‹ Biographie portative universelleChapitre 38 sur 702 · BAYLE. — BEATTIE · texte numérisé non relu

BAYLE. — BEATTIE

plexia ; Dissertationcs de experientia et ratione conjungenda in physica, medicina et chirurgia.

BAYLE (P.), cé libre critique, n. Carlar. (comté de Foix) 164-7, professeur de philosophie à l'Acad. de Sedan (1675), réfugié en Hollande pour cause de religion | 1080), ei pourvu d une chaire de philosophie à Rotterdam, chaire que ses démêlés avec Jurieu lui tirent perdre (1693); m. 1701). — Pansées diverses sur la comète de 1681; Critique de l histoire du calvinisme du P. Mo imbourg ; Nouuelles de la république des lettres, jiflirnal littéraire qui eut un succès immense ; Dictionnaire historique et critique, 1697, 2 vol. in-f°, 1702 3 vol. in-fl» ; Réponses aux questions d'un provincial, 6 vol. in-8°. La meilleure édition du Dictionnaire, le plus célèbre des ouvrages de Bayle, est celle de M. Beuchot , Paris 1820-24, 16 vol. in-8°. Ses OEuurcs diverses ont été publiées à La Haye, 1727, 4 vol. in-f°.

BAYLE (Moise), célèbre conventionnel, n. en Languedoc 1760, fut envoyé (1703) en mission à Marseille, d'où il fut expulsé par les girondins qui y dominaient ; prit une part très-aethe aux événements du 31 mai et entra alors au comité de sûreté générale, d'où il ne sortit qu'au 9 thermidor. Proscrit au 1er prairial (17./5), amnistié le 3 brumaire suivant, exilé de Paris après l'explosion de la machine infernale ( 1800), il m. 1815.

BAYLE ou BAILLE (P.), député des Bouchesdu-Rhôneà la Convention nationale, envoyé (1793) en mission dans le Midi, se trouvait à Toulon lorsque cette ville fut livrée aux Anglais; ils le tirent étrangler dans le cachot où ils l'avaient enfermé.

BAYLE (Gasp.-Laur.), l'un des médec. de Napoléon ; Vernet ( Provence ) 1774-1816. — Recherches sur la phthisie pulmonaire, 1810, in-8°.

BAYLEY (Anselme), théolog. anglican; m. Oxford 1794. — Ancien Testament en anglais et en hébreu, 4 vol. in-8° ; Grammaire hébraïque; Statuts religieux pour les églises juive et chrétienne,

BAYLEY (N.), philologue anglais. — Dictionnaire étymologique universel de la langue anglaise , Londres 1753, in-f°, très-eslimé.

BAYLY (L.), théolog. anglican, n. Caermarthen (pays de Galles), m. 1632 chapelain de Jacques Ier et évèque de Hangor. — . Pratique de piélé, ou * rage qui a eu un succès immense, Thomas, son fils, embrassa aussi L'état écclésiastique, s'attacha au parti de Charles Ier, et m. Italie 1657. — Conférences sur la religion entre Charles let et Henri, mnarquis de Worcester, 1646; De la rébellion des sujets envers leurs rois, en français, 1653, in-8°.

BAYNE, officier de la marine anglaise, inventeur des pièces d artillerie appelées caronades , tué 1782 dans un combat contre les Français.

BAYON (J. de), chroniqueur du 14e siècle. — Chronique de l'abbaye de Muyen-Moutier et du comté de Vaudémont, publiée en partie par D. Belhomme dans son Histoire de l'abbaye de Moyen-Moutier,et par D. Calmet dans son Histoire de Lorraine.

BAYRO (P. de), médec; Turin 1468-1558. — De pestilentia ejusque curatione, 1507, in-40.

BAZARD (Amand), l'un des fondateurs du carbonarisme en France, et l'un des chefs du St-Simonisme, n. 1792, prêcha avec ardeur et talent la nouvelle doctrine (1825-1830), se sépara (1831) de ses coreligionnaires, et m. 1832.

BAZARAD, Ier vayvode de Valachie dont l'histoire fasse mention, détruisit (v. 13^0) l'armée de Charles-Robert, roi de Hongrie, qui avait voulu envahir ses états.

BAZIN (Gu.), médec, n. près de Chartres, élu (1472) doyen de la Faculté de médecine de Paris, va. 1500; présida à la construction de l'ancienne Ecole de médecine, rue de la llucbetle.

