PUTTER
ses devanciers , et a donné son nom au système astronomique apparenliel. Sa Géographie, qui a été souvent imprimée , est regardée par quelques savants comme une œuvre multiple , exprimant la somme des connaissances géographiques jusqu'au 15e siècle. — On a de Lui Y Almugeste , les Tables chronologiques des règnes, les Hypothèses et époques des planètes, le Commentaire de Théoît sur la composition , les Tables manuelles astronomiques , la Géographie , ouvrages publiés et traduits par Halma, de I S i 3 à 1828. On possède en outre t'Analemme et l'Optique, qui n'existent qu'en arabe, les Harmoniques, le Quadripartitum, le Canon royal. L'édition la plus complète de ses œuvres est celle de Baie, 1551, rn-f°.
PUBITSKA (F.), savant historien, jésuite ; Commotau (Bohème) 1722-1807. — Séries chronologica rerum slavo-ùohemicarum , 1758 ; Histoire chronologique de la Bohême (en allemand), 6 vol. in- 4°.
PURLICOLA ou POPULICOLA ( Publius Valerius) f fondateur avec Brutus de la république romaine 509 av. J.-C. Il succéda dans le consulat à Collatin, qui avait été forcé de se démettre de cette dignité, fut quatre fois consul et m. 501 av. J.-C.
PURLll S SYRUS, poète mimique latin ; n. Syrie, florissait à Rome v. 45 av. J.-C. Il avait d'abord été esclave. — Il ne reste de lui qu'un recueil de sentences extraites de ses pièces, traduites dans les Collections Panckoucke et Dubochet.
PUCCI (F.), théologien ; n. Florence , m. 1GU0. — - De immortalilale naturali primi hominis unie peccatum.
PUCELLE (Re.), abbé de Corbigny et conseiller au parlement; Paris 1655-1746. Il fut un des plus chauds partisans du diacre Paris.
PUFFEXDORF (Sam.), célèbre publicisle et historien du 17e siècle; Chemnitz (Saxe) 1632-1694. ■ — De jure naturas et gentium lib. Vlll, 1672, in-4°; De officio hominis ac civis lib. Il , 1673 , in-8° ; De rébus gestis Caroli Gustaui, Succice régis, 1695, 1759, 2 vol. in-f° ; Introduction à l'histoire des Etats européens (en allemand) , traduite et continuée en français, 1753, 8 vol. in-4°.
PUGET (P. ), l'un des plus grands artistes produits par la France, sculpteur, architecte, peintre, constructeur de vaisseaux, élève de Corinne; Marseille 1022-161)4. — Comme peintre : te Baptême de Constantin, le Baptême de Clovis (Mus. de Marseille) ; comme sculpteur : l'Hercule français (palais de la Chambre des pairs) ; le groupe colossal de Milon, d'Alexandre et Diogène , bas-relief (Mus. du Louvre) ; le groupe d'Andromède, exécuté pour le parc de Versailles ; la Peste de Marseille, bas-relief (salle du Conseil de santé , Marseille).
— Son fils François, architecte et peintre de portraits ; m. 1707. — Portraits de plusieurs musiciens et artistes du siècle de Louis XIV (Mus. roy.).
PUGET (L. de), naturaliste et physicien; Lyon 1629-1709.
PUGIiX (A.), dessinateur français; m. Londres 1S3-2. — Vues d'islington A Pen ton ville , 1813; Modèles d'architecture gothique, 1 821-23 , 2 vol. in-4°; Illustrations architectoniques des monuments publics de Londres, avec Britton, 1824, 2 vol. * PU1SAYE ( le comte Jo. de), député aux Etats- Généraux, lieutenant - général ; n. Mortagne v. 1754, m. Hammersmith (Angleterre) 1827. Ce fut lui qui décida le ministère anglais à la célèbre expédition de Quiberon.
PIIIS1EUX ( P. Brûla rt, marquis de), homme d'Etat , fils du chancelier Brulart de billery ; 15«3-1640.
PUIS1EUX ( P.-Florent. ) , traducteur; Meaux 1713-1772.
PUISSANT (Louis), laborieux géomètre ; le Chàtelet (Seine-et-Marne) 1769 18 V3- L'enseignement et la nouvelle carte de France lui doivent beaucoup.
— On a de lui Recueil de diverses proportions de
géométrie, 1795; 3e édition, 1824; Traité de géodésie, 3* édition, I8*i2; 'Traité de topographie , 2e édition, 1820, etc., etc. De plus, il est l'inventeur du panoragraphe.
PUJOL ( Al. ), médecin ; le Pujol ( près de Béziers) 1739-1804.
PUJOULX ( J.-B.), littérateur et auteur dramatique, Sain t-M «caire (Guienne) 1762-1821.
PULCHERIE, sElia Pulcheria Augusta , impératrice d'Orient j tille de l'empereur Arcadius et d'Eudoxie ; n. Constantinople 31'9. I>écl, rée auguste à 15 ans, elle gouverna l'empire sous le nom de son frère Théodose jusqu'en 447, où elle fut disgraciée. Bappelée (450) après la mort de Théoclose, elle fut proclamée impératrice, exerça la suprême puissance avec Marcien qu'elle avait choisi pour époux, et ni.
PULCI (L.), célèbre poète italien qui concourut avec les Médicis à la restauration des lettres; n. Florence 1432, m. v. 1487. — Morgante Mutjgiore, poème héroï-comique, 1494, in-4°.
PULGAR (Ferd. de), historien espagnol; n. Pulgai ( près de Tolède) 1436, m. v. i486. Cet auteur est le plus ancien écrivain espagnol qui ait cultivé le genre épislolaire ; il a imité dans ses lettres Pline et Cicéron. — Los claros varones de Espana, 1524, in-4° ; Cronica de los reyes catolicos D. l'ctnando y dona ïsa'bel, 1567, in-f°.
PULMANN ( Théod. Poelmann, plus connu sous le nom de), savant philologue; n. Cronenbourg (duché de Clètes) v. 1510, m. ap. 1580.
PULTiVEY (Gu.), comte de Bath, membre de la Chambre des pairs d'Angleterre, homme d'Etat distingué; 1682-1742.
PULTIVEY iRich.), médecin et botaniste, membre de la Société royale de Londres; Loughborough 1730-1801. — lie vue générale des écrits de Linné, 1782, in-K° ; Essai sur les progrès de la botanique en Angleterre, 1790, 2 vol. in-8°.
PUST ( J. ), peintre, graveur et comédien ; Amsterdam 171 1- 17 79.
PIPIEIV. Voy. Maxime.
PURCHAS ( Sam.), érudit anglais; n. Taxsted (comté d'Essex) 1577, m.v. 1628. — Il est principalement connu par le Recueil de voyages qui porte son nom et qui fut publié de 1613 à 1626, 5 vol. in-f.
PURE (M. de), abbé et littérateur, ridiculisé par Boileau; Lyon 1634- 1680. — Lu Précieuse , ou le Mystère de la ruelle, K>56, 4 vol. in-l2; Idées des spectacles anciens et nouveaux, 106S, in-12.
