DUC DE PARME
PHILIPPE ( don ), n. 1720, fils de Philippe V, roi d Espagne, et d'Elisabeth Farnèse, et gendre de Louis XV. Il devint duc de Parme, Plaisance et Guastalla, par suite d'une des stipulations du traité d'Aix-la-Chapelle (1748), et m. 1759.
PHILIPPE. Voy. Dreux, Hesse , Orléans.
PHILIPPE (Cl. -A.), savant magistrat et habile négociateur ; Besançon 1614-1698.
PHILIPPE de la très-sainte Trinité, carme déchaussé et missionnaire dans la Perse et les Indes; Malaucène (comtat d'Avignon J 1603, Naples
P111LIPPI ou PH1L1PPY (J.), savant juriscon-
sulte; n. Montpellier 1518 , m. ap. 1574. — Juris responsa.
PIIILIPPICUS-BVRDAÎYES, empereur d'Orient.
Proclamé (7 II) après avoir fait assassiner Justinien 11 , il fut détrôné par le peuple (713), et m. en exil.
PHILIPS (Ed.), littérateur anglais , neveu de Milton ; n. Londres 1603. — Theulrum puctarum,
PHILIPS (Cath.), femme de lettres ; Londres 1631-1664.
PHILIPS (J.), poète; Rampton (comté d'Oxford) 1676-170*. — Pomone, poème.
PHILIPS (Amb.), poète anglais; 1671-1749.
PHILISTE, historien ; n. Syracuse 481 av. J.-C, m. 411 ou 410. Il contribua à fonder la puissance de Denys-l'Ancien , qui l'exila; s'attacha ensuite à Denys-le-Jeune , et périt dans une bataille navale contre les Syracusains. — Il ne reste de lui qu'un fragment conservé par St Clément d'Alexandrie. — Histoire de Denys.
PHILLIP ( Arth. ), navigateur anglais ; Londres 1738-1814. — Voyage à Botany-Bay, 1789, in-4°.
PHILLIPS (Th.), prêtre catholique; Icki'ord (comté de Buckingham) 1708, Liège 1774. — Vie du cardinal Pula, 1764, 2 vol. in-4°.
PHILODÈME, philosophe épicurien; n. Gadara (Cœlé-Syrie) environ un siècle av. J.-C. — Traité de rhétorique , Traité de morale , Traité de musique , dont il ne reste que des fragments.
PHILOLAUS, de Crotone , philosophe, disciple de Pythagore et d'Archytas de Tarente; florissait v. 450 av. J.-C.
PHILON DE RYZANCE, tacticien et mécanicien grec du 2e siècle av. J.-C. ■ — Poliorcctique , dont il ne nous est parvenu que les 4e et 5e livres dans les Vcteres mathematici , Paris, 1693, in-f°, et un fragment : De septem orbis miraculis, Rome, 1640, in-8°.
PHILOÎV de Larisse , philosophe de la nouvelle Académie, chef de l'école d'Athènes après Clitomaque 88 av. J.-C. Il quitta la Grèce lors de l'invasion de Mithridate, et vint à Rome, où il eut Cicéron pour disciple. Sa doctrine fut un scepticisme formé d'après les idées d'Arcésilas et de Carnéacle.
PHILON-LE-JUIF, philosophe platonicien ; n. Alexandrie v. 30 av. J.-C. Il étudia profondément la philosophie des Grecs et fut (40) envoyé vers Caligula par les Juifs pour leur obtenir droit de cité. Il mit à profit sa connaissance de tous les systèmes grecs pour représenter sa religion nationale comme une doctrine parfaite et divine , ouvrant ainsi la voie à Josèphe, qui l'imita quelques années plus tard. Tous ses écrits sont précieux, non-seulement pour la connaissance de la philosophie néo-platonicienne, mais encore pour l'intelligence des Septante et des écrivains du Nouveau- Testament, ses contemporains. — De mundi creatione secundum Moscn ; De vita Mosis ; De vila contemplatiua ; De mundo. Les meilleures éditions de ses œuvres sont celles de Mangey, Londres. 1741, 2 vol. in-f°, et de Leipzig, 1828, 8 vol.in-8°. On doit à Aucher quelques fragments retrouvés dans des versions arméniennes, Venise, 1822 et
' PHILON DE BYBLOS ( Herennius ), historien grec; 23-101. — Eusèbe nous a conservé quelques fragments de sa traduction grecque de l'Histoire phénicienne de Sanchoniaton.
