MANUEL. — MARAT
d'auteurs classiques grecs et latins. == Son fils Paul, imprimeur; Venise 1512-1574. Il s'établit à Rome et y fut protégé par Paul IV et Grégoire XIII. — Alde le jeune , fils aîné de Paul , imprimeur, littérateur, grammairien; Venise 1547-1597. — Orthographia! ratio.
MAAUEL.
EMPEREURS GRECS
MANUEL, quatrième fils de J. Comnène, lui succéda (1143), remporta, la même année, plusieurs avantages sur les Turcs en Bithynie, reçut à Constantinople une armée de croisés commandée par Louis VII, et qui, grâce à la trahison des Grecs, fut entièrement détruite pu* les infidèles. Manuel prit (1147) Corfou sur Roger, roi de Sicile, qui avait ravagé la Grèce, défit les Serviens révoltés (1150) et les Hongrois; entreprit (H6S) avec Amauri, roi de Jérusalem, une expédition désastreuse en Egypte, vit son armée exterminée près de Myriocéphales (1175) par le sultan d'Iconium Azeddin, qu'il vainquit ensuite sur le? bords du Méandre. Il m. 1180. Son fils Alexis II lui succéda.
MANUEL l'ALÉOLOGUE , empereur grec, n.
1348, fils dej. Paléologue, lui succéda ( 139 1 ) après s'être évadé de la cour de Bajazet, qui le gardait en otage. Il fut successivement assiégé dafis Constantinoplc par ce dernier, qui leva le siège pour aller combattre Tamerlan ; puis par Amurat II, qui fut contraint de se retirer. Il m. 1425. Il fut frère de Jean II Paléologue, qui lui succéda, et de Constantin Dracosès.
MANUEL (don J.), petit-fils de Ferdinand III» 11 fut régent de Gast il le pendant la fin delà minorité d'\lplionse XI, puis gouverneur de la Caslille méridionale, soutint une guerre de 20 ans contre les Maures de Grenade, et m. 1347. — El Conde Lucanor, ouvrage de politique et de morale.
MANUEL (N.), peintre de fresques, poète satirique et auteur dramatique; Berne 1484-1530.
MANUEL (L.-P.), procureur-général de la commune de Paris; Montargis 1751-1703. Nommé député à la Convention, il professa d'abord les doctrines républicaines; mais ayant demandé l'appel au peuple lors du procès de Louis XVI, il devint suspect à ses collègues, et, malgré sa démission, fut condamné à mort par le tribunal révolutionnaire.
MANUEL (Ja.-Ant.), orateur libéral ; Barcelonette (Provence) 1755-1827. Il servit avec distinction pendant la révolution, puis suivit la carrière du barreau, et fut nommé représentant dans les Cent-Jours. Son opposition courageuse aux menées royalistes le fit expulser de la Chambre (1823), où il avait été appelé parle département de la Vendée (1817).
MANYOKT (Adam de), peintre de portraits; n. Szokolia (Hongrie) 1673.
M AN ZI (Gu.), érudit, littérateur ; Civita-Vecchia 1784-1821. — 11 se livra à la recherche des anciens mss, cl découvrit le Trattato sopra l'Idraulica de Léonard de Vinci.
MAN/OLI (P.-Ange), dit Palinrjènc, poète latin; n. Stellata près de Ferrare 16e siècle. — Zodiacus vitœ, poème satirique dont la première édition fut anéantie par l'inquisii ion; la deuxième parut à Bàle 1537. Ce poème a été traduit en français par Lamonnerie.
MANZUOLI (Th.), peintre italien, élève de Charles Portelli ; San-Friano 1536-1575.
MAPES (Walter), poète latin et anglais du 12e siècle, chapelain de Henri II et du prince Jean. — Poésies satiriques ; Compendium lopographiœ ; Epitome Cambi iœ ; Descriplio Norfolcice.
MAPP (Marc), médecin, botaniste; Strasbourg 1632-1701. — Historia plantarum alsaticarum, in-4°.
M A B A (Gu. de], orateur, poète latin ; Coutances 1470-1530. — Paraphrasis in Musaum.
MARA (Elisabeth), cantatrice célèbre; Cassel 1750-1833.
