ANTIOCHUS. — ANTOINE
av. J.-C, sur le trône de son père , puis dépouillé 64 av. J.-G. par Pompée, qui réduîsit la Syrie en province romaine.
ANTIOCHUS, Hièrax (vautour), fils d'Antiochus II et de Laodice, fut créé roi de Cilicie par Ptolémée-Evergètes, remporta de grands avantages sur son frère Seleucus Callinicus , mais fut chassé de ses états par une révolte des Galates , et périt 227 av. J.-C.
ANTIOCHUS, nom commun à trois rois de Commagène en Asie; le premier, après avoir embrassé la cause de Tigraue contre Pompée, puis de Pompée contre César, m. v. 36 av. J.-C. = Le 2e tils du précédent, fut condamné à mort par le sénat romain 69 av. J.-C. = Le 3e, placé sur le trône, puis déposé par Caligula, fut rétabli par Claude.
ANTIOCHUS D'ASCALON , philosophe , académicien, disciple de Philon , considéré comme chef d'une cinquième Académie, m. v. 69 av. J -C.
AIVT1PATER, général macédonien , premier ministre de Philippe , père d'Alexandre-le-Grand, fut chargé par celui-ci de gouverner la Macédoine pendant son expédition en Asie. Dépouillé p-ar Olympias, il rentra dans son gouvernement à la mort d'Alexandre, battit à Cranon , 322 av. J.-C, les Grecs révoltés , et m. 320 av. J.-C.
ANTIPATER II, roi de Macédoine , fds de Cassandre et petit-fils du précédent , régna sur la Macédoine, 298-295 av. J.-C, conjointement avec son frère Alexandre. Tous deux furent détrônés par Démétrius Poliorcète.
ANTIPATER III , neveu de Cassandre , roi de Macédoine, 278 av. J.-C, régna 45 jours , et fut remplacé par Sosthènes.
ANTIPATER (Lœlius-Cœlius), historien romain, écrivit, v. 124 av. J.-C, une histoire de la seconde guerre punique. — Quelques fragments de cet ouvrage aujourd'hui perdu ont été publiés plusieurs fois à la suite de Salluste, et entre autres à Amsterdam 1742.
ANTIPATER, père d'Hérode-le-Grand, ministre d'Hyrcan , prince des Juifs, qu'il fit replacer sur le trône dont il avait été chassé par Aristobule, servit utilement César en Egypte, et m. empoisonné 49 av. J.-C.
ANTIPHANES, c'est le nom de plusieurs poètes comiques grecs dont le plus célèbre est Antiph an es de Rhodes, qui vivait dans le 4e siècle av. J.-C II avait, composé 365 pièces dont Fabricius a donné le catalogue. Les fragments qui nous restent de ce poète ont été insérés dans les Excerpta comicorum deGronovius.
ANTIPHILE, peintre, élève de Clésidème et contemporain d'Apelles , n. et m. eu Egypte au 4° siècle. Parmi les tableaux de cet artiste, mentionnés par Pline, les plus célèbres étaient un Enfant occupé à souffler le feu et un Satyre.
ANTIPHON, sophiste et orateur grec, maître de Thucydide, n. dans l'Attique , s'établit à Athènes t. 430 av. J.-C , contribua à l'établissement du conseil dit des Quatre-Cents , et fut condamné à mort après la chute de ce gouvernement, 411 av. J.-C. Il reste de lui 16 Discours insérés dans la collection de Reiske.
ANTIQUUS (J.), peintre hollandais ; Groningue 1702-1750. Il passa la plus grande partie de sa vie en Italie et surtout à Florence.
ANTISTHÈNES, philosophe grec, fondateur de l'école des Cyniques ; n. Athènes , 424 av. J.-C. Après avoir enseigné la rhétorique avec succès, il quitta tout pour suivre les leçons de Socrate. Il faisait consister le bonheur dans la vertu, et la vertu dans le mépris de la volupté, des grandeurs, des richesses et même des sciences. Il fut le maître de Diogène. Les Lettres et les Déclamations qu'on lui attribue sont regardées comme apocryphes.
ANTOINE (Diogène), écrivain grec que l'on présume élre du 4° siècle av. J.-C. Des choses incroyables que l'on voit au delà de Tliulê , roman
traduit en français par Chardon de La Rochetle.
ANTOINE (Marc), orateur romain, consul 99 av. J.-C, proscrit par Marius et mis à m. 86 av. J.-C. — Son fils, Marc le Crétiqde, préteur 74 av. J.-C, périt dans une guerre en Crète.
ANTOINE (Marc), célèbre triumvir, petit-fils de l'orateur , n. 86 av. J.-C , se distingua dans les guerres contre les Juifs , devint tribun, puis s'attacha à César, qui lui donna le commandement do l'aile droite de son armée à Pharsale, et le nomma maître de la cavalerie, (47). César ayant été assassiné, il prononça son oraison funèbre , força les meurtriers de s'enfuir, et alla assiéger dans Modène Décimus Brulus. Déclaré ennemi public par le sénat, il défit d'abord l'un des consuls envoyés contre lui , fut ensuite battu par l'autre , se retira en Gaule où l'armée do Lépide se donna à lui, rentra en Italie à la tête d'une nombreuse armée, et forma avec Octave et Lepide l'association connue sous le nom de Triumoirat et signalée par de sanglantes proscriptions. Les défaites deBrutus et de Cassius clans les plaines de Philippe (42 ) ayant anéanti le parti républicain, les triumvirs se partagèrent l'empire : Antoine obtint la Grèce et l'Asie, et épousa Octavie, sceur d'Octave ; mais il l'abandonna bientôt pour la célèbre reine d'Egypte, Cléopâtre. — Après deux expéditions désastreuses contre les Parthes il se brouilla avec Octave et fut (31) vaincu par lui à la bataille navale d'Actium, qui décida du sort du monde. Il se réfugia à Alexandrie, où il ne tarda pas a se donner la mort 30 av. J.-C. Les qualités éminentes d'Antoine comme guerrier et comme orateur furent ternies par ses cruautés et ses débauches.