PHILOPOEMEN, célèbre général, surnommé/* dernier des Grecs; n. Mégalopolis (Arcadie) 233 av. J.-C. Il étudia profondément, jusqu'à l'âge de 30 ans, la théorie de l'art stratégique , et fit ses premières armes contre les Spartiates à la bataille de Sellasie (222). Nommé général de la cavalerie achéenne, il défit les Étoliens à Laris e (208), et mérita d'être nommé préteur ou généralissime de la limite achéenne, qui prit sous lui un grand accrois-
PH1L0ST0RGE. — PIÀCENTI.
sèment. La bataille de Mantinée, où il défit l'armée lacédémonienne , lu victoire de Gythium , qui anéantit la puissance du tyran Nabis, la prise de Sparte, qu'il contraignit d'entrer dans la confédération , turent les principaux faits de son généralat. Philopœmen , couvert de gloire, vit la Grèce entière lui rendre hommage dans la solennité des jeux néméens, et les Athéniens lui élever une statue de bronze dans le temple d'Apollon à Delphes. « La Grèce, dit Plutarque, qui l'avait comme enfanté dans sa vieillesse pour être l'héritier des vertus de tous les grands hommes qu'elle avait produits, l'aima singulièrement, et se plut à augmenter sa puissance en proportion de sa gloire. » Deux révoltes successives des Lacédémoniens forcèrent le chef de la Ligue achéenne à marcher de nouveau contre Sparte 188. Après avoir démantelé ses murailles, il abolit les lois de Lycurgue et déporta la plus grande partie des habitants. Il venait d'être nommé pour la huitième fois, à l'âge de 70 ans, général des Achéens , lorsqu'une invasion des Messéniens , qui s'étaient détachés de la ligue, le força de reprendre les armes ; mais il fut vaincu, fait prisonnier et conduit à Messène, où Démarate le fit empoisonner 183. Philopœmen joignait au génie militaire toutes les vertus du citoyen; et, bien qu'il eût été souvent leur adversaire, les Romains, maîtres de la Grèce , donnèrent à sa mémoire un éclatant témoignage d'admiration, en défendant qu'on détruisît les monuments qui lui avaient été élevés.
PHILOSTORGE, historien ecclésiastique ; n. Borène (Cappadoce) v. 364, m. ap. 425.
PHILOS TRATE , rhéteur; n. Lemnos ; florissait v. 193. — Les Héroïques : les Tableaux; Vies des sophistes. =z In Philo trate , neveu de celui-ci ; viv. v. 217. — Seconds Tableaux. — Les œuvres de ces 2 auteurs ont été réunies, Leipzig, 1709, in-f°.
PHILOXEAE, poète grec; Cylhère ou Leucadc 4i0-380 av. J.-C. — Le Souper, poème didactique et burlesque dont il ne reste que des fragments.
PHILOXÈNE, appelé aussi XE1VAIAS, écrivain de la secte des monophysitcs ou jacobites syriens, évêque d'iléliopolis (ComagèneJ ; n. Tahal ( Su- •iane ), m. Gangra 518.
PHLÉGON, historien grec; n.Tralles (Lydie), florissait dans le 2e siècle. — ■ De rébus mirabilibus liber; De longœvis libellus ; De Olympiis, 1775, in-8°.
P1ÏOCVS f saint), de la province de Pont ; martyrisé 303.
PHOCAS, empereur d'Orient; n. dans la Chalcédonie, ou, suivant d'autres, dans la Cappadoce ; succéda (002) à Maurice , qu'il fît assassiner. Son avènement lui fit déclarer la guerre par Chosroès II, qui ravagea les provinces d'Asie. Il se souilla par ses cruautés et ses débauches, et fut détrôné et mis à mort 610 par Héraclius , exarque d'Afrique, qui lui succéda.
PHOCIOX , célèbre homme d'Etat et général athénien; 400-317 av. J.-C. S'étant acquis une grande réputation comme soldat et comme orateur, il fut chef du parti aristocratique à Athènes , et s'aima par sa rigidité la haine du peuple , qui lui témoigna cependant une éclatante estime en le nommant 45 fois général. Il s'efforça de ramener la simplicité des mœurs antiques, et de détruire les nombreux abus de l'administration. Les services qu'il rendit pendant la guerre sociale et lors de l'invasion de Philippe en Eubée ; ses heureuses négociations avec Alexandre , dont il refusa les offres brillantes; sa victoire sur les Macédoniens lors de la guerre lamiaque, ne purent calmer les haines soulevées contre lui. Le peuple, excité par d'indignes menées, le condamna à boire la ciguë. Lue statue lui fut élevée peu de temps après.