PURI ll)av.), phibnihrope ; Neuchàtel (SùiSi'é) 1709, Lisbonne 1786. Il légua à sa ville natale une fortune de plusieurs millions qu'il avait acquise en Portugal.
PURI ( J.-P.), voyageur et écrivain du 18e siècle; n. Neuchatel. — Mémoires sur le pays des C'a- J'res et la terre de Pierre Nuttz , 1718, in-8°.
PUR1CELLI (J.-P.), savant antiquaire milanais ; Gallarate 1589-1659. — Ambrosianœ, - Medtoluni ùasilicœ monument a, 1645, in- 4°.
PURICELL1 (F.), littérateur; n. Milan v. 1657,
PUSSORT (II.), jurisconsulte, conseiller d'Etal, oncle de Colbert ; 1615-1697.— Il travailla à la rédaction des ordonnances de 1667 et 1670 pour la réformation de la justice.
PUTHOD DE MAISON-ROUGE (F.-M.), archéologue, l'un des 2 4 hérauts d'armes de Louis XVIII; Maçon 1757-1820.
PUTSCJ11US (Elie), philologue; Anvers 1580- 16 )f>. — Gram muticct latmie auclores unliqui, 1605, 2 parties in- i°.
PUTTER ( J.-Et.), l'un des plus célèbres publicités d'Allemagne; Iserlehn | Westphalie) 17 25- 1807. — Inslilutiones juris publier germunici ; ÎSoua h'pitome prdressus irhperii supi emorutn tribunalium, 1796 ; Manuel de l'hLtoue d'Allemagne, 2 t.;
PUY. — PYTIIAGORE.
Développement historique de la constitution de l'empire germanique', 3 vol.
PUY. Voy. Dci'UY.
PUYSÉGUR ( Ja. de Chastenet, vicomie de ), lieutenant-Général , issu d'une ancienne famille de l'Armagnac; 1002-1682.— Des Mémoires sur les événements survenus depuis 1617 jusqu'en 1658, publiés par Ducliesne, 1699, 2 vol. iu-12. — Son liis , Ja. -François de Chaste.net, marquis de Puységik , maréchal de France et diplomate; Paris 1Î655- 1743. — L'Art de la guerre, 1748, in-f« et in-4°. =: F. -Maxime de Chastenet, marquis de Puységcr, fi ls du précédent, lieutenant-général; Paris 1716-1782. — Du droit des souverains sur les biens du clergé et des moines, 1770 ; État actuel de l'art et de la science militaire à la Chine, 1773, 2 vol. in-12, pl. z=z Ant. -Hyacinthe-Anne de Chastenet de Puységur, plus connu sous le nom de comte de Chastenet , second fi ls du précédent, archéologue, marin et géographe; 1752-1809. — Détails sur la navigation aux côtes de St-Domingue, 1787, in-4°. — P.-L. de Chastenet, comte de Puységcr, fils du maréchal , lieutenant-général , ministre de la guerre; 1727-1807. = J .-Auguste, frère du précédent, n. Rabasteins 1740, évéque de St-Omer (1775), de Carcassonne (1778), archevêque de Bourges ( 1788 j, député aux Etats-Généraux (1789); m. 1803. = Armand-Ma.-Ja., fils du ministre de la guerre, maréchal-de-camp, physicien, célèbre par le zèle qu'il apporta à la propagation du magnétisme; 1782-1825. — Du magnétisme animal, 1807, 1809, in-8° ; Recherches , expériences et observations / hysiques sur l'homme dans l'état du somnambulisme provoqué par l'action magnétique ,
PU YV ALLEE (Ph.-Ja. Bengy de), agronome et littérateur; Bourges 1740-1823. — Essai sur la société religieuse en France, 1820, in-8°.
PLYVERT (Bern.-Em.-Ja., marquis de), lieutenant-général, commandant de Vincennes, membre de la Chambre des députés ; n. v. 1770, m. Paris
PUZOS ( N. ), célèbre accoucheur, membre de l'A cad. de chirurgie; Paris 1G86-1753. — Traité des accouchements, 1759, in-4°.
PYGMAIION, roi de Tyr ; n. 883 av. J.-C. Il succéda à Matgen , dont il était probablement fils (874), et m. 827. Il eut pour sœur Elisa ou Didon, fondatrice de Cannage.
PYLADE, célèbre pantomime; n. Cilicie dans le premier siècle avant l'ère chrétienne. Il forma sous le règne d'Auguste une troupe qui devint célèbre.
PYLE (Th.), théologien et prédicateur anglais; Stodey (comté de Norfolk) 1674-1756.
PYM (J.), célèbre homme politique anglais; comté de Somerset 1584-1643. Il fut l'adversaire acharné de Stafford, puis de Charles Ier, et l'un des membres les plus influents du Long-Parlement.
PYNARRER ( Adam ) , peintre hollandais ; n. près de Delft 1621, m. 1673. — Une Tour au pied de laquelle est une barque à V ancre , 2 paysages (Mus. roy.) ; paysage d'Italie coupé par une rivière ( Mus. d'Amsterdam ); grand paysage (Mus. de La Haye ).
PYIîA (Ja.-Em.), poète allemand ; Rotbus (Saxe) 1715-1744. — Temple de la vraie poésie, poème.
PYRARD (F.), voyageur; n. Laval 16e siècle. Il parcouiut les Maldives, les Moluques et le Brésil de 1G01 à 1611. — Discours sur le voyage des Français aux Indes orientales, 1611, in-8°.
PYRGOTÉLES, Grec du 4e siècle av. J.-C, graveur en pierres tines , contemporain d'Alexandre. Il fut, selon Pline, un des quatre plus habiles graveurs qui aient existé jusqu'à son temps.
PYRRHOIV, philosophe grec, chef de l'école ou secte qui a pris son nom (le pyrrhonisme) ; n. Elis (Péloponnèse), florissait 336 av. J.-C. Il reçut les leçons du philosophe Anaxarque , suivit Alexandre eu Asie, et devint dans la suite grand-prêtre d'E-
lis. Sa doctrine, semblable à celle de Socrate, était que, hors la vertu, tout, même la science, est inutile et impossible. Selon lui, le sage doit examiner et retenir son jugement, soumettant tout à l'examen par dix motifs principaux (tropoi tés epochés). Il ajoutait que tout était indifférent , et tendait ainsi à amener l'apathie et Vataraxie ( l'absence des passions et le repos inaltérable). Sa doctrine, défigurée ou mal comprise par quelques philosophes postérieurs , a exposé Pyrrhon à des accusations que dément la réputation dont il a joui auprès de ses contemporains. Les plus célèbres pyrrhoniens sont Timon, yEnesidème et Sextus Empiricus.