ANTOINE (St) , instituteur de l'ordre monastique; Coma (Haute-Egypte) 251-356. — Après avoir distribué ses biens aux pauvres il se retira dans une solitude de la Thébaïde , où il fut joint par de nombreux disciples pour lesquels il fonda plusieurs monastères. Il ne sortit de sa retraite que deux fois, l'une pour soutenir les chrétiens lors de la persécution de Maximin ; l'autre pour combatfe les ariens. — Les tentations auxquelles, suivant ia tradition , il fut en butte pendant 20 am, ont inspiré maintes fois la verve des poètes et des artistes. On a de saint Antoine sept Lettres , «ne Règle et des Sermons insérés dans la Bibliothèque des Pères.
ANTOINE (St) dit de Padoue , franciscain , théologien, prédicateur; Lisbonne 1195, Padoue 12'Jl. — Des Sermons et une Concorde morale de la Bible.
ANTOINE dit le Grand bâtard , fils naturel de PhilipDe-le-Bon, duc de Bourgogne, 142 î- 1504. — Après être allé (1421) combattre les Maures devant Ceuta, i! servit le duc de Bourgogne , Charles-le- Témeraire, dans ses guerres contre les Liégeois et les Suisses , fut fait prisonnier à la bataille de Nanci ( 1477 ) et passa au service de Louis XI et de Charles VIII , qui le comblèrent de biens et d'honneurs.
ANTOINE DE BOURBON, roi de Navarre, fils de Charles de Bourbon et père de Henri IV, n. 1518, épousa (1548) Jeanne d'Albret, qui lui apporta la principauté de Béarn et le titre de roi de Navarre. Créé lieutenant-général du royaume à la mort de François II,il fit avec succès la guerre aux protestants et mourut des suites d'une blessure reçue au siège de Rouen 1562.— Né protestant , il s'était converti au catholicisme au moment où sa femme embrassait la religion réformée. Son caractère faible et irrésolu lui avait attiré la haine des protestants et le mépris des catholiques. Les Parisiens disaient de lui qu'en ouvrant son corps on n'y avait trouvé ni cœur ni fiel.
ANTOINE (don), prieur de Crato , fils naturel de l'infant don Louis duc de Bêjà et d'Yolande de Gomez, n. 1531, fut pris par les Maures (1578), s'échappa , revint h Lisbonne où il réclama eu vain le trône occupé par le cardinal Henri, son on*
ANTOINE. — APHTHONIUS
cle, et fut banni du royaume. Après la mort de Henri il lit cle nouveau valoir ses prétentions et fut proclamé roi à Lisbonne (1580) ; mais, après avoir été vaincu plusieurs fois sur terre et sur mer par les Espagnols , il se vil la même année obligé de s'enfuir, se réfugia en France, obtint de Catherine de Médieis quelques troupes et une flotte qui furent défaites ( 1582 ) et m. Paris 1595. En mourant il céda tous ses droits à Henri IV.
ANTOINE DE LEBRIJA, savant espagnol , historien, grammairien, jurisconsulte; Lebrija 1442- 1522. Décades de l'histoire de Ferdinand et d'Isa belle, 1545, in-f».
ANTOINE (Pa.-Gab.) , jésuite , théologien ; Lunéville 1679-1743.
ANTOINE (Ja. -Denis) , architecte, membre de l'institut; Paris 1733-1801. L'hôtel des Monnaies à Paris, la voûte et le grand escalier du Palais-de- Justice, l'hôtel de' Bcrwick à Madrid, et l'hôtel des Monnaies à Berne.
ANTOINE (Glém.-Tbéod.), roi de Saxe, n. 1755, succéda (1827) à son frère Frédéric-Auguste, et m. 1836.
ANTOINETTE D'ORLEANS, tille du duc de Longueville, veuve du marquis de Belle-Isle tué 1595, fonda la congrégation des Filles du Calvaire, et m.
ANTOLINEY Y SARABIA (don F.) , peintre espagnol de l'école de Séville, m. Madrid 1700. — Deux paysages, Baptême du Christ, Assomption de la Vierge (Mus. roy.).
ANTON (Pa.), théologien et controversiste luthérien de la secte des piétistes; Hirschfeld (Lusace) 1661-1730.
ANTON (Conrad-Gottlobh érudit et philologue allemand; Lauban (Lusace) 1745-1814. — Un de ses parents, Ch. Gottlob, historien , jurisconsulte , érudit ; Lauban 1751-1818.
ANTONELLO de Messine , l'un des plus grands peintres du 15e siècle; Messine 1447-1496. Il fut le premier Italien qui peignit à l'huile , et , suivant l'opinion la plus généralement adoptée, il apprit ce procédé de son inventeur, Jean Van Eyck, dit Jean de Bruges. Les palais de Venise renferment encore de ce peintre plusieurs portraits et tableaux de famille. Ils portent en général cette suscription : Antonellus Messaneus me fecit , ou bien Ego sum Antonii Messiniensis opus.