PHOCYLIRE , poète gnomique du 6e siècle ; n. Milet. — Il reste de lui une suite de sentences mo-
rales en 217 vers, imprimés avec les gnomiques et à part, Leipzig, 1751, in-8°.
P1IOTIUS, théologien, écrivain et lexicographe, patriarche de Constantinople. Il succéda h Ignace, déposé (857), et eut à lutter contre le pape Aicolas Ier, qui s'opposa à son installation. Celte contestation, dans laquelle les d< ux adversaires avaient chacun de nombreux partisans , occasionna de grands troubles et donna naissance au schisme des Grecs. Déposé une première fois par Basile-le Macédonien , Photius alla mourir 891 en Arménie, sous Léon-le-Philosophe. — Bibliothèque ou My'rio* biblon , précieuse compilation qui nous a conservé de nombreux extraits d'auteurs perdus, Genève, 1611, in-f6, grec-latin ; et grec seul , Berlin, 1824, in-4° ; Lettres , Londres, 1651, in-f° ; Nomocanon ; Lexique grec, Londres, 1822; Ecrits théologiques .
PIIRAHATACES , 16e roi des Parthes, tils de Phrahates IV, succéda à son père, qu'il avait fait périr, et fut mis à mort par ses sujets 9 de J.-C. Les Parthes lui donnèrent pour successeur Orodes, prince arsacide.
PHRAHATES Ier, roi des Parthes, fils et succès» seur de Priapatius, monta sur le trône v. 178 av. J.-C, l'occupa peu de temps et mourut en le laissant à son frère Mithridate.
PHRAHATES II, fils de Mithridate Ier, lui succéda 139 av. J.-C. et m. v. 127. Son fils Artabaa II lui succéda.
PHRAHATES IÏI, fils de Sincitrès ou Sanatrocès, parvint au trône 70 ou 69 av. J.-C, et péril victime d'une conspiration ourdie par ses fils, et dont l'un, appelé Mithridate, lui succéda 58 av. J.-C.
PHRAHATES IV, fils et successeur d'Orodès. Il obtint la couronne par un parricide (37 av. J.-C), et m. assassiné par sou fils Phrahataces , qui lui succéda 9 après J.-C.
PHRAHATES V, fils du précédent. Il avait été envoyé en otage à Borne, et fut investi de la royauté par Tibère, pendant qu'Abraham III régnait sur les Parthes au préjudice des descendants de Phrahates IV. Le nouveau roi partit pour la Syrie et m. des fatigues du voyage 35 de J.-C. Son neveu Tir idate lui fut donné pour successeur par Tibère.
PHRAXZA ou PflRANTZÈS , l'un des écrivains de l'histoire byzantine; n. Constantinople 1401, m. Corfou après 1477. — Clironique de Constantinovle, de 1259 à 1477, 1796, in-f*.
PHRAOR'l ES, 2e roi des Mèdes, selon Hérodote. Il était fils de Dejoc s et succéda à son père 657 av. J.-C. Il périt 635 dans une expédition contre les Assyriens.
PHRYIVÉ, célèbre courtisane grecque: n. Thespias , vivait au 4* siècle av. J.-C. Elle possédait de telles richesses qu'elle offrit de faire rebâtir à ses dépens la ville de Thèbes qu'Alexandre avait détruite.
PHRYIVïCUS, poète tragique, fils de Polypbradmon, disciple de Thespis ; n. Athènes, florissait v. 511 av. J.-C. == Phuynicus, tils de Mélanthe, un autre poète grec, auquel on attribue trois tragédies, Andromède, Erigone, et la Prise de MU et par Darius. On ignore en quelle époque il a vécu , et quelques auteurs le confondent avec le précédent.
PHRYNICUS, l'un des derniers auteurs de la vieille comédie; n. Athènes, vivait 43 1 av. J.-C.
PIIKYIVICUS-AM1AR1US, grammairien grec ; n. Bithynie, vivait v. le milieu du 2e siècle. — Apparàtus rhetoricus, ouvrage dont il ne nous est parvenu que des fragments.
P1ÏRYNIS, poèie et musicien; n. Mitylène (île de Lesbos) 480 av. J.-C, m. après 'i57. (
PIIL'L, roi d'Assyrie, mentionné dans l'Ecriture, régnait au 8e siècle avant notre ère, et m. v. 771 av. J.-C.
