ANNEBAUT
le nom de comte d'Auvergne jusqu'en 1619. Il n laissé des Mémoires.
ANGOULËME (L.-Emman. de Valois), comte d'Alais, fils du précédent, 1596-1653. — Après avoir été évéque d'Agde, il se fit relever de ses vœux et se signala dans les guerres de Languedoc, de Lorraine et d'Italie.
ANGLERANDou ANGRANO-LE-PRINCE, peintre sur verre du 16e siècle , décora de ses ouvrages la plupart des églises de Beauvais, où il m. 1530.
ANGUIER (F.), sculpteur, élève de Carron d'AbbeviUe, puis de Simon Guillain ; Eu 1604-1669. Ij alla étudier deux ans en Italie, puis revint à Paris. — Son chef-d'œuvre est le mausolée du duc de Montmorency à Moulins. = Son frère Michel , sculpteur, élève de Guillain ; Eu 1612-1686. Il alla dans sa jeunesse passer dix ans à Rome, où il travailla sous l'AIgarde. A son retour en France il fut chargé de la décoration d'une partie du vieux Louvre et des ouvrages de sculpture au Val-de-Grâce, où il fit un groupe de la Nativité qui passait pour son chef-d'œuvre. Admis à l'Académie (1668), il exécuta ( 1674) les sculptures de la Porte-Saint-Denis commencées par Girardon.
ANGUILLARA (J.-And.), poète et traducteur, Sistri (Toscane) 1517-1565.
ANGUILLARA. (L.) , savant botaniste italien du 16e siècle ; n. Anguillara, m. 1670.
ANHALT (Ant. Gonther, prince d'), lieutenantgénéral des armées prussiennes, 1653-1714.
ANHALT-BERNBOURG (le prince), vaillant capitaine du 16e siècle, homme d'état, 1568-1630.
ANHALT-DESSAU ( Léop. , prince d' ) , feldmaréchal de Prusse et d'empire , créateur de l'armée prussienne, 1676-1747.
ANIANUS, astronome et poète latin du 15e siècle, auteur du poème astronomique Computus manualis ( 1488 ). C'est de Lui qu'est le célèbre distique sur les signes du zodiaque :
Sunt Aries, Taurus, Gemini, Cancer, Léo, Virgo, Libraque, Scorpius, Arcilenens, Caper, Amphura,
[Pisces.
A1VIBERT (L.-Mat. ), historien, poète; Trinquetailles-Iez-Arles , 1742-1782. — Il a publié, de 1779 à 1782, plusieurs ouvrages et mémoires sur l'histoire et l'ancienneté d'Arles.
ANICET ( St ), pape, originaire de Syrie, succéda (157) à saint Pie et fut martyrisé 168.
ANICH (P.), géographe , géomètre et mécanicien tyrolien, 1723-1766. Il avait été laboureur et berger jusqu'à 25 ans.
ANICHINI (L.), graveur en médailles, n. Ferrare, 16e siècle. Ses médailles de Henri II et du pape Paul III passent pour des chefs-d'œuvre.
ANIEN, jurisconsulte du 5e siècle, officier d'Alaric II et l'un des principaux auteurs du code des Visigoths, tué 507 à la bataille de Vouglé.
ANIMUCCIA (J.), l'un des plus anciens compositeurs de l'école italienne ; n. Florence de 1490 à 1500, m. 1569 ou 1575.
ANISIO (J.), poète latin moderne; Naples 1472-
A1VISSOIV , nom d'une célèbre famille d'imprimeurs dont les plus célèbres sont : Laurent, imprimeur à Lyon et échevin ( 1670). — Jean, son fils, directeur de l'imprimerie royale (1701), m. 1721.— Jacqufs, frère de Jean, m. 1714. ■= L. Laurent, fils de Jacques, directeur de l'imprimerie royale (1723), m. 1761. = Jacques, frère du précédent, lui fut adjoint ( 1733) et m. J788. = Etienne-Alex. -Jacques , connu sous le nom d'AmssoN-DuPERRON , fils du précédent , n. Paris 1748 , directeur de l'imprimerie royale (1783), le lut aussi de l'imprimerie exécutive nationale , et m. sur l'échafaud 1794.