PYRRHUS, roi d'Épire, fils d'iEacide ; n. v. 315 av. J.-C. Ayant perdu son père (312), il fut dépouillé de ses Etats par Néoplolème II, et forcé de se retirer en lllyrie. S'étant accommodé avec l'usurpateur, il devint son collègue ; puis, l'ayant empoisonné dans un festin, demeura seul roi d'Epire. Profitant d'une maladie de Démétrius, il envahit la Macédoine (291 ); puis, après un traité qui fut promplement rompu, se ligua (290) avec les rois de Thrace, d'Egypte et de Syrie contre le même prince, le détrôna et régna à sa place. Au bout de sept mois (289 et 288), après lesquels il fut chassé par les Macédoniens, il alla en Italie (280) au secours des Tarenlins, défit les Romains dans deux batailles, puis fut vaincu (274) dans une troi.-ième. De retour en Épire , il attaqua Antigone, qui régnait alors en Macédoine, et lui enleva plusieurs provinces ; entraîné bientôt après par CJëony'me dans une guerre contre les Spartiates, il fut tué à Argos 272 av. J.-C.
PYTHAGORE , célèbre philosophe et mathématicien grec; n. Samos v. 590. Il étudia sous Phérécyde , parcourut l'Egypte , la Chaldée , l'Asie- Mineure , peut-être eu partie les Indes , et alla fonder à Crotone l'école italique, ainsi nommée du pays qui la vit naître. Regardé par les anciens comme un homme merveilleux et surnaturel , il trouva, dit-on , les éléments de l'arithmétique, de la géométrie, de la musique et de l'astronomie. La science des nombres lui paraissait , à cause de sa nature énigmalique , pouvoir devenir la clef de toute connaissance en philosophie. Selon lui , les nombres sont les principes de toutes choses ; ils en sont à la fois les éléments et les causes efficientes : le monde est une harmonie numérique, où des lois invariables décident des mouvements irréguliers ; ces lois ne sont autre chose que les rapports des distances et des affinités : or, les nombres expriment les rapports ; donc les nombres dominent et produisent le monde. Puis , faisant tout d'un coup un être réel du nom abstrait de nombre, il vint à dire : les nombres engendrent réellement et substantiellement le monde. Parmi les nombres, la monade (unité) tenait le premier rang comme génératrice de tous les autres. La diade venait ensuite, mais elle était considérée comme imparfaite. La triade, comme formée des deux premiers nombres, le parfait et l'imparfait, avait beaucoup do propriétés mystiques. La tétrade, comme premier i carré, jouait un rôle important; mais c'était la décade qui, comme somme des premiers nombres, l'emportait sur les autres: toutes les nomenclature» fondamentales en émanaient et s'y rapportaient. Dieu est l'unité absolue et primordiale, la monade des monades ; l'âme est un nombre qui se meut luimême ; le monde [kosmos) est un tout harmonieusement ordonné, le soleil en est le centre, et les autres corps célestes se meuvent autour de lui en formant une musique divine. Le bien moral est l'unité , le mal la diversité: la justice est l'égalité. Pylhagore enseignait la métempsycose, et c'est pour ce motif qu'il proscrivait l'usage des viandes. 11 ne reste aucun écrit de ce philosophe. — On a sous son nom des sentences appelées vulgairement vers dorés. Elles se trouvent dans les différentes collections des poètes gnomiques. Ce que l'on appelle très-impro-
PYTHÊAS.- QUEVEDO.
premeDt la table de Pythayore ne doit probablement pas lui être attribué ; mais c'est bien à lui qu'il faut rapporter l'honneur d'avoir inventé ou au moins enseigné aux Occidentaux le système de numération décimal attribué à tort aux Arabes. Tel est le résultat des savantes recherches de M. Ghasles. Mtnsa pythagorica, au moyen âge, était le tableau à colonnes nommé aussi abacus. sur lequel se faisaient les opérations de 1 arithmétique suivant notre système. La découverte de la fameuse proportion relative au carré de l'hy pothéuuse est aussi généralement attribuée à Pythagore.
PYTHÉA.S , astronome , géographe et navigateur ; n. Marseille; vivait au commencement du 4e siècle av. J.-C. II passa pour le plus ancien écrivain qu'aient produit les Gaules. Il navigua dans
les mers du Nord et parvint jusqu'à l'ile de Tliulé, que l'on croit être l'Islande. Dans un second voyage, que Danville et Gosselin n'admettent point, il aurait franchi le Sund, pénéué dans la Baltique et poussé jusqu'à l'embouchure d'un fleuve qu'il nomme le Tanaïs , et qui serait, suivant quelques auteurs, ou la Vistule, ou la Radaune ou la Dwina. — Il avait consigné ses découvertes dans deux ouvrages, intitulés : Description de l'Océan et la Période, ou le Périple, dont il ne reste que des fragments clans d'autres écrivains venus après lui.
PYTHODOR1S, reine de Pont, femme de Polémon Ier. Elle gouverna seule pendant la minorité de ses fils au commencement de l'ère chrétienne. Son fils Polémon II lui succéda.
QUADE (M.-Fréd.), philologue prussien; 1GS2-
QUADRAT (saint), l'un des apologistes du chris- ■ tianisme, évèque d'Athènes ver> 125. — Il ne rese que des fragments de son Apo oyie, qu'il avait présentée à Adrien.
QUADRIGARIUS (Quinlus - Claudius), historien romain, dont il ne reste plus que des fragments conservés par Aulu-Gelle , vivait à Home vers 80 av. J.-C.
QUAI) RIO (F.-X.), littérateur et érudit italien ; Ponte (Valteline) 1G93-1756. —Délia storia. e délia ruijione d'oyni poesia, 7 vol. in-4° ,' Dissertaiione critico-staricke intornd alla Re%ia, 3 vol. in-f°.
QUANZ ( J.-Joach.), musicien célèbre ; Oberscheden, près Gœtlingue, 1007- 177 11 fut le maître de flûte de Frédéric II.
QUARTO ( Jo. ), célèbre médecin ; Vienne 17;i3- 1814. — Tentamina de cicula, 1701 , tn-8° ; Metho~ dus medendi ivjlammatïoncs, 1772, in-8°.
QUARREY ou QUARRI [ J.-llug.) , écrivain ascétique; Poligni 1580, Bruxelles 1050. *— Le 'frésjor spirituel, 1G36 , iu-8° ; Direction spirituelle , 1054, in-8°.
QLATREMAIRE (dom J.-R.), bénédictin de lu congrégation de Saint-Manr, érudit; Couzeraux (Normandie), 1611-1671. -^J. Cersun aketor Liront m De itnitatione Ckristi iterum assertus, 1 >>;»0 , in-8°; Histoire abrèyée du Mont -Sain t-Michtl, 16G8, in-12.
QIELEN (le comte Ilyac.-L. de', archevêque de Paris, pair de France, membre del'Acad. française; Paris 1778-1839.
OUENSEL (Conrad), mathématicien; Stockholm 1670-1732. — Conkais parent du précédent, naturaliste ; Heyda (Scanie), 17G8 1800. — Flore suédoise.
QUENSTEDT (J.-And.), savant théologien protestant, érudit; (Juedlinbourg 1617-IG88.
QLER Y BlARTliVEZ (Jo.), médecin et naturaliste espagnol; Perpignan 16J5-17G4. — Flora espano/a,.in-4°, Madrid, 17G2.
