‹ Biographie portative universelleChapitre 256 sur 702 · HELVÉTIUS. — HENRI · texte numérisé non relu

HELVÉTIUS. — HENRI

ouvrages, c'est le sensualisme dans toutes ses conséquences. Dans l'homme tout est organisme, dans l'ardre moral tout est égoïsme. Le livre De l* Esprit , le principal ouvrage d'ilelvétius, condamné par la Sorbonne, le pape et le parlement, fut brûlé (1759) èe la main du bourreau. On reproche au style de l'afféterie, à la composition de l'ouvrage des digressions trop nombreuses. — De l'Esprit ; De l'Homme, de ses facultés intellectuelles et de son éducation ; le Bonheur, poème. Les œuvres complètes d'Helvélius forment 14 vol. in-18, Paris, 1796. — Sa femme, n. Ligniville 1719, m. 1800, se rendit célèbre par sa bienfaisance et son esprit.

HELVÉTIUS ( J. ), poète latin du 18e siècle ; n. Amsterdam. — Èlegiaca et lyrica , 1782, in-8° ; Iter britannicum.

HELVICUS (Christ.), savant chronologiste allemand ; SprimUingen ( près Franefort-sur-Main ) 1581-1617. — Tkeatrum chronologicum ; Chronologia uniuersali,-.

HELVIDILS, hérésiarque arien du 4e siècle , soutenait que la Vierge avait eu des enfants de St Joseph après îa naissance de J.-G.

HELW1G (J.-Otton), médecin; Thuringe 1654- 1698. — Introitus in veram atque inauditam physicam. — Son frère Christophe, botaniste, économiste ; 1663-1721. — Exotica curiosa. *

IIEEWIG (G.-And. ), naturaliste; Angerburg (Prusse) 1666-1748. — Flore prussienne , in-4° ; De lapidibus et fossilibus ; Lithographia angerburgica, 2 vol. in-4°.

I1ÉLYOT (P.), savant, religieux, historien; Paris 1660-1716. — Histoire des ordres monastiques , 8 vol. in-8°.

HÉMERE (Cl.), théologien, histor.; n. St-Quentin , m. 165J. ~ Augusta Viromanduorum illustrata, ia-4°.

HEMMELIXCK ( J.), peintre, Pun des premiers maîtres de l'école flamande ; n. Damme (Bruges) 1450. — L' Instruction pastorale (Mus. roy.) ; Cliàsse de Ste Ursule , Mariage mystique de Ste Catherine, triptyque. Adoration des mages, triptyque, Déposition de croix, Sibylle persique, portrait de Mark de IN'evenhoven, triptyque (hôpital Sl-Jean, Bruges); Baptême du Christ , tript. (Mus. de Bruges) ; Religieux, Annonciation, Crèche, Vierge, Évêque (Mus. d'Anvers ).

HEMPï'.ïCH (Gu.-Fréd.), naturaliste, voyageur; Glatz (Prusse) 1796. Afrique 1825. — M. Ehrenberg, son ami et son compagnon, a publié le résultat de leurs recherches communes.

HEMSSEN ( J. de), peintre flamand du 16e siècle, imitateur d'Albert Durer. — St Jérôme (Galerie d'Hampton-Court).

HE3IS;iEï.51t\S ( Tibère ), savant critique et helléniste ; Groningue 1685-1766. — Edit. de Lucien, du Plutus d'Aristophane; Harangues latines. ~ Son fils François, philosophe ; 1720-1790.— Lettres sur la sculpture , sur les désirs , sur l'homme et ses rapports; Sophyle ou la philosophie; Simon ou des facultés de l'âme; Alexis ou de l'âge d'or. Ses «uvres forment 2 vol. in-8°, 1809.

HENAO (Gab. de), jésuite, théolog., antiquaire; Valladolid 1611-1704. — Empyrologia ; Antiquités de la Biscaye, 2 vol. in-f°.

HÉNALLT ( C.-J.-F.), président du parlement de Paris, histor., poète, membre de l'Acad. française et de l'Acad. des inscriptions; Paris 1685- 1770. — Abrégé chronologique de ïlùst. de France, ouvrage qui malgré ses nombreuses erreurs est encore classique aujourd'hui.

HENDERSON (J.)i tragédien, littérateur ; Londres 1747-1785.

HENDRICKS (W.), peintre; m. 1830.— Vue de ville hollandaise.