ANTONIDES ( J.) , poète hollandais ; Goês ( Zélande ) 1647-1684. Le plus célèbre de ses ouvrages , qui forment 1 vol. in-4° , est Y stroom , poème en quatre chants sur la rivière de l'Y à Amsterdam.
ANTOLINEZ ( don Jo. ), peintre espagnol de l'école de Séville; Séville 1636-1676. Bien qu'il fût aussi peintre de portraits et d'histoire , il se distingua surtout comme paysagiste.
ANTONIN-LE-PIEUX ( Aurelius Fulvius Antoninus Pius), empereur romain, n. Lanuvium 86, fui adopté par Adrien, auquel il succéda (138) ; combattit avec succès (140) les Maures, les Daces et les Germains, rebâtit les villes détruites dans les guerres précédentes, fit régner partout la paix et la justice et cesser les persécutions contre les chrétiens. Il m. 161 , ayant choisi Marc-Aurèle pour successeur. Un ouvrage précieux pour l'étude de la géographie ancienne , et intitulé liinerarium provinciarum omnium, porte le nom de cet empereur, par les ordres duquel il a été probablement rédigé.
ANTONIN de Forciglioni ( St ) , dominicain , archevêque de Florence, théologien, chroniqueur; Florence 1389-1459. < — Historiarum opus , chronique qui s'étend depuis Adam jusqu'à Frédéric III.
ANTONINUS LIBERALIS , écrivain grec du 28 siècle, que l'on croit avoir vécu v. 150, est l'auteur d'un recueil de métamorphoses, publié et traduit en latin sous le titre de Transformationum congeries, 1674-1774.
ANTONIO ( N. ), bibliographe espagnol, Séville 1017-1681. — Bibliotheca Hisvana nova, 2 vol.
in-f° ; Bibliotheca Hispana vêtus, 2 vol. in-f* : ouvrages rares et estimés. •
ANTONIO ( P. J , peintre espagnol ; n. Cordoue 1614. — Une sainte Rose , dans un couvent de sa ville natale, passait pour le chef-d'œuvre de cet artiste.
ANTONIUS (God. ), célèbre jurisconsulte, n. Freudenberg ( Westphalie ) , m. 1618. ■— - Disputationes feudales XV, in-4° ; De camerœ imperialis jurisdictione.
ANUND Ier, roi de Suède , succéda dans le 7« siècle à son père Inguar, qui lui laissa aussi les couronnes de Gothie et de Danemark. Il eut pour successeur son fils Ingiald.
ANUND II ( Ja.) , dit le Charbonnier, roi de Suède , succéda ( 1024 ) à son père Olaus , et périt 1035 dans une bataille contre Canut-le-Riche roi cle Danemark et d'Angleterre. Il eut pour successeur Edmond-le-Vieux.
ANVILLE (J.-B. Bourguignon d') , célèbre géographe , membre de l'Académie des inscriptions , 1er géographe du roi, adjoint-géographe de l'Académie des sciences ; Paris 1697-1782. Grâce à l'exactitude avec laquelle il a déterminé les mesures de longueur de différents pays, il a fait faire d'immenses progrès à la géographie. Il a publié 211 caries et plans, et 78 mémoires. Ses ouvrages les plus remarquables sont : Géographie ancienne abrégée , 3 vol. in-12 ; Traité des mesuies itinéraires anciennes et modernes ; Proposition d'une mesure de la Terre; Eclaircissements géographiques sur l'ancienne Gaule, in-4° ; Dissertation sur l'étendue de l'ancienne Jérusalem et de son temple , in-8°. Ce dernier ouvrage est le plus rare.
ANWERY, célèbre poète persan ; m. 1200. Le meilleur de ses ouvrages est un poème sur la captivité du sultan Sandjar, publié et traduit en anglais dans le tome Ier de l'Asiatik miscellany , Calcutta ,
APACZAI ( J.) , philologue et savant Hongrois ; m. 1659. — Encyclopédie en hongrois.
APEL (J.), jurisconsulte; Nuremberg 1486-1536. ■ — Brachylogus juris, compilation attribuée à tort à l'empereur Juslinien.
APEL, poète, auteur dramatique , Leipzig 1771- 1816.— Ballades; Contes; Poèmes; Polyidos , drame; Conrad de Kaufj'ungen, tragédie.
APELBOOM, poète hollandais, m. 1780. — Ouidius in Nederlanden (Ovide dans les Pays-Bas).
APELLES , célèbre peintre grec, de Cos, viv. v. 330 av. J.-C; élève d'Ephorus d'Ephèse et de Parapluie d'Amphipolis : fut protégé d'Alexandre, qui ne permit qu'à lui seul de faire son portrait, et lui céda la belle Campaspe, dont ce peintre était devenu amoureux. Après la mort de ce prince , Apelles se rendit à lu cour de Ptolémée roi d'Egypte. On ne sait où il m. Ses meilleurs tableaux étaient : Vénus anadyomène , faite pour les habitants de Cos et placée ensuite par Auguste dans le temple de César ; Alexandre foudroyant la Calomnie , tableau peint à l'occasion d'une accusation injuste portée contre lui. ' APELLES, hérétique qui vivait v. 160, et, comme Marcion , condamnait le mariage et rejetait l'autorité des livres saints.
