COMTES D'ALENÇON
ROBERT Ier, fils et successeur (1029) de Guillaume Ier dans les comtés de Bellème et d'AIençon ; fut pris et tué par les Manceaux 1033. Son frère Guillaume II lui succéda.
ROBERT II , fils et successeur (1082) de Roger de Montgomery, dans les mêmes comtés, s'efforça de faire nommer roi d'Angleterre Robert Courtelieuse à la place de Guillaume, avec lequel il se réconcilia dans la suite, et qu'il aida dans ses guerres avec la France (1097-98). Le comté de Bellème lui fut enlevé par Louis-le-Gros (1113), et passa à Rotrou II, comte de Morlagnc. On ne sait en quelle année m. Robert, qui eut pour successeur son fils Guillaume III.
ROBERT III, comte d'AIençon, frère et successeur (1203) de Guillaume IV; servit contre les Albigeois, et m. 1217. Robert IV, son fils, lui succéda.
ROBERT IV, fils posthume du précédent, lui succéda (1217) et m. 1219. En lui finirent les premiers comtes d'AIençon.
ROBERT V, 4e fiîs de Charles II, devint comte du Perche et de Porhoet par le partage fait avec Pierre son frère; m. 1377. Son comté passa à Jean IV (1404).
ROBERT D'AUXERRE ou DE ST-M ARIEN (Aeolant ), religieux de l'ordre des Prémontrés, historien ; m. 1212. — Il est auteur de la Chronique d'Auxerre, publiée par Camusat , in-4°.
ROBERT DE LINCOLN , Grosse-Tête, en anglais
Great-llea l , en latin Capilo , évèque de Lincoln, théologien, l'un des hommes les plus savants de sou .siècle; n. v. 1175, m. 1251>. — Summa \uper librûs plujsicorum , 1500, in-l°; Compeudium fpkerœ mundi.
ROBERT DE GENEVE. Voy. Genève.
ROBERT ( N. ), habile peintre en miniature et graveur à la pointe; n. Langres v. le commencement du 17e siècle, m. v. 108 i. — Plusieurs Collections de plantes, de fleurs et d'oiseaux peints ou gravés.
ROBERT DE VAUCONDY (Gilles), géographe du roi ; 1688-1766.— Grand Atlas universel, in-f' ; Allas complet des révolutions du globe , très-rare. == Didier , fils du précédent, et comme lui géographe du roi; Paris 1723-1780. — Essai sur i'hist. de la géographie, in-12; Tables parisiennes, in-8" ; Cosmographie, in-4°.
ROBERT ( 11 ub. ), peintre d'architecture et de paysage, membre de l'Acad. de peinture, garde des tableaux du roi; Paris 1733-1808. Pendant la révolution il fut privé de ses places et subit huit mois de détention. — Porte de ville au milieu des ruines d'un temple, Portique entouré de ruines ( Mus. roy. ).
ROBERT (F.), géographe du roi , membre de l'Acad. de Berlin et du conseil des Cinq-Cents ; La Charmèle, près de Châlon 1737, Heiligensladt (Saxe) 1819. — - Mémoires sur les machines aérostatiques, in-8°.
ROBERT (Léop.), peintre célèbre, élève de Gérard et de David ; n. La Chaux-de-Fond (Suisse) 1794. Après avoir étudié à Paris, il alla perfectionner son talent en Italie, et se donna la mort à Venise 1835. — Le Retour de la fête de la madone de V Arc près Naples, les Moissonneurs (Mus. roy.) ; le Départ pour la pêche.
ROBERTIS ( Den. de ) , religieux de l'ordre des Augustins, orateur, poète et astrologue; n. Borgo- San-Sepolcro, près de Florence; m. 13 i2. Il professa à Paris la philosophie et la théologie avec beaucoup de succès.
ROïJERTSON (Th.), théologien et grammairien du 17e siècle ; n. près de Wakefield (Yorkshire), m. sous le règne de Jacques Ier.
ROBERTSON ( \V.), célèbre historien, orateur, chapelain ordinaire du roi et historiographe d'Ecosse ; Borthwick (Ecosse) 1721-1793. — Histoire d'Ecosse sous Marie et Jacques II; Hist. de Charles- Quint ; Hist. de L' Amérique ; Recherches historiques sur l'Inde. Ces ouvrages, justement estimés, ont été traduits en français par Siiard et Campenon.
ROBERTSON ( Et.-Gasp. ), aéronaute et physisien; Liège 1762 ou 1763, Paris 1837. — Mémoires récréa/ifs, scientifiques, etc., 2 vol. in-8°.
