‹ Biographie portative universelleChapitre 26 sur 702 · ARIOSTE. — ARISTOPHANE · texte numérisé non relu

ARIOSTE. — ARISTOPHANE

ARIOSTE ( Ludovico Abiosto , dit V ) , célèbre poète italien , Reggio ( duché de Modène ) 1474- 1533. Il passa sa vie à la cour des ducs de Ferrare , qui le chargèrent plusieurs fois de missions politiques assez importantes. Il employa dix années à composer le poème du Roland furieux (Orlando furioso ) , auquel il doit l'immortalité. Cet ouvrage , publié pour la première fois (1516) en 40 chants , fut successivement retouché et augmenté de 6 chants par l'auteur, qui en donna lui-même une édition (1532). L'Arioste a laissé en outre des satires , des poésies diverses, des comédies et des vers latins.— Ses œuvres complètes ont été publiées à Venise , 1766 , 6 vol. in-12. Parmi les nombreuses traductions françaises du Roland furieux, nous citerons celle de Tressan et celle de A.Mazuy, 1839, 3 vol. in-8°.

ARIOSTI (Attilio) , compositeur et instrumentiste, n. Bologne v. 1660. — Dafné, Erifile , Lueius Verus, Coriolan t opéras; des cantates et des chansons.

ARIOVISTE , roi des Suèves en Germanie , vaincu par César, près de Besançon 58 av. J.-C.

ARISI ( F. ) , jurisconsulte , littérateur et poète , Crémone 1657-1743. — Cremona litterata, in-f°.

ARISTAGORAS, gouvern. de Milet , général de Darius , fit révolter l'Ionie contre ce prince , et brûla Sardes 503 av. J.-C.. Forcé de fuir enThrace, il y fut tué 498 av. J.-C.

ARISTARQUE , astronome et mathématicien grec, de Samos, v. 280 av. J.-C, soutint l'opinion que Pythagore avait déjà enseignée avant lui , que la terre tourne autour du soleil ; il soupçonna aussi son mouvement de rotation sur son axe. — Traité de la grandeur et de Véloignement du soleil et de la lune , 1788 , grec-latin , et traduit en français par M. de Forlia , 1810.

ARISTARQUE , gramm. et critique célèbre, élève d'Aristophane de Byzance , Samothrace 160- 88 av. J.-C. Il adopta pour patrie Alexandrie, où il vécut à la cour du roi Ptolémée Philométor. Il est ■"surtout connu par ses travaux sur Homère , dont il donna une édition nouvelle après avoir soumis le texte à une critique sévère et judicieuse. Ses corrections ont été indiquées dans l'édition de l'Iliade donnée par Villoison.

ARISTÉE , officier de Ptolémée-Philadelphe , sous le nom duquel on a l'Histoire de la traduction des Septante , c'est-à-dire de la manière dont a été faite la version grecque de la Bible. La chron. d'Aristée est un ouvrage apocryphe , qui ne mérite aucune créance , bien qu'il soit ancien et cité par Philon et Josèphe.

ARISTENÈTE , écrivain grec, n. Nicée, v. 300, m. dans le tremblement de terre de Nicomédie 358. — Ses lettres éro tiques ont été publiées (1823) par M. Boissonade.

ARISTIDE, homme d'état et général athénien , surnommé le Juste , céda à Miltiade son jour de commandem. et contribua ainsi au gain de la bataille de Marathon ; banni 483 av. J.-C. , par suite des intrigues de Thémistocle; il fut rappelé lors de l'invasion de Xerxès , prit «ne grande part aux victoires de Salamine et de Platée, et fut ensuite chargé d'administrer le trésor commun de la Grèce. Il m. âgé et si pauvre, que l'état fut obligé de pourvoir à ses funérailles et de doter ses filles.

ARISTIDE (jElius), orat. grec , disciple de Polémon, n. Bithynie, v. 129 de J.-C. — 54 Biscours , 1829, 3 vol. in-8°.

ARISTIDE (Quintil.), auteur grec didactique du 2* siècle, a laissé 3 livres sur la musique, publ. par Meibonius dans les Auclores antiquee musicce.

ARISTI01V , sophiste d'Athènes , fit déclarer cette ville contre les Romains en faveur de Mithridate , fut nommé généralissime des Athéniens , et tué par ordre de Sylla 87 av. J.-C.