BAZIX ' J.). négociateur; Blois 1538-1598 : nommé résident français à Varsovie (1572), il eut la plus grande part à l'élection de Henri , duc d'Anjou , comme roi de Pologne.

BAZIN (N.), graveur au burin, n. Troyes 1636,

m. v. 1705. Portraits; Sujets de dévotion en grand nombre et tous in-4°, d'où ce format a reçu des marchands le nom de format Bazin.

BAZIN (Gill. -Augustin), médec et naturaliste, n. Paris, m. Strasbourg 1 75 4 correspondant de l'Acad. des sciences. — Histoire naturelle des abeilles, 2 vol. in-12; Abrégé de t' histoire des insectes, i vol. in-12.

BAZIN iJa.-Rigomer), écrivain politique et journaliste républicain, n. au Mans 1771, m. 1821. — Le Lynx et Suite du Lynx, recueils de pamphlets ; Lettres françaises , Lettres philosophiques.

BAZîNGUEN ( F. -And. Abot de ), savant numismate; Boulogne 1711-1791.— Traité des monnaies et de la juridiction de la cour des monnaies, 1764, 2 vol. in-4°, tres-estimé.

BAZIRE (Cl.), célèbre conventionnel; n. Dijon 1764. Député à l'Assemblée législative, il y fit rendre la loi qui défend les inhumations dans les églises, dénonça le comité autrichien, et fut, pour ce fait, décrété de prise de corps par le juge de paix Larîvière ; mais l'Assemblée le prit sous sa protection. A la Convention il fit, d s le mois de février 1793, partie du comité de sûreté générale, prit une part très-active aux événements des 31 mai et 2 juin, proposa et fit adopter la loi qui ordonnait le tutoiement; mais accusé ensuite d'avoir avec Chabot et d'autres députés falsifié, en vue d'un intérêt sordide, uu décret relatif à la liquidation de la Compagnie des Indes, il fut condamné à mort ei exécuté en avril 1794.

BAZIUS (J.), évêque de Vexiae (Suède), 1581- 1640. — ■ Histoire ecclésiastique de Suède en latin, 16 .2, in-4°. = De ses trois fils, Jean fut archevêque d'Upsal , Eric suivit la carrière militaire, et Benoit fut précepteur du prince Charles-Gustave depuis roi sous le nom de Charles X.

BAZZAN1 (Mat.), médec, président de l'Institut de Bologne, 1674-1749.' — Expériences sur le moyen de colorer les os des animaux en leur faisant manger de la garance.

BÉALE Ma.), peintre de portraits; comté de Suffolk 1632-1667.

BÉARD iJ.i, célèbre comédien et chanteur anglais, m. 1768.

BÉARDÉ DE L'ABBAYE, économiste français, m. 1771. — Dissertations et Essais sur l'agriculture ; Recherches sur les moyens de supprimer les impôts, 1770, in-8°.

BÉATILLO lAnt.), jésuite et historien", n. Bari (royaume deNaplesi 1570, m. 1642. — Plusieurs Vies de Saints, 1629 ; Histoire de la ville de Ban, 1637.

BEATOUN (David), cardinal, archev. de St-Andrews en Ecosse, n. 1494, l'un des plus cruels antagonistes de la réforme en Ei-osse ; garde des sceaux sous Jacques V, il négocia le mariage de ce prince avec Marguerite de France (1533J , puis avec Marie de Lorraine. Devenu chancelier et 1er ministre de fllarie Stuart, il fut assassiné 1547. Jacques, son ne\eu, arche . de Glascow, m. Paris 1603.

BÉATRICETT1, graveur, m. Paris 1651.

BÉATRIX (Ste), martyrisée à Rome en 303, sous Dioclétien.

BÉATRIX, veuve de Boniface III, comte de Tos cane, lui succéda comme tutrice de ses enfants, régna ensuite conjointement avec sa fille Mathilde, et m.

BÉATRIX, fille de Renaud, comte de Bourgogne, mariée 1156) à l'empereur Frédéric Ier, auquel elle apporta en dot la Bourgogne cisjurane et la Provence ; m. Spire 1 185.

BÉATRIX, tille de Raymond Bérenger, comte de Provence, épousa (I2i5) Charles d'Anjou, frère de saint Louis, qui tut roi de Naples et de Sicile; m. 1265.

BÉATRIX, fille de Ferdinand, roi de Naples, 2e femme (1476) de Malhias Corvin, qu'elle fit périr par le poison dans l'espoir de lui succéder ; m. Ischia, 1508.