ROBERVAL (Gilles Peuson de), célèbre géomètre , membre de l'Acad. des sciences et professeur de mathématiques au Collège royal ; Roberval (Picardie) 1602-1675. Il est l'inventeur des courbes appelées robervalliennes , et eut de longs démêlés avec Descartes. — Un grand nombre de Mémoires, insérés dans le t. VI des Mémoires de l'ancienne Académie.
ROBESPIERRE ( F.-Maxim.-Jo.-Isidore ) , célèbre révolutionnaire ; n. Arras 1759 , d'un avocat au conseil supérieur d'Artois. Il exerçait dans cette ville la même profession , et s'était déjà fait, comme écrivain et comme orateur, une brillante réputation , lorsque ses concitoyens le choisirent pour leur représentant aux États-Généraux de 1789. Dès les premières séances , il se rangea parmi les zélateurs les plus ardents de la cause populaire ; et depuis le moment où l'on s'occupa de la constitution, il n'y eut pas dans l'assemblée une seule discussion importante sans qu'il y prît part avec succès. Sa motion pour la non-réélection des constituants entraîna l'assemblée. Nommé accusateur public près le tribunal criminel de Paris, il donna sa démission en avril 1792; et il venait
EOBILANT. - ROCII.
d'être élu membre de la municipalité provisoire et président du tribunal du 1() août, lorsqu'eurent lieu les massacres de septembre, qu'il s'efforça en vain de faire cesser. Quelques jours après, Robespierre fut élu député de Paris à la Convention nationale. Sa popularité était immense; les chefs du parti de la Gironde l'accusèrent d'aspirer à la dictature, et commencèrent ainsi cette guerre à mort qui devait se terminer pour eux par les proscriptions du 31 mai et du 2 juin. Robespierre était l'idole des jacobins ; son influence était toute-puissante à la Commune. Aussi, quand il fut nommé membre du comité de salut public,- il se vit en peu de temps revêtu d'une autorité presque sans bornes. Mais il se trouva des hommes qui affichant l'athéisme et l'immoralité la plus révoltante, allaient jusqu'à méditer une Saint-Barthélemy de tous ceux qui ne partageaient pas leurs principes. Cette faction dominait à la Commune, où elle était représentée par Hébert, Chaumette et Ronsin, général de l'armée révolutionnaire. Robespierre n'hésita pas à les prévenir en obtenant du Comité et de la Convention leur arrestation et leur mise en jugement. Dans cette lutte contre les hébertistes , il avait eu pour auxiliaire Danton, qui se lassa bientôt de marcher clans une voie au terme de laquelle il eût pu lui-même être forcé de compter avec la justice, et il chercha à entraver la marche du comité de salut public. Cette opposition était pour la république un immense danger. Robespierre n'en plaida pas moins au comité de salut public et aux jacobins la cause de Danton et de Camille Desmoulins ; ceux-ci ayant repoussé son appui , il fut forcé de les abandonner à Billaut-Varennes et à Saint- Just. On sait ce qui en advint. Libre alors de toute opposition, il crut que le moment était venu d'appliquer ses principes dans toute leur étendue, et la fête de l'Etre-Suprcme fut le premier pas de la France dans son retour vers les idées religieuses. Il annonça ensuite l'intention de demander un compte sévère de leur conduite aux proconsuls qui avaient fait de la terreur, non au profit de la république, mais au profit de leurs passions. Aussitôt le sentiment d'un commun danger réunit tous ces hommes. Ils entraînèrent dans la coalition qu'ils formèrent contre lui les débris de tous les partis qu'il avait vaincus. Cette fois ils triomphèrent; et Robespierre, son frère, St-Just, Couthon , Lebas , accusés de tous les excès de la terreur par ceux-là même qui les avaient commis , et condamnés sans avoir pu se défendre, furent décrétés d'arrestation et incarcérés. Délivrés par le peuple, ils refusèrent de marcher avec lui contre la Conventii n, et périrent tous dans les journées des 9 et lOthermidor (27-28 juillet 1794). Robespierre, qui avait tenté inutilement de se donner la mort, fut porté mourant sur l'échafaud (10 thermidor i. Cependant les thermidoriens n'avaient vaincu Robespierre qu'en attaquant dans sa personne le régime de la terreur, dont tout le monde était las. L'issue de la lutte engagée à la Convention dans la séance du 8 thermidor devait donc être, quel que fût le parti qui triomphât, le : ignal de la cessation de la terreur. Ce fut Robespierre qui fut vaincu ; on s'habitua à associer l'idée de sa chute avec celle de. la cessation de ce régime terrible; bientôt on le regarda comme l'auteur de tous les crimes commis au nom de la liberté, et il devint, suivant l'expression de Napoléon, le bouc-émissaire de ta révolution. — On lit dans le Mémorial de Sainte-Hélène la phrase suivante : « Cambacérès, qui doit être une autorité sur cette époque, observait l'empereur, a répondu à l'interpellation qu'il lui adressait un jour sur la condamnation de Robespierre , par ces paroles remarquables : Sire, cela a été un procès jugé, mais non plaidé. » ~ Augustin-Bon- Joseph , dit Robespierre le jeune, frère du précédent ; n. Arras 1764. Élu (1792) député de Paris à la Convention , il subit complètement l'influence de son
frère; fut envoyé ( 1793) en mission dans le Midi avec Barras et Fréron , et lutta courageusement contre ces féroces proconsuls qui voulaient des fusillades en masse. De retour à Paris (179t), il demanda, au 9 thermidor, à partager le sort de son frère, et la Convention le comprit dans son décret d'arrestation. Il périt le lendemain sur l'échafaud. ~ Charlotte , sœur des précédents; Arras 1761-, Paris lS3k Elle vint s'établir à Paris lorsque ses frères furent élus députés à la Convention; mais elle se laissa circonvenir par leurs adversaires, et se brouilla bientôt avec eux. Incarcérée au 9 thermidor, elle ne tarda pas à être mise en liberté, et ne rougit pas d'accepter des ennemis de ses frères une pension de 6000 fr. , laquelle, successivement réduite à 1500 fr., lui fut payée jusqu'à sa mort. Elle a laissé des Mémoires qui contiennent de curieux renseignements, mais où le faux est trop souvent mêlé avec le vrai.
