AUBREY
ATTALE III, dit Philométor, roi de Pergame , neveu du précédent, perdit la raison et passa sa vie à composer des ouvrages sur l'agriculture et à fondre des statues en bronze. Il m. 133 av. J.-G., en instituant le peuple romain son héritier.
ATTALE , sénateur romain, créé empereur par Alaric (409) ; m. 417 , exilé à Lipari par l'empereur Honorius.
ATTALIOTA ( M. ) , juge et proconsul byzantin v. 1070. — Manuel de droit, dédié à l'empereur Michel Ducas, inséré dans le Jus grœco-romanum , de Leunclavius.
ATTEIUS (Capito) , célèbre .jurisconsulte romain, tribun, consul avec Germanicus, 7 av. J.-G., m. 23 de J.-G.
ATTERBURY ( F.) , évêque de Rochester ; Middleton 1662 , Paris 1732 ; il conspira en faveur des Stuarls, et fut exilé. — Sermons , Lettres.
ATTICUS (Titus Pomponius) , chevalier romain , m. 32 av. J.-C. Il est célèbre par sa liaison avec Gicéron , Hortensius, Pompée, etc.; il se retira à Athènes durant les guerres de Marius et de Sylla, et y apprit à parler le grec si purement qu'on le surnomma VAltique. — Ses ouv. histor. sont perdus ; sa vie a été écrite par Gornélius INépos.
ATTICUS ( Hérode) , célèbre rhéteur grec, précepteur de l'emp. Vérus, n. Marathon, v. 110, m. 186. Précepteur de Marc-Aurèle et de L. Vérus, il devint consul (143), et fut nommé gouverneur d'une partie de l'Asie et delà Grèce. Possesseur d'une immense fortune, il embellit Athènes de monuments magnifiques. Il ne reste de lui que quelques fragments.
ATTILA , roi des Huns , surnommé le Fléau de Dieu, monta sur le trône (434) avec son frère Bleda, qu'il fit plus tard mettre à mort. Après avoir (441) ravagé l'empire d'Orient et rendu Théodose-lejeune tributaire, il pénétra dans les Gaules (451) à la tête d'une armée innombrable. Repoussé à Orléans par Aétius joint aux Francs et aux Goths , il essuya bientôt une défaite sanglante près de Cbâlons-sur-Marne , passa en Italie avec les débris de son armée, ruina plusieurs villes et se dirigea sur Rome. Le pape saint Léon réussit à l'arrêter dans sa marche , et Attila retourna en Tannonie , où il m. 453. — La vie de ce prince a été écrite par Olaûs, archevêque d'Upsal.
ATTIUET ( le frère J.-Den. ) , jésuite, peintre, missionnaire en Chine ; Dôle 1702, Pékin 1768. Il a exécuté en Chine un grand nombre de tableaux représentant les victoires de l'empereur Rien-Long ; il reste de lui une Lettre sur l'architecture chinoise (Iett. éd. xxvn). — Son neveu Clacde-François, élève de Pigal , membre de l'Acad. de peinture et de sculpture; Dôle 1728-1804. — Fontaine publique (Dôle).
ATWOOD (G.), physicien anglais ; 1745-1807. Il est inventeur d'une machine qui porte son nom , et sert à démontrer les lois de la chute des corps. — Traité sur le mouvement rectiligne et sur la rotation des corps , 1784.
ATYS , roi de Lydie dans le 16e siècle av. J.-C.' Il fut le chef de la dynastie des Alyades qui régna de 1579 à 1292.
AURAIS ( C. de Baschi d' ) , érudit ; n. près de Nîmes 1686-1777. — Recueil de pièces fugitives pour Vhistoire de France , 3 vol in-4°, publié avec Ménard.
AU BAN ( marquis de Saint- ) , lieutenant-génêr. des armées du roi ; m. 1783. — Considérations sur lu réforme des armes ; Traité des armes à feu.
AUBERT, dit le moine de Puccibot , troubadour limousin du 13e siècle; m. 1263. Il reste de lui iti pièces, dont quelques-unes ont été publiées par Raynouard, tomes in et v.
AUBERT (Ja.), philosophe, méd.; n. Vendôme, m. Lausanne 1586. — Instilutiones physicœ , etc. ; Libellas de peste.
AUBERT DE MASSOIGNE ( P.-Gu. ) , poète,
histor., écriv. politique; Poitiers 1534-1601. —
Ilist. des guerres contre les Turcs sous Godefroy de Bouillon , in-4°.
AUBERT (P.), jurisc, littérat. ; Lyon 1642-1733.
AUBERT ( M. ) , grav. ; Paris 1700-1757. — Mars et Vénus ; Mars désarmé par Vénus ; Mort d'Adonis ; Laban cherchant ses dieux.
AUBERT (J.-L. ), abbé, fabuliste, critique; Paris 1731-1814.— Fables-, Contes morauxea vers. Ses poésies décèlent un auteur élégant et facile.
AUBERT-DUBAYET , député à l'Ass. législ., général de l'armée de la Moselle et de la Vendée , ministre de la guerre (1747), ambass. à Gonstantinople ; Louisiane 1759-1797.
AUBERY (L.), sieur de Madrier, histor., m. 1687. — Hist. de Guill. de Nassau, prince (VOrange ; Mém. de Hambourg.
AUBERY (Ant.) , histor., publiciste ; Paris 1616- 1695. — Hist. de Richelieu; Hist. de Matann ; Mém. pour l'hist. de Richelieu, 2 vol. in-f°.