PIA (Ph.-N.), chimiste et pharmacien; Paris 1721-1799. M fut l'inventeur des boîtes de secours pour les noyés.
PI VCEXTI ( Den.-Grég.) , philologue «t anti
PIALES. — PICHEGRU.
quatre ; Viterbe 1684-1754. — Epiiome grœcœ paleographite, 1735, in-4°.
PIALES ;J.-J.), savant canoniste ; n. Mur-de- Borres (Rouergue) v. 17-2;), ni. 1789.
PI ALI , célèbre amiral ottoman ; n. Hongrie, de parents chrétiens, av. 152 i. Il tut envoyé au secours des Français alors alliés de Soliman (1555), remporta une victoire signalée sur les flottes combinées de Philippe II et des princes d'Italie (I55(j), et m. après 1565.
PIAST, chef de la seconde race des ducs ou rois de Pologne. Il fut, après un interrègne de douze ans, appelé au trône par les Palatins (842) , et m. dans un âge très-avancé 861, en laissant le pouvoir à son fils Zémowilz.
PIAT (saint), martyr; n. Béuévent. Il accompagna saint Denis lorsque celui-ci vint prêcher l'évangile dans la Gaule , et eut la tête tranchée v. 287.
PIAT ( L.-C. ) , humaniste; Villeneuve-le-Roi 1759-1822.
PIA/ZA (Calixte), peintre de l'école vénitienne, élève du Titien; n. v. la fin du 15e siècle, m. après 1556.
PIAZZA (Pa.), peintre italien, élève de Ja. Palma-le-Jeune ; Castel-Franco 1547-1621. — André, neveu du précédent et son élève; m. vers
PIAZZETTA (J.-B.) , peintre, élève de Molineri, des Garrache et du Guerchin ; Venise 1682- 175 i.
PIAZZI (Jo.j, religieux théatin, mathématicien et astronome; n. Ponte (Valleline) 1746, m. Naples 1826. Il découvrit la planète Gérés (1801), et forma un catalogue de 7 646 étoiles. Le gouvernement le chargea d'établir un système métrique uniforme pour la Sicile, où il avait fait construire un observatoire (1791). — Leçons d'astronomie ; Catalogue des étoiles ; Mémoire sur la planète Cé— rès, 1803.
PIBRAC (Gui du Faur, seigneur de), magistrat, négociateur, moraliste et poète; Toulouse 1529- 1584. i — Cinquante quatrains contenant les préceptes et enseignements usités pour la vie de i l'homme, 1574, in-4°, ouvrage qui a été traduit dans toutes les langues de l'Europe. Il a composé aussi une apologie de la Saint-Rarthélemy.
PIC DE LA MIRANDOLE. Voy. MiRAXDOLE.
PICARD (J.), prêtre, mathématicien, savant astronome, membre de l'Académie des sciences ; n. La Flèche (Anjou) 1629 , ta. 1682 , 1683 ou 1084.
— La Mesure de la terre, 1671, in-f° ; Voya'je d'Uraniembourg, 1680 , in-f° ; la Connaissance des temps, de 1670 à 1683, 5 vol.
PICARD (L.-Ben.), auteur dramatique, littérateur, membre de l'Académie française; Paris 1769- 1828. — Médiocte et rampant, Duhautcuurt, ou le Contrat d'union , le Conteur, ou les Deux postes , la Petite ville, la Grande ville, ou les Provinciaux à Paris , etc. , comédies ; V Exalté, ou l'Histoire de Gabriel Desadry , etc. , 1824, 3 vol. in-12, le Gil- Blas de la révolution , 1825 , 3 vol. in-12, romans.
PICARDET (Hug.), magistrat et érudit; Mirebeau (Bourgogne) 1560-1641.
PICART (Et.), graveur, dit le Romain, à cause du long séjour qu'il fi: à Rome ; Paris 1631 , Amsterdam 1721.
PICCADORI (J.-B.), supérieur général des clercs réguliers mineurs, théologien et philosophe ; Rieli 1766-1829.
PICCART (M.) , savant philologue ; Nuremberg 1574-1620. — Isagoge in lectionem Aristolelis , 1605, in-8°; Organum Aristotelicum, 1613, in-8°.
PICCI1VI (N.), compositeur, célèbre par sa rivalité avec Gluck ; Bari (royaume de ISapks) 1727, Passy 1800. Il a laissé plus de 150 ouvrages dramatiques. — Le plus remarquable est Didon. — JoeupH, son fils aîné, auteur dramatique ; 1758-1826.