QUERBEUF ( Yves-Mathurin-Ma. de), prêtre", littérateur et éditeur; n. Landernau 1720, m. en Allemagne 1799. — Edition des Lettres édifiantes, 2G vol. in- 12 ; de Fénelon, 9 vol. in-4°.
QU ER1NI (Angelo-Maria), cardinal, littérateur, philologue, membre étranger de l'Académie des inscr iptions et belles-lettres; Venise 1080-175!). 11 fut l'un des savants les plus distingués de l'Italie, et entretint des correspondances avec les hommes i emarquables de l'Europe. — Spécimen lilteraturœ tri xi unir. , Brescia, 1739, 2 vol. in-4° ; Pauli II vita, 1740, in-4° ; Commentarius de rébus pertinentibus ad Auy. M. Quirinum , Brescia, 1749, 2 vol. in-8°.
QL'ERLOiX (Anne Gabriel Mecsmer de), liiiéialeur, éditeur et journaliste ; Nantes 17O2-17S0. —
Collection historique, 1748, Paris, in-12; Impostures innocentes , 1701 , in-12; Code lyrique, 1743, in-l2;/ti Soupers de Daphni, 1740, in-8°, rare.
QUESNAY (F.), chirurgien célèbre, chef de la secte des Économistes; Merci (Normandie) 1694-* 1774. Il s'acquit d'abord une grande réputation comme chirurgien et devint médecin du roi (1744); niais il n'est guère connu aujourd'hui que comme économiste. Fils d'un riche propriétaire, il avait éiudié l'agriculture dans son enfance, et plus tard il la considéra comme la base de toute richesse. Il exposa cette idée dans différents écrits, notamment dans les deux articles, Fermiers et Crains, de l'Encyclopédie de Diderot ; dans les Epliémérides du citoyen et. dans la Physiocralie, ouvrage publié par Dupont de Nemours. Ses partisans, qu'on appela les Economistes et parmi lesquels on compte Turgot , Dupont de Nemours, le marquis de Mirabeau , etc., développèrent ou modifièrent son idée première , et , parles questions qu'ils soulevèrent dans leurs discussions et les réformes qu'ils proposèrent, exercèrent une grande influence sur le mouvement des esprits à la fin du 18e siècle.
QUESAEL (Pasquier), oratorien , fameux théologien janséniste; Paris IG34, Amsterdam 17 19. — Son livre des Réjlexions morales ( 1071 ) , objet de vi es disputes, donna lieu à la bulle Unigcniius , qui en condamna une partie, et fut pour son auteur l'occasion de persécutions qui l'obligèrent à chercher un refuge à l'étranger. Retiré à Bruxelles auprès d'Arnauld, Q.iesnel ne cessa de combattre pour ses opinions religieuses, et devint après la mort de son ami le chef des jansénistes. Il a publié un grand nombre d'ouvrages de controverse, dont nous avons cité le plus célèbre. — Histoire abréyée de la vie d'Antoine Amauld, Liège, 1G99, 2 vol. in- 12.
QL'ESAEL (l'abbé), controversi.-te du 18e siècle, sur lequel on ne possède que des renseignements contradictoires. On le croit né à Dieppe. — Histoire des reliyieux de la compagnie de Jésus ; ce qui s'est passé dans cet ordre depuis son établissement jusqu'à présent, Soleure, 1740, 4 vol. in-12 ; Almavuch du diable ,1738, in-12.
QUÉTIF (Ja.), savant dominicain, bibliographe; Paris 1618-1098. — Scriptores urdinis Pi œdicatorum recensiti , Paris, 1719, 2 vol. in-f° ; P\.éuélations , epitres et autres écrits de Savonarole , avec une préface, des notes et des additicn:t 1074, 3 vol. in-12.
QLETUNEAU (P.), général républicain, n. Puy- Nolre-Dame ( Maine-et-Loire ) vers 1757. Battu à diverses reprises par les Vendéens, il fut traduit au tribunal révolutionnaire, condamné à mort, et exécuté le 16 mars 1704.
QUEVEDO DE V1I.LEGAS (don F.), homme po. lilique et littérateur espagnol ; Madrid 1580-1645. Il suiwl d'abord la carrière diplomatique sous la direction du duc d'Ossuua, se trouva comme agent du
QUE VERDO. — QUIROS.
l'Espagne à Venise lors de la conspiration de Bedmar, et fut disgracié avec son patron (1028$ emprisonné, mis en liberté, et plus tard incarcéré de nouveau (1041). Il eut à souffrir de nombreuses vicissitudes. Enfin, retiré à sa campagne de la Torre, il y composa les nombreux ouvrages qui l'ont rendu un des littérateurs les plus spirituels et des plus féconds de PEspagne. — Los Sueuo^ (les songes] ; IJistoria y vida del gran tacano del Buscon , traduit plusieurs fois en français ; OEuures complètes, Madrid, 1772, 6 vol. in-4°; 1791, Il vol. in-8°.
QUEVERBO (F.-Ma.-lsid.j, dessinateur et graveur; n. Bretagne 1740, m. au commencement du 19e siècle.
Ql HiNONEZ (F. de), fils du comte de Luna , cardinal, évéque de Palestrina, liturgiste; n. dans le royaume de Léon, m. Veruli 154;). - — Breviarium romanum esc sacra polissimum Scriptura et probalis sanctorum historiis nuper confection, I\ome , 1535, in-8".
QUILLET (Cl.), poète latin ; Chinon ( Touraine J 1602-1661. — Callijiedia , seu de pulchrœ prolis habendai ratione poema, Leyde, 1655, in-4°, rare.
QU1LLOT (Cl.), prêtre de Dijon, persécuté comme quiétiste ; n. Arnay-le-Duc v. la fin du 17° siècle.
QUIIV (Ja.), célèbre acteur anglais ; Londres 1693-
QUI1VAULT (Pb.)> célèbre poète lyrique, membre de l'Acad. française ; Paris 1635-1<>88. — La Mère coquette, V Astrale, les Fêtes de l'Amour et de Bacchus, Amadis de Gaule, Annide, Cadmus, Alceste, Thésée, le Carnaval , Aiys, Isis, Proserpine, le Triomphe de l'Amour, Persée, Phaèton, Roland, la Grotte ou V Eglogue de Versailles, le Triomphe de la Paix, et la partie chantante de la Psyché de Molière, opéras représentés à l'Académie de musique.
QI.IVU LT-D5 FRESIVE (Abraham-Alexis), célèbre acteur ; Paris 1695-1767. = Jeanne-Fkançcse, sœur cadette du précédent; m. 1783. Actrice excellente et femme d'esprit, elle fut souvent consultée par Voltaire sur ses pièces, et s'est rendue célèbre par ses dîners du Buut-du-Banc , où elle réunissait la meilleure société. — J. -Baptiste l'aîné, frère des précédents, acteur plein d'intelligence et de finesse; m. Gien 174 i. ~ Ma. -Anne l'aînée, resta au théâtre de 1715 à 1722. Elle fut épousée, dit-on, par le duc de Nivernois. Elle m. centenaire v. 1790. = Françoise, sœur des précédents, plus connue sous le nom de mademoiselle Denesle, débuta ^ 1 708 J et m. 1763.