APELLICON , philos, péripatêticien de Théos ; m. 86 av. J.-C. On lui doit la conservation des ouvrages d'Aristote , qui furent achetés par lui aux descendants de Théophrasle et transportés plus tard à Rome par Sylla.
APER ( Marc) , orateur romain , Gaulois de nation, sénateur, questeur, tribun et préteur ; m. 85 av. J.-C. On lui attribue le fameux dialogue De oratoribus.
APER (Arius) , préfet du prétoire, meurtrier de Carus et de Numérien , tué par Dioctétien 2S4.
APHTHONIUS , rhéteur et fabuliste grec du 3e siècle. — Proqymnasmata , imp. pour la l,e fois clans les Rhet. gr. d'Aide Manuce , 1508, in-f° ; 40 fables, imp. avec celles d'Esope, Aide, 1505, in-f°,
APIANUS. - AQUILA.
APIANUS (P.)» mathémat. et astronome ; Lcysnick (Misnie) 1495-1551.— Cosmographia ; Aslro • nomicum Ccesareum.
APICIUS , nom de trois Romains célèbres par leur amour pour la bonne chère. On attribue à celui d'entre eux qui vivait sous Auguste et Tibère , le traité De re culinaria, 1498, in-4°.
A PION , grammairien et historien grec du Ier siècle, natif d'Oasis en Egypte, auteur d'une Histoire d'Egypte hostile aux Juifs , et réfutée par Josèphe dans sa Réponse à Apion; elle est perdue aujourd'hui.
APOLLINAIRE l'Ancien et le Jeune, père et fils, rhéteurs et grammairiens du 4e siècle , professèrent à Béryte et à Laodicée. De leurs nombreux ouvrages élémentaires en vers et en prose , destinés à remplacer pour les chrétiens les ouvrages profanes, il ne reste que l'Interprétation des Psaumes, en vers grecs, et une tragédie, le Christ souffrant, Paris, 1552. = Apollinaire le jeune , évéque , m. 381, fut le chef d'une secte qui niait qu'il y eût quelque chose d'humain dans l'âme de J.-C
APOLLINAIRE. Voy. Sidoine.
APOLLODORE, peintre athénien, 400 av. J.-C, auteur d'un Traité sur la peinture. — Ajax frappé de la foudre; Un prêtre devant une idole.
APOLLODORE , tyran de Cassandra ( ancienne Potidée) , fameux nar sa cruauté , brûlé vif par Antigone Gonatas, 178 av. J.-C.
APOLLODORE , célèbre grammairien d'Athènes vivait 150 av. J.-C. Elève de Panaetius et d'Aristarque, il avait écrit un Traité sur les dieux, une Chronique en vers iambiques , un Catalogue des vaisseaux d'Homère], etc. Il ne nous reste de lui que la Bibliothèque , résumé de l'hist. des dieux et de l'hist. héroïque , qui peut-être lui est attribuée à tort.
APOLLODORE , médecin et naturaliste grec, de Lemnos, un siecie environ av. J.-C, conlemp. de Ptolémée Soter et de Lagus. — Traité sur les animaux venimeux, ouvrage perdu.
APOLLODORE, philos, épicurien, contemp. de Cicéron, auteur, suivant Diog.-Laôrce , de plus d>) 400 Traités et d'une Vie d'Epicure.
APOLLODORE, de Damas, architecte mis h mort par Adrien, 130 de J.-C. — Pont de 51 arches, sur le Danube; le forum deTrajan, la Basilique ulpienne , des thermes et des aqueducs.
APOLLONIUS de Perge, géomètre grec , un des fondateurs de la science des mathématiques, qu'il étudia, à Alexandrie, sous les disciples d'Euclide , n. 244 av. J.-C. , vivait sous Ptolémée Philopator, roi d'Egypte, 200 av. J.-C, 40 ans après Archimède. — Sections coniques, en 8 livres; les quatio derniers ne sont parvenus aue par la version araby. La seule éd. complète est celle d'Oxford, 1710, hif°, donnée par Halley. Apollonius a été commenté dans l'antiquité nar Pappus.
APOLLONIUS de Rnodes , poète épique grec , d'Alexandrie, élève de Cailimaaue, n. v. 104 av. J.-C, Nommé citoyen par les Rhodiens, il devint plus tard directeur de la fameuse bibliothèque de Ptolémée, à Alexandrie. — L-s Argonautes, 1490, in-4 . Ce poème , qui est loin d'être un chef-d'eruvre de poésie et dégoût , est écrit avec correction , élégance et harmonie ; mais l'imagination , l'esprit et le feu y manquent totalement. Il a été traduil en français par Caussin de Percevai.
APOLLONIUS ; orateur à Rhodes , forma par se s leçons Cicéron et Jules César.
APOLLONIUS, tie Tyanes , philosophe pythagoricien, m. âgé v. 97. Il étudia sous Euthydémus et Euxenus d'iïéraclée . et voyagea en Perse, en Asie- Mineure et aux Indes. Ce fut , au dire de son biographe . Philost/ate, un grand faiseur de miracles. Alexandre-Sévère le piaça, paimi les dieux, entre Orphée et J.-C. Il nous reste de lui une Apologie à Domitieu et 84 Lettres, 1601, m-8°.
APOLLONIUS DYSUOLË, gramm. d'Alexandrie,
florissait sous Adrien et Antonin. — Il est auteur du plus ancien traité de syntaxe connu, dont la meill. éd. est celle de Svlburge, 1590, in-4°. On lui attribue un recueil d'histoires merveilleuses, intitulé: Historiée (ommentitiœ, Leipsick , 1792.