— La faux Lord , le Mensonge officieux , Lucclte ,
opéras-comiques ; Ici Valets singes de leurs maitrès, Arlequin empereur dans la lune , tés deux Fiançais à Naples, le Coffre, comédies.
P1CCIMNO (N.) , célèbre capitaine italien, attaché successivement au service de Braccio de Montone, des Florentins et de Ph.-Ma. Visconli, duc de Milan ; n. Pérouse , m. 1444. — François, fils du précédent, et formé par lui au métier de la guerre, s'attacha au service de Milan , et , malgré une grande valeur, n'éprouva que des revers. Il m. 1449. =z Jacques , frère de François, lui succéda dans le commandement des troupes milanaises, et passa avec son armée du côté des Vénitiens, lorsque F. Sl'orza se fit proclamer duc de Milan ( 1450). Ayant formé, après 1454, une compagnie d'aventuriers, il servit successivement Alphonse d'Aragon, Jean, duc d'Anjou et d'Aragon , qui se disputaient la couronne de Naples. Ce dernier étant resté vainqueur (1463), fit arrêter et étrangler en prison, 1465, Piccinino, qui l'avait aidé dans sa conquête.
PICCOLOMIiVI (Ja. Ammanati, plus connu sous le nom de), cardinal, célèbre dans 1 histoire d'Italie au 15° siècle ; n. près de Lucques 1422, m. 1479.
PICCOLOMINI (Al.), archevêque de Palras et coadjuteur de Sienne, philologue, littérat.; Sienne 1508-1578. — La Rafaella ou délia creania délie Donne, 1539, 1558, etc., in-8°; Instituzione di tutla la vila dell'uomo nato nobile in citlà libéra libri X, 1542, in-4°, etc. — François , contemporain et parent du précédent, philosophe; Sienne 1520-1601. — Universa philosophia de moribus, etc., 1583, in-f° ; Cornes politicus, 1596, in-8°.
PICCOLOMIIVI (Alph., duc de Montemariako), aventurier. Il fut, au 16e siècle, chef d'une troupe de bandits de toutes les nations, avec l'aide desquels il mit au pillage les États de l'Eglise. Entré au service de France (1582), il y resta 8 ans, puis retourna en Italie recommencer sa vie aventureuse, l'ait prisonnier par les troupes du grand-duc de Toscane, il fut pendu 1591.
PICCOLOMIIVI (Oct.) , célèbre général autrichien, issu de la famille du précédent ; 1599-1656. Il se distingua d'une manière éclatante dans la guerre de Trente-Ans contre les Français et les Suédois , puis alla servir en Espagne (1613). L'empereur le nomma prince de l'Empire après le traité de Westphalie.
PIC1IAT (M.), auteur dramatique ; Vienne (Dauphiné) 1786-1828.
PICIIEGRU (Ch.), général ; Ai bois (Franche- Comté) 1761-1801. Il était adjudant sous-officier dans un régiment d'artillerie lorsque éclata la Révolution. Il avança rapidement, et reçut (1793) le commandement de l'armée du Rhin. Pichegru eut bientôt rétabli le moral des soldats, découragés par de nombreux revers ; passa l'année suivante à l'armée du Nord (avril 1794); battit les ennemis à Cassel , Courtrai , Menin , Rousselaer, Mooglede ; conquit la Belgique et entra dans Amsterdam ( 21 janvier 1795 ). Appelé ( 3 mars ) au commandement de l'armée de Rhin-et-Moselle, il vint à Paris, et fut chargé du commandement de la capitale pendant les journées des 12 et 13 germinal. Cependant il aîla rendre compte de ses opérations à la Convention, où on l'accueillit avec enthousiasme. Pichegru se voyait alors au comble des honneurs; mais entouré, des son arrivée à l'armée, d'agents de l'étranger et des princes, il leur fut bientôt vendu : il consentit à trahir la République et à rétablir les Bourbons sur le trône ; mais le Directoire , nouvellement installé, conçut des doutes sur son patriotisme, le rappela, et lui offrit, diton, l'ambassade de Suède. Il refusa, se retira à Besançon et fut nommé (mars 1797) député au conseil des Cinq-Cents, où il se fit le chef du parti clichien. Enveloppé dans la proscription de ce parti au 18 fructidor, il fut, avec 50 de ses collègues, déporté à Sinnamari. Cependant il s'échappa,
PICIILER. — PIERRE.
se rendit en Angleterre, puis en Allemagne, où il aida de ses conseils le général Korsakoff (1799) . Forcé ensuite de retourner en Angleterre, il quitta ce pays (1804) pour venir tramer à Taris, avec GeorgeCadnudal, un complot contre la vie du Ier coiunl. Arrêié ainsi que ses complices, il prévint sa condamnation en s'étranglant dans sa prison.
