MACCHABÉES. — MACK
de la Judée (158), s'allia avec Al. Bala, puis avec Démétrius Nicanor, qu'il quitta pour se déclarer en faveur du jeune Anliochus; et fut assassiné 1 43 par Trypuon qui voulait usurper le trône de ce prince.
MACCHABÉES (les), nom de sept frères juifs qui souffrirent le martyre avec leur mère, sous Autioclius Epiphane, 108 av. J.-C.
MACCIÏIETTI |Jér.). peintre, surnommé del Crocifissajo, élève de Ridolfo Jel Ghirlandajo; n. Florence 1341. Médce et les filles de Pc7t«i(palais V ieux des Grands- Ducs, Florence) ; Adoration des May es (église Si-Laurent, ibid.); Martyre de St Laurent ( Ste-Marie-Nouvelle , ibid.). Il peignit aussi à Naples la Samaritaine, l'Incrédulité de St Thomas; St Michel vainqueur du démon , et le Baptême de i.-C, qui se trouve maintenant à Messine (église des Florentins).
MACCIO (Séb.), poète latin, philologue; Casteldurante (duclié d'Urbin) 1558-1615.
MAC-CURT1N (Hug.), lexicographe irlandais du 18e siècle. — Grammaire irlandaise (en anglais), Louvain, 1728, in-f° ; Dictionnaire anglais-irlandais, Paris, 1734, in-4°. Ce dernier ouvrage est le premier qui ait été imprimé à Paris avec des types irlandais.
MACDONALD (J.), ingénieur anglais, tifs de la célèbre Flora Macdonald, qui prit part à l'évasion de Charles-Edouard ; Kingsborough 1759-1831. — Traité sur les communications par voie télégraphiques , in-8° ; Dictionnaire télégraphique. Les directeurs de la Compagnie des indes donnèrent à Macdonald 10,000 francs pour la publication de cet important ouvrage.
MACDONALD ( Et.-Ja.-J.-Al.), duc deTahente, maréchal de France; Sedan 1705-1840. il s'empara (1795) de la flotte hollandaise arrêtée par les glaces dans le Wahal: fut nommé (1708) gouverneur des Etats romains, soumit la Calabre, et, disgracié pour s'être opposé à la mise en accusation de Moreau , ne reprit du service qu'en 1809: il fut créé maréchal sur le champ de bataille de Wagram, commanda le 10e corps en Russie (1812), et pendant la campagne de 181 i l'aile gauche de l'armée. A la Restauration Macdonald fut nommé pair de France et grand-chancelier de la Légion-d'llonneur. Napoléon a dit tle lui en 1814: « Macdonald est un brave et loyal guerrier. Ce n'est que dans les dernières circonstances que j'ai pu apprécier toute la noblesse de son caractère.... Je regrette bien de ne l'avoir pas mieux connu. »
MACÉ (Re.), bénédictin de Vendôme au IG8 siècle, historiographe et poète de François Ier. — Il continua la chronique en vers héroïques tle Crestim il en donna le Ge et le 7e livre, mais ne la termina pas.
MACÉ (J.), carme de l'Etroite-Obscrvance, provincial de la Terre Sainte, visiteur apostolique du royaume de France, prédicateur, théologien ; Rennes 16U0-I671. — Carmelus restitutus , in-4° ; Carmeliticte historiés compendium, in- 4° ; Siudium sapientiœ universalis, 3 vol. in-f° ; Oraison funèbre du cardinal de Richelieu.
MACÉ (F.), conseiller et aumônier du roi , écrivain ecclésiastique ; Paris 1640-1721.
MACEDO (F. de), cordelier portugais, dit François de St-Augustin ; Coïmbre 1590, Padoue 1681. Il fut chargé de plusieurs missions diplomatiques à la cour de France par Jean IV de Portugal, et professa la philosophie à Padoue. — Propagnaculum lusitano-gallicum , Paris, 1647, in-f°, ouvrage où il déf. nd les droits du duc de Bragance à la couronne de Portugal ; Schéma congregationis Sancti Officii romani.