ANJOU (F. de France, duc d' ) , fils de Henri II et de Catherine de Médicis, n. 1554. Il porta d'abord le titre de duc d'Alençon, se montra favorable aux protestants, conspira après la mort de Charles IX pour enlever la couronne à Henri III, puis passa
dans les Pays-Bas soulevés contre l'Espagne, et après quelques succès en fut reconnu roi ( 1582) ; mais, ayant voulu violer les privilèges des Flamands , il fut chassé honteusement et m. phtisique 1584. Il avait été sur le point d'épouser Elisabeth reine d'Angleterre.
ANNAT ( F. ), jésuite, controversiste, confesseur de Louis XIV ; Rhodez 1607-1670.
ANNE (Ste), mère de la Sainte-Vierge. Sa fête fut instituée seulement en 1584. Saint Epiphane est le premier Père de l'Eglise qui ait mentionné son nom, dont il n'est question nulle part avant lui.
ANNE DE RUSSIE, fille du grand-duc Jaroslaw, épousa (1044) Henri Ier, roi de France, dont elle eut Philippe Ier et trois autres enfants. Après la mort de Henri (1060) elle épousa Raoul, comte de Crépy, quoiqu'il fût déjà marié. Répudiée par ce second mari, elle se retira en Russie où elle m.
ANNE COMNENE, fille de l'empereur Alexis Comnène, 1083-1148. Après la mort de son père elle essaya de renverser du trône son frère Jean Comnène, et d'y placer son propre mari Nicéphore Brienne ; mais la faiblesse de celui-ci fit échouer le complot. Anne vécut dès lors dans la retraite et se livra exclusivement à l'élude. Elle a laissé, sous le titre d'Alexiade, une vie de son père insérée dans la Collection byzantine.
ANNE DE SAVOIE, fille du duc Amédée V, impératrice d'Orient par son mariage (1327) avec Andronic III, partagea, après la mort de son mari, la régence avec Cantacuzène, et m. v. 1355.
ANNE DE FRANCE ou DE BEAUJEU , fille aînée de Louis XI et de Charlotte de Savoie, 1462- 1522. Mariée à Pierre II, sire de Beaujeu et duc de Bourbon , elle exerça la régence avec fermeté pendant la minorité de son frère Charles VIII.
ANNE DE BRETAGNE , reine de France , fille et héritière du duc de Bretagne François II 1476- 1514. Mariée d'abord par procuration à Maximilien d'Autriche, elle épousa Charles VIII (1491) et gouverna le royaume pendant l'expédition de son mari eu Italie. Après la mort de ce prince elle épousa (1499), suivant les conventions du contrat, son successeur, Louis XII, ce qui opéra la réunion définitive de la Bretagne à la France.
ANNE DE HONGRIE , fille de Ladislas VI , épousa (1527) Ferdinand d'Autriche, auquel elle apporta les couronnes de Hongrie et de Bohême, et
ANNE D'AUTRICHE , reine de France , fille aînée du roi d'Espagne Philippe II, n. 1602, épousa Louis XIII (1615), et malgré ses intrigues n'exerça aucune influence tant que vécut son mari. Après la mort de celui-ci elle fut proclamée régente, et la faveur qu'elle accorda à Mazarin occasionna les troubles de la Fronde; elle m. Wî&6. Après 23 ans de mariage, elle avait eu Louis XIV ; on regarde assez généralement l'homme au masque de fer comme étant un fils naturel de cette princesse.
ANNE , reine d'Angleterre , fils de Jacques II et d'Anne Hyde, sa première femme, n. 1664, fut élevée dans la religion anglicane , et mariée (1683) à George frère du roi de Danemarck. Elle abandonna son père au moment où Guillaume d'Orange le détrôna ; succéda à ce dernier (1702) et m. 1714. Sous son règne l'Angleterre parvint à un haut degré de puissance grâce à la réunion définitive de l'Ecosse au royaume, et aux victoires de Marlborough et du prince Eugène sur les armées de Louis XIV. Anne eut pour successeur George Ier.
ANNE IWANOWNA . impératrice de Russie , fille d'Iwan V ; 1693-1740. Elle avait épousé le duc de Courlande et succéda (1730) à Pierre II. Son règne, glorieux du reste, fut souillé par les cruautés de son favori Jean de Biron.
ANNEBAUT (Cl. d*), ministre et favori de François Ier, maréchal de France (1538), amiral (1543), m. 1552. Il avait été fait prisonnier avec le roi à la bataille de Pavie.
