LE BOULANGER. — LECARPENTIER
Lebon mourut pauvre, et sa probité ne fut jamais mise en doute.
LEBOUL VXCER (J.), président au parlement de Paris sous Louis XI ; m. 1481. Il contribua au traité de Conflans (1405) et, nommé premier président (1471), instruisit le procès de La Balue (1409), que suivirent ceux, du connétable de Saint-Pol (1475) et du duc de Nemours (1475).
LEBOUX ( Gu. ) , prédicateur, évéque de Périgueux ; n. Anjou, m. 1693.
LEBRAS (A.), auteur dramatique; n. Lorient 1816. Il se suicida avec Victor Escousse 183*2. — Eamtch le Maure, tragédie; Raymond, mélodrame. La chute de celle dernière pièce iut la cause de sa mort.
LEBRASSEUR (P.). abbé, littérateur; n.Evreux 1680. — Histoire civile et ecclesiaUique du Comté d'Eureux, 172-2, in-4u.
LEBRET (Cardin), seigneur de Flacourt, jurisconsulte, conseiller d'Etat; Paris 1558-1655. — Traité de la souveraineté du roi, de sou domaine et de sa couronne, 1632, in-4°.
LEBRET (H.), érudit; n. Paris, m. v. 1700. — Histoire de Muntauban, 16(38, in-4°.
LEBRETON (And. -F.), imprime^ r-Iibraire, éditeur de l'Eueyc opédie ; Paris 1708-1779.
LEBRETON (Joaehim), secrétaire perpétuel de l'Acad. des beaux-arts, Sl-Méen (Bretagne) 1769, Rio-Janeiro 1819. Exclu de l'Institut pour s'être permis quelques paroles amères à propos de la spoliation de nos musées ( 18 15), il se rendit au Brésil et essaya vainement d'y fonder une colonie d'industriels français.
LEBR1S (i :.), savant théologien bas-breton du 18e siècle. — On lui doit un grand nombre de livres de piété en langue brelonne.
LEBRUN (Lau.), jésuite, poète latin; Nantes 1607-1663. — Virgile chrétien, l'Ignaciade, Ovide chrétien.
LEBRUN (C), célèbre peintre, l'un des chefs de l'école française, graveur, élève de Sim. Vouët et du Poussin ; Paris 1619-1690. Apres avoir passé six ans à Rome aux frais du chancelier Séguier, il fut rappelé à Paris et, reçu à l'Académie de peinture ( 1018), fut chargé de décorer l'hôtel Lambert avec. Lesucur (1649), puis le château de Vaux; fut présenté par Mazarin à Louis XIV, qui le nomma (1662) son premier peintre. Plus tard Colbert lui fit obtenir la direction de tous les ouvrages d'art qui s'exécutaient dans les bâtiments de la couronne, et cette sorte de dictature lui fit un grand nombre d'ennemis. C'est principalement à son influence que l'on doit la création de l'école française à Rome (1606). — Deux Nativités, Sainte famille, Christ dans le désert, Jésus-Christ portant sa croix, Jésus en croix, le Crucifix aux anges, Christ mort, la Pentecôte , Lapidation de saint Etienne, Sainte Madeleine, le Passage du G r unique , la Bataille d'Arhelles, la Tente de Darius, la Défaite de Porus, Entrée d'Alexandre dans Babglone , la Mort de Caton, Mutins Sceuola , 2 portraits du peintre, portrait de Bufresuoy, 7 dessins (Mus. royal); peintures \\a la grande galerie (Versailles); Madeleine (Acad. des beaux-arts, Venise ). — Conférences sur l'expression des différents caractères des passions, 1667, in-i°; Traité de lu physionomie, in-f°.
LEBRUN (Den.), avocat au parlement de Paris, jurisconsulte; m. 1708. — Truite des successions, 2 vol. in-f°; Traité de la communauté entre mûri et femme, ill-K
' LEBRUN (P.), théologien; Brignolles (Provence) 1661-1729. — Histoire critique des pratiques superstitieuses, 1702, in-12.
LEBRUN-DES3IA BETTES (J.-B.), écrivain janséniste, lituigiste; Rouen 1050-1731. — Vie de suint Puulln, évêque; Voyages liturgiques en Erance, 16IS, in-S°.
LEBRUN (Ant.-L.), littérateur; Paris 1680-1743.