QUIiVCY (C. Sevin, marquis de), brigadier des armées du roi, historien français; n. v. 1660, m. v. 1729. II fit une grande partie des guerres de Louis XIV. — Histoire militaire du règne de Louisle- Grand , Paris, 172G, 8 vol. in-4° avec cartes et plans.
QUINTETTE (Ma.), conventionnel, administrateur; m. Bruxelles 1821. Procureur à Soissons avant la révolution, il fut envoyé à la Législative par le département de l'Aisne, et plus tard à la Convention, où il vota la mort de Louis XVI sans appel ni sursis. Envoyé par le Comité de Salut public, dont il était membre, pour arrêter Dumouriez, celui-ci le livra au prince de Cobourg (1793) , mais il fut échangé, avec ses collègues, contre Madame, et devint (1799) ministre de l'intérieur, et préfet après le 18 brumaire. Napoléon le rappela quelque temps après à Paris, le fit conseiller d'Etat, lui donna la direction générale de la comptabilité des communes. Quinette fut exilé de France, comme régicide, à la 2e Restauration.
QU1NTE-CURCE, Quintus Curtius Rufus, historien latin, probablement du 2e siècle de notre ère, auteur d'un ouvrage intitulé : De rébus gestis Atexandn Magni, qui ressemble plutôt à un roman qu'à une composition historique proprement dite. Cet ouvrage, qui formait dix livres, ne nous est parvenu que mutilé -, les deux premiers livres nous
manquent, et les autres ont subi de nombreuses interpolations. Les meilleures éditions sont celles de Frcinshemius, avec suppléments et commentaires, Strasbourg, 16i0, in-4° , et de Schmieder, Gœt tingue, 1803, in-8°. Cet ouvrage se trouve traduit dans les Collections Panckoncke et Dubochet.
QUINTILIEN, Marais Fabius (Juinctiliauus, célèbre rhéteur romain. On le croit n. v. 42 et m. v. 117. On ne sait au juste si Quintilien était de Rome ou d'Espagne. — Le seul ouvrage de Quintilien qui soit parvenu jusqu'à nous est intitulé : Libri duodecim Institutionis oratorios. L'une des meilleures éditions que l'on en ait données est celle de Mathias Gesner, Gœttingue, 1738, in-4°. On le trouve avec la traduction française dans les Collections Panckoucke et Dubochet.
QUL\TILLUS ( Marcus-Aurelius-Claudius ), empereur romain, élevé à cette dignité par les légions d'Italie (270). Il se fit ouvrir les veines dans Aquilée en apprenant l'élection d'Aurélien. Il avait régné 17 jours.
QUINTIIVIE (J. de La), célèbre agronome ; Chabanais 1626, Versailles 1688. — Instruction pour les jardins fruitiers et potagers avec un Traité des orangers, suivi de quelques réflexions sur l'agriculture, 1690, 2 vol. in-4°.
QUINTUS, de Smymc, porte grec surnommé Cw laber, parce que son ouvrage fut découvert dans un monastère de la Calabre par le cardinal Ressarion, est auteur d'un poème épique, formant en quelque sorte le supplément de Y Iliade, et qui est intitulé: Homeri paralipomena (ce qui a été omis par Homère). On ne sait du reste, sur le Quintus de Smyrne, rien sinon qu'il a vécu dans le 5e ou le 6e siècle. On trouve son ouvrage dans la bibliothèque grecque de MM. Didot. Il a été traduit en français par Tourlet, Paris, 1800, in-8°.
QUINZANO (J.-F. Conti , dit Quintianns , surnommé Stoa, connu sous le nom de), fécond écriv., poète latin et philologue ; Quinzano (Rrescian) 1484- 1557. Il fut professeur à l'université de Paris et instituteur de François Ier.
QUIQUERAN DE BEAUJEU (P.), érudit ; Arles 1526-1550. — De laudibus Prouinciœ, Paris, 1551, in-f°, très-rare.
QtTQUERAN DE BEAUJEU ( P.-Ant. de ) , célèbre marin du 17e siècle, chevalier de Malte; Arles 1626-1687. Prisonnier des Turcs (1660), il ne recouvra la liberté que onze ans plus tard. — Son neveu, Honoré, associé de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, évéque d'Oleron; Arles 1655-
Ql IRIIVO (P.) , voyageur vénitien du 15* siècle. '—Viaggio ptr Vanno 1431.
QUÏROGA (Jo.), jésuite, missionnaire ; Lugo 1707, Bologne 1784. — Trattado del arte verdadero de navegar por circulo paralelo a la equinocial , 1784.
QUIROS (Pedro Fernandez de) , célèbre navigateur espagnol ; n. v. le milieu du 16e siècle. Il était pilote dans le second voyage d'exploration de 31endana clans la mer du Sud , et après la mort de ce dernier, il ramena à Marseille les débris de l'expédition. Philippe III le chargea ensuite d'explorer l'Océan entre l'Amérique du sud et les Indes. Il appareilla le 21 décembre 1605, et aperçut ou reconnut dans cette campagne mémorable Otaïti et un grand nombre des îles de l'Océanie, dont Bou • gainville, Cook et d'autres navigateurs voulurent plus tard s'attribuer la découverte. Il m. à Panama en 1614. — Le Mémoire de Quiros à Philippe III fut publié à Séville, 1610; en latin, Amsterdam 1613; en français, à Paris, 1617 ; en anglais , dans la Collection de Pnrchas.
QUIROS ( Théod. de ), missionnaire espagnol; Vivero (Galice) 1599, Manille 1662. — Grammaire et Dictionnaire de la langue tagala.
QUIROS ( Augustin ) , jésuite et missionnaire espagnol ; n. Andujar, m. Mexico 1622.
QUIROS (Ilyacinthe-Bern.), dominicain espagnol,
RABÂN. — RADEGONDE.
Il enseigna le droit canonique à Rome, se fit pro- 1758. Histoire de l'Eglise (en allemand), 1756, testant et devint professeur à Lausanne,- il y m. in-f».
ftARAN-lHAUft , l'un des plus féconds écrivains du 9e siècle, théologien , hébraïsant , hagiographe , poète latin ; n. Mayence vers 776; élu abbé (822) de Fulde, puis archevêque de Mayence ; présida le concile de cette ville (852 ), celui de Francfort (853), et m. 856. — Ses OEuvres, imprimées à Cologne en 1627, forment 3 vol. in-f° ; on y distingue des Commentaires sur l'Ecriture Sainte, un Traité du calendrier ecclésiastique, des homélies, un martyrologe , un Traité de grammaire; des poésies, entre autres l'hymne Veni, Creator, qui est encore chantée dans la liturgie catholique.
