‹ Biographie portative universelleChapitre 477 sur 702 · PLATON · texte numérisé non relu

PLATON

PLAMJDE (Maxime), écrivain flrcc du 1 4* siècle, moine à Constant inople ; n. Nicodémie. — Vie d'Esope, remplie de contes absurdes et d'anachronismes grossiers ; Anlholor/ie grecque.

PLATE V (Oubislav. FréU. DE), général prussien; 1714-1787. Il servit avec gloire sous Frédéric II.

PLATER (Fél.), médecin; Bàle 1536-1614.

PL ATI EUE ( Imoeut de La), plus connu sous le nom de maréchal de Bourdillon, militaire et diplomate français; n. clans le 10e siècle d'une ancienne maison du Nivernais, maréchal de Fiance (1501), m. Fontainebleau 15G7.

PLAT1ERE (La.). V. Roland.

PLATINA (Barth. de' Sacciiî , plus connu sous le 'nom de ), historien; n. Piadana (CrémonèseJ v. 1421, m. 1481. — Histoire des papes jusqu'à Sixte IV, Venise, 1479, in-f°.

PLATNEll (J.-Zacharie), médecin et chirurgien ; Chemnitz (Saxe) 16D4-I747. =r EnNEST, médecin, moraliste, fils du précédent; Leipzig 1744-1818. — Anthropologie, 1772 , in-8° ; Nouvelle Anthropologie, 1 7SJ0, in-8°.

PLATOFF ou PLATOYV ( le comte), helmann des Cosaques du Don ; n. Russie méridionale v. 1765, m. 1818.

PLATON, illustre philosophe grec , fils d'Ariston ; n. au bourg de Collyte pri s d'Athènes 4o0 ou 429 av. J.-C. , m. 347. Son véritable nom était Aristoelès. Il débuta par la poésie. Son premier maître de philosophie fut Crotyle, qui lui enseigna la doctrine d'Heraclite. A vingt ans il devint le disciple de Socrate. Celui-ci mort, il fréquenta à Mégare l'école d'Euclide, puis visita l'Egypte, Cyrène , la grande Grèce, afin d'augmenter et de perfectionner ses connaissances. Dans le cours de ces voyages il prit connaissance de la doctrine sacerdotale de l'Egypte, ainsi que des philosophies de Pythagore et de Parménide. A son retour il fonda près d'Athènes, dans Y Académie , la célèbre école de ce nom. Plusieurs villes lui demandèrent et obtinrent de lui des constitutions. Il fit en Sicile trois voyages malheureux , les deux derniers sur l'invitation de Deuys-le-Jeune et dans l'espérance de le réformer. — La philosophie de Platon résume toute la sagesse antique des Grecs. Dans son vaste point de vue elle embrasse et harmonise les systèmes opposés d'Héraelite, de Parménide, de Pythagore et de Socrate, avec quelque chose du caractère sacerdotal des prêtres d'Egypte. Aucune voix païenne n'a parlé si clignement de Dieu, de l'immortalité, de la vertu. Sa doctrine peut se résumer en deux mots : élever la raison à Dieu, connaître Dieu en toute chose et toute chose en lui, car il est la vérité infinie, l'éternelle raison des choses; élever l'amour à Dieu; aimer Dieu clans tout ce qui est beau, et tout ce qui est beau en lui ; car il est la beauté éternelle et infinie , dont toute beauté finie et passag re n'est qu'un reflet. Dans Platon la beauté de la forme égale la grandeur du fond. Contemporain de Phidias et des sculpteurs du Parthénon , il en a toute l'ampleur facile, toute la majesté simple, toute la grâce vigoureuse. La doctrine de Platon est exotérique (publique), ou ésotérique (secrète). Dans ses ouvrages elle n'est nulle part complètement formulée ; c'est d'après des données éparses qu'il faut la reconstruire. Elle embrasse le champ tout entier de la science : psychologie, logique, métaphysique, théologie, morale, politique et esthétique. La doctrine d s idées forme la base du système entier. Types fondamentaux, éternels et invariables des choses, verbe ou logos divin, elles constituent l'essence de tout ce qui est. Elles sont innées à l'homme : il ne les produit ni ne les apprend , il ne lait que s'en ressouvenir, elles sont en lui la raison même. Elles sont la base du bien et du beau comme du vrai. L'unité ou plutôt l'harmonie des idées, telle qu'elle s'offre au sein de la raison divine , de l'éternel logos, tel

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