APOLLONIUS, statuaire d'Athènes, un peu postérieur a Alexandre-le-Grand , selon Winçkclmann ; on lui attribue le fameux Torse du Belvédère, découvert il la fin du 15° siècle. = Apollonius est encore le nom d'un statuaire de Rhodes , de la même époque que le précédent et auteur, avea Tauriscus , du célèbre groupe connu sous le nom do Taureau Farnese.
APOLLONIUS, grammairien et sonhiste d'Alexandrie , maître d'Apîon , contemn. d'Auguste, — Lexicon qroscum Ihadis et Odyssei, 1773, in-4°.
APOLLONIUS, peintre mosaïste grec , maître d'André Tafi. m. Venise 1397.
APOLLONIUS ( Lœvinus ) , voyageur flamand , m. 1570 aux Canaries. — Expéd. des Français en Floride , 1565 ; Hist. du Pérou. 1567 (en latin).
APPEL fJa.), peintre de paysages et de portraits ; Amsterdam 1680-1751.
APPELMANN ( Bern. ) , puyogisle hollandais, 1600-1646. — Ses tableaux sont très-recherchés.'
APPIANI CAnd.j , célèbre peintre italien , lîosizio 1761-1817. Il s'est surtout immortalisé par ses fresques au paiais royal de Milan. — Les plus renommés de ses tableaux à l'huile sont : l'Olympe , Renaud chez Armide , Venus et l'Amour.
APP1EN , histor. g.-ec , né à Alexandrie dans le 2e siècle, contemporain de Tiajan, d'Adrien et d'Antonin-le-Pieux. — Hist. romaine, dont la meilleure édit. est celle de 1785, éd. Scnweighauser. 1! nous reste des fragments considérables ne ce grand ouvrage dans lequel Apnien a suivi un système de synchronisme différent de la manière chronologique adnntée plus généralement.
APRAX1N ( Fedor- Matveitch comte), amiral russe, 1671-1728. Il rendit, sous Pierre-le-Grand , d'immenses services à sa patrie, dont il contribua puissamment a créer la marine. =: Son petit-lîls , Apraxin, feld-maréchal des armées russes, n. 1700, m. 1757, se distingua dans la guerre de la France, de l'Autriche et cie la Russie contre Frédéric-le- Grand.
APRES DE BLANGY (J.-B.-N.-Denis d') , officier de marine et habile hydrographe, Havre 1707-1780. — Neptune orientai, allas.
APRIëS. roi d'Egypte, régna de 595 à 570 av. J-C II fut détrône et mis à mort nar Amasis.
APROSIO (A'ige'iro). religieux augustin , critique et bibliophile italien , Vintimiile 1607- 1681. — Bibliotneca aprosiana , iu-12 ; tri s-rare.
APS.1\ÈS. rhéteur grec du 3e siècle av. J.-C. — Rhétoriq.r /"coll. des Rhet. gr. Aide 1508 in-PM.
APULPE . Lucius Apuleius , écrivain latin et philosophe nlatonicien du 28 siècle, n. Madaure {Afrique), eserça quelque temps a>ec succès a Rome la profession d'avocat et retourna dans sa patrie. — Métamorphoses ou l'Ane-d'O", ingénieux et spirituel roman qui renferme le célèbre épisode de Psyché; une Apotoaie; les Florides fragments de ses discours, et plusieurs traités sur îa doctrine de Platon, le Dieu de Stcrate , etc. La meilleure édition de ses oeuvres est celle de Levde i786 1823 . 3 vol. in-4°. Les traductions françaises les plus récentes sont celles qui se trouvent dans les Collection* de Pankoucke et de Dubochet.
AQUA i* Christ.), dessinateur et graveur, n. Vienne 1690.— Portr. de Frédéric-le-Grand, de Jules de Ferrure ; le Mérite couronné par Apollon (d'aprè» Sacoiri).
AQUILA, architecte et savant du 2e siècle, n. Sinope, enarpé par Adrien de rebâtir Jérusalem. Il est auteur d'une Version qrecque de la Bible dont il ne nous reste que des fragments.
AQUILA (Pompée dell') , peintre napolitain du
AQUILA. — ARCHELA.US.
16e siècle. — Fresques ; Descente de croix ( San- Spiiito de Rome).
AQUILA (P.), peintre et graveur ; Palerme, 1724- 17 i)5. — Loges du Vatican, en 52 pièces ; Bataille de Constantin, d'après Raphaël ; Galerie Farnèse.— Son frère François, graveur, m. nu commencement du 19e siècle. — Eaux-fortes d'après Raphaël.
AQU1LANO (Séraph.), poète italien ; Aquila, 1466-1500.
AQU1LIUS (Manius), collègue de Marius dans le consulat 101 av. J.-C, combattit, avec le plus grand succès, les esclaves révoltés de la Sicile , puis en Asie Mithridate; il tomba au pouvoir de ce dernier, qui le fit périr dans les tourments.
AQUIL1US (Sabinus), jurisconsulte romain, consul 214 et 216 de J.-C. — Auteur de plusieurs ouvrages perdus.
AQUI1V (Ph. d'), savant rabbin do Carpentras, converti nu christianisme, prof, d'hébreu au collège de France ; m. 1650. — Dictionarium hcbrao-chaldao-talmudico-rabbinicum, 1620, in-f°.