ARISTIPEE, célèbre philosophe grec, fondateur de la secte cyréno'ique , n. Cyrène , v. 435 av. J.-C. Disciple de Socrate, dont il modifia les doc-

trines, il proposait pour but unique de la vie la recherche du plaisir, en proscrivant toutefois les excès, et professait une insouciance profonde sur tout ce qui pouvait survenir d'heureux et de malheureux. Il passa la plus grande partie de sa vie à la cour de Denys-le-Tyran , où il vécut dans les plaisirs. Il ne nous reste aucun ouvrage de lui.

ARISTIPPE , tyran d'Argos , vaincu et tué par Aratus 242 av. J.-C.

ARISTORULE Ier, dit Philhellène, prince juif, succéda à son père Hyrcan comme grand-prélre , et prit le titre de roi 107 av. J.-C. — Son régne, souillé de crimes, ne dura qu'un an.

ARISTORULE II , fils d'Alex. .Tannée, roi de Judée , détrôna son frère Hyrcan II 70 av. J.-C, fut vaincu et pris par Pompée, et envoyé à Rome, où il m. en prison.

ARISTORULE, frère de Mariamne, épouse d'Hé» rode-le-Grand, grand-prétre juif, fut tué par ordre d'Hérode 36 av. J.-C.

ARISTOCLÈS, sculpteur grec, deCydonia ; v. 66i av. J.-C. — Hercule combattant Antiope.

ARISTOCLÈS, sculpteur grec, de Sicyone ; v. 440 av. J.-C. — Jupiter et Canymède.

ARISTOCLÈS de Messène , philosophe péripaléticien du 2e siècle. — Hist. des philosophes, conservée par fragments dans Eusèbe.

ARISTODÈME, roi de Messénie 740 av. J.-C. ; soutint de longues guerres contre les Spartiates, et m. 724.

ARISTOGITON.Athénien, ami d'Harmodius, qu'il entraîna dans une conjuration contre les Pisistralides, fut mis à mort par ordre d'Hippias. Après l'expulsion de celui-ci, des fêtes publiques furent créées en l'honneur des deux amis.

ARISTOLAUS, peintre grec, élève et fils de Pausias 325 av. J.-C. — Portraits d'Épaminondas, de Périclès, etc.

ARISTOMAQUE, philo;, péripatéticien, de Cilicie, cultiva l'hist. naturelle et écriv. sur l'agriculture. Son portrait nous a été conservé sur une cornaline, où il est représenté contemplant des ruches.

ARISTOMÈNE, roi et général des Messéniens ; v. 684 av. J.-C. , commença la seconde guerre de Messénie, qu'il dirigea avec courage ; mais il ne put empêcher l'asservissement de sa patrie.

ARISTON, fils d'Agasiclès, roi de Sparte, de 564 à 526 av. J.-C. rr Son fils Démarate lui succéda.

ARISTOJV, philosophe de Chio, v. 236 av. J.-C. ; fondateur de l'école adiaphoriste, il faisait consister la sagesse dans l'indifférence pour ce qui n'est ni vice ni vertu , rejetait des éludes la logique et la science de la nature, et voulait que l'on se bornât à cultiver les mœurs.

AR1STOIVIC, fils naturel d'Eumène II, roi de Pergame, dernier prince de la dynastie des Attalides, vaincu par Perpenna , emmené à Rome et étranglé en prison 130 av. J.-C

ARISTOPHANE , célèbre poète comique grec, contemp. de Socrate, de Démosthènes et d'Euripide, n. Athènes, ou Rhodes, ou Égine, v. 434 av. J.-C. Il nous reste de lui II pièces : tes Nuées; les Grenouilles; les Chevaliers; les Archaniens; les Guêpes; la Paix; les Oiseaux; l Assemblée des femmes; les Femmes à la fête de Cérès ; Lijsistrate ; Plutus ; 1493, in-f°. Bien que la plupart des plaisanteries, parfois assez grossières, de ce poète, soient devenues à peu près inintelligibles pour nous, ses comédies n'en sont pas moins un des monuments les plus précieux de la littérature ancienne ; elles nous fournissent d'importantes notions sur les mœurs , l'histoire et l'état politique des Grecs. Aristophane s'éleva avec courage contre la corruption du sénat d'Athènes et les intrigues des chefs populaires ; mais on lui reprochera toujours l'animosité avec laquelle il alla qua Socrate, animosilé que rien ne peut justifier. — L'édition la plus complète de ses œuvres est celle de Leipsick. 1794-1826, 13 vol. in-8°. La traduction

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