MAGON
'ien, traduits en latin pnr ordre du sénat, et en grec »ar Càssius Dionysius d'Utique.
MAGO.M ( C.-Re. | contre-amiral français ; D. Paris 1763, lué à Trafalgar 1,S05.
MAGIU (Domin.), théologien, érudit; Malte 1604- 1672. — lYotizia de vocaboli ecclesiaslici, in-4° ; Contradictiones apparentes sacrœ Scri/iturte ; Viagijio al monte Libano, in-4° ; Hierolexicon, in-f°.
MACHE DE SAINT-AUMX (Ja.-Ant.), comédien, auteur dramatique; Compagne 17S6-1824.
MAHAUBAL , chef de la première expédition carthaginoise en Espagne v. 510 av. J.-C. Il soumit la Bétique et eut pour successeur Asdrubal et Amilcar.— Un autre général carthaginois du même nom suivit Annibal en Italie, lit révolter contre Rome les Gaulois de la Cisalpine, remporta en Étru- 'rie une victoire sur 8,000 légionnaires et commanda la cavalerie à Cannes.
I MAHAUT, fille de Robert II, lui succéda (1302) dans le comté d'Artois, dont elle eut à disputer la possession à Robert, son neveu ; m. 1329. Jeanne ITe lui succéda.
MA II D Y (Mohammed Ier, dit Al-), 38 calife abasside de Bagdad, fils et successeur d'Almansour (775),* m. 785. Son fils llady lui succéda.
MAI1DY (Mohammed II, Al-), IIe calife ommiade d'Espagne. — Il détrôna Ilescham II, qu'il enferma (100!)), fut détrôné lui-même par Souleiman (1010), parvint à remonter sur le trône, mais ne tarda pas à être renversé par Hescham, auquel il avait rendu la liberté, et qui le fit melire à mort.
MAIIDY (Aboul-Cassem Mohammed Al-), dou zième et dernier iman de la race d'Aly ; n. Samarra (Irak) 8G9, m. v. 941. Les Chyites prétendent qu'il n'est point mort et l'attendent comme un messie.
MAHDY-CHAN ( Mirza-Mohammed ), historien persan du 188 siècle. — Histoire de Nadir Chah, traduite en fiançais par W. Jones, Londres, 1770, in-4°, et en allemand par Niebuhr, 1773, in»4*.
MAHÉ. Voy. La Bourdonnais.
MAHÉ (Jo.), abbé, archéologue, écrivain ; Arz (Morbihan) 1760-1831. — Essai sur les antiquités du Morbihan.
MAHLEB ou MOHALLEIÏ 1BN AROU-SOFRA , célèbre capitaine arabe du 7e siècle; Doba 630-
MAHMOUD ( Aboul-Cacim-Yemin-ed-I)aulah ) , prince gaznévide; m< 1030. Il reçut d'Uek-Khp.n, souverain du Turkestan, le Khoiaçan (999) qu'il étendit par ses conquêtes depuis le Gange jusqu'à la mer Caspienne. Il lut le premier qui prit le titre de sultan.
MAHMOUD (Aboul-Cacem-Moghait-ed-Dyn), septième sultan sehljoucide de Perse, fils et successeur de Mohammed (1118), m. 1131.11 fut dépouillé de ses Etats par Sandjar, son oncle, qui lui laissa le gouvernement de la Perse occidentale.
MAHMOUD (Ghaïat-ed-l)yn), dernier sultan de la dynastie des Ghaurides , fils de Ghaïat-ed-Dyn Mohammed , fut reconnu sultan (1202) à la mort de son oncle Schehab-ed-Dyn Mohammed, accepta ce titre, refusa de prendre possession du trône et se retira à Firouz-Couh où il fut assiégé et tué par Mohammed, sultan du Kharizm (12U8).
MAHMOUD II (IS'asser-ed-Dyn) , empereur musulman de l'Tndostan, 8e prince ghauride, fils de Schemsed-Dyn-Iletmisch, fut élu (1246) , conquit le royaume de Ghaznah (1251), et m. 1266.
MAHMOUD-CHAH (x\'asser-ed-Dyn) , empereur de l'Indostan, fils de Mohammed III, succéda à son frère llomagoun-Iscander (1394), fut chassé par Timour, et remonta sur le trône (1404) , et m. 1413.
MAHMOUD— SULTHAÎV-K II AIV, issu d'Oklaï, fils de Gengis-Kan, monta sur le trône de Samarcande (1388), suivit Timour dans l'Indostan et se distineua à Aucyre (1402). Il m. 1402.