P1CHLER (Gui ou Veit ), jésuite, théologien et canoniste allemand ; m. Munich 17;J,6. — Iter polemivum ad Ecclesiœ catholicœ veritatem, 1708. in-8°; Theologia polemica, 1719, in-4°.
PlCHLEU (Caroline), femme auteur; Allemagne 1760-1843.
FICHOX (J.), prédicateur et missionnaire, jésuite ; Lyon 1683-1751.
PICHON (Th.), écrivain; Vire 1700, Londres 1781 — Lettres et Mémoires pour servir à l'histoire naturelle, civile et poli tique du cap Breton.
P1CIION (Th.-J.), théologien ; le Mans 1731-1812. ■ — Traité historique et critique de la nature de Dieu, 1758, in-12 ; Cartel aux philosophes à quatre pattes, 1763, in-8°.
PïCKEX (And.), littérateur anglais; Paislay 1788-1833. — Contes et essais de l'ouest de l'Ecosse.
PlCOTiBern. -F. -Bertrand, marquis nE laMotte), maréchal-de-camp, commandant-général de la côte de Malabar et gouverneur de Mahé ; 1734-1797.
P1COTEAU ( Cl. -Ét. ), médecin ; n. Salins , m. 1748. — Analyse des fièvres, 1704, in-8°.
PICQUET (F.), missionnaire, consul à Alep, ambassadeur de France près de la cour de Perse, évéque in partibus de Césarople (Macédoine), puis de Bagdad ; Lyon 1626, Hamadan 1685.
PICQUET ( F. ) , missionnaire en Amérique ; Bourg-en-Bresse 1708-1781.
P1CTET (Bénéd.), théologien protestant ; Genève 1655-1724. — Traité de l'indifférence des reliqions, 1661, in-12; la Morale chrétienne, 1695-96, 6 vol. in-12. — J. -Louis, de la même famille, astronome ; Genève 1739-1781.
PICTET (Marc-A.), naturaliste, écrivain, président de La Société pour l'avancement des arts à Genève, sa patrie; 1752-1825. — II créa avec son frère la Bibliothèque Britannique , dite aussi Bibliothèque universelle de Genève. — Son frère CHARLES, agronome, littérateur ; 1755-1824. Il organisa les milices genevoises pour le gouvernement aristocratique (1789), puis quitta la carrière politique quand Genève fut réunie à la France. — > Cours d'agriculture, 10 vol. in-8°.
PICTOX (Th.), général anglais; n. dans la principauté de Galles 1758, tué Waterloo 1815.
P1DOU 1>E SAINT-OLOX (F.), diplomate ; Touraine 1640-1720. — Etat présent de /'empire de Maroc, 1694, in-12. z=. L. -Marie, frère du précédent, théatin, missionnaire apostolique en Pologne, évoque de Babvlone, consul de France en Perse ; Paris 1637, Ispàhan 1717.
PI DOUX (J.), médecin de Henri NI; n. Paris au milieu du 16e siècle, m. 1610. Il a rendu son nom illustre dans la médecine par l'administration de la douche, inconnue en France avant lui. PIE.
PAPES
PIE Ier (saint), natif d'Aquilée, succéda à saint Ilygin (142). Il m. 152 ou 157, et l'ut remplacé par saint Anicel.
PIE II (yEneas-Sylvius Piccolomini), successeur de CalStellI, théologien, orateur, diplomate, canonise , historien, géographe, poète latin; Corsignano 1405-1464. Il s'efforça d'organiser une croisade contre les Ottomans, et m. à Ancône au moment de s'embarquer, Paul 11 lui succéda. — Description de l'Allemagne ; Histoire de l'Empire sous Frédéric III; Lettres; Harangues ; Euryuïe tt Lucrèce, roman.
PIE III (Ant. Piccolomini), successeur d'Alexandre VI, fut élu le 2.' septembre, et ni. le 18 octobre
1503, après un pontificat de 25 jours. Il eut pour successeur Jules II.
PIE IV (J.-Ange Medici ou Medichino), originaire de Milan, fut élu en remplacement de Paul IV (1559) , et m. 15 >5. Ce fut sous son pontificat que le concile de Trente, commencé 1545, finit 1563. Il eut pour successeur Pie V.