Voltaire lui attribuait les J'ai vu, qui le firent mettre à la Bastille.
LEBRUN (Ponce-Ben. Écoucha un), l'un de nos plus célèbres poètes lyriques, littérateur, membre de l'Institut ; Paris 1729-1807. — O les , épigramnus, élégies, épitres ; la Nature, poème. ~"
LEBRUN (J.-B.-P.i, peintre, marchand de tableaux; Paris 1748-1813. — Galerie des peintres flamands, hollandais et allemands, 3 vol. in-f°; Al'manach historique et raisonné des architectes, peintres, sculpteurs, graveurs, ciseleurs, 1776, in-12. z=z Sa femme Ma.-Louise-Élisub. Vigée , peintre de portraits et d'histoire, membre de l'Académie de peinture, littérat.; 1755-1842. Elle s'acquit une grande réputation par ses portraits, dont le nombre s'élève à plus de 009. — Marie-Antoinette et ses trois enfants (Mus. de Versailles); portrait de Charles Lebrun (Mus. royal); Souvenirs, 3 vol. in-8°.
LEBRUN (C.-F.), duc de Plaisance, homme d'État et littérateur; St-Sauveur-Landelin (Normandie) 1739-1827. Il était (1708) inspecteur-général dei biens de la couronne et secrétaire du chancelier Maupeou, dont il rédigea les rapports et les ordonnances les plus célèbres. Il partagea, sous Louis XVI, la disgrâce de son protecteur; fut élu (1789) député à l'Assemblée constituante, où il siégea au côté droit, se tint caché sous l'Assemblée législative et sous la Convention; devint (1795) membre du conseil des Cinq-Cents; contribua (1799) à la révolution du 18 brumaire, et fut alors nommé 3e consul. La réorganisation des finances et la création de la Cour des comptes furent en grande partie son ouvrage. Napoléon, devenu empereur, le nomma architrésorier, et le chargea (1805) du gouvernement de la Ligurie (1806), puis de l'organisation de celte république en déparlements français (i8i0), et du gouvernement de la Hollande. Il devint pair de France (1814), grand-maître de l'université (Cent- Jours) ; rentra à la Chambre des pairs (1819), et d s-Iors ne cessa de s'y montrer défenseur zélé des libertés publiques. — Traductions libres de la Jérusalem délivrée, de l'Iliade et de l'Odyssée.
LEBRCN-TOSSA (J.-Ant.), auteur dramatique, publicité; Pierrelatte (Dauphiné) 171,0- 1837. Il n'est guère connu aujourd'hui que par sa querelle avec M. Etienne relativement à la pièce des Deux gendres.
LEBYD, poète arabe du 7e siècle, contemporain de Mahomet, dont il embrassa les doctrines ; m. à l'âge dé 145 ans sous le califat de Moawia. — Une des sept Moallakahs (voy. Amry), poème traduit par Silve.stre de Sacy.
LECA ( J.-Pa. de ), comte de Cimarca ; seigneur corse 1450-1515. H se distingua par luminosité avec laquelle il combattit les Génois oppresseurs de sa patrie.
LE CAMUS. Voy. Camus.
LECARLIER (Ma.- J. -F. -Philibert), conventionnel ; n. Laon, m. 1799. Il défendit avec chaleur les principes de la Révolution, fut nommé (1797) commissaire plénipotentiaire près l'armée chargée d'envahir la Suisse, et remplit cet office avec fermeté. Ce fut lui qui frappa la ville de Berne d'une contribution de seize millions, et qui proclama ensuite dans cette ville la constitution adoptée en France. Peu après son retour à Paris, il fut ministre de la police pendant quelques mois, puis membre du conseil des Anciens I 1799).
LECARPENTIER (C.-L. -F.), peintre, littérateur; Rouen 1750-1822. — Galène des peintres célèbres, 2 vol. iu-8°. Il faut rectifier l'article consacré à son père (voy. Carpentieb), lequel est u. 1707, et m. 1773.
LECABI'ENTIEB de la Manche (J.-B. ), conventionnel; n. llilleville (Manch^j. Il vota la mort du roi, fut envoyé en mission dans les départements <!e la .Manche, d'Ule-el-Vilaine et des Côtes-du-Nord , fut arrêté comme l'un des chefs de l'insurrection du l" prairial, et plus tard amnistié. Bauni comme