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PISANO.-PITT

prisonniers avec tous leurs vaisseaux, et m. la même année.

PISAIVO (Giunta) , peintre italien du 13" siècle, m. jeune v. I23t>.

PISAIVO (J.), sculpteur et architecte, fils et élève de Nicolas de IM.se; m. 1320.

PISAÎVO (André). Voyez Andréa.

P1SAJVSKI (G. -Christ.), philologue; Johannisberg 1725-1790. — Curiosités du lac de Spirding, 1749, in-4°; Commentatio de lingua polonica, 17G3, in-4°; Esquisse d une histoire littéraire de Prusse , 1701, in-8°.

P1SANT (domD.), bénédiclin de Saint-Maur, canonists; Sassetot (pays de Caux) 1G4G-1728. — Traité historique et dogmatique des privilèges et exemptions ecclésiastiques , 17 15, in-4".

PISE (Bart.) , savant médecin italien du 15e siècle.— Epitome medicinœ theoricœ et practicœ, Florence, in-4°.

P1S1DÈS. Voy. George.

PIS1STRATE, célèbre tyran d'Athènes, sa patrie. 11 s'empara de la citadelle d'Athènes 5(;0 av. J.-C; expulsé de la ville, il y rentra quelque temps après; chassé de nouveau il subit un exil de onze ans, puis rentra en possession du pouvoir , qu'il conserva jusqu'à sa mort (528) et qu'il transmit à ses fils, llipparque et llippias.

PISOIV, Lucius Calpumius Piso, jurisconsulte, historien et orateur du 2e siècle av. J.-C. ; il l'ut tribun du peuple 149 av. J.-C, et est auteur de la loi Calpurnia , De pecuniis repetendis,

PI SON , Cùius Calpumius Piso, consul romain 67 av. J.-C ; il est auteur de la loi Calpurnia, De ambitu .

PISOIV, Lucius Calpumius Piso, consul de Rome 60 av. J.-C, gouverneur de Macédoine (59) et censeur (50). Pendant son consulat , il maria sa fille Calpurnie à César, et plus tard se déclara l'ennemi de Cicéron. Toutes les infamies dont Pison s'était souillé pendant son proconsulat de Macédoine furent révélées par le célèbre orateur dans sa harangue lu Piso ii em.

PISOIV , Cueius Calpumius Piso , consul sous Auguste et gouverneur de Syrie sous Tibère. Il fut chargé de faire mourir Germanicus, et ou croit généralement qu il l'empoisonna.

PISOIV , Cncius Piso, Romain, consulaire de la famille Calpurnia, n'est connu que pour avoir pris part à la conjuration contre Néron , dont la découverte entraîna sa mort , celle de Sénèque , de Lucain el d'une foule de sénateurs, 65 de J.-C.

PISOIV , Licinius Piso , fils de Marcus Crassus , entré par adoption dans la famille Pison. Il fut déclaré césar par Galba, et, quatre jours après son élévation, assassiné 69 de J.-C par deux émissaires d'Olhon, qui avait poussé les prétoriens à la révolte.

PISOIV , Lucius Calpumius Piso , sénateur romain, chargé par Macrien, nouvellement proclamé empereur par les légions d'Orient, de surprendre et de faire périr Valens , qui lui disputait l'autorité souveraine, se revêtit lui-même de la pourprn , et fut massacré 2GI par les soldats de Valens après un règne de quelques semaines.

PISOIV (Gu.), naturaliste hollandais du commencement du 17e siècle. Il accompagna le prince de Nassau dans un \ oyage qu'il fit au Brésil; et, au retour, publia, en société avec Marggraf : — Distoria naturalis Bras&œ, 1G48, in-f°.

PISSAREF (AI.), poète russe; 1801-1828 Colomb, comédie historique.

P1SSELEL (Anne de). Voy. Estampes.

P1SIOIA (Le.), peintre italien dn 16e siècle, ainsi nommé du lieu de sa naissance. Il fut élève de François Fenni et employé avec son maître aux travaux que Raphaël faisait exécuter au Vatican.

PIS TOI A (Gciino da) , peintre italien, élève de perugin ; il florissaitv. 1520.