AUBESPINE (Cl. de l'), baron de Château- Neuf, habile diplomate, n. Bourgogne, m. 1567. Il fut chargé de négociations importantes par François Ier et ses successeurs ; prit part au traité de Cambrai, à l'assemblée de Fontainebleau (1560), et à la reddition de Bourges (1562).
AUBESPUVE (Gab. de l'), évêque d'Orléan% diplomate, écriv. ecclésiastique ; 1579-1630.
AUBESPUVE (G. de l'), frère du précédent, marquis de Chàteau-Neuf, homme d'état, diplomate, n. Paris 1580, m. 1653, « chargé d'années et d'intrigues, » dit madame Motteville. Il avait été fait garde des sceaux (1630) par Richelieu , dont il servit bassement les vengeances, et qui néanmoins lui ôta les sceaux (1633), et le jeta en prison , où il resta jusqu'à la mort de Louis XIII. A cette époque (1643) , il fut remis en liberté, devint l'un des chefs de la cabale des Importants , fut exilé , entra dans le parti de la Fronde, se réconcilia avec Anne d'Autriche qui lui rendit les sceaux (1650). Il ne cessa d'intriguer jusqu'à sa mort.
AUBETERRE (David Bouchard, vicomte d') , gouverneur de Périgord sous Henri IV ; tué au siège de L'Isle (Périgord) 1598.
AURETERRE ( F. d'Esparbès de Ldssan ) , maréchal de France, servit sous Henri IV et Louis XIII ; m. 1628.
AUBIGNAC ( F. Hédelin , abbé d' ) , littérateur, poète tragique; Paris 1604-1676. — Pratique du théâtre ; Zénobie, trag.; Térence justifié ; Relation du royaume de la coquetterie.
AUBIGNÉ (Théod. -Agrippa d') , historien, écrivain satirique , poète , et l'un des hommes les plus remarquables du 16e siècle ; Saint-Maury (Saintonge) 1550, Genève 1630. Zélé calviniste, il fut de bonne heure l'un des plus fidèles et des plus intrépides serviteurs de Henri IV, qui le nomma successivement son écuyer, maréchal-de-camp, gouverneur de Maillezais , vice-amiral de Guienne et de Bretagne. — Après la mort de Henri IV iJ vécut dans la retraite et , son Histoire universelle de* puis 1550 jusqu'en 1601 (3 vol. in-f°) ayant été condamnée par le parlement , il se retira (1620) à Genève, où ses ennemis excitèrent contre lui de nouvelles persécutions. — Son attachement inviolable à la religion réformée avait fait prononcer contre lui quatre arrêts de mort, « lesquels, dit-il luimême, m'ont fait honneur et plaisir. » — Tragiques donnés au public par le larcin de Prométhée, poème rare et curieux ; les Aventures du baron de Fœneste ; Confession catholique du sieur de Sancy , ouvrages satiriques et pleins de verve ; Histoire secrète de d' Aubignè, écrite par lui-même. D'Aubigné fut grand-père de la célèbre Maintenon.
AU BLET (J. B. -Christ. Fusée-), botaniste ; Salon (Provence) 1720, Paris 1778. Il passa plusieurs années à Pile de France et à la Guiane. — Plantes de la Guiane, 4 vol. in-4°.
AUBREY ( J. ) , littérat. et antiquaire anglaii ;
AUBRIET. — AUGEREAU.
Easton Piers 1625-1700. — Vie de Hobbes ; Voyage dans le comté de Sussex.
AUBRIET (Cl.), peintre d'hist. naturelle ; Châlons-sur-Marne 1051, Paris 1743. Il avait accompagné Tournefort clans le Levant et fit les dessins des ouvrages de ce voyageur. — Successeur de Robert comme peintre au jardin du Roi, il continua la collection de dessins de plantes sur vélin commencée par cet artiste.
AUBRIOT ( Hug. ) , intend, des finances, prévôt de Paris sous Charles V ; n. Dijon, m. 1382. II fut enfermé, comme hérétique, à la Bastille, qu'il venait de faire construire, puis délivré par les maillotins. On lui doit la construction du Pont-au- Change et du pont Saint-Michel.
AUBRY (Et.), peintre , élève de Vien , membre de l'Acad. de peinture; Versailles 1745-1781. — Le mariage interrompu ; Adieux de Coriolan à sa famille ; Portraits.
AUBRY (F.), conventionnel ; n. Paris 1750. Après la chute de Robespierre , il devint membre du Comité de salut public en remplacement de Carnot , destitua aussitôt le général Bonaparte comme terroriste , entra plus tard au conseil des Cinq- Cents ; fut , après le coup d'état du 18 fructidor, déporté à Cayenne, d'où il s'échappa, et m. en Angleterre 1802.
AUBRY DE MONTDIDIER , chevalier français, qui, suivant une tradition populaire fut ( 1371 ) assassiné près de Monlargis par Rich. de Macaire ; le chien d'Aubry découvrit le meurtrier, et le terrassa dans un combat ordonné par Charles V. L'authenticité de cet événement a été révoquée en doute par plusieurs écrivains, entre autres par le savant Ballet.
AUBUSSON (J. d*), troubadour du 13e siècle. Mi Ilot a publié une de ses poésies fort curieuse, et qui fait allusion à l'expédition de Frédéric II contre la ligue lombarde.