PIE V ( M. Ghikleri), n. Bosco, près d'Alexandrie, 1504. Nommé successeur de Pie IV (I5î>0), il publia (1563) la célèbre bulle : In cœna Domini, où sont attribués aux ecclésiastiques des privilèges inconciliables avec l'autorité civile, et m. l>72. Il eut pour successeur Grégoire XIII. Ce pontife fut canonisé par Clément XI (1713).
PIE VI (J.-Ange Braschi) ; n. Césène (Romagne) 1717. 11 succéda à Clément XIV (1775). Sous son pontificat, l'Etat de l'Eglise perdit Avignon, quj fut réuni à la France 1791), le Ferrarais, la Romagne et le Bolonais incorporés à la république Cisalpine (1797) ; enfin la ville de Rome fut prise par les Français, qui y instituèrent le gouvernement républicain (1798). Pie VI, transporté en Fiance, m. à Valence 1799. Pie VII lui succéda.
PIE VII (Grég.-L.-Barnabé Chiaramokti), n. Césène 1740. 11 fut (1800) élu à Venise successeur de Pie VI. Il signa (1801) un concordat avec le premier consul pour le rétablissement du culte catholique en France, et vint (1804) sacrer à Paris Napoléon. Dépouillé de ses Etats temporels (180S et 1809 ) , il fut relégué à Savone, puis transporté à Fontainebleau (181 2), et recouvra sa liberté et sa puissance ( 1814). Il conclut ( 18 17 ) un nouveau concordat avec la France, et m. 1823. Il eut pour successeur Léon XII .
PIE VIII (F.-X. Castiglioni) ; n. Cingoli (États de l'Église) 1761. Il fut successeur;de Léon XII (1829) et m. 18H0, après 20 mois de pontificat. Crégoire XVI lui succéda.
PIÉMONT (X. Opgang, surnommé), peintre da paysage, élève de Martin Saagmolen et de Molenaer; Amsterdam 1659, Vellenhoven (Piémont) 1709.
P1ÉPAPE (N.-Jo.-Philipin de), jurisconsulte et magistrat ; Langres 1731-1793. — Observa ions sur les lois criminelles en France, 1789-90, 2 vol. in-4u.
P1ERQUIN (J.), piètre et écrivain; n. Charleville v. 1672, m. 1742. — OEuvrcs philosophiques et géographiques, 1744, in-12.
PIERRE
SAINTS
PIERRE , dit le prince des apôtres, d'abord nommé Simon; n. de parents pécheurs à Bethsaïde ( Galilée ) , avait environ '»0 ans quand il se mit à la suite de Jésus-Christ. On croit qu'il fut martyrisé à Rome avec saint Paul l'an 65.
PIERRE, évéque d'Alexandrie v. 300. Il souffrit le martyre 311.
PIERRE CIIRYSOLOOUE, archevêque de Ravenne; n. Imola élu v. 433, m. 452. Son éloquence lui mérita le nom de Chrgsologue (parole dorée). — On a de lui 176 discours ou homélies.
PIEI'.RE, archevêque de Tarentaise ; n. village St-Maurice (diocèse de Vienne) 1100, m. Rellevanx (diocèse de B-sançon) 1174. Il fut canonisé (1191) sous le pontificat de Célestin III.
PIERRE D'ALCANTARA, religieux franciscain ; Alcantara 1499-1562. Il fut cauonisé par Clément IX (1629).
EMPEREUR DE CONSTAN TINOPLE.
PIERRE DE COURT EX \ï, comte de Nevers, * était cousin-germain de Philippe- Auguste , qu'il accompagna en Syrie (1190 , et sous le commandement duquel il se signala à la bataille de Bouvines (1214). Appelé au trône de Constantinople après la mort de Henri Ier (1216), il fat couronné avec sa femme (1217J par le pape Honorius 111 à Rome, et tomba la mëiiie année entre les mains de Théo-
PIERRE
dore,-!' Ange, qui le fit mettre à mort après deux ans de captivité 1219.
