FRANKLIN. — FRÉDÉRIC
ble, devint secrétaire (1736), puis membre de l'Assemblée de Pensylvanie (1747) ; lit adopter un grand nombre de mesures utiles et importantes , se livra en même temps à de savants travaux sur l'électricité et inventa le paratonnerre. Nommé (1753) maître-général des postes en Amérique , il fut député (1757) en Angleterre pour défendre les droits de sa patrie ; réussit momentanément dans sa négociation, et lorsque de nouveaux griefs eurent enfin amené la guerre entre la métropole et ses colonies (1775), il siégea au congrès comme député de la Pensylvanie, et eut une grande part à la déclaration de l'indépendance des États-Unis (1770). Envoyé à Paris, il y fut reçu avec enthousiasme ( 1778) et détermina la France à se déclarer contre l'Angleterre. Il sigua (1783) le traité qui termina la guerre, et son retour en Amérique (1785) fut un véritable triomphe. Il fut nommé président de la Pensylvanie, se retira des aflaires (1788) et m. 1790. L'Assemblée nationale prit le deuil à la nouvelle de sa mort. — La Science du bonhomme Richard ; Mélanges de morale et d' économie politique ; Mémoires de la vie de Franklin, écrits par lui-même ; Correspondance. Ses œuvres ont été publiées à Londres, 1800- 1811, 3 vol. in-8°, et traduites pour la plupart en français.
FRANKLIN (Eléonore-Anne), née Porden, Anglaise, femme poète; 1795-1825. — Les Voiles, poème ea 0 chants ; Cœur de lion, poème épique.
FRANTZ, peintre; n. Malines 1540. — Annonciation; Visitation.
FRANTZ (Wolfgang), docteur en théologie, érudit; Plauen (Haute-Saxe) I56i-1628. — Animalium historia sacra, 1012, in-8°.
FRANTZKE ( G. ), célèbre jurisconsulte ; Silésie 1594-1059.
FRANZ ( J.-M. ) , géographe ; OEhringen ( Saxe ) 1700-1701. Il fonda avec r.jsching la Société cosmographique de Gocltingue. — Mémoires cosmographiques pour 17 48, in-4° ; Traité sur les limites du monde connu et inconnu.
FRANZ (J.-G.-Fréd.), médecin, littérateur, fondit; Leipzig 1737-1789.— Éditions des Vocabulaire» hippocratiques d'Erotien, de Galien et d'Hérodote, 1777, in-8° ; de l'Histoire naturelle de Pline, cum nolis Harduini, 10 vol. in-8°.
FRA-PAOLO. Voy. Sarpi.
FRASSEN ( Cl. J , cordelier, théologien, érudit ; Péronne 1020-1711.
FRATREL ( Jo. ), peintre; Épinal 1730-1783.
FRAUENDORFFER (Ph.), médecin; n. Kœnigsweisen (Autriche), m. 1702.
FRAUENHOFER ( Jo. ) , célèbre opticien ; Staubing ( Bavière ) 1787-1826.'— On lui doit le beau télescope de l'université de Dorpat.
FRAUENLOB (H.), meistersaenger allemand, m. Mayence 1317. — Quelques-uns de ses vers ont été imprimés dans la Collection de Manesse.
FRAYSS1NOUS ( Den. ) , évêque d Hermopolis , controversisle , théologien , célèbre par la violence avec laquelle il attaqua les idées libérales : membre de l'Académie française, pair de France, ministre des affaires ecclésiastiques (1824-1828); Curières ( Aveyron ) 1765-1841. — Les Vrais Principes de l'Église gallicane, 1818, in-8° ; Défense du christianisme, 1825, 3 vol. in-8°.
FRÉCULFE , nommé aussi Radulfe , évèque de Lisieux, historien; m. 850. — Chronicorum libri IIf 1539, in-l'°, inséré dans la Bibliothèque des Pères.
FRÉDÉGAIRE , dit le Scholastique, chroniqueur latin ; n. Bourgogne, m. G00.— Il est auteur d'une Chronique en 5 livres, dont les deux derniers renferment de précieux renseignements sur l'histoire de France (501 à 64l) ; elle a été imprimée dans les Historiens de France dedom Bouquet et traduite dans la Collection Guizot.
FRÉDÉGISE ou FRIDLGISE , écrivain et poète latin du 9e siècle, n. Angleterre. Amené en Fiance par Alcuin, dont il était le disciple, il devint abbé
de St-Martin de Tours et chancelier de Louis-Ie Débonnaire : m. 834.
FRÉDÉGONDE, n. Montdidier 543, fut d'abord la maîtresse puis la femme de Chilpéric 1er, roi de Soissons. Elle est célèbre par ses luttes sanglantes contre Brunehaut, dont elle avait fait périr la sœur Galswinthe(566) et dont elle fit plus tard assassiner le mari Sigebert ( 575). Mérovée et Clovis, tous deux fils de Chilpéric, l'évèque Prétextât et son propre époux furent successivement victimes de ses vengeances. Après la mort de ce dernier (584) , elle se lit déclarer régente et m. 597.
FREDELON, comte de Rouergue (845), commandait pour Pépin II dans Toulouse assiégée par Charles-le-Chauve ; il rendit cette place au monarque et fut en récompense nommé comte de Toulouse (850); m. 852.