AUBUSSON (P. d'), dit le Bouclier de l'Église, grand-maître de l'ordre de St-Jean de Jérusalem, cardinal ; la Marche 1423-1505. Il combattit d'abord les Turcs en Hongrie, suivit Charles VII an siège de Montereau , se fit recevoir chevalier à Rhodes, fut élu grand-maître (1476), et soutint (1480) un siège glorieux contre Mahomet II, qui fut repoussé avec perte.
AUDEBERT fGerm.), poète latin ; Orléans 1518- 1598. — Roma; Venetiœ ; Parthenope.
AUDEBERT (J-B.), peintre, naturaliste ; Rochefort 1759-1800.— Histoire naturelle des singes, in-f°.
AUDBFROIS dit le Bâtard, trouvère français du 13e siècle , regardé par Legrand-d'Aussy comme l'inventeur des lais.
AUDE1VAERD ( R. Van ) , graveur, 4:èrc de Carie Marathe ; Gand 1663-1743.— La m«-i ■>< la Vierge; Martyre de saint Biaise; et des & tempes estimées, d'après Carrache, Marathe, le Dominiquin.
AUDIFFREDI (J.-B.j, dominicain, bibliographe italien; Saorgio 1714-1794. — Catalogus lustoncocriticus romanar. editionum sœcuh xv, in-4°; Catalogus biblioth. Tasanatensis librorum typis impressorum 1761-1788, 4 vol. in-f°.
AUDIFFRET (J.-B.), diplomate, géographe; Marseille 1657-1733. — Géographie ancienne , moderne et historique.
AUDIGUJER (Vital d'), poète français, traducteur; La Menor (Rouergue) v. 1565, m. assassiné v. 1630. Il a traduit de l'espagnol plusieurs ouvrages de Cervantès, et les Aventures de Lazatille.
AUDINOT ( N.-Médard ) , acteur, auteur dramatique , fondateur de l'Ambigu-Comique ; Nancy , 1740-1801. — Le Tonnelier, opéra-comique.
AUDOUIN - BOUVIÈRE ( Jo. - Ma. ) , médecin ; Carpentras 1764-1832.— La médecine sans médecin.
AUDOUIN ou ALDUIN, 9e roi des Lombards hors d'Italie, battit les Gépides en Pannocie, et m. v. 553. Son fils, Alboin Ier, lui succéda.
AUDOUIN (P.), graveur, élève de Beauvarlet ;
Paris 1768-1822. —Jupiter et Antiope (Corrégel ; Vierge (Raphaël); // n'est plus temps (Boillon) ; La Chanté ; Melpomène, Erato et Polymnie ( Lesueur) ; Vénus blessée ; le Christ au tombeau ( le Caravage) ; Raphaël et son maître d'armes.
AUDOUIIV (J.-Vict.j, savant entomologiste, professeur au Muséum, membre de l'Académie des sciences; Paris 1797-1841.
AUDOUIN DE CHAIGNEBRUN (H.), chirurgien des armées de Louis XV. — Outre quelques opuscules sur l'anatomie, il a publié une excellente dissertation sur l'épizootie qui régna dans la Brie en
AUDOVÈRE, première femme de Chilpéric, fut répudiée parce prince à l'instigation de Frédegonde, qui la fit périr v. 580.
AUDRAN. C'est le nom d'une famille originaire de Lyon qui a produit plusieurs artistes distingués, dont les plus célèbres sont : = Karle , graveur ; Paris 1594-1674. Après avoir étudié à Paris il se rendit en Italie, où il travailla sous Corn. Blœmaert. — Il a laissé un très-grand nombre d'estampes d'après Lesueur et plusieurs grands maîtres de l'école italienne. = Claude, graveur; Paris 1597-1677.= Claude, fils du précédent, peintre, membre de l'Académie, élève et servile imitateur de Lebrun ; Lyon 1641, Paris 1684. = Girard, fils du graveur Claude, l'un des meilleurs graveurs d'histoire produits par la France, élève et ami de Lebrun, membre de l'Académie de peinture; Lyon 1640-1703. Il avait passé plusieurs années en Italie. — L'Enlèvement de la Vérité (Poussin) ; les Batailles d'Alexandre (Lebrun) ; Martyre de saint Laurent (Lesueur) ; Recueil des proportions du corps humain.— Benoit, graveur, élève de Girard , membre de l'Académie ; Lyon 1661-1721. = Jean, graveur, neveu et élève de Girard Audran, membre de l'Académie ; Lyon 1667-1756. — Claude , neveu du peintre Claude, maître de Wateau ; Lyon 1658-1734.
AUFRESNE (J. Rival), acteur tragique; Genève 1729 ; Pétersbourg 1806.
AUGÉARD (Mat.) , jurisconsulte ; Tours 1673- 1751. — Arrêts notables de différents tribunaux, 2 vol. in-f°.
AUGER (Edm.), jésuite, prédicateur, missionnaire en Italie et en France, confesseur de Henri III ; n. Allemans (Champagne) 1530, m. Côme 1591.
AUGER (l'abbé Athanase) , savant helléniste, membre de l'Académie des inscrip. ; Paris 1734- 1792. — Constitution des Romains ; des traductions de Dèmosthène, d'Eschinc, d'Isoci ate, de Lysias, etc. Ses œuvres forment 29 vol. in-8*.
AUGER (L. S'm.), littérateur, secrétaire perpétuel de l'Académie ; n. Paris 1772, m. noyé 1829. — Commentaire sur Molière , 9 vol, in-8°. Il a donné un grand nombre d'éditions classiques, et a travaillé à la rédaction de 'a Décade philosophique (1804) ; du Journal de l'Empire (1808) , du Mercure, et de la Biographie univei selle de Michaud.
