COMTES DE TOULOUSE
RAYMOND 1er, frère et successeur (852) de Fédelon, joignit aux comtés de Toulouse ei de Rouergue celui de Qnerci. Chassé de ses États par Humfrid (863), il y renira l'année suivante, et m. 865. Son fils Bernard lui succéda.
RAYMOND II, fils aîné d'Eudes, lui succéda (918) dans le comté de Toulouse, et se distingua contre les Normands (923). 11 m, peu après cette expédition, laissant un fils dont l'article suit.
RAYMOND III (Pons), fils et successeur du précédent (923). Il refusa d'abord de reconnaître Raoul comme roi de France; chassa les Hongrois, qui avaient envahi la Provence (924). S'étant rallié à Raoul à la mort de Charles-le-Simple, il fut nommé par lui duc d'Aquitaine et comte d'Auvergne. Il m. 950. Guillaume Taillefer III, son fils, lui succéda.
RAY3IOND IV, dit de Saint-Gilles , comte de Toulouse, duc de Narbonne, marquis de Provence, successeur ( 1088) de Guillaume IV, son frère; 1042- 1 105. L'un des chefs de la première croisade ( 1090), il refusa la couronne après la prise de Jérusalem, et m. en Syrie. Son fils Bertrand lui succéda.
RAYMOND V, fils d'Alphonse Jourdain ; n. 1 134. I! succéda à son père (1148). Époux de Constance, fille de Louis-le-Gros, il eut à lutter contre les rois d'Angleterre et d'Aragon. Il acquit la ville de Nîmes, où il m. 1194. Raymond VI, son fils, lui succéda. '
RAYMOND Vî, dit le Vieux, fils du précédent ; n. 1156, lui succéda (1194). Protecteur des Albigeois, il s'attira l'inimitié de la cour de Rome, fut excommunié deux fois (1208 et 1211) et dépouillé do ses États par Simon de Montfort (1212-18). Il parvint à les recouvrer et s'y maintint jusqu'à sa mort 1222. Il se distingua par la protection qu'il accorda aux lettres. Son fils Raymond VII lui succéda.
RAYMOND VII, dit le Jeune, dernier comte de Toulouse, fils du précédent; 1197-1242. Il aida puissamment son père dans la lutte contre l'armée croisée, et vainquit Simon de Montfort et sou fils Amaury (1224); mais, affaibli par la longue lutte qu'il avait eu à soutenir, il dut faire la paix avec le roi de France et le saint-siége à des conditions humiliantes (1229). Il laissa ses domaines à sa fille unique Jeanne, qui avait épousé (1237) Alphonse, comte de Poitiers, frère de Louis IX.