HENGIST, 1er roi saxon du pays de Kent, qu'il •onrjuit sur les Bretons (455) ; m. Cantorbéry 489.

HENISCH (G.), érudit, lexicographe; Bartfeld Hongrie) 1549-lGiS. — Edit. d'Hésiode, d'Aretée :

Enchiridion medicinœ ; De asse ; Thésaurus linguau germanicce (A— H).

HEIVliE ( H.-Ph. -Conrad ) , théolog. protestant; Hehlen (Brunswick) 1752-1809. — Hist. de l'Eglisey 9 vol. in-8°.

HENKEL ( J.-Fréd. ) , chimiste, minéralogiste; Freyberg ( Saxe) 1679-1744. — Flora satumisans ; Histoire naturelle de la pyrite; Introduction à la minéralogie.

HEIVKEL ( Joachim-Fréd. ) , chirurgien ; Preussisch-IIolland 1712-1779. — Traité des accouchements difficiles, in-4°.

iïENLEY ( J. ), prédicateur, ridiculisé par Pope et par ilogarth ; Leicester 1692-1756.

HENNEPIN (L.), religieux récollet, missionnaire dans l'Amérique du nord ; Ath (llainaut ) 1640-i699. Il signala le premier le fleuve Meschacebé. — ■ Description de la Louisiane ; Nouvelles découvertes d'un grand pays en Amérique.

HENNEQU1N (Aymar), évêque de Rennes, partisan des Guise, président du conseil des Quarante ; m. 1596. • — Traduct. de l'Imitation et des Confessions de St Augustin.

HENNEQU1N (P.-A.), peintre, élève de David ; Lyon 1763, Toumay 1833. Poursuivi pour ses opinions politiques après le 9 thermidor, il fut d» nouveau inquiété en 1S18 et forcé de sortir de France. — Orestc poursuivi par les Furies ; un plafond au Muséum ; Dévouement des citoyens de Franchement (Liège).

HEXNEQl IN ( Ant.-L.-Ma. ), avocat distingué ; Monceau 1786-1840. Il défendit Peyronnet en 1830, et assista la duchesse de Berri après son arrestation. — Choix de plaidoyers. — Son cousin J. -F. -Gabriel, écrivain ; n. Lorraine 1775. — L' Esprit de L'Encyclopédie, 15 vol. in-8°.

HENNET (Alb.-Jo.-Ulpien) , littérateur, économiste; Maubeuge 1758-1821. — Poétique anglaise 3 vol. in-8° ; Théorie du crédit public.

HENMGES (II.de), homme d'Etat et publiciste ; Weissenburg (Bavière) 1645- 1711. — Obseruationés in H. Crotii De jure belli et pacis iibros III.

HENNIN (P. -M.), diplomate, philologue, membre de l'Acad. des inscript.; Paris 1730-1807.

HENNIN (H.-Chr. ), médecin, érudit; n. Hollande, m. 1703.

HENNINGES (Jér.), généalogiste saxon ; n. Lunebourg, m. 1597. — Theatrum genealogicum , 4 x.

IIENN1NGS ( J.-Christ. ) , bibliographe; Ploen (Ilolstein) 1708-1764.

II EN M! Y EU ( J. le), évêque de Lisieux, confesseur de Henri II, de Diane de Poitiers et de Catherine de Médicis; 1497-1578. On a faussement prétendu qu'il s'était opposé au massacre exercé sur les protestants en 1572 : il se montra au contraire leur adversaire en plusieurs occasions.

HENOUE ( J.-B. ) ; histor. ; Liège 1755-1821. — Annale* du pays de Liège, in-8°.

HEIIRI.

EMPEREURS D'ALLEMAGNE

HENRI Ier, dit l'Oiseleur, fils d'Othon ; n. 876, succéda (919) à Conrad Ier. Il repoussa les Danois, les Slaves , les Hongrois, les Huns; fonda divers margraviats et dota l'Allemagne de ses premières chartes municipales. Il m. 936. Son fils , Olhon le Grand, lui succéda.

HENRI II , dit le Saint, arrière-pelil-fils du précédent ; n. 972, roi- de Bavière (993). Il succéda à Olhon III (I002) sur le trône d'Allemagne, fut couronné empereur à Borne (101 i), lutta contre les grandsvassaux et les Slaves, et chercha à étendre le christianisme. Il ni. 1024. Conrad le Salique lui succéda.