EMPEREURS DE RUSSIE
PIERRE Ier, dit le Grand, troisième fils d'Alexis; J 672-1725. Placé sur le trône de Russie à la mort rie Fédor II (I(i82), au préjudice de son second frère Ivan, qu'il dut, lors de la révolte des Strélitz, associer au pouvoir (1682-96), ainsi que sa sœur Sopliie ( IG8G-89), il ré,;na peu] après la mort d'Ivan et la réclusion de sa sœur dans un couvent. La Russie était alors plongée dans la barbarie, et Pierre, sans s'effrayer de l'immensité de l'œuvre qu'il allait entreprendre, résolut de la civiliser. Il se rendit en Hollande 4 1697) pour y étudier les arts de construction , travailla lui-même comme simple ouvrier dans un clianticr, et visita ensuite l'Angleterre, où il clioisii d'habiles ingénieurs destinés à le seconder. Une révolte le rappela brusquement dans ses Etats (1698). 11 rétablit la paix en faisant égorger 4 000 Strélitz, et commença son œuvre de civilisation, qui ne se ralentit pas, malgré la lutte terrible que Pierre dut soutenir contre Charles XII. Ce dernier, plusieurs fois vainqueur du czar, fut enfin défait à Pultawa (1709), et cette victoire r^frdit à la Russie la Livonie, l'Esthonie et la Carélie, dont les Suédois s'étaient emparés. Pierre marcha ensuite contre les Turcs. Cerné à H ou ch sur le Prulh , il n'échappa à ce danger que par l'adresse de sa femnje Catherine, qui acheta la paix (1710); mais il répara cet échec par la conquête de la Finlande et d'Aland (1714). Un long intervalle de paix qui suivit cette dernière expédition permit à l'empereur de continuer activement ses projets. La fondation de St-Pétersbourg (1703), la création d'une marine, l'institution de tribunaux et de cours de police, l'immense développement donné aux sciences par la fondation de l'Académie de St-Pétersbourg, et une foule d'autres grandes améliorations introduites dans l'administration du royaume ont valu à Pierre le titre glorieux de fondateur de l'empire russe. La paix de Nystadl (1721), conclue avec la Suède, lui assura la possession de ses conquêtes, et une heureuse expédition en Perse ( 1723) donna aux Russes le Mazenderan, le Chirvan et le Daghestan. Pierre m. 1725 d'une maladie honteuse. Sa femme Catherine lre lui succéda.
PIERRE II, fils du césaréwîtch Alexis et de la princesse Charlotte de Brunswick- Wolfenbûttel, n. 1715, succéda à Catherine lre (1727), et m. 1730. 11 eut pour successeur Anne Ivanowna.
PIERRE III, fils de Charles-Frédéric, duc de Ilolstein-Gottorp, et d'Anne, fille aînée de Pierre Ier; n. 1728. Il fut nommé grand-duc de Russie par sa tante Elisabeth (1742) à laquelle il succéda (1762); mais, la même année, victime d'une conspiration ourdie par sa femme Catherine, il fut forcé de signer une honteuse abdication, et fut mis à mort sept jours après. Sa femme lui succéda.
ROIS D'ARAGON
PIERRE Ier ou PEDRO, aussi roi de Navarre, fils de Sanche-Ramire, succéda à son père ( 109 i), et m. 1 104. Alphonse, son frère, surnommé le Baiailleur, lui succéda.
PIERRE II, fils, et successeur d'Alphonse IT, monta sur le trône (1196). Aidé des rois de Castille et de Navarre, il gagna sur les mahométans la bataille des Naves-de-Tolosa (1212). S'étant mis à la tête des Albigeois, il fut défait et tué à la bataille de Muret 1212. Son fils Jayme ou Jacques fut reconnu pour son successeur.
PIERRE III, dit le Grand, fils de Jacques I" ; n. 1239. Il succéda à son père (1276). Marié dès 1262 avec Constance, fille de Manfred roi de Sicile, il prit une part active à l'expulsion des Français hors de ce royaume. Après le massacre des >épres-siciliennes (1282), il débarqua en Sicile et
s'v fit couronner roi. Il soutint glorieusement uns guerre sur mer contre Charles d'Anjou, une guerre sur terre contre Philippe-le-Hardi, roi de France, et m. 1285 en laissant l'Aragon à son fils aîné Alphonse III et la Sicile à Jacques, sou second fils.
PIERRE IV, dit le Cérémonieux , fils et successeur (I33G) d'Alphonse IV; 1319-1387. ]X enleva Mu y orque à Jacques II; vainquit les Céimis dans un combat naval livré près d'Alghero (1353) par suite de contestations relatives à la possession de la Sarclaigne, et, après avoir soutenu (l:}57-65) Henri de Transtamare, s'allia avec Pierre-le-Cruel (1369) dans l'espoir d'obtenir une partiedu royaume de Castille. Le traité d'Almazan (1374) le força de renoncer à ses prétentions. Jean, son fils aîné, lui succéda.