MACEDO (Jo.-Augustin de), poète portugais ; n. Evora, m. 1831.
MACEDOMUS Ier, patriarche de Constantinople, de la doctrine semi-arienne, élu 351. Déposé (360) par l'influence de l'empereur Constance, il se fit
chef d'une hérésie nouvelle en uiant la divinité du St-Esprit, et forma des disciples appelés macédoniens OU pneumalomaques.
MACEDOMUS II, patriarche de Constantinople (494), défendit le concile de Chalcédoine devant Anastase, qui l'exila; m. Gangra 516.
MACEll (Emilius), poète latin de Vérone, contemporain de Virgile. — Il avait écrit, sur la propriété des plantes vénéneuses, un poème perdu aujourd'hui. — Un autre Macer, médecin, postérieur à Galien, est auteur d'un poème sur le même sujet, publié Bruxelles, 1477.
MACERA TA (Giuseppino da), peintre du 17« siècle ; n. Macerata (États de l'Eglise) 1630.
MACFARLAAE (R.) , écrivain politique , litlèrat. ; Ecosse 1734-1804. 11 écrivit pendant quelque temps dans l'opposition, et aida ensuite Macpherson à cou poser les poésies qu'ils attribuèrent à Ossian. — Essai sur l'authenticité d'Ossian et de ses ouvrages; Histoire de Georges III, in-8°.
MACHA M (R.), navigateur anglais du 14e siècle. Il découvrit l'île de Madère (1344) et y m. peu après. La relation de ses aventures a été écrite en portugais par Alcaforado, publiée par Manoël, et traduite en français, 1672, in-12.
3IACHAU (Gu. de), poète français et latin, secrétaire de Jean de Luxembourg, roi de Bohème ; Champagne 1282-1370. H inspira une vive passion à Agnès de Navarre, par ordre de laquelle il composa le Livre dou veoir dit. La Bibliothèque du roi possède un exemplaire de ses Poésies, 2 vol. in-f",
MACHAULT (J.-B. ), jésuite, histor. ; Paris 1591- 1640. — Ludovici XIII expeditio in Italiam... in-4°. — Son parent Jacques, jésuite; Paris KÏ00-1680. — - Relation des missions d'Amérique, de Chine, etc. ; recueil qui a été entièrement effacé par le* Lettres é ùjiantes.
MACIIAULT-D'ARNOUVILLE (J.-B.), ministre d'Etat ; 1701-1704. Nommé contrôleur des finances (17 45), il attaqua les privilèges du clergé en faisant rendre le fameux édit de main-morte (1747), fut fait ministre (1749), et établit un impôt d'un vingtième, gradué, sur le prix de ferme des terres. Il succéda l'année suivante à d'Aguesseau dans la charge de garde-des-sceaux ; mais, en butte aux attaques du clergé et de madame de Pompadour, il fut disgracié (1754), et m. en prison aux Madelonneltes.
MACHEE, général carthaginois, soumit une partie de la Sicile (537 av. J.-G.), et, furieux d'une injustice que lui faisaient ses concitoyens, marcha sur Carthage, y fit périr dix sénateurs, et chercha à y établir un gouvernement arbitraire; m. 530.
MACHIAVEL, célèbre écrivain politique, publicisio, historien et littérat.; Florence 1469-1527. Il fut pendant 14 ans secrétaire de la république florentine; exerça, en celte qualité, une grande influence sur les affaires, et remplit plusieurs missions en France, en Allemagne et à Rome. Il perdit son office au retour des Mrdicis ( L 5 1 2 ) , fut impliqué dans une conspiration contre le cardinal de ce nom, mais peu après il rentra en grâce et recouvra sa charge ( 1521). — Le Prince, ouvrage où il a exposé les principes de cette politique qu'on a appelée de son nom machiavélique ; Discours sur Tite-Live ; Histoire de Florence; Lcgationi ; l'Art de la guerre ; la Mandragore, comédie. Ses OEuvres forment 10vol. in-8°, Florence, 1818. Elles ont été traduites par Guiraudet (1799) et Periès (1823-26), et clans la Collection du Panthéon littéraire, 2 vol. in-8°.