AUGEREAU ( P.-F.-C. ) , duc de Castiglione, maréchal de France, n. Paris 1757. F^'s d'un maçon et d'une fruitière, il s'engagea de bonne heure après quelques aventures de jeunesse , fut chassé de son régiment, devint maître d'armes en Suisse , s'engagea une seconde fois dans les troupes napolitaines, revint en France (1792), et fit partie d'un corps de volontaires dirigé contre la Vendée; puis passa à l'armée des Pyrénées, où son courage et son activité le firent tellement remarquer, pie dès 1794 il fut nommé général de division. Envoyé en Italie (1795), il s - distingua successivement à Loano, à Millesimo, à Lodi, à Castiglione, et concourut glorieusement au succès de l'immortelle campagne de Bonaparte. Il fut (1797) investi par le Directoire du commandement de Paris ; prit une part active à la journée du 18 fructidor , devint 1 1799) député au conseil des Cinq-Cents, et fut, après le 18 brumaire, nommé commandant en chef de l'armée de Hollande, puis maréchal et duc de Castiglione ( 1804). Il fit les cam-
AUGIER. — AULISIO.
pagnes d'Allemagne de 1805 à 1807 ; passa ensuite en Catalogne, mais n'eut qu'un commandement secondaire lors de l'expédition de Russie. Chargé du commandement important de l'armée de l'Est (1814), il trahit indignement la cause nationale, et la prise de Paris par les alliés fut due en partie à sa honteuse immobilité. Ayant embrassé avec chaleur la cause des Bourbons, il poussa la bassesse jusqu'à outrager Napoléon, lorsque celui-ci se rendait à l'ile d'Elbe. Dans les Cent-Jours il fut laissé de côté, et m. 1816 chargé du mépris de tous les partis. Voici ce que Napoléon a dit de lui dans le Mémorial : « Sa taille, ses manières, ses paroles lui donnaient l'air d'un bravache, ce qu'il était bien loin d'être quand une fois il se trouva gorgé d'honneurs et de richesses, lesquelles d'ailleurs il s'adjugeait de toutes mains et de toutes les manières... Son courage, ses vertus premières l'avaient élevé très-haut hors de la foule ; les honneurs , les dignités , la fortune l'y avaient replongé. »
AUGIER (Gu.), troubadour du 12e siècle, n. Saint- Donat (Dauphiné), fut attaché à Raymond-Bérenger, comte de Provence. — Raynouard a publié une de ses pièces ; trois autres sont conservées en manuscrit à la Bibliothèque royale.
AUGURELLO (J.-Aurèle), helléniste, poète latin, alchimiste ; Rimini 1441-1521. — Gérant icon ; Odes ; Élégies ; Discours.
AUGUSTE, Caius Julius Cœsar Octavianus Augustes, premier empereur romain , connu , jusqu'à son avènement, sous le nom A'Octav ius, n.Rome 63 av. J.-G. de C. Octavius, sénateur. Il perdit son père de bonne heure, fut adopté par César, son oncle, et, après la mort de ce dernier, il revint prompcernent à Rome de la Grèce, où il étudiait ; força Antoine de lui restituer une partie des biens de César, et le défit à Modène. Néanmoins ils ne tardèrent pas à en venir à une réconciliation cimentée par le mariage d'Octavie, sœur d'Octave, avec Antoine. Puis, réunis à Lépide, ils formèrent leur célèbre triumvirat 43 av. J.-C., exercèrent d'horribles proscriptions, et anéantirent le parti républicain (42) à la bataille de Philippes, où périrent Bnuus et Cassius. Octave et Antoine, à la suite de cette victoire, se partagèrent seuls l'empire romain. L'Occident appartint à Octave, qui, après plusieurs démêlés, rompit enfin ouvertement avec Antoine, et remporta sur lui une victoire navale décisive près d'Actium (31). La mort du vaincu suivit de près cette bataille , et livra à Octave l'Egypte et l'Orient. A son retour à Rome (28), le vainqueur rétablit le pouvoir monarchique, reçut les titres d'imperator et d'augustus , et dès lors, malgré les nombreuses conspirations dont il fut l'objet, devint aussi clément qu'il s'était, avant son avènement, montré cruel et sanguinaire ; il consacra tous ses soins à pacifier et à administrer l'empire, dont la paix ne fut guère troublée que par le désastre de Varus 10 ap. J.-C. Auguste m. Noie 14 ap. J.-C. — Sous son règne, illustré par Virgile , Horace, Ovide, Tite-Live, etc., les lettres brillèrent du plus vif éclat, et cette époque est considérée comme l'âge d'or de la littérature latine. Auguste , habile et profond politique, était peu brave de sa personne , et il dut uniquement à ses généraux les grands succès militaires qui fondèrent puis consolidèrent sa puissance. Il eut pour successeur Tibère.
AUGUSTE (Gu.), prince de Prusse, 28 fils de Guillaume Ier, général en chef de l'armée prussienne ; Berlin 1722-1758.
AUGUSTE Ier dit le Pieux , électeur de Saxe , n. 1526, régna de 1553 à 1586. Il fît dresser la célèbre jormule de concorde pour la réunion des luthériens et s'opposa à la réception du calendrier grégorien. Il laissa eu mourant un trésor de 17 millions d'écus.
