ROI DE NAPLES
LADISLAS ou LANCELOT, n. 1376, fut (1386) à la mort de son père, Charles III de Duras, proclamé roi de Naples sous la tutelle de Marguerite sa mère, que les partisans de Louis II d'Anjou, forcèrent à s'enfermer à Gaëte (1387). Ladislas en ïortit (1392), à la tête d'une armée, battit successivement tous les généraux de son compétiteur, qui ( 1399 ) lui donna le royaume de Naples et retourna en Sicile. Ladislas voulut ensuite conquérir toute l'Italie, s'empara de Borne (1408), et s'apprêtait à entrer en Toscane , lorsqu'il fut défait à Boca-Secca (1411) par Louis d'Anjou, que ses adversaires avaient rappelé pour le mettre à la tête de leur armée. II se releva de cet échec, et déjà il menaçait de nouveau l'Italie , lorsqu'il mourut des 6uites de ses débauches 1414.
ROIS DE POLOGNE
Voy. Wladislas et Ladislas IV de Hoxgrib.
LADJYX ( Melik-al-Mansour-Housam-Eddyn ) , II* sultan d'Egypte, de la dynastie des Mameluks
Baharites. Allemand ou Grec de naissance, il fut vendu comme esclave au sultan Kélaoun, qui l'admit au nombre de ses mameluks , et l'éleva aux premiers grades de cette milice. Nommé, par Ketbogha lieutenant-général de l'Egypte, il détrôna ce prince et se fit proclamer sultan à Ghaza (1296). Il régna d'abord avec sagesse et étendit considérablement les limites de l'empire mameluk , mais s'étant ensuite livré à d'indignes favoris, il excita un mécontentement universel, et m. assassiné 1299. Nasser- Mohammed lui succéda.
LADMIRAL (J.), célèbre graveur en couleur ; n. Leyde 1680. — Planches anatomiques de l'ouvrage de Buysch ; Collection d'insectes en 25 feuilles, 1746.
LADRILLEROS (J.) , navigateur espagnol du 16e siècle. Il fut chargé (1557) par don Garcia Hurtado, gouverneur du Chili, de reconnaître la côte orientale de ce pays et le détroit de Magellan.
LADUR1VER (Ant.), pianiste, compositeur; n Allgund (Tyrol) 176i, m. Massy (près Corbeil» 1839.— Wcniel ou le Magistrat du peuple, les Vieux: Fous, opéras.
LADVOCAT (L.-F.), littérateur; Paris 164*-
LADVOCAT (J.-B.j, hébraïsant, bibliothécaire de la Sorbonne; Vaucouleurs 1709-1765. — Grammaire hébraïque, in-8°.
LyELIEN, Ulpius Cornélius Lœlianus Augustus, l'un des 30 tyrans qui s'élevèrent dans l'empire sous le règne de Gallien. Il se fit proclamer par l'armée, empereur à Mayence après la mort de Posthume-le-Jeune (266), et lut la même année renversé du trône par ses propres soldats.
LiŒLIUS, Caius Lœlius Nepos, consul romain, 210 av. J.-C. Il accompagna le premier Scipionl'Africain dans son expédition d'Espagne et contribua à la prise de Carthagéne. Il conquit ensuite la Numidie et fit prisonnier Syphax. Il fut dans la suite chargé de divers commandements. = Son fils, Caius L^xics Satiens, philosophe et orateur, élève de Diogène-le-Stoïcien et de Panaetius. Il accompagna Scipion-Emilien au siège de Carthage, et s'y fit remarquer par son courage. Dans la suite il fut préteur en Espagne, et consul 140 av. J.-C.
LAEIV!VEC(Be.-Théoph.-Hyac.), célèbre médecin et professeur de clinique interne à l'école de Paris; Quimper 1781-1826. — L'Auscultation médiate ou Traité du diagnostic des maladies des poumons et du cœur, 1819 , 2 vol. in-8° ; un grand nombre de Mémoires publiés dans divers journaux.
LyENSBERG (Mat.), chanoine de St-Barthélémy de Liège, au 17e siècle. — Il est l'auteur présumé du célèbre Almanach de Liège, qui se publie encore tous les ans et qui parut, à ce que l'on croit, pour la première fois en 1636.
LAET (J. de), géographe et philologue ; n. Anvers, m. 1649. — Descriptions de la France, de l'Italie, de l'Espagne, de la Belgique, de l'Angleterre, du Mogol, etc., 62 vol. in-32.
LAETITIA. Voy. Bonaparte.
