‹ Biographie portative universelleChapitre 195 sur 702 · ROIS DE PRUSSE · texte numérisé non relu

ROIS DE PRUSSE

FRÉDÉRIC Ier comme roi de Prusse , et Frédéric III comme électeur de Brandebourg, fils de Frédéric-Guillaume, dit le Grand-Electeur , et de Loui.se- Henriette de Nassau-Orange; n. 1657, succéda à son père en qualité d'électeur (1688), érigea ses Etats en royaume, et fut couronné (1701). Il acquit la principauté deNeuchàtel après l'extinction de la maison de Longueville, qui la possédait (1707), et m. 1713. Il eut pour successeur son fils Frédéric-Guillaume.

FRÉDÉRIC— GUILLAUME Ier , fils de Frédéric Ier et de Sophie-Charlotte de Hanovre; n. 1668, succéda à sou père (1713). Par le traité de Stockholm, il acquit une partie de la Poméranie (1720), fonda la ville de Potsdam ( 1721 ), et m. 1740 en laissant la couronne à son fils Frédéric II.

FRÉDÉRIC II, dit le Grand, troisième fils de Frédéric-Guillaume et de Sophie-Dorothée de Hanovre ; n. 1713, succéda à son père (1740). Il se déclara contre Marie-Thérèse après la mort de l'empereur Charles VI. Vainqueur à Mollwiu (1741), à Czaslaw (1742), il obtint une partie de la Silésie. II fit une nouvelle invasion en Bohême (1744) et quatre batailles qu'il gagna successivement (1745) forcèrent l'Autriche à la paix. Il reprit les armes (175IJ), battit les Autrichiens à Prague, fut battu par eux à Cholzemitz , et prit à Rosbach une glorieuse revanch« sur les Français cl leurs alliés ( 1757) . Les Russes

s'étant déclarés coutre lui, il subit , après quelque» succès, une suite de revers qui l'avaient mis à deux doigts de sa perte , lorsque la mort de l'impératrice Elisabeth amena dans la politique russe un changement qui le sauva (1758). Il signa la paix à Hubertsbourg (!7o3) , puis fit le premier partage d'une partie de la Pologne avec l'Autriche et la Russie (1778). Après une nouvelle guerre contre l'Autriche à l'occasion de la succession de la Bavière (1778) , guerre terminée par la paix de Teschen (1779) , il accéda à la neutralité armée conclue l'année précédente entre la Russie, la Suède et le Danemark (1781), et m. 1786. Son ne eu Frédéric-Guillaume II lui succéda. Le plus grand homme de guerre de son époque, Frédéric fut aussi un habile administrateur , favorisa les sciences, les arts et l'industrie nationale, et cultiva les lettres, sinon avec grand succès, au moin» avec amour. — Ses ouvrages , tous écrits en français , forment 23 vol. in-"8°, et se composent de poésies, de correspondances et de mémoires historiques. Parmi ces derniers on distingue : les Mémoires pour servir à l'histoire de la maison de Brandebourg ; l'Histoire de mon temps (1740-1745), et l'Histoire de la guerre de Sept-Ans.

FRÉDÉRIC-GUILLAUME II, fils d'Auguste-Guillaume et neveu de Frédéric II, n. 1744, succéda à son oncle (1786). Il prit part à la coalition de Pilnilz ( 1791 ) , et envoya en France une armée qui , après quelques succès, fut forcée à la retraite (1792). Ses troupes prirent (1793) Mayence sur les Français, forcèrent les lignes de Weissenbourg de concert avec les Autrichiens; mais, sur la fin de l'année, le général Hoche les contraignit d'évacuer l'Alsace: alors, mécontent des Autrichiens, il abandonna la coalition. D'accord avec l'impératrice de Russie (1794), il obtint une portion de la Pologne, entra dans ce royaume, où Kozciusko , qui venait de battre les Russes , fut vaincu et fait prisonnier. Il signa la paix de Bàle avec la France, et partagea définitivement la Pologne avec l'Autriche et la Russie (1797J. Il m. la même année, et son fils Frédéric-Guillaume III lui succéda.

FRÉDÉRIC-GUILLAUME III , fils du précédent et son successeur, n. 1770, fit partie de l'expédition de Champagne (1792) et succéda à son père (1797\. Allié malgré lui à Napoléon, il en reçut (1806) le Hanovre, enlevé par les Français à l'Angleterre, et lui abandonna le duché de Berg et la principauté de Neuchàtel. Sur la fin de cette année, il s'allia à l'Angleterre et à la Russie contre la France ; mais cette coalition ne servit qu'à amener la célèbre campagne d'Iéna. Son armée fut détruite à Auerstaedt et à Iéna, et (1807) la paix de Tilsitt lui enleva sa portion de la Pologne et tout ce qu'il possédait sur la rive droite de l'Elbe. Il s'allia avec la France contre la Russie (1812), prit part de nouveau à la coalition contre Napoléon (1813), envahit la Saxe (1814), et ses troupes jouèrent le principal rôle dans les campagnes de 1813 et de 1814. Par acte du congrès de Vienne (1815), il rentra dans ses anciennes possession» excepté en Pologne , où il ne conserva que Danzig et le duché de Posen , mais en acquit de nouvelles en Saxe et sur le Rhin. La même année son armée décida le gain de la bataille de Waterloo et occupa de nouveau Paris. Il m. 1840, et son fils , Frédéric-Guillaume IV, lui succéda. « C'était, a dit Napoléon , le plus grand sot de la terre, sans instruction, incapable de soutenir une conversation de cinq minutes : il avait l'air d'uu vrai don Quichotte. »

ROIS DE SICILE

FRÉDÉRIC Ier. V. Frédéric II, empereur d'Allemagne.

FRÉDÉRIC II D'ARAGON, 3e fils de Pierre d'Aragon et de Constance de Souabe , fut élu et proclamé par les Siciliens après l'abdication de son frère Jacques (1296), et m. 1337. Il eut pour successeur son fils Pierre II.

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