AQUIN (L.-Gl.n'j, fameux organiste; Paris 1694- 1772. — Pièces de clavecin ; Noëls. — Son fils P.- Louis, poète et littérateur fécond, m. 1757. On a dit de lui en faisant allusion à la profession de son père :
On souffla pour le père, on siffle pour le fils.
AQUUYO ( G. d' ), jésuite , sav. iittér. , Naples, 1654-1740. — Lexicon militare, in-f°.
ARAIî-CHAH, hist. arabe, m. 1450. — Hist. de Tamerlan, trad. en fr. par Vatier, 1658.
ARAGON (Tullie d'), femme-poète du 16e siècle, n. à Naples. — Il Meschino, poème, 1560, iu-4°; Rime.
ARAGOIVÈSE (Séb.), dessinateur et antiquaire ; Rrescia, m. 1561. — Monum. antiq. urbis et agri, Brixiani, in-f° de 34 pl.
ARAJA (F.), compositeur napolitain , maître de chapelle de la tzarine Anne à Saint-Pétersbourg. — Bérénice ; Amure per régnante ; Céphale et Procris, 1er gr. opéra écrit en russe.
ARALDI ( M. ) , physiologiste , mathématicien , Modène 1740-1813.
ARAM (Eug.), sav. anglais, n. Ramsgill , exécuté comme assassin 1759.
ARAMON (Gab. de Suetz, baron d'), ambass. à Constantinople sous Henri II , renoua l'alliance de la Porte avec la France, et obtint de Soliman II une flotte pour faire une diversion en Italie contre Charles-Quint ; m. disgracié 1553. — La relation de ses voyages en Syrie, en Palestine et en Perse a été publiée.
ARANDA (Don P. P. Abarca de Bolea, comte d'), ministre d'état, économiste; Saragosse 1716-1794. Après avoir suivi quelque temps la carrière des armes, il devint successivement ambassadeur de Charles III en Pologne, capitaine-général à Valence, président du conseil de Castille, ambassadeur en France jusqu'en 1784, puis enfin premier ministre 11792). Aranda fut un des plus grands hommes d'état de l'Espagne, qui lui dut l'expulsion des jésuites et la réforme des ordres religieux. — Son Mémoire sur la guerre de France a pour nous l'intérêt d'une discussion nationale; l'auteur y justifie la Convention et prêche l'alliance française.
ARATVTIUS (J.-C.), célèbre anatomiste; Bologne 1530-1589.
ARATOR, poète ligurien, secrétaire et intendant d'Athalaric, m. 556. — Actes des Apôtres en vers "atins.
ARATUS , poète grec, de Soles (Cilicie) , n. 277 av. J.-C. ; il fut le favori d'Antigone Gonatas , roi de Macédoine, à la prière duquel il composa son poème sur Vastronomie. — ■ Ce poème, dont la trad. de Cicéron nous a été en partie conservée , et qui paraît avoir été composé par Aratus sur des ouvrag. plus anciens, renferme tout ce qu'on savait à cette époque sur la sphère.
ARATUS , général des Achéens , n. Sicyone 275
av. J.-C, m. v. 213. Il délivra Sicyone du joug de Nicoclès, organisa ensuite la Ligue achéenne,* s'empara de l'Acrocorinthe et délit Antigone, roi de Macédoine; mais, vaincu par Cléomènes, il fut obligé de s'allier avec Antigone et m. empoisonné par Philippe V, qui le redoutait. — Aratus avait écrit une Hist. de la Ligue achéenne, qui ne nous est point parvenue.
ARAUJO DE AZEVEDO ( Ant. de), comte de Barca, ministre d'état portugais ; Ponte de Lima 1752-1817.
ARRACE , gouv. des Mèdes sous Sardanapale, détrôna ce prince et composa, des divers royaumes qui se formèrent alors, une sorte de république fédérative dont il fut le 1er souverain 917 av. J.-C. Son fils Mandocès lui succéda.
ARRASIA (Cés.), peintre piémonlais, n. Saluées dans le 16e siècle. — Incarnation ( Malaga ) ; fresques (Saluées).
ARRAUD (F.) , poète , l'un des premiers membres de l'Acad. française , n. Saint-Maximin ( Provence), m. 1640.
ARROGAST , Gaulois d'origine , général des armées de Valentinien II , nommé préfet du prétoire, fit étrangler Valentinien, et le remplaça par Eugène. Défait par Théodose sur les bords du Vipao , il se donna la mort 394 de J.-C.
ARROGAST ( L.-F.-Ant. ) , géomètre français-, associé de l'Institut , Mutzig (Alsace) 1759-1803. — Traité du calcul des dérivations, in-4°.
ARRORIO DE GATTINARIA ( Mercurin), jurisconsulte, chancelier de Charles-Quint, négociateur, Veiceil 1465-1530.
ARRRISSEL ( R. d* ) , prédicateur apostolique, Arbrissel (Bretagne) 1047-1117. Il fut le fondateur de la célèbre abbaye de Fontevrault, où les hommes étaient soumis aux femmes.
ARBUCKLE (J.) , poète écossais , Glascow 1700-
ARRUTH1VOT (Al.) , jurisconsulte écossais, élève de Cujas, sous lequel il vint étudier le droit à Bourges, 1538-1569.
ARRUTHNOT (J.) , médecin et critique, n. Arbuthnot (Ecosse) , m. 1735. — Mém. de Martinus Scriblerus , inséré dans les ceuv. de Pope, Hist. de John Bull ; Essai sur l'utilité des mathématiques.