MACHIAVELLI (Zenobio de), peintre italien dit 15e siècle, élevé de Benozzo Gozzoli (école florentine!. Il viv. en 1474. — Couronnement de la Vierge (Mus. roy.).
MACHIN (J.), astronome anglais du 18* siècle.
MACK de Leibarich (le baron C), général autri. chien ; Neuslingen 1752-1828. Mis à la têle de l'armée napolitaine dirigée contre Rome (1798), il se laissa battre par Macdonald et Championnet,
MACKENZIE. — MADER.
et fut fait prisonnier. Rendu à la liberté et cbargé d'un nouveau commandement (1805), il signa la honteuse capitulation d'Ulm. Il fut condamné à mort, mais sa peine fut commuée.
MACKENZIE (G.), juriscons. et avocat écossais; Dundee 1636-1691. Il vint étudier la jurisprudence a l'université de Bourges, et, revenu a Edimbourg, y défendit le marquis d'Argyle, accusé de trahison (1661). Nommé ensuite avocat du roi et lord du conseil privé, il fut désigné sous le nom d'Avocat sanguinaire , à cause de son animosité contre les covenant aires. — Ses OEuvres forment 2 vol. in-f°,
MACKENZIE (II.), littérat., auteur dramatique ; Edimbourg 1746-1831. — V Homme sentimental; l Homme du monde; Julia de llouvigné. Il publia
2 journaux dans le genre du Spectateur, le Miroir, et i Oisif, qui eurent un grand succès.
MACKENZIE (Al.), voyageur anglais; n. 1760. II se rendit au Canada pour faire le commerce des pelleteries, découvrit le fleuve qui a gardé son nom (1789), et traversa le premier (1792 et 1793) l'Amérique septentrionale dans toute sa largeur. — La relation de son voyage a été traduite en français par Castera, 1802, 3 vol. in-8°.
MACIiINTOSIl (Ja.), publiciste, bistor., littérat.; Dores (Ecosse) 1765-1832. 11 défendit (1791) la révolution française contre les attaques de Burke; plaida ensuite la cause de Peltier, auteur d'un libelle contre Bonaparte (alors premier consul), et, nommé (1811) membre du parlement, fut un des promoteurs de la réforme. — Histoire de la révolution de 1788; Histoire d'Angleterre; Mélanges philosophiques ; Vindictes gallicanœ.
MAC K LIN (Cl.), auteur dramatique, comédien; Irlande 1600-1747.
MAC-LAD RIX (Colin), célèbre mathématicien écossais ; Kilmoddan 1698-1746. Il publia à 22 ans un traité sur les courbes, et partagea (1740) avec Daniel Bernouilli et Euler un prix proposé par l'Acad. des sciences de Paris. — Geometria organica ; Traité des fluxions; Traité d'algèbre; Exposition des découvertes philosophiques de Newton.
MAC-LEOD (J.), chirurgien, voyageur en Chine ; Bunhill (Ecosse) 1782-1820. Il accompagna lord Amherst dans son ambassade en Chine, et écrivit la relation de son voyage, 1818, in-8°. — Voyage à la cote de Corée.
MACLIAU,cluc de Bretagne, successeur de Canao (5G0), fut tué 577 par son neveu Théodoric. Guerech lui succéda.
MACLOU ou MALO (Saint), n. dans le pays de Galles, m. 565. Il vint prêcher en Armorique v. 520, et. devint évéque de la ville d'Aletb, qui prit son nom.
MACMICIIAEL (Gu.), médecin, voyageur anglais ; Bridgenorth 178 i- 1839.— Voyage de Moscou à Constantinople, 1819, in-8°.
MACNALLY ( Léo. ), juriste, littérat.; Dublin 1752-1820.