AUGUSTE II (Fréd.), fils de Henri- le-Pieux, électeur de Saxe, puis roi de Pologne; Dresde 1670- 1733. Devenu électeur (1695), il combattit les Français et les Turcs , se fit élire roi de Pologne M697*,
fut vaincu par Charles XII, qui donna sa couronne à Stanislas Leczinski,et ne rentra définitivement en possession de son royaume qu'après la défaite de Charles à Pultawa ( 1709).
AUGUSTE III ( Fréd. ), électeur de Saxe , roi de Pologne, fils et successeur du précédent ; 1696-176 5 : élu roi de Pologne (I73;i), se laissa enlever deux lois la Saxe par Frédéric II , roi de Prusse , et ne la recouvra qu'au traité d'Huberlsbourg (1763).
AUGUSTIN (St), Aurelius Augustinus, l'un des pères de l'église latine, n. Tagaste (Numidie) 354, était fils de sainte Monique. Il enseigna la rhétorique à Carthage , puis à Milan» Après une jeunesse incrédule et agitée de passions orageuses, après avoir été 9 ans manichéen , il se convertit à l'âge de 32 ans. Evêque d'Hippone (395), il y m. 430 durant le siège de la ville par les Vandales. Saint Augustin est le plus grand docteur de l'église latine et peut-être même de l'Eglise universelle. Moins savant que quelques autres , aucun n'a réuni au même degré l'intelligence spéculative, la profonde intuition des vérités religieuses, et toute la puissance du sentiment et ce génie pratique, attribut des latins. Avec saint Athanase, c'est surtout saint Augustin qui a constitué l'orthodoxie chrétienne et fondé le catholicisme occidental, le véritable christianisme historique. Il combattit victorieusement les restes de l'arianisme, le manichéisme, le schisme des donatistes, lepriscillianisme et enfin (ce fut la grande lutte de sa vie) le pélagianisme. Il fut de son vivant et est resté depuis lors la plus haute autorité de l'Eglise , a celui, dit Bergier, que les théologiens catholiques regardent comme un oracle, comme un maître dont on ne peut rejeter les opinions sans se rendre suspect d'erreur. » C'est lui qui a fondé touie cette vaste théologie de la grâce et de la prédestination qui est devenue l'aliment de la vie monastique au moyen âge. Dans ses Confessions , livre qui est à la fois une histoire intime, une prière et toute une doctrine philosophique et théologique, se produit dans une admirable unité l'âme et la pensée tout entière de saint Augustin. Les doctrines de saint Augustin, dans leur développement partiel et exclusif, ont engendré d'une part toute la vie contemplative et ascétique du moyen âge, l'imitation, le quiétisme; et d'autre part, le jansénisme, le dogme luthérien et calviniste de la grâce et de la prédestination. Outre les Confessions , les plus importants de ses ouvrages sont : 1° la Cité de Dieu ; ce livre, composé lors de la prise de Rome (404) , est comme l'ensevelissement du monde antique et l'instauration du monde chrétien : 2° les livres sur la Trinité, sur la Grâce et le Libre arbitre. La meilleure édition de ses OEuvres complètes est celle des bénédictins, 12 vol. in-f°. Elle a été reproduite récemment.
AUGUSTIN ( St ) , bénédictin, apôtre de l'Angleterre, premier arcbev. de Cantorbéry , convertit le roi Ethelbert (596) et m. 610.
AUGUSTIN dit le Vénitien, graveur, élève de Raimondi ; Venise 1490-1540. — ïphigénie, d'après l'antique; Adoration des bergers (Jules Romain); Sacrifice d'Isaac; Portement de croix (Raphaël).
AUGUSTIN (Anl.), arcbev. de Tarragone, savant philologue, jurisc. ; Saragosse, 1516-1586. — Dialogues sur les médailles. Ses œuvres de droit forment 10 vol. in-f°.
AUGUSTIN ( J.-B.-Ja. ), peintre en miniature et sur émail; Saint-Dié 1759 , Paris 1832. Il avait été ( 1819 ) nommé premier peintre en miniature du cabinet dn roi.
AUGUSTULE, Romulus Momyllus Augustus, sur* nommé par dérision AwjuUutus , dernier empereur romain d'Occident, tils d'Oreste, général romain dans les Gaules, fut placé sur le trône p?r son père ( 475) et renversé l'année suivante par Odoacre, roi des Hérules.
AULISIO (Domin.), littérat., érudit, Naples 1639 1717. — Ue gtjmnasii constructione ; De mausolei architectural De Colo Mai/erano, in-4°.
AULNAYE.
— AUTELZ.
AULIVAYE (F.-H.-Slan. df. L'), érudit, littérat. fiançais, Madrid 1739-1830.
AULU-GELLE, Aulus Gellius ou Agellus , célèbre g-ammairien latin, vivait à Rome v. 130, sous Adrien et ses successeurs. Il reste de Ici un ouvrage en 20 livres intitulé : Nuits ullique\ qui renferme de précieux documents sur l'antiquité ; le huitième livre est perdu. Les traductions les plus récentes et les meilleures sont celles qui font partie des Collections Panekoucke et Dubochet.
Al MALE ( Claude I de Lorraine, comte d' , 5e fils de René II , duc de de Lorraine , créé duc de Guise par François Ier, en récompense de ses nombre x services militaires, fut le chef de la célèbre maison de Guise ; il m. 1550.
AUMALE (Claude II de Lorraine, duc d'), 3e fils du précédent , ri. 15-3. Favori de Henri II qui érigea son comté d'Aumale en duché , et lui donna le gouvernement de la Bourgogne, il défendit Metz assiégé par Charles-Quint , se distingua aux batailles de Dreux, de Saint-Denis et de Moncontour, fut un des moteurs de la Saint-Barthélémy, et périt au siège de La Rochelle 1573.