PISTOIA (le frère Pa. de), peintre italien du

lGe siècle. Élève et compagnon de Bartolommco délia Porta. Il fut un de ses plus heureux imitateurs.

PISTOtUUS (J.), érudit et conlrovcrsiste ; Niilda (liesse) 15iG-lG98. — Rerum Polonicurum scriptores , 1582, 3 vol. in-f° ; Rerum Germanicarum scriptores, 1582-84- 1 G07, 3 vol. in-f°.

PITAItD (.1.), chirurgien de saint Louis, de Fhilippe-le-Hardi et de Fhilippe-le-Bel; 1228-1315. Son buste décore la grande porte d'entrée de l'amphithéâtre de Paris.

PITAU (N.) , graveur au burin ; n. Anvers v. 1633, m. Paris 1676 suivant Watelet , et 1724 suivant Ba.san. — Sainte Famille , d'après le tableau que Raphaël avait peint pour François Ier.

PITCARNE (Archibald) . célèbre médecin , un des maîtres de Boërhaave ; Edimbourg 1G52-1713. ■ — Oratio in qua ostenditur medicinam ab omni philosophandi secta esse liberam, 1692, in-4° ; De sanguinis circulalione in animalibus genilis et n n rjenitis, 1693, in-4°.

PITHOIS (Cl.), littérateur français; n. Champagne v. 1596, m. 1676.

PITHOIV, un des officiers d'Alexandre-le-Crand . II fut, après la mort de prince, gouverneur de la Médie 323 av. J.-C, et mis à mort 316 par Anligone, qu'il avait trahi.

PITHOIV-COIÎRT , ecclésiastique , érudit ; n. Carpentras 1780. — Histoire de la noblesse du Comtat-Venaissin, 1743-50, 4 vol. in-i°.

PITHOU (P.), savant jurisconsulte, philologue , poète latin : Troyes 1539-1596. — Corpus juris canonici , 1687, 2 vol. in-f° ; en société avec son frère François ; Codex canonum vêtus ecclesiasticum, in-f° ; Gallicte ecclesiœ in schismate status , in-8°; Libertés de l'église gallicane , 1639, 2 vol. in-f° , livre devenu la base de la déclaration du cler,,é (1682); la Harangue du lieutenant civil Daubray dans la Satyre Ménippée. On lui doit en outre la découverte des lois des Wisigoths, qu'il publia (1579), une édition des capitulaires, de savants mémoires sur les comtes de Champagne et de Brie; des éditions d'un grand nombre d'ouvrages classiques, entre autres des Fables de Phèdre et du Pervigilium Vtneris , jusqu'alors inconnus. ~ François , frère du précédent, jurisconsulte; Troyes 1543-1621. — De la grandeur, des drôles, prééminences et prérogatives des rois et du royaume de France, 1587, tn-8°.

PITISCL'S (Bart.), mathématicien et astronome ; Sehlaune (Silésie) 15611613. — Triogonometrice tibri quinque, 1612. C'est à tort que Montucla lui a attribué un Thésaurus mathematicus dont il n'a été que l'éditeur. — Son neveu Samuel , savant philologue ; Zutphen (Hollande) 1637-1717. - Lexicon antiijuitatum romanarum, 1713, 2 vol. in-f".

PITOT (II.) , savant géomètre, ingénieur, tacticien , membre de la Société royale de Londres et de l'Académie des sciences de Paris; Aramon (Languedoc; 1695-1771.

P1TROU (R.), habile ingénieur des ponts-etchaussées; Mantes 1684-1750.— Recueil de différents projets d'architecture, de charpente autres, 175G, grand in-f*.

PITS (J.) , biographe et théologien; n. Southampton v. 15G0 , m. doyen de Liverdun (Lorraine) 1616.

