en un exil , et il m. Lampsaque 428 av. J.-C. Il s'éleva le premier à l'idée d'un Dieu , distinct du monde , cultiva l'astronomie avec succès , et sut prédire les éclipses.

ANAXAGORAS, sculpteur grec, d'Egine, v. 492 av. J.-C.Ilavait écrit sur les décorations théâtrales.

ANAXANDRIDES , fils de Léon, roi de Sparte de 550 à 515 av. J.-C.

ANAXANDRIDES , poète comique et satirique , n. Rhodes, 4e siècle av. J.-C. , fut condamné dons sa vieillesse à mourir de faim par les Athéniens, qu'il avait critiqués dans une comédie. — 11 avait composé une Odyssée.

ANAXARQUE , philosophe grec , n. Abdère , 4e siècle av. J.-C. Il accompagna Alexandre en Asie, et fut mis à mort par Nicocréon , tyran de Chypre, qu'il avait insulté. Il était disciple de Métrodore, de l'école de Démocrite , et fut , dit-on, le maître de Pyrrbon.

ANAXILAS Ier, roi de Rhégium, originaire de Messénie, régnait v. 625 av. J.-C.

ANAXILAS II, roi de Rhégium , régna de 494 à 476 av. J.-C.

ANAXILAS , de Larisse , philosophe pythagoricien , vivait à Rome sous le règne d'Auguste , fut accusé de magie et exilé.

ANAXIMANDRE, philosophe ionien, disciple et successeur de Thalès , Milet 610-547 av. J.-C. Il enseignait que Vinfini était le principe de tout, que la lune recevait la lumière du soleil , que la terre avait la forme d'une colonne , et était immobile au centre de l'univers. On lui attribue l'invention d'un gnomon et la construction de sphères terrestres et célestes.

ANAXIMÈNES , de Milet , philosophe ionien . disciple et successeur d'Anaximandre , m. 500 av. J.-C. Suivant lui, l'air est le principe de toutes choses , le soleil est plat , ainsi que la terre.

ANAXIMÈNES, historien grec, précepteur d'Alexandre-le-Grand , qu'il accompagna dans plusieurs expéditions. — Il avait composé, en 12 livres, une histoire de la Grèce et des Barbares jusqu'à la mort d'Epaminondas , et la vie de Philippe, roi de Macédoine, et de son fils Alexandrele-Grand. Tous ces ouvrages sont perdus.

ANAYA-MALDONADO (don Diego), archevêque de Séville et de Tarsis, président de Caslille , ambassadeur au concile de Constance, m. âgé v. le milieu du 15e siècle.

ANCHER.

Page 1