MABAI ( Ebn-Youçouf-al-Mokdessi ) , historien arabe ; m. 1610. — Histoire des cali/es et des sultans d'Eggpte, traduit en allemand par Beiske.
MARAIS (Marin), musicien, compositeur; Paris 1656-1728. Il fut bon joueur de viole, et eut le premier l'idée de faire filer en laiton les 3 dernières cordes de la basse. — Morceaux de viole; Alcide, Ariane et Bacchus, Scmélé, Alcyone, opéras.
MARAIS (H.), graveur; Paris 1764-1800. Il a coopéré à la gra\ ure des planches du Racine in-f° de Didot et de la Galerie de Florence. — Danse des Muses(.]a. Romain) ; Trois Parques (Michel-Ange).
MARALDI (Ja.-Ph.), mathématicien, astronome, membre de l'Acad. des sciences, neveu de Cassini ; Nice 16G5-1720. — .Catalogue manuscrit des étoiles fixes. — Son neveu, J. -Dominique , astronome, membre de l'Acad. des sciences; Paris 1700-1788. Il fut adjoint à son cousin Lassini de Thury pour la description trigonoméirique des côtes et frontières de France, et chargé des observations mé« téorologiques à l'Observatoire (172J-70).
MARAN (dom Prudent), bénedi tin de St-Maur, théologien, érudit; Sézanne (Brie) 1GS3-1762.
MARANA (J.-Pa.), historien ; Gênes 1642-1693. Il fut retenu en prison pendant quatre ans, pour n'avoir pas révélé la conspiration du comte délia Torre, qui devait livrer Savone au duc de Savoie, et vint se réfugier en France. — Histoire de la conjuration du comte délia Torre, en italien ; l'Espion du grand seigneur, recueil périodique eu français.
MARANGONI (J.), antiquaire, chanoine d'Agnani , protonotaire apostolique; Vicence 1673- 1753. — Thésaurus parochorum, 2 vol. in-4°.
MARANTA (Bart.), médecin, botaniste et littérateur italien du 16e siècle. — Methodi cognoscendoruin medicamentorum simplicium libri III, 1559, in-4°.
MARAT (J.-Pa.), physicien, journaliste, membre delà Convention nationale ; n. Baudry (principauté de Neufchàtel) 1746. S étant fait recevoir médecin, il parcourut l'Angleterre, l'Ecosse, la Hollande, et fut nommé, à son retour en France, médecin des écuries du comte d'Artois. Il embrassa avec ardeur la cause de la révolution, fut un des premiers membres du club des Cordeliers, et publia dès lors le journal i Ami du peuple, où il poussa jusqu'aux dernières limites les principes de la démocratie. Il poursuivit l'Assemblée constituante des plus violentes attaques. Malouet le dénonça, mais Mirabeau fit passer à l'ordre du jour. Toutefois le Chàtelet ayant lancé contre lui un mandai d'amener, il fut forcé de se cacher. L'Assemblée législative porta aussi contre lui un décret d'accusation ; mais le 10 août empêcha qu'on ne pensât à l'exécuter. Il fit partie, pendant les journées de septembre 1792, du Comité de salut public, de la Commune; eut une grande part à l'organisation du massacre des prisonniers,' et signa la fameuse circulaire envoyée par le comité dont il faisait partie à toutes les communes de France, pour les engager à imiter celle de Paris. Élu ensuite, par l'influence de Danton, député à la Convention nationale, il s'y montra l'adversaire le plus terrible des girondins, qui le firent traduire au tribunal révolutionnaire pour avoir provoqué le peuple à l'insurrection ; mais il fut acquitté, et se vengea en contribuant de tout son pouvoir aux événements "du 31 mai. Il fut assassiné dans son bain, par Charlotte Corday (voy. ce nom) 13 juillet 1793. La mort de Marat fut considérée comme un malheur public; son corps fui embaumé et exposé; la Convention tout entière se rendit aux funérailles de VAmidu peuple, dont les restes furent déposés au Panthéon. — Les Chaînes de l'esclavage, Edimbourg, 1774, in-8° ; De l'homme, ou Des principes et des lois de l'influence de l'âme sur les corps, et dus corps sur L'âme, 1775, 3 vol. in-12 ; ouvrage
MARATTA. —