P1TT (Christ.) , poète anglais ; Blandfort IG99- 1748. ,

PITT (Th.), gouverneur de Madras; Sainte-Marie (comté de Dorset) 1G53-I726. Il acquit une forlune considérable , due principalement à la veste d'un beau diamant qu'il acheta 500, 0u0 francs , et qu'il revendit au régent pour le triple de cetie somme. Le bruit courut en Angleterre qu'il avait volé ce diamant, et Pope donna cours à cette rumeur par une chanson satirique qui eut une grande vogue. — Son petit-fils William , premier comte de Chatham , célèbre homme d'Etat, littérateur; Westminster 1708-1778. Contraint par une santé

PITT. — PLACCXUS.

délicate d'abandonner la carrière militaire qu'il avait d'abord embrassée , il se mit à étudier la jurisprudence , et se forma à l'éloquence par une lecture approfondie des grands orateurs de l'antiquité. Il débuta au parlement avec éclat (1735) , combattit énergiquement Hobert Walpole, et, après l'avoir renversé (1743), fut successivement vicetrésorier d'Irlande , payeur-général des troupes et secrétaiie d'État (1755). Il n'occupa cette dernière place que quelques mois ; mais, les circonstances devenant déplus en plus fâcheuses pour l'Angleterre, la voix générale de la nation appela à la tète des affaires le seul homme qui pût les rétablir. Chef du ministère dit de coalition , dans lequel se trouvaient avec lui Fox et lord Newcastle, il réorganisa les finances, fit triompher les armées anglaises en France, en Allemagne et en Amérique, et proposa des mesures énergiques contre l'Espagne, afin d'élever le pouvoir de son pays sur les ruines de la maison de Bourbon. N'ayant pu mener à bien ce dernier projet, et s'apercevant que son crédit avait diminué à l'avènement de George III, il donna sa démission (1761); mais il ne cessa, à la Chambre des communes, de s'opposer vigoureusement à l'oppression exercée sur les Etats américains. Rappelé aux affaires (176G) , il ne put prendre une grande part à l'administration, mais ses infirmités n'avaient pas éteint son patriotisme. Le nouveau ministère fut, par ses soins , composé d'hommes d'un talent éprouvé. Mal secondé cependant, il se retira définitivement (1708), se contentant de protester à la Chambre des lords contre les mesures coërcitives par lesquelles l'Angleterre croyait pouvoir étouffer l'insurrection américaine ( 1774). Lors des débats qui eurent lieu relativement à la reconnaissance de la république des États-Unis, il se fit transporter au parlement pour protester contre l'acceptation de cette mesure; mais ses forces le trahirent, et il fallut l'emporter mourant. Il expira peu de jours après (11 mai). — On a de Pitt des discours , des poèmes et des /titres à sen neveu, lord Camelford. = Son fils John, comte de Chatham, général, gouverneur de Gibraltar ; 1756-1835. Il servit dans la guerre d'Amérique, et dut un avancement rapide à la protection de son père, mais il ne justifia guère les faveurs amoncelées sur sa tète. 11 commanda, comme lieutenant-général, l'expédition de Walcheren (1809), qui échoua. Il n'en fut pas moins élevé au gracie de général peu de temps après, et reçut le gouvernement de Gibraltar à la mort du duc de Kent.

PITT (William), second fils du premier Pitt , célèbre orateur et homme d'Etat ; Hayes (comté de Kent) 1759-1806. Chancelier de l'échiquier à 23 ans , il fut renversé ( 178.5) ainsi que ses collègues, fit une vigoureuse opposition a Fox , et reparut au ministère (l78i) avec le litre de premier lord de la trésorerie. La dissolution du parlement, qu'il dut prononcer pour abattre une majorité hostile, souleva de violentes haines contre lui ; mais il sut les endormir habilement , et dès-lois, maître absolu du pouvoir, déploya une prodigieuse capacité administrative, remplit le trésor vide, régularisa la dette, réprima la contrebande, et mit des taxes sur le luxe. Il établit aussi un fonds annuel d'amortissement, et promulgua le bill indien. Mais, à partir de cette époque, commence dans la vie de Pitt une période qui, tout en fournissant au ministre anglais l'occasion de faire preuve d'un esprit fécond en ressources, persévérant, habile à remédier aux maux subits, a couvert son nom d'une tache ineffaçable. Héritier de la haine de sou père pour la France, le fils de Chatham vit avec joie les troubles de notre pays lui promettre un résultat bien long-temps désiré. Aux premières approches de la révolution française, il se hâta de conclure la triple alliance (1788), et ne cessa, par les moyens les plus honteux , de fomenter les troubles intérieurs, de discréditer nos finances, et, lorsque la guerre avec l'Angleterre eut éclaté, de nous