BEATTIE ( Ja. ), célèbre poète, critique et moraliste écossais, n. Laurencekirk (comté de Kincar-

BEAUBREUJL. — BEÂ.UJEU..

dine) 1735, m. 1803 professeur de philosophie à Aberdeen. — Le Ménestrel, poème qui eut on j'.rand succès, 1777 ; Essai sur la poésie de la musique, 1702 ; Essai sur la nature et l' immutabilité de la vé~ rité, le meilleur de ses ouvrages, 1770 ; Eléments de morale, 2 vol. in-8°, 1793, trad. en français par Mallet, 18U), 2 vol. in-8°. ~ Jacques Hay, son fils ; Aberdeen 170S-1790. — Mélanges publiés par son père (1800).

BEAUBREUIL (J. he), avocat et poète dramatique.— Allilius Regulus, tragédie , Limoges, 15!S2.

BEAUCAIRE DE PEGUILLON (F.), évéque de Metz; Crest (Bourbonnais) 1514-1591. — Rerum Gallicarum commentarii ab anno 1461 ad annv.m 1580, 1025, in-f°.

BEAUCHAMP, célèbre danseur el chorégraphe, maître de danse de Louis XIV, m. 1695.

BEAUCHAMP (Jo.) astronome et voyageur, membre de l'Institut, Vesoul 1752-1801. Parcouru! la Turquie et la Perse pour y faire des observations astronomiques, et fit partie de la commission d Egypte. — Voyage de Bagdad à Bassora (Journal des savants de 1785) ; Mémoire sur les antiquités babyloniennes qui se trouvent aux environs de Bagdad; Lettres écrites de Baydad à Lalande en 179iî.

BEAUCHAMP (Alph. de), hisior. ; Monaco 1767- 1832.— Le faux Dauphin, 1803, 2 vol. in-l2 ; Histoire de la campagne de Suwarow en Italie; Histoire de la guerre de la Vendée, 1805, 3 vol. in-8°; articles dans la Biographie universelle des frères Michaud, écrits, ainsi que les ouvrages précédents, avec une extrême partialité. Voyez Cadoubaï...

BEACCHAMPS (P. -F. Godard de), littérat. et auteur dramatique ; Paris 1089-1761. — Imitations des romans grecs des Amours d'Ismène et lonénias, 1723, in-8°, et de Rodanthes et Dpsicles, 1746, in- 8° ; Recherches sur les théâtres de France, 1735, in- 4° ; pièces de théâtre.

BEAUCHATEAU (F.-Matth. Chastelet de), enfant célèbre, n. Paris 16 Ï5, parla. t à 7 ans plusieurs langues; à 12 , il publia un recueil de poésies intitulé : Lyre du jeune Apollon, ou la Muse naissante du petit Bcauchàteau, in-4°. rr Son frère Hippolyte entra (1666) dans la congrégation de la Doctrine chrétienne, se fit un nom par ses talents oratoires, puis, étant allé à Londres, il y abjura le catholicisme, et y m. peu de temps apri s. — Abrégé de la vie du maréchal de Schomberg, 1690, in- 12, publié sous le nom de Lu^ancy.

BEAUCHÊNE ( Edme t hanvot de), médec, n. aux Archalis (Yonne) 1748, m. 1824. — De l'influence des affections de l'âme sur les maladies nerveuses des femmes, in-8°, 1781 ; Maximes, rèjlexions et pensées diverses, 1817, in-8°.

BEAUCLAIR (P.-L. de), historien et publiciste, m. 1804 conseiller du landgrave de Darmstadt. — Anti-contrat social, I76i, in-12 ; Histoire de Pierre III, empereur de Russie, 179 i-96, 3 ol. in-8°.

BEAUCOl SIX ( Christ.-J.-F. ), érudit et jurisc, n. Noyon, m. 1798.

BEAU F II. S (Gu.), jésuite, prédicateur, St- Flour 1674-1757.— Oraisons fw.èbres ; Vies de madame de Lestonac et de madame de Chantai; Lettres sur le gouvernement des maisons religieuses.

BEAUFOP.T (H.), frère de Henri IV, roi d'Angleterre, évëque de Winchester, chancelier, ambassadeur en France, cardinal (H26), couronna (li30) à Notre-Dame de Paris le jeune Henri VI, son neveu, comme roi de France , fut un des juges de la Pucelle, et m. Winchester 1447.