RABAUT (P.), n. Bédarieux 1718, pasteur de l'Eglise réformée de Nîmes, où il déploya un zèle extraordinaire pour ses coreligionnaires ; m. 1795. ZX Son fils, J.-Paul Rabaot-Saint-Etienne , ministre protestant, député à la Constituante et à la Convention ; Nîmes 1743-1793. Il s'opposa à la mise «;n jugement de Louis XVI et périt avec les Girondins. — Précis de l'histoire de la révolution française; Lettres à Bailly sur la Grèce. — Ja.-Ant. Rabaut-Pommier, frère du précédent, ministre proestant, membre de la Convention ; 1744-1808. z= Rabaut-Dupuis, frère des deux précédents, membre in conseil des Anciens (1797), président du Corps- Législatif (1802) ; m. 1808.
RABBE (Alph.), journaliste et biographe; Riez 1786-1830. Il fut en 1822 rédacteur du Courrier. — Résumé de l'histoire d'Espagne, — du Portugal, — de Russie : Biographie universelle et portative les contemporains, 1825-1830, 5 vol. in-8°.
RABELAIS (F.) , célèbre écrivain et philosophe .ceptique, médecin; Chinon 1483-1553. Fils d'un apo- .hicaire, il porta d'abord le froc ; exerça avec distinction la médecine à Montpellier, et suivit à Rome le cardinal Du Bellay, qui le protégea dans les fâcheuses affaires qu'auraient pu lui susciter ses attaques envers ta cour papale ; de retour en France, il devint curé de Meudon. — Son Pantagruel, assemblage difforme de fictions bizarres, est l'expression vivante de l'originalité grossière, mais puissante, de cette époque , où « le moyen-àge, encore debout , s'étonnait de voir grandir si vite , avec son audace de Titan, l'ère moderne et la renaissance. » Le rire de Rabelais, si brutal quelquefois, ne couvre cependant pas entièrement une vive sympathie pour l'humanité : il n'est pas personnel à l'auteur; c'est le reflet général du doute religieux , philosophique et politique. En somme, les ouvrages de cet Homère bouffon du 16e siècle peignent bien plutôt le scepticisme dans la société que dans l'auteur. Quelques commentateurs ont cherché la clef de cet ouvrage, tout d'imagination, et ils sont tombés parfois dans d'étranges bévues. Le roman de Rabelais se compose de cinq livres, qui parurent séparément de 1533à 1564. Les meilleures éditions sont celles de Leduchat, Amsterdam, 1744, 5 vol. in-8° ; d'Esmangart et Johanneau, 1823-26, 9 vol. in-8° ; de Delaunay, 1823, 3 vol. in-8°.
RABENER (Théoph.-Gu.) , poète et moraliste; Wachau près Leipzig, 1714-1771. — Lettres satiriques.
RABIRIUS (Caius) , chevalier romain , contemporain de Cicéron , qui le défendit et le fit absoudre de l'accusation de l'assassinat de Spurius Saturninus.
RABIRIUS, poète latin du siècle d'Auguste.—
Poème sur la guerre d'Antoine et d' Octave ; on en trouve des fragments dans le Corpus poetarum de Maittaire.
RABOïTEAU (P.-Pa.) , poète et auteur dramatique ; La Rochelle 1766-1825.
RABUTUV. Voy. Bassv.
RACAN (Honorât de Bueil, marquis be) ; La Roche-Racan (Touraine) 1589-1670. Poète distingué, il fut le plus célèbre des disciples de Malherbe. — Les Bergeries , Poésies diverses ; les Sept psaumes de la pénitence ; Odes sacrées ; Dernières œuvres et poésies chrétiennes, Paris, 1658.
RACHEL , seconde fille de Laban ; Jacob en eut deux fils, Joseph et Benjamin. Rachel mourut en mettant ce dernier au monde.
RACINE ( J. ), célèbre poète tragique et comique, historiographe royal , membre de l'Académie française; Ferté-Miloh 1639-1699. Élevé à Port- Royal , il se fit connaître à la cour dès l'âge de vingt ans par son ode sur le mariage de Louis XIV [la Nymphe de la Seine) ; une seconde ode , la iïenommée aux Muses (1663) , lui valut l'amitié de Boileau. Bientôt, grâce à Molière qui lui donna conseil et argent, il fit jouer (1664) la Thébaïde ou les Frères ennemis, qui, assez bien accueillie, fut suivie d'Alexandre (1665) , dont le succès fut complet. Mais rien dans ces deux pièces n'avait révélé le grand poète, lorsque parut Andromaque (1667). A cette tragédie, qui plaça de suite Racine au premier rang , succédèrent la charmante comédie des Plaideurs (1668), Britannicus , dont la préface est un modèle de vigueur et de style, Iphigénie en Aulide (1663), Bérénice ( 1670), Bajazet (1672L, Mithridate (1673) , Phèdre (1677). Les persécutions que lui attira ce dernier ouvrage le dégoûtèrent du théâtre. Ce ne fut que long-temps après (ÎGS'J) que, sur la prière de madame de Maintenon , il composa Esther pour les demoiselles de Saint-Cyr, et enfin, sur les ordres du roi, Athalie (1691), chef-d'œuvre du poète, que pourtant le public méconnut. Racine a en outre composé des épigrammes, toutes trèsmordantes, des odes et des poésies sacrées , une Histoire de Port-Royal, des fragments historiques, quelques traductions du grec et des lettres. La plus bulle édition de ses OEuvres est celle de Didot, 1801-1805, 3 vol. in-f° ; la meilleure, celle de Lefèvre, 1820-1825. E= Son lils, Louis, poète, Mué» râleur; 1692-1763. — Il est connu par ses poèmes de la Grâce et de la Religion Epître sur l'homme, — sur l'âme des bêtes; Réflexions sur la poésie; Remarques sur les tragédies de Racine , 3 vol. in- 1 2 ; Discours sur le poème épique.
RACINE (Bonaventurc) , théologien appelant; Chauny 1708-1745. — Abrégé de l'histoire ecclésiastique, 13 vol. in-12, 1748-1756.
RACLE (Léo.), mathématicien, ingénieur; Dijon 1736-1791. — Pont en fer sur le canal de Pontde-Vaux , le premier pont de cette sorte qu'on ait vu en France.
RADAGAISE , chef germain , fit une irruption en Italie au commencement du 5e siècle; vaincu et pris par Stilicon, il eut la téle tranchée 404 ou 406.
RADBERT (saint PASCHASE),abbé de Corbie, théologien, hagiographe; n. Soissonnais, m. 865. — Plusieurs de ses traités ont été insérés dans divers recueils.
RADCLIFFE (J.), célèbre médecin anglais ; Wakelield 1659-1714. Il consacra une grande partie de ses immenses richesses à la fondation d'une bibliothèque de médecine et d'histoire naturelle à Oxford.
RADCLIFFE ( Anne ) , romancière anglaise ; Londres 1764-1823. — Les Mystères d'Udolphe, roman mêlé de poésie.
RADEGONWE (sainte), n. 519, fille deBertaire, roi du pays de Tongres. Elle fut à 10 ans emmenée captive par Clotaire, qui l'épousa ensuite. Elle
RADELGAIRE. — RAINOLFE.
m. 587, an monastère de Ste-Croix, qu'elle avait fondé, près de Poitiers.