MACPHERSON (Ja.), histor., littérat. ; Kingensie (Ecosse) 1738-1796.— Il publia ( 1760; les Poésies d'Ossian, traduites, disait-il, de l'ancienne langue gaélique; mais il paraît qu'il se contenta de broder quelques fragments qui restaient de l'ancien barde, et que l'œuvre éditée par lui est due presque entière à son imagination. — Histoire d'Angleterre depuis la restauration jusqu'à V avènement de la maison de Hanovre.
MACQUART (Ja.-H. ), médec. ; Beims 1726- 1768. Il succéda à Barthez(l769) dans Ja rédaction -du Journal des savants. z=z Son fils L.-C.-Henm, médec. minéralogiste; 1745-1898-
MACQLER (P.-Jo.), chimiste, membre de l'Acad. des sciences; Paris 17 18- 1784 Ilfit plusieurs découvertes importantes en chimie.— Eléments de chimie,
3 vol. in-12; Dictionnaire de cltîmie, 2 vol. in-4°.=: Son frère Philippe, écrivain ; Paris 1720-1770.
M ACRET (C.-F.-Ad.), graveur, élève d'Aliamet et de St-Aubin; Abbeville 1750-1783.
M A CRIN, Marcus Fulvittt Macriunus, l'un des tyrans qui régnèrent sous Gallien; n. Egypte. II s'était élevé d'un rang obscur aux premières dignités, et avait été nommé administrateur de la Syrie par Valérien. Lois de la captivité de ce prince, il se lit proclamer en Syrie (260), et passa en Illyrie, où il fut battu par Auréole (261), et périt dans l'action.
.MACRIN, Marcus Opelius Macrinus , empereur romain, successeur de Caracalla ; n. Césarée f.\umidie). D'abord préfet du prétoire , il fit assassiner l'empereur (217), et fut tué lui-même pa» ses soldats 218 près d'Archelaïde ( Cappadoce ) , lors de l'avènement d'iléliogabale. Diaduménien, son fils, qu'il avait associé à l'empire, périt avec lui.
MACRIN (J. Salmon, dit), poète latin, valet de chambre de François 1er; Louilun 1490-1557.— Son fils Chahlfs, porte latin et précepteur de Catherine de Navarre, sœur de Henri IV ; périt à la Saint-Barthélémy 1572.
MACRIXO D'ALRA, peintre; Alba (Piémont) 14G0- 1520. — Résurrection de J.-C, Vierge dans une gloire (Chartreuse de Pavie) ; Christ mort, Mère de douleurs (Chartreuse d'Asti); Ste Anne, St François stigmatisé, Vierge et l'enfant Jésus (Alba).
MACROBE, Aurelius Macrobius, philosophe platonicien et grammairien latin du 5e siècle, grandmaître de la garde-robe de Théodose-le-Jeune (4î2).
— Commentaire sur le Songe de Scipion de Cicéron ; Saturnales en 7 livres ; Différence et association des mots grecs et latins. La meilleure édition de ses OEuvres est celle de Leipzig, 1774, in-8°; traduite par Bozoy, 1827, 2 vol. in-8°.
MACRON, Nœvius Sertorius Macro , favori de Tibère. Il présida à l'arrestation et au supplice de Séjan, et obtint en récompense la dignité de préfet du prétoire (31). Il fit plus tard (37) étouffer Tibère, qui sortait d'une léthargie, et, disgracié par Caligula, en faveur duquel il avait commis ce crime, se tua l'année suivante.
MACROPED1US (G.), Langevcld, poète latin; n. Hollande, m. 15.^8.
M AD AUX SKI (Ant.), général polonais, compagnon d'armes de Kosciuszko ; 1739-1804.
MADDEN, ecclésiastique irlandais, philanthrope, écrivain; 1687-1765. Il institua (1731 J, pour l'encouragement des sciences et des arts, une société" qui a été le modèle de la Société royale de Londres»
MADEC, aventurier français; Quimper 1730-1784 Il s'acquit une grande réputation par les talents militaires et la valeur qu'il déploya au service de différents souverains de l'Inde.