AUMALE (C. de Lorraine , duc d'), fils du précédent, l'un des chefs de la Ligue ; n. 1556, m. Bruxelles 1631. Nommé gouverneur de Paris, il fut battu près de Senlis, perdit avec le duc de Mayenne les batailles d'Arqués et d'Ivry, et força Henri IV à lever le siège de Paris. Après la conversion de ce prince, ayant livré plusieurs places aux Espagnols , il fut condamné à mort et se réfugia à Bruxelles. — Son frère, Claude, chevalier d'Aumale, périt à Saint-Denis en combattant contre Henri IV 1591.
AUMER , chef de ballets à l'Opéra, m. 1832. — la Somnambule ; les Pages du duc de Vendôme.
AUMOÏYT (J. d') , maréchal de France , n. 1522, tué 1595 à Camper , près de Rennes , dans un combat contre le duc de Mercœur. — Antoine , petit-fils du précédent , maréchal de France, 1601- 1669 ; se distingua à Réthel. = L. Marie de Roche- Baron, fils du précédent, numismate, membre de l'Académie des inscriptions, se distingua dans les guerres de Louis XIV en Flandre, 1632-170 4.
AUiVGER VILLE ( Ri. de Bury ) , prélat anglais, littérateur, gouverneur d'Edouard III , grandchancelier et trésorier d'Angleterre ; Saint-Edmond'sbury (Suffolk) 1281-1345. — PhUobiblos • Epistolce familiarum, in- 4w, où se trouvent quelques lettres adressées à Pétrarque.
AUNOY ou ACL]\OY (Ma.-Calh. Jumelle de Berneville, comtesse d') , littérateur, 1650-1705. — Mémoires historiques ; Romans ; Contes.
AURELE (St) , savant archevêque de Carthage, m. 423, condamna clans un concile (412J Pélage et Célestius son disciple.
AURELIEN, Lucius Domitius Aurelianus , empereur romain, fils d'un paysan d'Illyrie, n. 2l2. II parvint à l'empire (270) à la mort de Claude II; battit les Sarmates , les Goths, les Marcomans et les Vandales; défit Tétricus, gouverneur des Gaules, et Zénobie, reine de Palmyre (274); persécuta les chrétiens , et fut assassiné 275 par ordre de Mneslhée l'un de ses affranchis.
ACRÉLIEN , moine de Béomé (diocèse de Langres) au 9e siècle, auteur d'un Traité de musique , en 20 chapitres , inséré dans les Scriptores de musica de l'abbé Gerbert.
AURÉLIEN ( Si ) , évêque d'Arles (546) , fonda un monastère à Arles et m. 553.
ALRELIO (L.) , érudit, histor., chanoine de Saini-Jean-de-Latran ; n. Pérouse , m. Rome 1037. — Histoire de la révolte de la Bohême contre Mathias ; — Abrégé des annales de Baronius.
AUKEL1US COTTA (C), consul 251 av.J.-C, lit battre de verges ses parents Q. Cassius et P.-A. Pecumola , pour avoir attaqué, contre ses ordres la ville de Lipari, qu'il prit lui-même plus tard et dont il fit massacrer les habitants ; obtint les honneurs du triomphe, devint ensuite censeur,
et fit le dénombrement du peuple romain 240 av. J.-C.
AURELIUS VICTOR (Sexlus), historien latin du 4e siècle, n. Afrique , fut préfet de Rome et consul (36;)). — De viris illus tribus urbis RumcB ; De Cœ» saribus historia ; De vitaet moribus imperatorum , Paris, 1681, cum notis uariorum.
AUREIMG-ZEIB, un des plus grands empereur* du Mogol, descendant d'Akbar , 1619-1707. Il fit emprisonner son père et tuer ses frères, usurpa !• troue (1659) , conquit le Thibet , le Decau et le» royaumes de Visapour et de Golooi de.
AUREOLE, Man lus Acilius , général romain* n. en Dacie; proclamé empereur par ses soldats (267), battu par Gallien, >uis par Claude II, il fat vaincu et tué sous les murs de Mi'an 268.
AURIA ( Jo. ) , mathématicien et astronome napolitain ; m. 1595. — Il a publié des traductions d'astronomes anciens d'après les manuscrits du Va» tican, 1591, in-'t°.
AURIA (Vinc), poète, histor., Palerme 1625- 1710. — La Sicilia inventrice, in-4° ; Histoire des vice-rois de Sicile , in-f°; des dissertations sur l'origine de la poésie italienne , sur les tournois , etc.
AURIFABER (And.), médec, érudit, Breslan 1512-1559. — Succini historia.
AURIFERI (le P. Bernardino), botaniste sicilien ; Val Demone 1739-1796.
AURIGMY (Gilles d'), poète; n. Beauvais, m. 1553. — Généalogie des dieux poétiques; le Tuteur d'amour; Psaumes de David.
AURISPA (J.) , célèbre érudit sicilien ; Noto 13G9-I4li0. Il rapporta de Constantinople 238 manuscrits des auteurs profanes. — On a de lui une traduction latine des Commentaires d'Hiéroclès sur les Vers dorés de Pythagore.
AUROGALLUS (Matlhaeus), philologue du 16e siècle ; n. Commotau (Bohème), m. 1543. Il avait coopéré à la traduction de la Bible eu allemand par Luther.
AUROUX ( N. ) , graveur français du 17e siècle.— la Vierge , l Enfant-Jéws et saint Jean , et les portraits de Spinola et de Voiture.