RADELGAIRE , prince de Bénévent , fils et successeur de Radelgise Ier, régna de 851 à 854. Adelgise. son frère, lui succéda.
RADELGISE Ier, prince de Bénévent, fut choisi par le peuple pour succéder à Sicard (839). Son règne fut pour l'Italie une époque désastreuse. 11 ni. 851. Radelgaire lui succéda.
RADELGISE II, fils d'Adelgise, régna de 881 à 900 , après l'expulsion de Gaiderise. Artenolfe Ier , prince de Capoue, le détrôna.
RADEMAKER (Gliérard) , peintre ; Amsterdam 1672- 1711. — Tableau allégorique de la régence d Amsterdam (hôtel-de-ville d'Amsterdam).
RADEMAKER (Abraham), peintre , paysagiste , graveur ; Amsterdam 1675-1735.
RADER, (Mat.), jésuite, philologue ; Inichingen (Tyrol) 1561-1634. — Commentaires sur Martial et Quinte-Curce ; Bauaria sancta, 4 vol. in-f°.
RADET (Et.), général et baron de l'empire ; Lorraine 1762-1825. Il fut chargé (1808) d'enlever le pape Pie VII de Rome.
RADOTVVILLIERS (Cl. -F. Lysarde de), littérateur^ philologue ; Paris 1709-1789. — De la manière d'apprendre les langues.
RADY-BILLAII ( Abou'l-Abbas-MohammedVIII , ai), IIe khalife abasside de Bagdad, fils de Moctader , succéda à son oncle Cahir-Billah (993). Il se laissa enlever ses États, et acheva l'avilissement du khalifat en créant la charge à'emyr-al-omrah. Il m. 940. Motaki lui succéda.
RADZIVILL , ancienne maison polonaise de Lithuanie, qui commença à figurer dans l'histoire du 14e siècle. Ses membres les plus connus sont : Nicolas, palatin de Vilna et gouverneur de Livonie; 1500- 1567. Il se distingua par son zèle ardent pour la propagation de la réforme , et fit traduire en polonais et imprimer la Bible à ses frais.r=:Son fils N.- Christophe, duc d'Olica et de Nieswitz, voyageur ; 1549-1616. Il abjura le protestantisme. — Voyage à Jérusalem. — Plusieurs femmes du nom de Radzivil se sont distinguées dans les lettres.
RADZIVILL (G.), palatin de Vilna , célèbre patriote. Il fut nommé par Auguste III gouverneur de Lithuanie (1762), et combattit de tous ses efforts l'influence russe. Sa conduite généreuse lui attira la confiscation de tous ses biens qui étaient immenses, et malgré son titre de chef de la confédération générale de Pologne (1767) , il quitta sa patrie quand la lutte fut devenue impossible. Il m. 1790.
R/E.MOAD ou REMOND (Florimond de), érudit ; Agen 15 iO- 1602. — Erreur populaire de la papesse Jeanne; Histoire de la naissance , progrès et décadence de l'hérésie de ce siècle , Paris, 1605, 8 vol. in-4°, ouvrage curieux.
RAEPSAET (J.-J.), publiciste belge ; m. Oudenarde 1832.
RAFAELLINO DEL GARRO, peintre , élève de Filippino Lnppi ; n. Florence v. 1465, m. 1554.— Couronnement de la Vierge (Mus. roy.) ; Vierge dans un paysage (Mus. degl' Uffizi, Florence).
RAFFÈNEL (Gl.-Den.), littérateur; n. 1797 , clans le département du Jura, m. Athènes 1827.
RAFFLEO (Th. Stanford) , voyageur, histor. ; 1781-1826. — Histoire de Java, 2 vol. in-8°.
RAGGI ( Ant. ) , sculpteur italien , surnommé le Lombard; 1624-1686.
RAGHIB-PACHA (Mohammed), grand-vizir de l'Empire Ottoman, diplomate, écrivain; 1702-1767. — Se/met Raghib (vaisseau des studieux) ; Divan, ou recueil de poésies.
RAGIMBERT, roi des Lombards, fils de Godebert, roi de Pavie; succéda à Luitbert (701), et associa au pouvoir son fils, Aribert II. Il m. 701.
RAGOIS (Le), abbé, littérateur au-dessous du médiocre, précepteur du duc du Maine; m. 1683.
RAGOTZKY ou RACCCZI (G.), l'Ancien, prince
de Transylvanie (1630-48). Il se joignit aux Suédois pendant la guerre de Trente Ans.
RAGOTZKY (G.) le Jeune, prince de Transylvanie (1668-69). Il se ligua avec la Suède contre la Pologne (1659) , et périt en combattant les Turcs. — François, son fils, liturgiste, fils de Georges II, prince de Transylvanie ; m. 1676. — Ojficium Ragotiianum, en usage dans toute la Hongrie.
RAGOTZKY (F.-Léop.), prince de Transylvanie; n. 1676. Il fut proscrit par la cour de Vienne , et m. à Rodasto, sur les bords de la mer de Marmara,
RAGUENET (F.) , littérateur, historien ; Rouen 1660-1722. — Histoire d'Olivier Cromwell; Vie de Turcnne.
R A GUET (Giîles-Bern.), érudit ; Namur 1668 , Paris 1748.— Histoire des contestations sur la diplomatique de dom Mabillon.
RAGUSA (Jér.), jésuite, philologue; n. Sicile 1665. — Elogia Siculorum qui veteri memoria lit' teris floruerunt , etc.
RAIUV (J.-H.), historien; Zurich 1646-1708. — Ses recueils encore manuscrits, relatifs à la Suisse, se montent à 160 volumes. — Histoire de la Suisse en allemand.
RAHN (J.-H.) , médecin de Zurich ; 1709-1786. es Un autre J.-Henri, médecin, physicien ; Zurich 1749-1782.
RAHIV ( J.-H.-G.), jurisconsulte prussien:Walbech 1766-1807.
RAIDEL (G.-Mart.), érudit ; Nuremberg 1702- 1741. — Commentatio critico-litteraria de Cl. Pto* lomœi geographia ejusque codicibus, 1737, in-4°.
RA1ÈVSKI (And.), historien russe du 19e siècle. •—Mémoires sur les campagnes de 1813 et 1814.
RA1MOND (saint) , troisième général des dominicains, écrivain ascétique; Penafort (Catalogne) 1175-1275. Il contribua à introduire l'inquisition en Aragon et dans le sud de la France. — Recueil de décrétalcs, Mayence, 1473, in-f°.
RAIMOND (J.-Arnauld), architecte, membre de l'Institut; Toulouse 1742-1811.
RAIMOND. Voy. Agiles.
RAIMOND. Voy. Raymond.
RA1MONDI (Marc-Ant.) , graveur, ami de Raphaël, dont il grava les plus beaux ouvrages; Bologne 1488-1546.
RAIMONDI (J.-B.) , philologue, orientaliste ; n. Crémone 1540. Il fonda à Florence une imprimerie orientale, et mit en ordre à Rome tous les livre» orientaux. — Grammaire arabe, 1610.