LjETUS (Quintus ^Elius), préfet du prétoire. Il " fit étrangler l'empéreur Commode (192) et lui donna pour successeur Pertinax, qu'il fit massacrer au bout de 3 mois. Il fut lui-même tué (193) par ordre de Didius-Julianus. f
LjEVIIVUS (Publius Valerius), consul romain 280 av. J.-C. Chargé de continuer la guerre contre Pyrrhus et les Tarentins, il fut battu dans un premier combat, mais ensuite il força le roi d'Epire à demander la paix.
LjEVUVUS (Marcus Valerius), général romain, commanda en qualité de préteur, 214 av. J.-C, la flotte envoyée contre Philippe, roi de Macédoine, qu'il battit et força de brûler ses vaisseaux. Consul (210), il passa avec une armée en Sicile et en chassa, les Carthaginois. L'année suivante il remportt encore sur eux plusieurs victoire^ fit m. 205.
LAFAGE. — LA FONTAINE.
LAFACE (Raim. de), dessinateur et graveur à l'eau-forte; l'isle (Albigeois) 1654-1684. — L'Adoration du veau d'or, gravé par Ertinger, le Déluge (Audran) ; la Chute des démons (Simonneau) ; Junon implorant Kola, Jupiter et Sémélé, Danse d'enfants, les Enfants qui pèchent, gravés par lui-même.
LA FANE. Voy. Fare.
LAFAYE (Ant. de), ministre protestant, érudit ; •.. Chàteaudun, m. 1618 à Genève, où il professait a philosophie et la théologie. — Traductions de 'Histoire des Juifs de Josèphe, 1560, in-f° ; — de Tite-Live, 1582, in-f°.
LAFAYE (J.-Elie Leriget de), mathématicien, membre de l'Académie des sciences; Vienne (Dauphiné) 1671-17 18. = Son frère J.-François, littér. et diplomate, membre de l'Acad. franç. ; 1074-1731. — - 11 fut successivement envoyé en ambassade à Gènes, au congrès d'Utrecht et en Angleterre.
LA FAYETTE (Gilbert Motier de), maréchal de France (1428), battit les Anglais à Baugé (1422); concourut au traité d'Arras en qualité de ministre plénipotentiaire (1435), et contribua à la reddition de Rouen et à l'expulsion générale des Anglais.
LA FAYETTE (Louise Motier de) , de la même famille, fille d'honneur de la reine Anne d'Autriche, fut aimée de Louis XIII, et, pour se mettre à l'abri de la passion du monarque, se retira chez les religieuses de la Visitation de la rue St-Antoine. Elle in. 1665 dans le couvent de Chaillot, qu'elle avait fondé.
LA FAYETTE (Marie-Madeleine Pioche de La Vergne, comtesse de), femme auteur ; le Havre 1632-1693. Elle eut avec le duc de La Rochefoucauld, le moraliste, une tendre liaison qui dura 25 ans. — Zaïde, la Princesse de Clèves, romans; Histoire d'Henriette d A n g le te rre .
LA FAYETTE (Ma.-Pa.-Roch-Yves-Gilbert Motier, marquis de), général, homme politique ; n. Chavagnac (Auvergne) 1754. Il équipa un navire à ses frais, partit (1777J pour aller combattre dans les rangs des Américains, et contribua à la défaite et à la capitulation des Anglais devant York-Town (1781). De retour en France avec une popularité immense, il fut appelé (1787) à la première assemblée des notables, s'y prononça pour la suppression des lettres de cachet et des prisons d'État, et obtint un décret en faveur des protestants.. Élu (1789) député de la noblesse d'Auvergne aux États-Généraux, il appuya lu célèbre motion de Mirabeau relative à l'éloignement des troupes, et proposa peu de temps après à l'Assemblée, comme préliminaire de la constitution qu'elle devait rédiger, la Déclaration des droits de l'homme. Nommé par les électeurs de Paris commandant général de la garde nationale, il ne cessa point cependant de prendre une part active aux délibérations de l'Assemblée nationale. Membre de la Société des amis de la constitution dès sa formation, il s'en sépara lorsqu'elle devint le club des Jacobins, et créa avec Bailly, pour lui servir de contre-poids, le club des Feuillants. Comme général de la garde nationale il montra une grande énergie dans les journées des 5 et 6 octobre, et sauva alors la reine de la fureur du peuple; mais sa conduite au Champ-de-Mars ( 17 juillet 1791 ), où il partagea la faute de Bailly (voy. ce nom), lui ût perdre une grande partie de sa popularité. Il se démit alors de son commandement (8 octobre), et se retira dans ses terres. Nommé peu de . temps après général en chef de l'armée des Ardennes, il y obtint d'abord quelque succès; puis, attribuant aux jacobins les défaites éprouvées par l'armée du Nord, il écrivit à l'Assemblée législative une lettre qui fut, à juste titre, regardée comme factieuse- et, après la journée du 20 juin 1792, il quitta son armée, et vint prononcer à la barre de l'assemblée un discours menaçant, qui n'eut d'autre résultat que de provoquer, quelques jours après, la