ARCADIUS , emp. de Constantinople, fils aîné de Théodose-le-Grand , auquel il succéda en Orient (395), se laissa gouverner par Ruiin et par sa femme Eudoxie , m. 408. Son fils Théoclose II lui succéda.
ARCADIUS d'Antioche , grammairien grec , auteur d'un abrégé de la Prosodie universelle d'IIérodien , publié par fragments clans les Epistolœ Vïnarienses d'Ansse de Villoison.
ARCANO (J.-Mauro d') , poète burlesque italien, n. v. 1500, m. 1535.
ARCASIO, jurisconsulte italien; Bisagno 1712- 1791. ,
ARCERE ( L.-Et.), oratorien, historien; Mar- «eille 1698-1782. — Hist. Je La Rochelle et du pays d'Aunis, 2 vol. in-4".
ARCESILAS, philosophe péripatéticien ; Pitane (Eolie) 316-241 av. J.-C II fut disciple de Polérnon , et se fixa à Athènes , où il fonda la 2e académie, école opposée aux stoïciens.
ARCESILAUS, peintre grec de Pharos, contemp. de Polygnote. — Léosthènes et ses enfants — Un statuaire romain, du même nom, ami de Lucullus, viv. 65 av. J.-C. — Lionne jouant avec des amours ailés (groupe en marbre).
ARCHAGATUS, premier médecin grec établi à Rome 219 av. J.-C., surnommé le Guérisseur, puis le Bourreau.
ARCHELAUS , de Milet , philos, grec , disciple d'Anaxagore et maître de Socrate et d'Euripide , viv. 444 av. J.-C II fut surnommé le Physicien, parce qu'il s'occupa particulièrement de l'étude des sciences naturelles.
ARCHELAUS.
- AKÉTÉE.
ARCHELAUS , roi de Macédoine, fils naturel de Perdiccas, s'empara du trône, 413 av. J.-C, en faisant égorger plusieurs de ses parents ; fortifia la Macédoine, construisit des vaisseaux pour s'opposer aux incursions des Athéniens , attira ensuite à sa cour Euripide et Agathon, et fit peindre son palais par Zeuxis.il m. assassiné 400 av. J.-C.
ARCHELAUS, prêtre-roi de Comane, en Arménie, devint roi d'Egypte par son mariage avec Rérénice , se révolta contre les Romains, et m. en combattant Gabinius 56 av. J.-C— Son fils, Auchelaus, roi de Cappadoce , m. Rome 17 de J.-C.
ARCHELAUS, sculpteur, n. àPriène (Ionie), présumé contemp. de Claude. — Apothéose d'Homère, bas-relief trouvé près d'Albano.
ARCHELAUS, roi de Judée, successeur d'Hérode-le-Grand , son père , destitué par Auguste , à cause de sa cruauté, l'an 6 de J.-C. ; m. Vienne (Daupliiné).
ARCHENHOLZ (J.-Gu.), historien et journaliste allemand; Langenfurth 1741-1812. — Annules britanniques, 20 vol. in-8° ; Hist. de la guerre de Sept Ans ; Hist. de Gustave Wasa, etc.
ARCHESTRATE, poète gastronomique grec, que l'on croit contemporain d'Alexandre. — Il avait composé un Poème sur la cuisine.
ARCHIAS , architecte de Corinthe , viv. 240 av. J.-C. Il travailla pour le roi Hiéron aux fameuses galères siciliennes , dont les mâts et les principales pièces de bois étaient tirées de la Gaule et de la Grande-Bretagne.
ARCHIAS, poète grec d'Antioche , pour lequel Cicéron prononça son éloquent plaidoyer Pro Archia poeta. — Poème sur la guerre cimbrique, perdu ; 34 épigr. dans les Analccta poet. greec. de Brunck.
ÀRCHIDAMUS Ier, roi de Sparte, élu 620 av. J.-C, régna 6 ans. Son fils Agasiclès lui succéda.
ARCHIDAME II, roi de Sparte, 469 av. J.-C, soumit les ilotes révoltés, fit la guerre en Atlique, et m. 427.
ARCHIDAME III , roi de Sparte, 361-355 av. J.- C, fils d'Agésilas, prit part à la guerre sacrée contre les Phocéens, et périt en secourant les ïarentins contre les Romains.
ARCHIDAMUS IV, fils d'Eudamidas , roi de Sparte, 296-261 av. J.-C, fut défait par Déniétrius, fils d'Antigoue, 293 av. J.-C.
ARCHIGENES, médecin d'Apamée en Syrie, établi à Rome sous Domitîen, fondateur de la secte médicale des éclectiques; m. 117 de J.-C. Il ne reste de lui que. des fragments qui nous- ont été transmis par le compilateur Aétius Amidénus.
ARCHILOQUE, Archilochus , célèbre poète grec je Paros ; n. v. 700 av. J.-C, m. assassiné 635. Il composa des satires, des odes, dos épigrammes, des élégies , des fables , et fut l'inventeur du vers ïambique. Ses vers mordants lu4 attirèrent de nombreux ennemis, et ses poésies licencieuses le tirent chasser de plusieurs villes de la Grèce. Il ne reste de lui que des fragments insérés dans les Analecta de Brunck.