RAI1XFROI ou RAGENFROI , maire du palais sous Dagobert III et Cliilpéric II (714-724). Obligé de céder à l'ascendant de Charles-Martel, il obtint le comté d'Angers (724), et m. 731.
RAINIER (L.) , comte de Hainaut (785). Il fu défait par Rollon , qui avait envahi son territoiret et m. 9l6. =: Rainier II, son fils et son successeur m. v. 930 — Rainier III, fils du préc,, servit active* ment Louis-d'Outremer contre Othon; Brunon, frère de celui-ci, le déposa (959). = Rainier IV, fils du* précédent, succéda à Arnoul (977), et m. 1013. = Son fils, Rainier V, lui succéda, et m. 1036. Richilde, fille du précédent, lui succéda.
RAINOLFE ou RAUVULFE, premier duc d'Aquitaine (8i5), fils de Gérard, comte d'Auvergne, périt en combattant les Normands 867. Bernard Ier lui succéda.
RAIXOLFE II, comte de Poitiers, fils de Bernard. Il se fit proclamer roi d'Aquitaine (887), cherchant à s'affranchir de la domination d'Eudes, qui l'empoisonna 839, et donna son duché à Guillaume-le-Pieux, comte d'Auvergne.
RAINOLFE, aventurier normand, premier comte d'Averse. Son frère Drengot ayant été défait et tué par les Grecs à Cannes (1019), Rainolfe lui succéda clans le commandement , s'empara du château d'Averse, dont la ville et le territoire lui furent donnés par Sergius, duc de Naples (1029), seconda ses
RAÏNSSANT. — RAMOS.
compatriotes dans leur conquête de la Pouille, et m. 1059. Richard 1er, son neveu, lui succéda.
RAÏNSSANT (P.) , savant numismate et médecin ; Reims 1640-1689. =— Dissertation sur douze médailles des jeux séculaires de l'empereur Domilien, 1684, in-4°.
RAIS ou RA1Z. Voy. Retz.
RAITCH (J.), historien et moine servien ; Karlowitsch 1726- 1801. — Histoire des peuples slaves, Vienne, 4 vol. in-8°.
RAJALIN (Th. de), amiral finlandais ; 1673-1741. -—Instruction sur l'architecture navale, 1732, in-8°.
RAKOUBAH , peischwah ou prince récent des Mahrattes , se distingua dans les événements qui agitèrent les Indes de 1772 à 1782. L'influence anglaise finit par lui enlever tout pouvoir.
RALEGII (Walter), célèbre navigateur, homme de guerre et d'État d historien ; n. Devonshire 1552. Après s'élre distingué dans les armées protestantes en France et dans les Pays-Ras, puis en Irlande, il équipa deux vaisseaux qui découvrirent la Virginie (1584), et, favorisé par Elisabeth, il organisa successivement plusieurs expéditions dans le but de fonder de nouveaux établissements et de combattre les Espagnols. Ses nombreux succès le firent combler d'honneurs et de richesses par Elisabeth. Emprisonné pendant un an pour avoir séduit une des filles d'honneur de la reine, qu'il épousa ensuite, il fut élu membre du Parlement pour la seconde fois» et rendit d'importants services à Elisabeth. Après une nouvelle et heureuse expédition qu'il fit lui-même en Amérique (1595), il expédia à ses frais plusieurs navires, se distingua au siège de Cadix et dans l'expédition contre les Açores (1597). A l'avènement de Jacques Ier il fut impliqué dans une conspiration contre le roi et condamné à mort (1603J. Sa peine fut commuée, et il subit une captivité de 13 ans. A peine sorti de prison , il mit à la voile ( 1617 ) pour une quatrième expédition en Guyane ; niais, trahi par le roi lui-même, qui livra ses plans aux Espagnols, il échoua, et, à son retour, on l'accusa d'avoir outrepassé ses instructions et attaqué les Espagnols. Victime de la haine de ceux-ci, il fut envoyé au supplice le 29 octobre 1618. — Histoire du monde, 173G, in-f° ; OEuures diverses, 1751. 2 vol. in-8°.
RALLIER DES OURMES (J.-Jo.) , mathématicien ; Bretagne 1701-1771.
RAMAZZ1NI (Bern.), médecin et physicien, poète latin ; Carpi IC63-1714.— OEuvrcs, Londres, 1717, Naples, 1739, 2 vol. in-4°.
RAMBAUD D'ORANGE, troubadour provençal du 13e siècle. — On a de lui une trentaine du pièces à la Bibliothèque du roi.
RAMRALD DE VACHERES, troubadour du 12« siècle. Il suivit le marquis de Montferrat dans la 3« croisade ( 1188-1192). — On a de lui 28 pièces.
RAMROL1LLET, branche de la famille d'Angennes, qui posséda dès le 14e siècle la terre de Rambouillet. = Jacques, favori de François Ier, capitaine des gardes de ce prince, négociateur ; m. 1562. — Son fils Chaules, cardinal de Rambouillet, évêque du Mans; 1530-156). — Mémoires. — Charles, marquis de Rambouillet, petit-fils de Jacques, maréchal-de-camp, ambassadeur en Piémont et en Espagne ; 1577-1652. C'est chez lui que se rassemblait la société de VHotel de Rambouillet. Il fut père de la célèbre Julie d'Angennes-Montausier.
RAMBUIŒS (David, sire de), grand-maitre des arbalétriers de Fiance (1411), tué à la bataille d'Azincourt 1415.
RAMEAU (J.-Ph.), célèbre compositeur ; Dijon 1683-1764. Ayant quitté sa patrie à 18 ans, il alla demeurer quelque temps à Milan, d'où il revint pour se fixer à Paris; mais, rebuté des obstacles, il se retira en province, où il obtint les plus grands suce s. — Son Traité sur l'harmonie qu'il composa alors (1722) suffit à sa réputation. Ses principaux opéras • ml : Hippoli/te et Circé ; les Indes gulunles ; Cas-
tor et Pollux ; Dardanus ; Pyymalion. — Son neveu J. -François, littérateur; n. Dijon 1716.
RAMEL (J.-P.), général; Cahors 1770-1815.11 servit sou^ Moreau, et, proscrit au 18 fructidor, parvint à s'évader de Sinnamary. Après avoir figuré avec honneur dans les guerres de l'Empire, il fut nommé commandant de Toulouse (1814). Les Verclets l'assassinèrent lors de la 2e Restauration.
RAMELLI (Augustin), ingénieur militaire, mécanicien ; Maranzana (Milanais) 1531-1590. Il se distingua sous Marignan, et devint plus tard ingénieur en chef de Henri III. • — Le diverse ed aitijiciose machine, in-f°.
R A MESSES ou RAMSÈS, nom commun à sept rois égyptiens qui régnèrent du 17e au 13e siècle av. J.-C. Ramessès V paraît être le même que Sésostris.
RAME Y (Cl.), sculpteur, membre de l'Institut ; Dijon 1754-1838.
RAM1-MÉHÉMET, poète turc, homme d'État. II fut successivement nommé secrétaire du divan , grand-vizir et pacha d'Egypte sous Achmet III. Il conclut la paix de Carlowitz (1699).