préparer au dehors des obstacles tels que la Francs seule pouvait les surmonter. Le succès des armes françaises , le soulèvement de l'Irlande, la dette énorme sous laquelle il écrasa son pays , rien ne put l'arrêter dans ses projets. Cependant la paix de Lunéville et l'opposition qu'il rencontra dans le roi, pour l'émancipation des catholiques d'Irlande, le déterminèrent à quitter le ministère. Mais il ne tarda pas à y rentrer , et forma contre la France une nouvelle coalition, à laquelle Napoléon répondit *par la célèbre campagne d'Austerlilz. Cette victoire porta à Pitt un coup dont il ne put se relever. Succombant sous un chagrin aggravé par des souffrances physiques qu'augmentait encore l'usage immodéré du vin, il m. le 23 janvier 1806. Pitt déploya pendant toute sa carrière le plus noble désintéressement. — On a de lui des discours, 1819- 20, 12 vol. u Pitt, a dit Napoléon dans le Mémorial, a été le maître de toute la politique européenne. Il a tenu dans ses mains le sort moral de tous les peuples: il en a mal usé; il a incendié l'univers et s'inscrira clans l'histoire à la manière d'Erostrate, parmi des flammes , des regrets et des larmes ! Cet homme, tant vanté de son temps, ne sera plus un jour que le dieu du mal. »

P1TTACUS, l'un des sept sages de la Grèce; n. Mitylène (île de Lesbos) 649 av. J.-C. 11 fut investi à Athènes du pouvoir souverain, qu'il abdiqua volontairement après avoir rétabli l'autorité des lois, et m. 579.

PITTERI (J.-Marc) , graveur à l'eau-forte et au burin ; Venise 1703-1787.

PITTOiV (J.-Scolaslique), historien ; n. Aix v . 1620, m. 169). — Histoire de la ville d' Aix, 1666, in-f° ; Annales de la sainte église d' Aix, 1668, in-4°.

PïTTONI (J.-B.), peintre; Venise KJ87-1767.

PITTORIO (L. Bigi, plus connu sous le nom de), poète latin; n. Ferrare 1454, m. v. 1525. — Candida , poème ; Tumultuariorum carminum libri septem, 1492, in-4".

P1XODARE, dynaste ou souverain de Carie (Asie- Mineure) , vivait au 4° siècle av. J.-C. Il fut père de Mausole et d'Artémise II.

P1ZARRE (F.), conquérant du Pérou; Trujillo 1475 - 1541. Fils d'un gentilhomme espagnol et d'une fille de mauvaise vie, il garda les pourceaux dans sa jeunesse, pais, enflammé par les merveilleux récits qu'on faisait du Nouveau- Monde, il accompagna Balboa en Amérique (1513). Une expédition qu'd fit ensuite pour son propre compte, avec Almagro et Luque ( 1524-27], eut d'abord peu de succès; mais, après avoir supporté pendant trois ans d'affreuses misères , il découvrit le Pérou , et muni du titre de vice-roi (1528), s'empara de ce pays où il fonda Lima. On regretta qu'il ait souillé sa gloire pai ses cruautés contre les Indiens. La mort d'AImagro , auquel il fil trancher la tête à Cuzco (1538) après l'avoir défait dans un combat , l'arbitraire et le despotisme de son gouvernement , et plus encore peut-être l'avidité de ses officiers causèrent sa perte. Attaqué dans son palais par des conjurés qui s'étaient chargés de venger Almagro , il périt assassiné, Conzalès, lière du précédent, l'aida dans ses conquêtes , et, après l'assassinat de Pizarre , devint gouverneur de Quito. Il tenta de se rendre indépendant ; mais , après plusieurs victoires importantes contre les royalistes , il fut vaincu et pris par le président de la lluaxa ^ui l'envoya au supplice.

PIZZI (Joach.), littérateur; Rome 1719-1790.

PLAAT (And. -II. -J. van dek ), ingénieur et hydraulicien hollandais, général-major en Russie et dans le royaume des Pays-Bas; n. Grave 1761, m. Anvers 1819.

PLACC1US ( Vinc. ) , bibliographe ; Hambourg 1642-1699. — Theatrum anonymerum et pseudonymorum; De scriplis et sc>iptoriùus auonymis et pseudonymis syntagma , in-'*".

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