ARCHÏMÈDE, célèbre géomètre de l'antiquité; n. Syracuse, 287-212 av. J.-C On raconte qu'il se readit jeune encore à Alexandrie pour y suivre les leçons d'Euclide , et qu'il parvint à dessécher les marais de l'Egypte. Revenu dans sa pairie, ce fut grâce à ses talents que Syracuse résista 3 ans aux Romains ; mais la ville ayant enfin été surprise, Archimède fut tué par un soldat. — On doit à ce géomètre d'excellents traités sur la sphère et le cylindre, sur les sphéroïdes et les conoides, sur la mesure du cercle, sur les spirales, sur les centres de grauité des lignes et des plans, sur l'équilibre des corps plongés dans un fluide. L'édition la plus complète des œuvres d'Archimède est celle de Torelli , Oxford, 1793, iu-f°. Elles ont été traduites en français par Peyrard, 1807, in-4° ; et 180S, 3 vol. in-8°. — On attribue à Archimède l'invention des moufles, de la vis sans fin , et de la ois creuse , qui porte son nom.
ARCHON (L.), érudit, chapelain de Louis XIY ;
Riom 1645-1717. — Hist. ccclés. de la chapelle des rois de France, 2 vol. in-4°.
ARCHYTAS , philosophe pythagoricien , mathématicien, général et homme d'état ; n. Tarente 403 av. J.-C, m. dans un naufrage sur les côtes de l'Apulie. Il inventa, dit-on, la vis, la poulie et la duplication du cube. Il nous reste de lui un traité sur les uniuersaux, 1564, in-8°, et des fragments d'ouvrages mathém. et philosophiques.
ARKENHOLZ ( J.) , hist. et publicité suédois, 1695-1777. — Mém. sur Christine de Suède.
ARCO ( N., comte d' ) , poète et savant Tyrolien, conseiller de Maxiiuilien Ier; Arco 1479-1546.
ARCO (Alph. del), peintre espagnol de l'école de Castille , élève de Pereda ; Madrid 1625-1700. Il était sourd et muet. — ■ Portrait de don Manuel (Mus. -Roy.).
ARÇON (J.-Cl. Eléon. Lemichaud d'), célèbre ingénieur, meinb. de l'Institut ; Pontarlier, 1733-1800. Il fut l'inventeur des batteries flottantes employées au siège de Gibraltar (1782). — Consid. milit. et polit, sur les fortifications, in-8°.
ARCULFE, évêque français du 7e siècle, voyagea en Terre-Sainte, et fut jeté par une tempête sur les côtes de la Grande-Bretagne , où l'abbé Adaman le recueillit et mit par écrit la relation de ses voyages.
— Libri de situ Terrce-Sanctœ. Cet ouvrage curieux servit long- temps de guide aux pèlerins.
ARCY (Patrice d'), mathématicien et écriv. militaire, memb. de l'Acad. des sciences de Paris ; Galloway (Ecosse) 1725, Paris 1779.
ARDECHYR-BABEGAN , nommé Arlaxercès par les histor. du Bas-Empire, fondateur de la dynastie des Sassanides et du second empire des Perses , détrôna le roi Artaban, et m. v. 240. Il est auteur d'une Hist. de sa vie et d'un Traité de morale.
ARDELL (J.-Mac), graveur irlandais, m. 1765.
— Portraits de Rubens et de sa femme ; Moïse, d'après Van Dyck ; l'Assomption, d'après Murillo.
ARDKXE (Esprit J. de Rome d') , poète; Marseille , 1684-1748. = Son frère , Jean-Paul , oratorien et botaniste , 1689-1769. — • Année champêtre; Traité des renoncules.
ARDUIIV , marquis d'Ivrée , élu roi d'Italie après Qthon III (1002), se retira au monastère deFructerie à l'invasion de Henri II de Bavière, et y m. 1015.
ARE-FRODE ou THORGILSEN , historien islandais. 1068-1148. — Hist. ae Norvège, de Danemark et d'Angleterre, dont il ne reste qu'un fragment publié sous ce titre : Schedce de islandia, 1688.
AREGIO (P. de), peintre italien du 16e siècle, de l'école vénitienne. — Le Christ , saint Jean et saint Pierre (Mus.-Roy.).
ARELLANO ( J. de ) , peintre espagnol, élève de Juan de Solis. Torcas 1607-1670. Deux tableaux de jleurs (Mus.-Roy., collection Standish).
AREMRERG (Léop.-Ph. de Ligne, duc d' ) , gouv. de Mons, grand-bailli du Hainaut, général de Marie-Thérèse ; Mons 1690-1754. Il était en corresp. avec Voltaire et donna un asile et une pension à J.-J. Rousseau.
AREIVA (Ant. d'), jurisconsulle et poète macaronique; u. Soliers (Languedoc), m. 1544. — Meygra entreprisa catholiqui imperatoris, 1537 :ouvr. plein de renseignements curieux sur l'expédition de Charles-Quint en Provence.
AREIVA ( Jo. ) , Corse , adjudant-général (1793), puis député au Corps législ., exécuté le 31 janv. 1802 comme convaincu d'avoir voulu attenter aux joui s du premier consul, de concert avec Ceracchi.Topiuo- Lebrun, Demerville et Diana.
AREIVDS (Th.), poète, Amsterdam 1652-1700. — Mengelpoezij.
AREIMDT (Mart.-Fréd. ), antiquaire et voyageur danois, connu surtout par la singularité de sa vie et de ses^aventures ; Allona 1769-1824.
ARÉTÉE, médec. de Cappadoce, que (|uel<jues auteurs faut contemp. de J. César. — Maladies aiguës