EMPEREURS TURCS
MAHMOUD I", fils de Mustapha II ; 1696-1754.
LAHOMET. 980
11 fut placé sur le trône de Constantinople (1730) par le vizir Patrona-Khalil, qui détrôna Achmet III. Son règne fut marqué par des guerres contre la Perse et la Russie. — Il eut pour successeur Othman III.
MAHMOUD II , n. 1785 , fut placé sur le trône par les janissaires à la place de Mustapha IV (1808). Le traité de Bucharest (1812) par lequel la Bessarabie fut cédée à la Russie, l'abandon de la Servie , de la Moldavie et de la Valachie , l'insurrection de la Grèce (1820) dont, après une guerre désastreuse signalée par la bataille de Navarin (1827), qui anéantit la marine turque, il fut forcé de reconnaître l'indépendance (1828), l'extermination des janissaires (1826), et quelques réforme! qui n'eurent guère d'autre résultat que d'accéléré* la décadence de l'empire, la paix honteuse d'Andrinople avec les Russes (182;)), qui furent sur le point d'entrer à Constantinople, trois victoires de Mé« hémet-Ali, qui s'était rendu indépendant^ 1832), en« fin, le nouveau traité d'Unkiar-Skelessi avec la Russie (1833) marquèrent le règne de Mahmoud. Ce prince venait d'entreprendre une nouvelle guerre contre Méhémet-Ali et d'essuyer une défaite décisive à Nézib (1839) lorsqu'il m. — Son fils Abdul-Medjid lui a succédé.
MAHMOUDY (Cheikh-al), 7« sultan d'Egypte, do la dynastie des Mamelucks circassiens. Il fut d'abord esclave du sultan Barkok, et devint successivement gouverneur de Tripoli et de Danns.puis sultan ( 1412). Il m. au Caire 1421 , après avoir fait reconnaître pour son successeur son fils Ahmed dit Modliajfer (le Victorieux).
MAHOMET ou mieux MOHAMMED , fondateur delà religion musulmane; n. La Mecque 570. Ayant perdu, dès l'âge de cinq ans, son père Abdallah, de la tribu des Koraîchites , il fut élevé auprès de son oncle Abou-Tabeb , prince de La Mecque, le quitta pour prendre part à une expédition sur les frontières de Syrie, et, de retour dans sa ville natale , y épousa une riche veuve nommée Cadigha dont il dirigeait le commerce. Ce fut à l'âge de 49 ans, v. 610, qu'il commença à mettre à exécution le projet qu'il avait formé d'établir une nouvelle religion dont il adapta les dogmes au caractère guerrier du peuple qui l'entourait. Il sut la sanctionner en la rattachant aux vieilles traditions mosaïstes éparses en Arabie, et y en fondant les diverses doctrines sabéistes , judaïques et idolâtres qui partageaient alors les Orientaux. La loi du sabre , nécessaire pour établir la foi nouvelle, la doctrine du matérialisme parfaitement en accord avec les tendances du caractère oriental, le fatalisme, d'où découlait le mépris de la mort , furent les principales bases de l'islamisme qui s'établit rapidement en Arabie et finit par envahir tout l'Orient. Le prophète eut cependant à soutenir une longue lutte, et, malgré l'adresse avec laquelle il sut persuader aux populations que ses révélations lui étaient inspirées par Dieu, une résistance opiniâtre qu'il éprouvai La Mecque le força de s'enfuir à Yalreb (622). Cette ville reçut de là le nom de Médine (ville par excellence) , et l'année de la fuite du prophète (bé« gire) a servi depuis d'ère aux musulmans. 3Iahomet reparut bientôt avec une troupe de sectaires ardents! qui l'aidèrent à soumettre plusieurs trïbus et à s'emparer de La Mecque (630). Il m. à Médine 632, au milieu de ses conquêtes, laissant à ses généraux, Khaled, Omar, Amrou et Abou-Bekr le soin de propager ses doctrines. Le dernier lui succéda avec le titre de calife. — Mahomet a écrit le Coran, qui est à la fois un code politique et religieux ; moins intéressant que la Bible et les livres sacrés de l'Inde par son état de postériorité , il est indispensable à étudier pour tout homm» qui veut pénétrer le sens des mœurs orientales. La dernière traduction en français de ce livre a été publiée 1841 par M. Kasimirski.