57 ANNÈSE. —
ANNÈSE (Gennaro), chef des insurgés nap litains contre l'Espagne (1648) , appela le duc de i iuise à Naples, puis trahit la cause populaire en in rodui- «ant don Juan d'Autriche dans la ville. Il fo , nais à mort la même année par le comte d'Onate, successeur de don Juan.
ANESLEY (Arthur), comte d'Anglesey ; Oublin, 1614-1686. Il servit successivement Char es Ie', Cromwell, puis Charles II. Il a laissé des mémoires.
ANNIBAL , nom commun à plusieurs g înéraux carthaginois — Annibal , tils de G'.scon , sr flète et général, dévasta la Sicile 409 av. J.-CX et m. de la peste devant Agrigente, qu'il assiégeait 406 =: Annibal, dit l'Ancien, amiral pendant la 1" guerre punique, défait par le consul Duillius, fu lapidé par ses soldats 261 av. J.-C.
ANNIBAL , fils d'Amilcar Barca , l'un les plus grands hommes de guerre de l'antiquité ; n 247 av. J.-C. Son orcle Asdrubal, sous lequel il a^ ait servi trois ans, ayant été assassiné en Espagne v 221 av. J.-C, Annibal lui succéda, fit dans l'espacfe de trois ans la conquête de la Péninsule entière, conquête qu'il termina par la prise et la destructif n de Sagonte ( 219J. La prise de cette ville, a liée des Romains, fit éclater la 2e guerre puniqi-e. Alors Annibal, après avoir traversé la Gaule et 'es Alpes, envahit l'Italie, gagna sur trois consuls les trois grandes batailles du Tesin, de la Trébie f i de Trasimène; fut arrêté quelque temps par tj. Fabius Maximus, et remporta enfin (216) la célèbie bataille de Cannes, qui mit Rome à deux doigts de- sa perte. Les délais d'Annibal sauvèrent la républque, qui leva plusieurs armées et le repoussa. Biemàt la défaite et la mort de son frère Asdrubal, qui lui amenait une armée (207), forcèrent le général carthaginois de se retirer dans le Brutium ; et là , abandonné parCarthage, il sut se maintenir encore 14 ans contre les Romains. Rappelé en Afrique (293) par les progrès de Scipion dans cette contrée, il fut vaincu à Zama, se réfugia d'abord auprès d'Aniiochus roi de Syrie , puis auprès de Prusias roi de Bithynie ; mais, craignant d'être livré aux Romains par celuici , il s'empoisonna 183 av. J.-C. — Ani ibal avait composé en grec plusieurs ouvrages per.lus, entre autres VHisCoire des expéditions de Cnéias Manlius Vulso, en Asie, contre les Gallo-Grecs. Sa Vie a été écrite par Cornélius Népos.
Napoléon professait la plus haute admiration pour le génie d'Annibal, a de cet homme, dit-il dans le Mémorial, le plus audacieux de tous, le plus étonnant peut-être , si hardi , si sûr, si large en toutes choses, qui à 26 ans conçoit ce qui est à peine concevable, exécute ce qu'on devait tenir jour impossible ; qui, renonçant à toute communication avec «ou pays, traverse des peuples ennemis <>u inconnus qu'il faut attaquer et vaincre, escalade les Pyrénées et les Alpes, qu'on croyait insurmontîibles , et ne descend en Italie qu'en payant de la moitié de son armée la seule acquisition de son champ de bataille, le seul droit de combattre ; qui occupe, parcourt et gouverne celle même Italie durant 16 ans, met plusieurs fois à deux doigts de sa perte h> terrible et redoutable Rome , et ne lâche sa proie que quand on met à profit la leçon qu'il a doni.ée d'aller le •combattre chez lui. >■
ANNIBALIEN (Flavius-Claudius), n^veu et gendre de Constantin, créé par celui-ci r< i de Pont, de Cappadoce et d'Arménie ; massacré par ses soldats 338.
ANNIUS de Viterbe (J.-Nanni), littérateur italien, dominicain, maître du sacré-palaii, 1432-1502. — Outre plusieurs ouvrages relatifs aux conquêtes des Turcs, il a publié (Rome, 1498) un recueil célèbre intitulé: Antiquilatum variarum volumina xvn, dans lequel il prétendait donner les écrits de Bérose, Manéthon, Fabius, Pictor, Myrsile, et de plusieurs autres historiens d'une haute antiquité. On sait depuis long-temps à quoi s'en tenir sur l'autheu-