HENRI III, dit le Noir, de la maison de Franconie, L ère et successeur de Conrad II (1039), vainquit les Bohèmes et les Hongrois (1045), fut couronné empereur (1046) , fit déposer Grégoire VI et

IIENRT.

nommer Clément II, Damase II et Léon IX; confisqua le duché de Bavière (1056), et donna aux Normands l'investiture de la Calabre et de la Pouille. Il m. 1056, et eut pour successeur Henri IV.

HENRI IV, n. 1050, fils de Henri III et son successeur (1056), battit ses oncles, les ducs de Saxe et de Bavière, qui avaient enlevé la tutelle à sa mère, Agnès de Pomérauie ( 106 1) ; réprima la révolte des Saxons ( 1073 ), et, cité à comparaître devant Grégoire VII pour avoir trafiqué des dignités ecclésiastiques, commença la grande guerre des investitures. Il fut d'abord forcé de se soumettre au pape (1077), mais se révolta peu après, créa un antipape (Clément III), et s'empara de Borne (1082) ; successivement vainqueur de Rodolphe de Souabe, de Mathilde (1091) et de son fils Conrad , il fut vaincu par son autre fils Henri, et déposé par la diète de Mayence {1106). Il m. misérablement à Liège dans la même année. Henri V lui succéda.

HENRI V, dit le Jeune, fils du précédent ; n. 1081 : lui succéda (1111). Il lutta avec le pape Pascal II, créa un antipape (Grégoire VIII), qu'il opposa à Gélase II , et mit un terme à cette longue lutte par le traité de Worms (1122), où il renonça au droit d'in- Vestiture spirituelle. Il m. 1125 et eut pour successeur Lothaire II.

HENRI VI, dit le duel, fils de Frédéric Barberousse et son successeur (1190) , s'empara des Deux- Siciles , et fit subir une iongue captivité à Richard Cœur-de-Lion. Il m. empoisonné 1197. Son fils, Frédéric II lui succéda.

HENRI VII, duc de Luxembourg, élu ( 1308 ) après la mort d'Albert Ier , voulut faire revivre les droits de l'empire sur l'Italie et soutint une longue guerre contre le roi de Naples, qu'il vainquit. Il m. 1313. Louis V de Bavière lui succéda.

HENRI, dit le Raspon , landgrave de Thuringe , opposé (1246) par les évêques électeurs à Frédéric II; il défit Conrad, fils de ce prince, et fut tué au siège d'Ulm 1247.

ROIS DE FRANCE

HENRI Ier, fils de Robert, n. 1005, succéda à son père ( 20 juillet 1031 ) malgré les intrigues de Constance, qui voulait faire donner la couronne à Robert , le plus jeune fils du dernier roi. Une horrible famine (1030-1033), une guerre avec Eudes II, comte de Champagne (1032-1034), et de nombreuses guerres civiles entre les grands feudataires de la couronne signalèrent les premières années du règne de Henri, qui épousa (1044) Anne, fille de Jaroslaf, grand-duc de Russie. Une guerre éclata (l05i-1058) entre Guillaume-le-BàtarcI, duc de Normandie, et le roi, dont les troupes furent battues à Mortemer. Henri réunit à la couronne le comté de Sens, et m. 1060 (4 août) laissant la couronne à son fils Philippe Ier.

HENRI II, fils de François Ier et de Claude de France; n. St-Germain-en-Laye 1518: épousa Catherine de Méclicis ( 1533) et succéda à son père (31 mars 1547). Le duel de Jarnac et de La Chàteigneraie, une expédition contre les prolestants d'Ecosse (1547), le soulèvement de la Guienne , des hostilités avec l'Angleterre (1548), la paix avec cette dernière puissance (1550), d'habiles négociations avec les protestants d'Allemagne et la Turquie ( 155 4), la guerre contre l'empereur, l'édit de Chàteaubriant contre les protestants, la prise et la défense de Metz (1552), une expédition en Corse (1553), des succès et des revers en Italie et en Flandre (1554- 1555), une nouvelle guerre avec l'Angleterre, la défaite de Montmorency à St-Quentin (1557), la prise de Calais par le duc de Guise, le mariage du dauphin François avec Marie Smart, la défaite de Termes à Gravelines (1558), les traités désavantageux de Caleau-Cambrésis avec l'Angleterre et Philippe II, et de nombreuses persécutions contre les protestants, furent les principaux événements du règne de Henri II, qui fut mortellement blessé dans

un tournoi à Paris et m. 1559 (10 juillet). Il avait eu pour maîtresse la célèbre Diane de Poitiers. François II, son fils, lui succéda.