BEAU FOUT (Marg.), mère de Henri VII, roi d'Angleterre, 1444-1509, fonda les collèges du Christ et de Saint-Jean à l'université de Cambridge. On lui attribue le Miroir d'une âme pécheresse. BEAUFOP.T (F. de Vendôme, duc de), fils de César, duc de Vendôme, et petit-fils de Henri IV, n. 1016, fut un des chefs de la guerre de la Fronde, et sa popularité le fit alors appeler le roi des halles; chargé (1664) du commandement d'une expédition contre

les pirates barbaresques-, il battit deux fois les Algériens (1005) , alla (1669) au secours des Vénitiens assiégés par les Turcs dans Candie, y fit des prodiges de valeur, et fut tué la même année dans une sortie.

BEAU FORT (dom Eustache de) , ablé de Sept- Fonds, réformateur de l'ordre de Cîteaux ; n. 1635, m. 1709.

BEAUFORT, savant historien du 18e siècle; m. Maastricht 1795. — De l'incertitude des cinq premiers siècles de Rome, 1738, in-8° ; République Romaine, ou Plan général de l'ancien gouvernement de Rome, 1709, 2 vol. in-4° : très-estimé.

BEAUFORT (H.-Ern. Grant , chev. de) , voyageur français ; n. Aubevoye (Eure) 1798, m. au Sénégal (1825i après avoir exploré une partie de l'intérieur de l'Afrique.

BEAUGARD iJ.-Sim.-FERKÉot), poète et auleul dramatique; Marseille 1754-1828.

BEAUGEARD, publiciste, membre de la Convention, Vitré (Bretagne) 1760-1832. — Les Frontières de la France, considérées sous un point de vue politique et militaire, 1795, in-8°.

BEAU G EN DRE (Ant.), érudit et prédicateur, n. Paris 1628 , m. 1708 bibliothécaire de Saint-Germain-des-Prés. — Edition des OEuvres d Hildebertt arebev. de Tours, 1708, in-f°.

BEAU H ARMAIS ( Ma.-Anne-F. Mouchard, plus connue sous le nom de Fanny, comtesse de ; Paris 1738-1813. — Mélanges de poésie fugitive et de prose sans conséquence, 2 vol. in-8° ; Lettres de S éphanie , roman historique; quelques pièces de théâtre.

BEAUHARNAIS (F., marquis de), neveu du mari de la précédente; n. La Rochelle 1756. Député aux Etats-Généraux de 1789, il s'y distingua par son opposition à toutes les réformes, émigra (1792), fut major-général à l'armée de Condé, rentra en France lorsque sa fille épousa le directeur-général des postes La Valette, fut ( 1805) ambassadeur de France en Etrurie, puis en Espagne ; mais ayant trahi, dans ce dernier poste, la confiance de Napoléon, en soutenant le prince des Asturies contre le prince delà l'aix, il fut rappelé et exilé en Sologne: il devint pair de France à la Restauration.

BEAU H ARMAIS (Alex., vicomte de), frère du précédent , n. à la Martinique I7(i0 , se distingua dans la guerre d'Amérique , devint (1789) député à l'Assemblée-Nationale , dont il fut deux fois élu président ; employé ensuite a l'armée de Custine en qualité de général de division , il laissa reprendre Mayence lorsqu'il eut pu par un coi p de vigueur en faire lever le siège : traduit pour ce fait au tribunal révolutionnaire , il fut condamné et exécuté le 23 juillet 1794.

BEAUHARNA1S ( Eug. ) , fils du précédent et de Joséphine Tascher de La Pagerie, depi is impératrice des Français, n. 1781, accompagna Bonaparte en qualité d'aide-de-camp dans les campagnes d'Italie et d'E»ypte. Prince de l'empire ( 1804) , vice-roi d'Italie ^1805) , il épousa (1806) la fille du roi de Bavière , et l'empereur le désigna pour son successeur à l'empire. Il repoussa (1809) , a la tête de l'armée d'Italie, une année autrichienne qui tentait de faire invasion dans celte contrée, la chassa devant lui jusque dans les environs de Vienne, fit sa jonction avec la grande armée, puis gagna ia batajlle de Raab, et contribua à celle de Wagram. Il commanda un corps d'armée dans l'expédition de Russie, et, an retour, après le départ de Napoléon, il rassembla les débris de l'armée, et fit une retraite que l'on a généralement admirée; à la Restauration , il se retira chez son beau-père, avec le titre de duc de Leuchtemberg, y m. 1824.

BEAUJEU, nom d'une ancienne famille féodale et dont les membres les plus illustres furent : = H umbert, qui fut connétable de France sous saint Louigç

Page 1