AUSOIVE (St) , martyr, 1er évéque d'Angoulêmc (260), prêcha dans les Gaules et fut martyrisé.
AUSOiVE, Decius Magnus Ausonius, poète latin, Bordeaux 309-394. Après avoir professé la rhétorique dans sa ville natale et avoir été le précepteur de Gratien, il devint successivement questeur, gouverneur de l'Italie, de l'Afrique et des Gaules, consul (379), et enfin proconsul d'Asie. — Ses ouvrages en prose, à part un discours à Gratien, sont perdus. Il ne reste de lui que des épigrammes, des idylles, des églogues, et un poème fort estimé : V Eloge de la Moselle. Les œuvres d'Ausone, publiées à Paris 1730, édition variorum, sont traduites dans la Collection Dubochet , et dans la seconde série de la Bibliothèque latine-française de Panekoucke.
AUSPICE (St), savant prélat du 5e siècle, cinquième évêque de Toul, ami de Sid. Apollinaire. — ; Il nous reste de lui une épître, insérée dans le tome ier de la Collection Duchesne.
AUSTOR D'ORLAC, troubadour du 13e siècle, auteur d'une pièce fort curieuse publiée en partie par Raynouard ; effrayé par les désastres des croisades, il engage les chrétiens à se faire mahométans.
AUSTREGILDE , deuxième femme de Gontran , roi de Bourgogne, remplaça v. 556 la reine Marcatrude, dont elle était la suivante ; fit massacrer les deux frères de cette princesse, et m. 560.
AUSTRERIOIJVE (St), l'un des missionnaires, envoyés en Gaule dans le 3e siècle, fonda l'église de Clermont en Auvergne.
AUTELZ (Gu. des), poète et littérateur, n. Charolles 15'29, vivait encore en 1576. Il soutint une longue et violente polémique contre Meigret, au su jet des réformes que celui-ci voulait introduire dans l'orthographe. — Ses nombreux ouvrage* sont très-rares et fort recherchés des curieux.
AUTHARIS. — AVICENNE.
AU'IHARIS , roi des Lombards, fils de Cleph, roi (581), repoussa trois invasions des Francs, fit plusieurs conquêtes sur l'exarque de Ravenne , et m. 590.
AUTIIVILLE DES AMOURETTES (C.-L. d'), colonel des grenadiers royaux; Paris 1716-1702. —
Mim. des deux dernières campagnes de Turcnne ; Essai sur la cavalerie , in-4°.
AUTOLYCUS, philosophe et astronome grec du 4* siècle av. J.-C. — Deux 'Traités d'astronomie , traduits oar Forcadel, 1572, in-4°.
AUTOMNE (Bern.), jurisc, n. Afjénois, 1587-1666.
— Commentaires sur la coutume de Bordeaux ; Conférence du droit romain avec le droit franc. ,2 vol. in-t'°.
AUTRE AU ( Ja.) , peintre , poète comique, Paris 16(36-1744. — Comme peintre , on ne peut guère citer de lui que le portrait du cardinal Fleury auprès duquel est Diogène éteignant sa lanterne. Parmi ses comédies, nous citerons le Port-à-V Anglais, les Amants ignorants. Il composa en outre contre J.-B. Rousseau la célèbre chanson :
Or , écoutez , petits et grands, L'histoire de l'ingrat enfant...
AUTREG (H. Fabry, comte d'), 1723-1777. — V Antiquité justifiée , écrit dirigé contre l'Antiquité dévoilée de Boulanger.
AUTROCHE (A. de Loynes d'), littérateur et traducteur ; Orléans 1744-1823. — Il a traduit en vers les Odes d'Horace, V Enéide, la Jérusalem délivrée, le Paradis perdu , les Psaumes de David.
AUTUN ou AUTHON (Jehan d'), moine augustin, historiographe de France, aumônier de Louis XII, qu'il suivit dans ses expéditions ; Saintonge 1460- 1527. La meilleure édition de ses Annales du roi Louis XII est l'édit. publiée par le bibliophile Jacob 1835, 4 vol. in-8°.
AUVERGNE (P. d'), troubadour du 13e siècle ; n. Clermont. — Il reste de lui 24 pièces de galanterie, de dévotion et de politique.
AUVERGNE (Ant. cl'), compositeur, directeur de l'Académie royale de musique ; Clermont 1713-1797.
— Enée et Lavinie , Amours de Tempe, la Vénitienne, les Troqueurs , opéras.
AUVIGNY (J. du Castre d'), littérateur, n. Hainaiit 1712, tué a la bataille de Dettingen 1743. — Outre des Romans on lui doit les 10 premiers volumes des Vies des hommes illustres de la France , 26 vol. in- 12.
AUVRAY (Fél.), poète et auteur dramatique ; Normandie 1590-1633.
AUVRAY (Fél. ), peintre, élève de Gros ; Valenciennes 1800-1833. — le Festin de Dumoclès ; Saint Paul préchant aux Corinthiens ; le Déserteur Spartiate. Il s'était fixé à Florence dès 1826.
AUXENCE , arien, n. Cappadoce, m. 374 , usurpa l'épiscopat de Milan (355), se porta à de grandes violences contre les catholiques, et fut condamné (372) par un concile tenu à Rome.