ROBILA1MT (Esprit-Ben-Nicolis de), lieutenantgénéral, ingénieur, chimiste et minéralogiste; Tarin 1724-1801. — Ses écrits sont épars dans les Mémoires de l'Acad. de Turin, dont il était membre. = J. -Baptiste , neveu du précédent, ministre de la guerre et inspecteur général du génie de Sardaigne ; n. St-Alban (Piémont), m. 1821.
ROBIN (J ), botaniste distingué, garde du Jardin des Plantes ; n. 1550. — Le Jardin du roi très-chrétien Henri IV, petit in-f°, 1601. = Vespa^-ien t frère du précédent, botaniste. — On doit aux frères Robin la multiplication de l'acacia appelé Robinier.
ROBINET (J.-B.-Re.), laborieux écrivain ; Rennes 1735-1820.— De la nature, 4 vol. in-8°.
ROBINS (benjamin), savant mathématicien et physicien anglais, membre de la Société royale de Londres; Bath 1707-1751. — Nouveaux principes d'artillerie ; Voyage autour du monde, de l'amiral Anson.
ROBIIVSON ( Ma. Darby, dame^;, dite la Sapho anglui se, comédienne et poète ; Bristol 1758-1800.
— Poésies , 2 vol. in-8° ; Mémoires , trad. en français, 1802, in-8°.
ROB1SON (J.), mathématicien écossais; Boghall 1739-18 )5. — Eléments de philosophie mécanique, 4 vol. gr. in-8°.
ROBOAM, roi de Juda, succéda à son père, Salomon, v. t)62 av. J.-C.,et m.9i6 âgé de 57 ans. Ses exactions firent soulever contre lui dix tribus, qui prirent Jéroboam pour roi : ainsi se formèrent les royaumes d'Israël et de Juda. Sous son règne Sésac, roi d'É;;ypte, pilla Jérusalem. Abiain succéda à Roboam.
ROBORTELLO ( F.) , philologue ; Udine ( roy. Lomb.-Vénit.) 1516-1567. — De bonnes éditions de classiques grecs ; De vita et viclu populi romani , 1559, in-f°.
ROB— ROY ou ROBERT-LE-ROUX (Robert-Mac- Grégor Campbell, dit) , célèbre montagnard écossais, célèbre par ses brigandages ; héros d'un roman de \\ aller Scott ; m. 1743, âgé de 80 ans.
ROBLSTI. Voy. Tintoret.
ROCABERTI DE PERERADA (J. -Th.), général de l'ordre de St-Dominique , archevêque de Valence et inqnisiteur-géqéral , théologien ; Perelada (frontières du Roussillon et de la Catalogne) 1624- 1690. — De romani pontificis aucloritate , 3 vol. in-f° ; Bibliotheca pontificia maxitna, 21 vol. in-f°.
ROCCA ou ROCCHA (Ange), philologue et antiquaire ; Rocca-Contrata (Marche d'Ancône) 1545- 1623. Il avait rassemblé une belle collection de livres, qui a formé la bibliothèque dite Angélique, la première de ce genre ouverte.au public à Rome.
— Roccte Opéra omnia, 2 vol. io-f°.
ROCII (saint J, n. Montpellier 1295, se dévoua en Italie au service des pestilérés, et fut lui-même atteint de la peste. Il revint ensuite dans son pays, où il m. en prison 1327. — J. de Pins a publié la légende de ce saint.