demande de son arrestation. Après avoir essayé en vain d'entraîner le roi avec lui et de soulever son armée contre le gouvernement central, il passa sur le territoire ennemi. Arrêté par les Autrichiens, il fut traîné pendant cinq années de cachots en cachots, et ne recouvra la liberté qu'après le traité de Campo-Formio, dont sa délivrance fut une des clauses expresses. Il ne reparut ensuitesur la sci ne politique qu'en 1815. Élu alors membre de la Chambre des représentants, il fut le chef de cette opposition aveugle que l'on peut accuser avec raison d'avoir attiré sur la France la honte et les malheurs d'une seconde invasion. — Sous la Restauration, le général La Fayette fut un des chefs et, pour ainsi dire, la personnification vivante du libéralisme. A la révolution de juillet, il fut revêtu, par la force des choses, d'une sorte 4e dictature dont il n'usa que pour laisser donner La couronne au duc d'Orléans et formuler le fameux programme de l'hôtel-de-ville. Le commandement supérieur de toutes les gardes nationales de France lui avait été déféré par le peuple en insurrection ; il ne tarda pas à être forcé de s'en démettre. Bientôt même il fut tout à fait écarté, et le vétéran de la liberté m. 1834 désespérant presque de la France et de cette liberté qu'il avait toute sa vie poursuivie avec une inconséquence de conduite que Napoléon, dans le Mémorial, a, sans trop de sévévité peut-être, qualifiée d'un autre nom.
LA FERRONNAYS (P.-L.-A. Ferrox, comte de), diplomate, ministre des affaires étrangères après la chute du ministère Villèle (1828) ; m. 1842.
LA FERTÉ-SENNECTERRE. Voy. Ferté.
LA FEUILLADE ( d'Aubusson, vicomte de), maréchal de France; m. 1691. Il fit la campagne de Flandre (1651) , alla servir sous Montécuculli contre les Turcs, accompagna Louis XIV en Franche- Comté (167i), et s'empara de Salins et du fort St- Étienne, qui défendait Besançon. 11 est célèbre par ses flatteries envers Louis XIV.z=Son fils Louis, duc de La Feuillade,' d. 1673, m. 1725, maréchal de France (1724), se laissa battre en Savoie par le prince Eugène.
LAFFÉMAS (Bart. de), économiste, contrôleurgénéral du commerce sous Henri IV; n. Beausemblant (Dauphiné) 1545, m. v. 1612. — Sources des abus et monopoles glissés sur le peuple de France, in-8° ; les Trésors et richesses pour mettre l'État en splendeur, in-8°. = Isaac, son fils, avocat au parlement, économiste ; m. 1650. — Histoire du commerce de France, 1606, in- 12.
LAFFITTE-CLAVÉ, général et ingénieur français ; Clavé (Gascogne) 1750-1793. Il alla (1783> servir les Turcs en guerre contre la Russie. — Traite élémentaire de caslramétation et de fortification pas~ sagère, imprimé en langue turque à Péra, 1787, 2 part. in-4°; Mémoire militaire sur la frontière du nord, 1779, in-8°.
LAFFON-LADÉBAT (And. -Dan.), écrivain politique, membre de l'Assemblée législative et du conseil des Auciens ; Bordeaux 1746-1820.
LAF1TATJ (Jo.-F.), jésuite, missionnaire au Canada et historien; n. Bordeaux, m. 1740. — Histoire des découvertes et des conquêtes des Portugais dans le Nouveau-Monde, 1733, 2 vol. in-4° ; Mœurs des Sauuages américains comparées aux mœurs des premiers temps, 1723, 2 vol. in-4°.
LAF1TAU (P.-F.) évêque de Sisteron, historien ; Bordeaux 1685-1764. — Histoire de la constitution Unigenitus, 1737-1738, 2 vol. in-12.
LAFOND (C.-Ph.j, célèbre violoniste, élève et neveu de Bartheaume ; Paris 1776-1842.
LAFONT (Jo. de), auteur dramatique; Paris 1686-1725. — Les trois Frères rivaux, bagatelle ingénieuse et agréablement versifiée.
LA FONTAINE (J. de), l'un des plus grands poètes de la France; Château-Thierry 1621-1695. Son père, qui était maître des eaux-et-forêls à Château-Thierry, lui résigna cette ferme en le ma