AUZAiVET (Burth.), jurisc, conseiller d'état,
AUZOUT (Adr.), savant mathématicien, l'un des premiers membres de l'académie des Sciences, Rouen 1630-1691. Il est l'inventeur du micromètre à fil mobile, qui, perfectionné, sert aujourd'hui à mesurer les diamètres apparents des corps célestes. — Outre plusieurs lettres dans les Mémoires de l'Académie , on lui doit un Traité du micromètre.
AVAC (Sergius) , prince arménien, généralissime des troupes de Géorgie, repoussa les Tatars, puis, vaincu par eux, fut forcé de leur payer un tribut (1239), et m. 1249.
AVALOS (Ferd-F. d'), marquis de Pescane, fameux capitaine de Charles-Quint ; royaume de Naples 1489, Milan 1525. Pris par les Français à Ravenne et bientôt après remis en liberté, il combattit de nouveau contre la France , se distingua aux batailles de la Bicoque et de Pavie, et devint généralissime de l'armée espagnole. — 11 a laissé un Dialogue de l'amour, composé, pendant sa captivité,
pour Vittoria Colonna sa fo-mme. = Son neveu, Alphonse, Naples 1502-1546, fut , après la mort d^ son oncle , général en chef des armées de Charles - Quint, puis gouverneur du Milanais ; secourut l'Autriche contre Soliman (1532), força Barberousse à lever le siège de Nice, et fut vaincu à Cérisoles par le duc d'Enghien (1544).
AVANZI ( J.-M. ) , jurisc , poète ; Rovigo , 1549- 1622. — // Satiro, pastorale ; la Lucciola ( le Terluisant), poème en 9 chants.
A VAUX ( Cl. de Mesmes , comte d' ) , habile négociateur français; 1595- 1650.11 fut envoyé en ambassade à Venise, Rome, Turin, en Danemark, eu Suède, en Allemagne cl en Pologne. —Mémoires touchant les négociations du traité de paix fait a Munster en 1648. m Son petit-neveu, Jean-Antoine, comte d'Avaux, 1640-1709. Il fut envoyé par Louis XIV comme ministre plénipotentiaire au congrès de Nimègue, puis comme ambassadeur à Amsterdam, à Londres et à Stockholm. — Négociations du comte d'Avaux en Hollande, 6 vol. in-12.
AVED ( Ja.-And.-Jo. ) , peintre , élève de Lebel, membre de l'Académie ; Douai 1702 - 1766. — Louis XV, Méhémet-Effendi (portraits).
AVEIRO ( D.-Jo. Mascarenhas, duc d'), seigneur portugais, favori de Jean V, disgracié par Joseph Ier, conspira contre'ce prince, et fui brûlé vif 1759 à l'âge de 51 ans.
AVE1S 1er, sultan de Bagdad , succéda à son père Hassan - Buzurk (1356), s'empara de Mossoul, de Mardyn et de plusieurs provinces , et m. 1375.
AVEIS II ou AHMED-GÉSAIR , fils du précédent, monta sur le trône (1381) après avoir fait as sassiner son frère Hussein ; il fut détrôné par Tamer lan ( 1390),par\ int à reprendre sa couronne et m. 1410.
AVELINE ( P. ) , graveur, membre de l'Acad. de peinture, Paris 1710-1760. = 11 eut un frère qui fut graveur comme lui.
AVENTIN (St) , évéque de Chartres au 6e siècle ; m. 528.
AVENT1NUS (J. Thurnùaier, connu sous le nom d'), histor. bavarois, Abcnsberg 1476-1534. — Annalium Boiorum libri septem, in-f°.
AVERANI (Ben.), érudit italien , Florence 1615- 1707.— Dissertât, habitœ in Acad. Pisanû, etc., 3 v. in-f°. = Son frère Joseph, jurisconsulte, 1662-1738.
AVERDY (Clém.-C.-F. de l') . conliôleur-général des finances, membre honoraire de l'Acad. des inscriptions ; Paris 1723, m. sur l'échafaud 1793. — Code pénal; Mémoires sur le procès de Robert d'Artois, dans les Notices et extraits des mss. de la Bibliothèque du roi.
AVEROLDI (Ju.-Ant.), antiquaire ; Venise 1651- 1717. — Scelle pitture di Brcscia, in-4°.
AVERRHOES (Ibn-Rochd, dit), médecin et philosophe arabe de Cordoue, m. Maroc 1 198. Il est le premier qui ait traduit en arabe et commenté eu entier les œuvres d'Arislote. Dans sa philosophie il a allié à la doctrine de son maître celle des alexandrins sur l'incarnation , et enseigné l'existence d'une intelligence universelle à laquelle tous participent. — Commentaires sur Aristote , 1595 , in-f° ; colligat 1482 ; Commentaires sur les canons d'Avicenne, etc. Les versions latines de sa traduction d'Aristote furent long-temps les seules en usage dans les écoles.
AVERSA (Th.), poète et auteur dramatique sicilien du 17e siècle ; m. Païenne, 1663. — Le Notte di Palermo, coméd.; il Pellegrino , il Sebastiano , il Bartholomeo, tragédies.
AVESRURY (R.), chroniqueur anglais du 14e siècle, vivait encore en 1356. Son histoire, très-curieuse, qui embrasse une partie du règne d'Edouard III , a été publiée pour la lr8 fois ( 1720) par Thomas Hearne.
AVICENNE ou mieux ABOU-IBN-SINA , célèbre philosophe et médecin arabe; n. près de Chiraz (Perse) v. 980, m. Hamadan 1037. Il s'adonna de bonne heure aux sciences, mais spécialement à la médecine et à la philosophie ; et il s'acquit promptement par ses talents et son savoir une immense