HENRI III, 3e fils de Henri II et de Catherine de Médicis ; n. Fontainebleau 1552 : porta d'abord le titre de duc d'Anjou, se distingua dans les journées de Jarnac et de .Moncontour (1509), fut l'un des instigateurs du massacre de la St -Barthélémy (1572), fut élu roi de Pologne (157 3), revint en France après la mort de son frère Charles IX, auquel il succéda (1574), et épousa (1575) Louise de Vaudemont. Les débauches du roi et ses folles prodigalités avec ses mignons, sa conduite équivoque à l'égard des protestants et les intrigues de l'Espagne et des Guise soulevèreut contre lui les catholiques*. Ceux-ci organisèrent contre lui la Ligue (1576),

?o*il se vit obligé de signer. La paix de Bergerac 1577), l'expédition du duc d'Anjou en Flandre, la fondation de l'ordre du Saint-Esprit (1578), la pair de Nérac avec les réformés (1579), la guerre dite des Amoureux, terminée par le traité de Flex (1580); une expédition aux Açores, l'adoption du calendrier grégorien (1582), le traité de Joinville entre Philippe II, le cardinal de Bourbon et la Ligue

ÎI584), la prise d'armes et les succès de la Ligue 1585), la défaite de Joyeuse à Coutras par le roi de Navarre (1587), tels furent les principaux événements du règne de Henri III jusqu'au moment où la journée des Barricades le chassa de Paris (1588). Il convoqua alors les Étals-Généraux à Blois et y fit assassiner le duc de Guise, ce qui amena le soulèvement général de toute la France. Henri, dont le parlement avait prononcé la déchéance, fit une trêve avec le roi de Navarre et vint, à la léte d'une armée, assiéger Paris ; mais il fut assassiné à St- Cloud par Jacques Clément (Ier août 1589), et m. le lendemain. Avec lui finit la branche des Valois. Il eut pour successeur Henri IV.

HENRI IV, dit le Grand, n. 1553, fils d'Antoine de Bourbon et de Jeanne d'Albret. Elevé dans la religion réformée par sa mère, il épousa Marguerite de Valois, sœur de Charles IX (1572) ; échappa à grand'peine à la Si-Barthélemy, et devint quelque temps après le chef du parti huguenot. Après s'être signalé en cette qualité par de nombreux exploits dans les guerres civiles du commencement du règne de Henri III, il fut excommunié (1585) par Sixte- Quint, prit malgré lui les armes contre Henri III, dont il battit l'armée à Coutras ( 1587 ), et se réconcilia avec lui ( 1589). Reconnu roi de France par une partie de l'armée après la mort de ce prince (1589), il eut ù lutter contre la Ligue , gagna les batailles d'Arqués ( 1589) et d'Ivry ( 1599), assiégea Paris, dont il fut obligé de s'éloigner à l'arrivée du duc de Parme ; se décida à embrasser le catholicisme (1593), entra enfin dans Paris (l 594), et reçut successivement la soumission des principales villes du royaume. Après l'attentat commis sur sa personne par J. Chàtel, il exila les jésuites ( 1594 ) et déclara la guerre à l'Espagne (1595). Cette guerre, terminée par la paix de Vervins (1593), fut signalée par des succès mêlés de revers, et entre autres par la prise et la reprise d'Amiens ( 1597 ). L'édit de Nantes (1598) , les sages réformes de Sully, la conjuration de Biron, la conquête de la Savoie (1600), le di orce du roi et son mariage avec Marie de. Médicis, puis l'acquisition de la Bresse et du Bu» gey (1601) , le supplice de Biron ( 1602) , des conspirations sans cesse renaissantes, des négociations importantes et habiles avec presque tous les Etais de l'Europe remplirent les dernières années de Henri IV, qui fut assassiné par Ravaillac, le 14 mai 1610 , au moment où il se disposait à déclarer la guerre à la maison d'Autriche. Il eut pour successeur son fils, Louis XIII. De ses nombreuses maîtresses, les plus connues sont la comtesse de Guiche, Gabrielle d'Estrées et la marquise de Vcrneuil. On peut consulter sur sa vie privée la curieuse historiette que lui a consacrée Tallemaut des fléaux.

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